jeudi 1 novembre 2018

Hyundai équipe ses ouvriers d'exosquelettes
Vincent Lucchese source : Usbek et Eicaune voiture en construction de deux ouvriers dotés d'exosquelettes
Le constructeur automobile coréen doit tester une veste robotique d’ici la fin de l’année, rejoignant le club grandissant des industriels testant des exosquelettes sur leurs ouvriers. Une bonne nouvelle pour les travailleurs victimes d’accidents de travail récurrents liés aux gestes laborieux des chaînes de production, et pour les entreprises qui espèrent augmenter leur productivité.

D’ici la fin de l’année, Hyundai va équiper ses ouvriers de ses usines nord-américaines de « Vestes exosquelettes Hyundai », ou H-VEX. L’annonce a été faite le 22 octobre par le constructeur automobile, et relayée par le média coréen Korea Joongang Daily. Ce H-VEX, dont on ne connaît pas encore l’allure générale, sera « un appareil qui soulage la pression sur la nuque et le dos des ouvriers en conférant 60 kg de force à son utilisateur quand leurs bras sont utilisés au-dessus de la tête », précise l’entreprise dans un communiqué.
Hyundai mise sur ces robots corporels pour réduire les accidents du travail de ses employés et pour, au passage, augmenter leur productivité. Une stratégie qui intéresse un nombre croissant d’industriels. BMW, GE, Caterpillar et Delta Air Lines collaborent par exemple avec le roboticien Sarcos pour transformer leurs salariés en Iron Men, expliquait le magazine Forbes en mai dernier.
En novembre 2017, c’était le constructeur automobile Ford qui mettait en scène son partenariat avec Ekso Bionics pour développer des exosquelettes promettant de faciliter la vie des travailleurs. « Certains ouvriers sur la ligne d’assemblage lèvent leurs bras en moyenne 4 600 fois par jour, soit environ un million de fois par an, accroissant les risques de fatigue ou de blessure », relevait alors le site Techxplore.

Exosquelettes non motorisés

Ces technologies semblent donc commencer à faire leurs preuves. Avant le H-VEX, Hyundai testait déjà depuis septembre dans ses usines le H-CEX (Hyundai Chairless Exkoskeleton). Un appareil ressemblant plus ou moins à des béquilles articulées épousant la forme et les mouvements des jambes, ciblant les ouvriers qui restent en position assise ou fléchie sur de longues périodes. Leur utilisation permettrait de réduire de 80 % la sollicitation des muscles inférieurs du corps.
Une limitation forte au développement des exosquelettes, pensés comme des robots corporels, tient au poids très dissuasif des moteurs et batteries nécessaires. Au Japon, les exosquelettes du professeur Toyama qu’est allé rencontrer Usbek & Rica, censés soulager les vieux vignerons, n’ont jamais dépassé le stade du prototype, faute de pouvoir s’alléger suffisamment sans atteindre un coût prohibitif. Au-dessus de 20 kg, voire 30 kg, ces exosquelettes faisaient peser sur certains muscles ce qu’ils soulageaient sur d’autres, réduisant un peu l’intérêt du concept…
Prototype d'exosquelette développé par l'entreprise japonaise Kubota. © Kubota
Prototype d'exosquelette développé par l'entreprise japonaise Kubota. © Kubota
Contrairement à ces exosquelettes dotés de moteurs, le H-CEX de Hyundai et la veste de Ekso Bionics ont ainsi en commun de ne pas être alimentés en énergie. Les appareils soulagent le corps par leur ergonomie et fournissent une aide mécanique sans motorisation. On est loin donc, des exosquelettes robotiques qui promettent de faire marcher les handicapés moteurs, de transformer les soldats en robots blindés et de permettre aux ouvriers de porter des centaines de kilogrammes. Même si Hyundai travaille également sur ce genre de prototypes.
La technologie suffit toutefois à attiser l’intérêt économique de l’industrie. « Les Etats-Unis dépensent 21 milliards de dollars US [18,5 milliards d’euros] par an pour des blessures liées au travail qui réduisent la productivité », argumente Ekso Bionics sur son site. D’ici 2026, complète le journal Korea Joongang Daily, le marché des exosquelettes pourrait devenir 50 fois plus important, passant de 96 millions de dollars en 2016 à 4,65 milliards de dollars.
SUR LE MÊME SUJET :
Image à la une : Des ouvriers dans une usine Hyundai, équipés d'exosquelettes H-CEX. © Hyundai

