lundi 22 juin 2026

(Moderna, la firme pharmaceutique avec bill gates comme un des principaux actionnaires. Je sais, je sais, il a dit qu'il avait vendu, disons qu'il a vendu au plus haut et lorsque la valeur de l'action a chuté après les rapports sur les effets secondaires, il a racheté au plus bas. Donc, monsieur n'est pas content des prix proposés par la France, il veut aspirer l'argent des français. Pourri un jour, pourri toujours, au fait, il est passé devant une commission du congrès pour l'affaire epstein, mais il n'a pas été entendu par un juge pour le moment, qu'attend trump ? D'ailleurs, ils pourraient y aller tous les deux parler au juge vu qu'ils étaient des clients fidèles d'epstein. trump dit qu'il a arrêté toute relation avec epstein, mais il a arrêté quand epstein s'est occupé de sa fille sans qu'il soit au courant. note de rené)

Médicaments : le patron de Moderna tire la sonnette d'alarme sur l'accès aux traitements en France

"Il y a six médicaments sur dix approuvés en Europe depuis 2020 qui sont disponibles en France, contre 90% en Allemagne et 70% en Italie", a déclaré le dirigeant sur BFM Business

Mariem Njeh

22 Juin 2026

Mise à jour: 22 Juin 2026


Türkiye, Istanbul

Le directeur général de Moderna, Stéphane Bancel, invité de Good Morning Business, a mis en garde lundi contre des lacunes croissantes dans l'accès aux traitements innovants en France, appelant les autorités à revoir à la hausse le prix des médicaments sous peine de voir le pays privé d'une part croissante des traitements innovants.

"Il y a six médicaments sur dix approuvés en Europe depuis 2020 qui sont disponibles en France, contre 90% en Allemagne et 70% en Italie", a déclaré le dirigeant sur BFM Business. "Ce phénomène va s'amplifier" si rien ne change, a-t-il prévenu.


Prix trop bas

La cause désignée : un niveau de remboursement jugé insuffisant, qui pousse les laboratoires à ne pas lancer certains produits dans l'Hexagone. "Le plus gros problème de l'Europe, c'est que le prix des médicaments est trop bas", a souligné Stéphane Bancel.

Ce constat rejoint celui du Leem, premier syndicat de l'industrie pharmaceutique en France, qui alertait en mars dernier contre "une forme de pénurie silencieuse" sur les traitements innovants.

La question des prix est également au cœur des tensions transatlantiques : Donald Trump avait affirmé en janvier avoir obtenu d'Emmanuel Macron une hausse du prix des médicaments en France, une affirmation démentie à deux reprises par l'Élysée, qui rappelait que la fixation des prix relève de l'Assurance maladie et non de la présidence.

"Il n'y aura plus d'ARN messager sur le continent", a également déploré le patron de Moderna. "Il y a cinq sociétés en Chine, une usine aux États-Unis, une au Canada, une en Australie, une en Angleterre. C'est inquiétant."


La concurrence chinoise

Le dirigeant a pointé la montée en puissance de la Chine comme principal risque concurrentiel pour l'industrie pharmaceutique occidentale : en 2025, une molécule sur trois prise en licence par les grands laboratoires européens ou américains provenait de Chine, une proportion en hausse constante, affirme Bancel. Mener un essai clinique en Chine coûte moitié moins cher et prend moitié moins de temps qu'en Europe ou aux États-Unis, a-t-il rappelé.

Contexte

En France, le prix des médicaments remboursés n'est pas fixé librement par les laboratoires : il est négocié avec le Comité économique des produits de santé (CEPS), un organisme public, sur la base notamment de l'efficacité du traitement et de son intérêt par rapport aux thérapies existantes. Si le prix proposé est jugé trop bas, un fabricant peut choisir de ne pas commercialiser son produit dans le pays, sans y être contraint. C'est ce mécanisme qui explique qu'un médicament autorisé au niveau européen puisse être disponible en Allemagne ou en Italie, mais pas en pharmacie française.

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