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par Moon of Alabama
La version courte de ce qui s’est passé ce week-end concernant un accord avec l’Iran :
«Trump : “NOUS AVONS UN ACCORD”
Netanyahou : “Non”
Trump : “L’accord est annulé”»
La version longue :
La tentative de Trump, vendredi et samedi, de parvenir à un accord avec l’Iran a échoué.
Quelques heures après que Trump ait annoncé une résolution préliminaire du conflit, son patron, un certain Benjamin Netanyahou, a appelé et a inséré des clauses destinées à empêcher un accord :
«Le président Trump et moi-même avons convenu que tout accord final avec l’Iran doit éliminer la menace nucléaire. Cela signifie démanteler les sites d’enrichissement nucléaire de l’Iran et retirer ses matières nucléaires enrichies de son territoire.
Le président Trump a également réaffirmé le droit d’Israël à se défendre contre les menaces sur tous les fronts, notamment au Liban».
Le guide suprême iranien avait refusé de retirer tout uranium enrichi du territoire iranien. L’enrichissement est pour l’Iran un droit non négociable. L’inclusion d’un véritable cessez-le-feu au Liban est également une condition sine qua non pour que l’Iran conclue un accord.
Après cet appel, Trump a immédiatement changé de cap. L’accord qu’il était impatient de conclure quelques heures plus tôt n’était soudainement plus urgent.
Trump a rapidement détourné l’attention en recourant à un nouveau stratagème digne de la mafia.
Il a menacé de bombarder (à nouveau) l’Iran. L’Iran, affirme-t-il, riposterait alors contre les mandataires arabes des États-Unis dans le Golfe. Pour empêcher cela, dit Trump, ces États mandataires devraient immédiatement signer un accord de paix avec Israël :
«Les négociations avec la République islamique d’Iran avancent bien ! Ce sera soit un accord formidable pour tous, soit pas d’accord du tout – retour au front et aux combats, mais plus intenses et plus violents que jamais – et personne ne veut cela !
Au cours de mes discussions samedi avec le président Mohammed ben Salmane Al Saoud, d’Arabie saoudite, Mohammed ben Zayed Al Nahyan, des Émirats arabes unis, l’émir Tamim ben Hamad ben Khalifa Al Thani, le Premier ministre Mohammed ben Abdulrahman ben Jassim ben Jaber Al Thani et le ministre Ali al-Thawadi, du Qatar, le maréchal Syed Asim Munir Ahmed Shah, du Pakistan, le président Recep Tayyip Erdoğan, de Turquie, le président Abdel Fattah El-Sisi, d’Égypte, le roi Abdallah II, de Jordanie, et le roi Hamad bin Isa Al Khalifa, de Bahreïn, j’ai déclaré qu’après tout le travail accompli par les États-Unis pour tenter de rassembler les pièces de ce puzzle très complexe, il devrait être obligatoire que tous ces pays, au minimum, signent simultanément les Accords d’Abraham. […]
S’ils ne le font pas, ils ne devraient pas faire partie de cet accord, car cela démontrerait une mauvaise intention. […]
Par conséquent, je demande de manière impérative que tous les pays signent immédiatement les Accords d’Abraham …»
Bien sûr, aucun de ces pays n’a même répondu à ces absurdités.
Un accord avec l’Iran est (à nouveau) hors de question. Pendant ce temps, les graves dommages causés par le conflit à l’économie mondiale et américaine s’accumulent de jour en jour.
Le temps ne joue pas en faveur de Trump. Il a besoin d’un accord de toute urgence. Mais pour y parvenir, il doit se débarrasser de Netanyahou. Comment y parvenir est la véritable question difficile.
source : Moon of Alabama

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