TURQUIE: ERDOGAN PROMET DE LANCER DES OPÉRATIONS DE GRANDE AMPLEUR COTRE LES KURDES DANS LE NORD DE LA SYRIE

La Turquie lancera bientôt des opérations de grande ampleur contre la présence des militants kurdes à l’est de l’Euphrate en Syrie, a annoncé mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Devant le groupe parlementaire du Parti Justice et Développement (AKP) au pouvoir, le président a déclaré que la Turquie a fini de préparer les opérations militaires, dont le but est de “détruire l’organisation terroriste à l’est de l’Euphrate”.
Ankara considère les Unités de protection du peuple kurde (YPG) comme une organisation terroriste affiliée au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit en Turquie.
L’armée turque a commencé à intervenir de manière active contre les YPG dans la zone et lancera d’autres opérations bientôt, a ajouté le président.
D’après l’agence de presse Anadolu, les Forces armées turques (TSK) ont visé dimanche les positions des YPG sur les rives orientales de l’Euphrate.
Plus tôt cette année, la Turquie a lancé l’opération “Rameau d’olivier” pour prendre le contrôle de la région syrienne d’Afrine des mains de la milice kurde syrienne. Les YPG contrôlent également la région syrienne à l’est de l’Euphrate.
Xinhua

(Lui, quand, il s'agit des kurdes, il tient toujours ses promesses. Cela voudrait dire qu'il a reçu un aval pour une offensive mineure de la part du pentagone. note de rené)

Yémen : le nombre de victimes beaucoup plus important qu’annoncé

Publié le 


Une rue de la capitale yéménite, Sanaa, le 22 octobre 2018.  PHOTO MOHAMMED HUWAIS/AFP
Les combats n’auraient pas fait 10 000, mais entre 70 000 et 80 000 morts depuis mars 2015. À quoi s’ajoutent les victimes de la malnutrition et du choléra. Et la situation est en train d’empirer.


“Si l’Arabie Saoudite et ses alliés peuvent éviter l’indignation contre leur intervention au Yémen, c’est que le nombre de victimes des combats a été largement minoré”, écrit le quotidien britannique The Independent.
“On cite souvent le chiffre de 10 000 morts. Il provient d’un officiel de l’ONU qui évoquait les seules victimes civiles, au début de l’année 2017. Un chiffre qui n’a pas bougé depuis lors”, explique le journal. Or ce chiffre serait plus probablement situé entre 70 000 et 80 000 depuis mars 2015, date du début de l’intervention militaire saudo-émiratie, selon un groupe de recherche associé à l’université britannique du Sussex (The Independent Yemen for the Armed Conflict Location and Event Data Project, ACLED).
Pour l’instant, le groupe n’est remonté que jusqu’à début 2016, avec un chiffre des morts de 56 000. Et de préciser :
Ce chiffre augmente de plus de 2000 par mois alors que les combats s’intensifient autour de la ville portuaire de Hodeïda, sur la mer Rouge. Il n’inclut pas les morts provoquées par malnutrition ou des maladies telles que le choléra.”
Au-delà des victimes directes des combats, il est en effet difficile de déterminer combien de personnes meurent des effets induits de la guerre. Non seulement parce que “l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis compliquent l’accès au pays pour les journalistes étrangers et les témoins impartiaux, mais aussi parce que, contrairement à ce qui se passe en Syrie, les autorités américaines, britanniques et françaises n’ont pas intérêt à mettre en avant les ravages au Yémen, puisqu’elles couvrent l’intervention saoudienne”.
À cela s’ajoute la difficulté d’estimer le nombre de victimes provoquées par d’autres causes, notamment le blocus des ports et l’effondrement de la monnaie nationale, qui accentuent le manque de médicaments et de carburant nécessaire pour le transport des malades, mais aussi de nourriture. En effet, l’ONU ne cesse d’alerter sur le fait que “14 millions de personnes, la moitié de la population du pays, sont menacées de famine”.
(Cela fait deux ans que l'on nous annonce 10.000 morts alors que ça continue à mourir joyeusement et sans qu'un seul journaliste ne se pose de questions. Mais, de vrai journaliste, il en reste si peu. note de rené)
Etats-Unis : comment les républicains empêchent les Noirs de voter aux "midterms"
ELECTIONS DE MI-MANDAT J-6. Charcutage électoral, durcissement des conditions de vote, purge des registres... Les républicains ne reculent devant rien pour empêcher minorités et jeunes de voter démocrate.
Par Philippe Boulet-Gercourt source : L'Obs

Brian Kemp est inquiet, ce 19 octobre. La mobilisation des supporters de son adversaire pour le poste de gouverneur de Géorgie "continue de nous préoccuper, surtout si chacun exerce son droit de vote", confie-t-il dans une réunion de campagne privée, dont le magazine "Rolling Stone"obtiendra l'enregistrement. Exercer son droit de vote ? N'est-ce pas ce que chaque électeur est supposé faire ? Et comment Brian Kemp, secrétaire d'Etat de Géorgie, donc en charge de la bonne tenue des élections, peut-il se dire "préoccupé" de voir des gens voter ?
La réponse est simple : les électeurs en question sont noirs, tout comme Stacey Abrams, l'adversaire de Kemp. Et si les Noirs, qui représentent 32% de la population de l'Etat, se mettent à voter aussi activement que les Blancs, Kemp sera battu. CQFD.

