dimanche 21 juin 2026

 La mégère climatique

Nord de la France, région Picardie

11 heures 45, 34°C, 23°C à l'intérieur, volets et portes fermés, ciel bleu laiteux, pas de nuages, pas de chemtrails, pas d'avions, comme je suis près de la Belgique, des fois sans avions les voiles de chemtrails nous viennent de ce pays, là-bas, ce sont des fanatiques des épandages aériens, petite brise à la cime des arbres, le soleil se donne à fond. Plus tôt ce matin, j'ai arrosé mes tomates au pieds et j'ai attaché les pieds à leur tuteur et j'ai pris une suée, du coup, j'ai pris une douche pour arrêter la sueur. Je suis content, j'ai bien coupé l'herbe, donc je ne crains pas les aoûtats et je marche pieds nus dans mes pantoufles. Et à part ça, je me demandais, OK, tu as vécu ta vie, ton boulot, ta famille, si tu as la chance d'avoir pu en fonder une, les difficultés bancaires ou pas, ta vie se passe ou est passé et ta vie, c'est quoi ? Ouais, c'est quoi le bilan. T'es un prédateur, pire un prédateur millionnaire ou milliardaire, tu exerces ton arbitraire, tu écrases les gens, c'est bien, ta vie passe, tu voudrais qu'elle dure comme tous les prédateurs, mais elle passe et après, c'est quoi ta vie, c'est quoi ton bilan avant de te présenter à la porte d'Anubis au royaume des morts. C'est tout, on vit, on meurt, c'est tout. Au moins, en Asie, on dit à un prédateur, "Mais qu'est-ce que tu as fait de mal dans tes vies antérieures pour être aussi mauvais aujourd'hui". Toi, tu te rapproches du paradis parce que la vie est une épreuve qu'il faut passer pour atteindre la plénitude de l'esprit et chaque vie, t'en rapproches. Si la vie est une épreuve, elle se joue dans la durée, une durée qui se joue sur plusieurs vies. Tu es pressé, tu est prêt à payer pour trouver la bonne méthode, le bon maître, alors tu t'en éloignes et ton maître par ta vénération se couvre du pêché d'orgueil, fuis le, il n'est pas assez détaché de l'existence pour t'apprendre quoi que ce soit. Seulement, quel est le but à atteindre, comment peut-on apprendre de la souffrance que nous réserve la vie, la vie qui est elle même une souffrance. Comment s'en détacher et comment calculer le gain apporté par plusieurs vies consécutives. On nous parle de Boudha qui atteint le Nirvana et d'abord c'est quoi le Nivana, est-ce que cela vaut la peine d'une vie ou plusieurs de sacrifices ? Déjà dire "sacrifice" signifie qu'on n'a pas compris le sens de la spiritualité, on ramène tout au gain qu'on exige de la durée qu'on appelle "vie". Le détachement ne signifie pas fuir la douleur, le traumatisme disent les occidentaux, c'est prendre la vague en l'utilisant comme un cheval de course comme font les surfers, ce n'est pas la transcender, c'est la considérer et l'accepter comme la souffrance originelle. Nous sommes souffrance parce que la vie est souffrance. A partir de là, il faut s'éloigner des ses représentations en s'éloignant de ceux qui s'en repaissent. Il faut trouver déjà un équilibre mental au milieu des ombres projetées qui jouent une comédie de vie. Moi, ce qui me parle, à travers un équilibre mental qui navigue au milieu des écueils sans les nier, c'est le dialogue, le dialogue qui nous entoure et qui s'exprime entre les manières d'exister partout où le vivant existe. Tout le vivant, quelque soit l'entité ou la forme d'expression d'entités en mouvement. C'est entrer dans un mouvement cosmique, au lieu de demeurer dans la prison que se bâtit l'humanité de toute éternité. C'est le mouvement qui détermine le vivant, c'est s'annihiler à l'intérieur de ce mouvement qui fait que nous achevons le cycle normal de la vie.

 Bon, je m'arrête là avant de vous révéler le secret de la vie, mais je plaisante, bien le bonjour chez vous. 


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