(Trois état en déliquescence, est-ce pour cela que ces trois dirigeants veulent une guerre après avoir vendu leur pays à des fonds d'investissements américains. Là, encore dans le cheminement vers la guerre black rock est à la manoeuvre comme il l'a été pour l'Ukraine et pour l'opération covid. Représentant des rotshchild qui ont toujours voulu s'emparer des richesses de la Russie.note de rené)
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par Andrew Korybko
Il ne reste en réalité que trois scénarios : soit l’OTAN finit par accepter une forme ou une autre des propositions russes ; soit la Russie lance une guerre préventive contre l’OTAN européenne en pariant sur le fait que les États-Unis n’interviendront pas directement ; soit la Russie se soumet pacifiquement à l’Occident.
L’entretien téléphonique surprise du week-end dernier entre les présidents Emmanuel Macron et Alexandre Loukachenko a fait suite à l’avertissement lancé par le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, concernant la menace comparable à celle de 1941 que représentent le remilitarisation de l’Allemagne et la constitution par le Royaume-Uni d’une marine multinationale destinée à contenir la Russie. Ces trois événements soulignent à quel point les Britanniques, les Français et les Allemands, rivaux européens traditionnels de la Russie, sont désormais à ses portes. Les implications sécuritaires sont considérables.
Les Britanniques s’installent en Estonie, d’où ils prévoient de diriger la stratégie d’endiguement de la Russie le long du front arctique et balte, tandis que les Allemands ont ouvert une base en Lituanie et que les Français viennent d’annoncer des exercices nucléaires réguliers avec la Pologne. Pour rappel, l’Estonie partage une frontière avec la Russie continentale, tandis que la Lituanie et la Pologne sont limitrophes de l’enclave de Kaliningrad et du Bélarus, allié en matière de défense commune. L’espace de Schengen militaire entre les Pays-Bas, l’Allemagne et la Pologne pourrait donc bientôt s’étendre à la France et aux pays baltes.
Cela optimiserait au maximum l’acheminement de troupes et de matériel d’Europe occidentale vers les frontières russes, confirmant ainsi les craintes des responsables politiques russes quant à une possible invasion de leur pays par l’UE. Compte tenu de la présence française en Roumanie et de son pacte militaire avec la Moldavie voisine, qui constituent un atout majeur dans le conflit ukrainien car ils permettent à la France de soutenir Odessa en cas de menace d’intervention conventionnelle, d’autres pays pourraient également se joindre à ce mouvement.
Pour ne rien arranger, du point de vue des intérêts de sécurité nationale de la Russie, l’Allemagne a récemment conclu un accord de coproduction de systèmes de frappe en profondeur avec l’Ukraine, étendant ainsi sa présence militaire au cœur même de ce que la Russie considère comme sa «sphère d’influence». De ce fait, le Royaume-Uni renforce son influence sur le front arctique et balte, l’Allemagne fait de même dans les pays baltes (lituanien) et en Ukraine, tandis que la France est déjà solidement implantée en Pologne, en Roumanie et en Moldavie.
L’Allemagne ambitionne de constituer la plus grande armée européenne de l’OTAN, ce qui impliquerait de surpasser la Pologne et, idéalement, de son point de vue, de la soumettre comme un vassal. Or, la France et le Royaume-Uni sont des puissances nucléaires. La menace que représente leur convergence militaro-stratégique aux portes de la Russie ne saurait donc être sous-estimée. À tout le moins, elle pourrait inciter leurs partenaires à adopter une attitude agressive envers la Russie, misant peut-être sur le fait que ces grandes puissances dissuaderaient toute riposte russe.
Ce serait une erreur monumentale, car la Russie ne peut se permettre qu’un tel scénario se produise, et encore moins qu’il devienne la norme. Cela reviendrait à l’instrumentaliser pour obtenir des concessions sans fin, aboutissant à terme à sa subordination et, en définitive, à sa balkanisation. Autrement dit, un conflit armé entre l’OTAN et la Russie deviendrait probablement inévitable, même si personne ne peut affirmer avec certitude si les États-Unis aideraient leurs alliés européens, ni dans quelle mesure, ni s’ils les abandonneraient à leur sort.
Il est donc plus urgent que jamais de réformer l’architecture de sécurité européenne, à l’instar de ce que la Russie a tenté de faire par la voie diplomatique avant l’opération spéciale, dont l’échec a incité Poutine à privilégier la voie militaire.
Il ne reste en réalité que trois scénarios : soit l’OTAN accepte finalement une forme ou une autre des propositions russes ; soit la Russie lance une guerre préventive contre l’OTAN européenne, pariant sur l’absence d’intervention directe des États-Unis ; soit la Russie se soumet pacifiquement à l’Occident.

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