Le retour des lois Jim Crow

Les magouilles visant à empêcher les minorités de voter ne sont pas nouvelles. Depuis la fin du XIXe siècle jusqu'en 1964, les Etats sudistes ont déployé un arsenal très imaginatif de lois Jim Crow  afin d'interdire aux Noirs de voter. Parmi les arrêtés et règlements de sinistre mémoire figuraient des tests d'alphabétisation ou des taxes de vote.
La Cour suprême avait fini par mettre un terme à ces pratiques. La nouveauté, depuis quelques années, est leur retour en force, le plus souvent du fait des républicains. Et dans ce domaine, leur imagination est sans limite : 
–  Fermeture de bureaux de vote. Les pauvres, c'est bien connu, n'ont souvent pas de voiture. Pour les dissuader d'accomplir leur devoir de citoyen, il suffit de rendre le bureau de vote inaccessible. Au Kansas, les 27.000 habitants de Dodge City ont ainsi eu la surprise de voir leur unique bureau de vote, situé au centre-ville, fermé pour travaux. Le nouveau a carrément été installé à l'extérieur de la ville ! Précision utile : 60% des habitants de Dodge City sont hispaniques…
A Phoenix, dans l'Arizona, en 2016 les électeurs du plus grand comté de l'Etat ont dû attendre des heures sous le soleil pour voter : le nombre de bureaux de vote était passé de 200 à… 60. Certaines localités sont particulièrement entreprenantes : en Géorgie, le comté de Randolph (les Noirs y représentent plus de 55% de la population) a carrément fermé les bureaux de vote en arguant du fait que l'accès des lieux aux handicapés n'était pas aux normes. Même pour la Géorgie c'était un peu gros, le comté a dû faire machine arrière. 
– Limitations du vote anticipé. En Caroline du Nord, une loi a limité la période de vote anticipé de 17 à 10 jours et supprimé deux dimanches, un jour où de nombreux Noirs ont l'habitude de se rendre au bureau de vote après la messe. La loi a été retoquée par la Cour suprême. Un nouveau texte réduit le nombre de bureaux offrant ce système de vote.
Au Texas, dans le comté de Hays, les autorités ont mis fin au vote anticipé sur le campus de l'université locale au bout de seulement trois jours. Devant l'ampleur des protestations, ils ont dû faire machine arrière. 
– Durcissement des conditions de vote. Prétexte invoqué : empêcher une fraude électorale qui, en réalité, est quasi inexistante. La panoplie est vaste : demande de pièces d'identité officielles, conditions strictes de remplissage des bulletins, exactitude des adresses… Dans le Wisconsin, qui a mis en place de nouvelles conditions de vote, la participation des Noirs a fortement baissé en 2016. Selon une étude de l'Université du Wisconsin, ce durcissement a empêché 23.000 personnes de voter dans deux comtés – soit la marge de victoire, au millier près, de Donald Trump dans l'Etat.

Un nettoyage à l'eau de Javel

Dans le Dakota du Nord, une nouvelle loi risque d'empêcher 70.000 résidents de voter, parmi lesquels 5.000 Amérindiens vivant dans des réserves où l'exigence d'une "adresse résidentielle valide" est particulièrement difficile à satisfaire – même Google Maps s'y perd !
– Purge des registres électoraux. Début octobre, on a appris que 53.000 inscriptions d'électeurs de Géorgie (noirs dans 70% des cas) étaient problématiques, les données fournies n'étant "pas exactement" identiques à celles de l'état civil. Un simple tiret manquant dans un nom de famille ? Invalidé ! L'Etat est coutumier du fait : entre 2012 et 2016, il a ainsi effacé les noms de 1,5 million de personnes des registres électoraux.
Il n'est pas le seul. Au Kansas, une loi (invalidée en juin par une cour fédérale) a bloqué l'inscription de 31.000 électeurs, à qui l'on demandait de fournir une preuve de leur citoyenneté américaine. Dans le Tennessee, des électeurs ont vu leur inscription invalidée parce qu'ils n'avaient pas coché la case "Mr.", "Mme" ou "Mlle".
Une tactique consiste à éliminer ceux qui n'ont pas voté récemment, ou qui n'ont pas répondu à un courrier des autorités relatif à leur inscription. En Géorgie, plus de 100.000 électeurs ont ainsi été supprimés des listes du fait de l'usage controversé de la loi "use it or lose it" ("exercez votre droit de vote ou perdez-le").
– Interdiction de voter pour les anciens prisonniers. En Floride, où la compétition entre démocrates et républicains est très serrée, 1,6 million d'ex-condamnés (dont près de 500.000 Noirs) ne seront pas autorisés à voter cette année. Leur droit au vote, qui avait été rétabli en 2012 par un gouverneur démocrate, a été supprimé sous l'impulsion de l'actuel gouverneur républicain. La question sera de nouveau soumise au vote des électeurs de Floride le 6 novembre. Dans six autres Etats, des initiatives référendaires ont une chance de redonner le droit de vote aux ex-repris de justice.  

