(Plus l'Egypte, fidèle allié d'Israël en tout cas pour son président le grand, le noble maréchal sissi. A mon avis, il va supprimer la prochaine élection présidentielle tout comme zelensky en Ukraine ou comme klaus schwab en europe. note de rené)
Les pays du Golfe prônent la neutralité en cas d’attaque, laissant Israël isolé face à l’Iran et rendant les bases américaines inaccessibles
Les pays du Golfe réaffirment leur neutralité face aux tensions croissantes entre l'Iran et Israël, appelant à une désescalade pour protéger leurs infrastructures pétrolières, alors que la région est sous haute tension.
mise à jour le 04/10/24

Les pays du Golfe cherchent à réitérer leur position de neutralité vis-à-vis du conflit entre l’Iran et Israël, alors que les inquiétudes grandissent autour de l’escalade de la violence dans la région. Des rencontres cruciales ont eu lieu cette semaine à Doha, au Qatar, dans le cadre de discussions sur la sécurité régionale, selon des sources proches du dossier.
Selon Reuters, ses réunions, qui ont rassemblé les ministres des États arabes du Golfe et des représentants iraniens, se sont concentrées sur la nécessité urgente de désescalade, notamment en raison des craintes d’une possible menace sur les infrastructures pétrolières stratégiques. « La désescalade est la priorité absolue », a déclaré l’une des sources présentes à la réunion, rappelant que toute escalade pourrait avoir des répercussions graves sur l’économie mondiale, notamment en raison de la position clé des pays du Golfe dans l’exportation de pétrole.
La plus grande offensive de l’Iran contre Israël depuis des décennies
Cette série de réunions intervient dans un contexte tendu. Mardi, l’Iran a lancé l’une de ses plus grandes offensives contre Israël, justifiant cette action comme une réponse aux assassinats de dirigeants du Hamas et du Hezbollah par Israël, ainsi qu’à ses opérations militaires à Gaza et au Liban. Bien que Téhéran ait affirmé que ses attaques avaient cessé, à moins d’une nouvelle provocation, Israël a promis de répliquer avec force.
Un rapport du site d’information américain Axios, citant des responsables israéliens, a révélé que des frappes contre des infrastructures pétrolières iraniennes pourraient être envisagées en guise de représailles.
Crainte pour les installations pétrolières du Golfe
Si l’Iran n’a pas explicitement menacé les installations pétrolières du Golfe, il a toutefois averti que les intérêts des « partisans d’Israël » dans la région pourraient être visés en cas d’intervention directe. Malgré ces menaces voilées, les pays du Golfe, et notamment l’Arabie saoudite, restent prudents. « Les États du Golfe estiment qu’il est peu probable que l’Iran frappe directement leurs installations pétrolières, mais certains signaux suggèrent le contraire », a affirmé Ali Shihabi, un analyste saoudien proche du gouvernement.
Cette crainte n’est pas sans précédent. En 2019, une attaque contre la raffinerie saoudienne d’Abqaiq avait temporairement perturbé plus de 5 % de l’approvisionnement mondial en pétrole. Bien que l’Iran ait nié toute implication dans cet incident, l’attaque avait souligné la vulnérabilité des infrastructures énergétiques dans la région.
Le Golfe appelle à la désescalade
Au cœur de ces échanges, les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), comprenant l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, Oman, le Qatar et le Koweït, ont unanimement transmis un message clair à l’Iran : l’urgence de désescalader les tensions. « Le message du CCG aux Iraniens est : ‘s’il vous plaît, désescaladez' », a ajouté Shihabi, rappelant l’importance pour les États du Golfe de maintenir la stabilité dans la région.
Les États du Golfe promettent leur neutralité envers l’Iran alors que la région se dirige vers la guerre. Cela signifie que les États-Unis ne peuvent pas utiliser de bases militaires dans la région contre l’Iran.
Relations tendues mais apaisées
L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a récemment amorcé un rapprochement diplomatique avec l’Iran. Ce processus de détente a contribué à apaiser certaines tensions, bien que les relations entre Riyad et Téhéran restent complexes et fragiles. Ce rapprochement a d’ailleurs permis aux deux pays de réduire certains conflits régionaux, même si la méfiance persiste.
Malgré ces efforts, les récents développements risquent de mettre à rude épreuve la stabilité fragile de la région. Alors que la menace d’une escalade militaire reste bien présente, les États du Golfe, tout en réaffirmant leur neutralité, tentent de maintenir un équilibre délicat, préservant ainsi leurs intérêts stratégiques et économiques.
Avertissement de l’Iran
De son côté, le président iranien Masoud Pezeshkian, s’exprimant à Doha, a lancé un avertissement sévère. Il a réaffirmé que l’Iran ne tolérerait plus aucune agression israélienne et a prévenu que toute attaque militaire ou acte terroriste serait suivi d’une réponse rapide et décisive.
L’escalade dans la région reste ainsi un enjeu majeur, alors que les acteurs internationaux surveillent de près les événements, dans l’espoir d’une désescalade rapide pour éviter une déstabilisation accrue du Moyen-Orient et de ses marchés pétroliers essentiels.
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