Charcutage tous azimuts 

Le facteur le plus dommageable n'est pas une entourloupe mais une décision scandaleuse de la Cour suprême, en 2013. Shelby County v. Holder a mis fin à 48 ans de supervision fédérale des Etats sudistes pour l'organisation des scrutins électoraux, arguant du fait que les pratiques discriminatoires "vieilles de 40 ans n'avaient plus de relation logique avec le présent".
Dans la minute qui a suivi cette décision, les Etats du Sud en question se sont précipités pour renouer avec leurs vieilles habitudes… 
– Dont le charcutage électoral. Cette méthode consiste à découper sur mesure des districts pour maximiser ses chances de gagner. Ce charcutage, appelé gerrymandering aux Etats-Unis, a permis en 2012 aux républicains de Pennsylvanie de rafler 13 des 18 sièges de congressmen pour l'Etat, alors que les démocrates avaient recueilli une majorité de voix ! Vraiment trop voyant, ce redécoupage-là a été invalidé par la Cour suprême de Pennsylvanie et la nouvelle carte électorale, dessinée par les juges, risque d'assurer aux démocrates la parité des sièges, voire même une majorité.
Problème : la Cour suprême fédérale, désormais ancrée à droite, a tendance à laisser faire. Pour les démocrates, la solution passe donc par des victoires le 6 novembre aux postes de gouverneurs qui leur permettront de mieux contrôler le redécoupage électoral de 2020 (il a lieu tous les dix ans).
Le 6 novembre, la gauche a neuf Etats en ligne de mire : si elle gagne dans ces Etats, elle sera capable de limiter le charcutage des républicains et pourrait récolter 25 sièges supplémentaires au Congrès.
Vingt-cinq sièges, ce n'est pas rien : c'est plus que ce dont les démocrates ont besoin le 6 novembre pour reprendre la majorité.
Philippe Boulet-Gercourt

En Italie, le gouvernement veut offrir un terrain agricole aux familles ayant un troisième enfant

franceinfo avec AFP
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Le pays possède le taux de natalité le plus bas d'Europe et la Ligue, mouvement d'extrême droite participant au gouvernement populiste, en a fait son cheval de bataille.
Le gouvernement italien veut encourager la natalité en offrant un terrain agricole pendant 20 ans aux parents qui auront un troisième enfant entre 2019 et 2021. Une mesure élaborée par la Ligue (le parti d'extrême droite de Matteo Salvini) et insérée dans le projet de budget 2019. "On dit que les Italiens font peu d'enfant et qu'il faut renverser la tendance", justifie le ministre de l'Agriculture, Gian Marco Centinaio, issu de la Ligue. "Le ministère veut contribuer, en favorisant les zones rurales, où les gens ont encore des enfants."

"Des fonds de tiroir"

Le taux de natalité en Italie est le plus bas d'Europe et la Ligue en a fait un cheval de bataille, promettant de relancer l'économie pour rendre aux Italiens l'envie de faire des enfants. Le ministre de la Famille, le très catholique Lorenzo Fontana, lui aussi issu de la Ligue, a apporté son soutien à la mesure, tout en précisant qu'elle ne concernerait que les couples mariés et installés depuis au moins 10 ans en Italie.
Selon la Coldiretti, principal syndicat agricole du pays, l'Etat possède encore un demi-million d'hectares de terres cultivables dont la valeur totale est estimée à près de 10 milliards d'euros. Mais selon Corriere della Sera (en italien), cette valeur reste théorique, l'Etat ayant déjà vendu ses meilleurs terrains : "Ceux qui restent sont essentiellement les fonds de tiroir", estime le quotidien.
(Une droite comme ça, j'en veux ! note de rené)

Ukraine : Les FAU bombardent Staromikhaïlovka – Huit maisons endommagées …

via les Moutons Enragés
Les deux républiques de Donetsk et Lougansk envisagent des « scrutins illégitimes » à venir, selon huit pays européens. Il est évident que l’Occident voit d’un mauvais œil, l’indépendance des deux républiques.  Partagez ! Volti
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Christelle Néant pour Donbass-Insider

Photo : Rusvesna



Hier, 29 octobre 2018, à 14 h, l’armée ukrainienne a utilisé un drone pour larguer une grenade incendiaire sur la zone résidentielle de Staromikhaïlovka, brûlant une maison, au 56 de la rue Dniepopetrovskaya.
Alors que les pompiers sont arrivés sur place pour éteindre l’incendie, l’armée ukrainienne, fidèle à ses habitudes criminelles, a ouvert le feu sur les équipes du ministère des Situations d’urgence de la République Populaire de Donetsk (RPD).
«À 14 h 45, les troupes ukrainiennes ont tiré sur le personnel du ministère des Situations d’urgence de la RPD qui étaient arrivées à Staromikhaïlovka pour éteindre l’incendie provoqué par le bombardement mené par un drone d’attaque ukrainien, les tirs ont été menés avec des lance-grenades automatiques. Les pompiers ne peuvent toujours pas reprendre le travail à cause des bombardements en cours, » déclarait hier soir les représentants de la RPD au sein du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC).
Au total, dans l’heure qui a suivi, l’armée ukrainienne a tiré une fois au lance-roquettes antichar, 10 fois au lance-grenades automatique, ainsi qu’aux armes légères, avant d’intensifier les tirs à 15 h 30, en tirant à 29 reprises au lance-grenades automatique, à cinq reprises au lance-roquettes, 10 fois au lance-roquettes antichar, ainsi qu’à la mitrailleuse lourde et aux armes légères.
D’après le journaliste Patrick Lancaster qui se trouvait sur place hier après-midi, un autre drone ukrainien aurait largué un engin explosif au moment où il filmait son reportage, à quelques mètres de là où il se trouvait.
Les tirs se sont ensuite calmés jusqu’à la nuit, puis aujourd’hui 30 octobre, à 4 h du matin, l’armée ukrainienne a tiré à quatre reprises au mortier de 120 mm, à 29 reprises au lance-grenades automatique, à cinq reprises au lance-roquette, ainsi qu’à la mitrailleuse lourde et aux armes légères.
Ces tirs ont endommagé sept maisons dans la rue Jouvskovo, heureusement sans faire de victimes parmi les civils.
Alors que l’hiver arrive, il n’y a toujours pas de signe d’accalmie ni de respect des accords de Minsk par l’armée ukrainienne.
Christelle Néant pour Donbass-Insider
La version de l’Occident
Nations unies (Etats-Unis) – Huit pays européens ont dénoncé mardi à l’ONU l’organisation le 11 novembre de scrutins « illégitimes » dans l’est de l’Ukraine pour élire des dirigeants dans les deux « Républiques » autoproclamées de Donetsk et Lougansk, et infligé un revers cinglant à la Russie lors d’un vote au Conseil de sécurité.
« Si elles se tiennent, ces +élections+ illégitimes contreviendraient aux accords de Minsk et violeraient la loi ukrainienne », ont souligné dans une déclaration la France, les Pays-Bas, la Pologne, la Suède, et le Royaume-Uni, membres européens du Conseil de sécurité. L’Italie, ex-membre en 2017 et la Belgique et l’Allemagne, nouveaux membres du Conseil à partir de janvier, étaient également signataires.
« Nous exhortons les séparatistes à renoncer à leurs plans pour ces +élections+ et appelons la Russie à recourir à son influence considérable pour empêcher la tenue de ces +élections+ », ont-ils ajouté.
« La Russie doit jouer son rôle en mettant fin au soutien financier et militaire des séparatistes et en retirant ses forces armées et ses équipements militaires du territoire ukrainien », ont insisté ces pays européens, en s’inquiétant par ailleurs de la dégradation de la situation humanitaire dans la région.
Leur déclaration, décidée tard lundi soir, a été lue par l’ambassadrice britannique Karen Pierce avant une réunion du Conseil de sécurité consacrée à l’Ukraine. Les Européens avaient demandé à l’origine une réunion à huis clos mais la Russie a insisté pour qu’elle soit publique au nom de la « transparence ».
Moscou a demandé à pouvoir faire intervenir lors de la session des représentants séparatistes de Lougansk et de Donetsk. « Ils sont signataires des accords de Minsk ! », a lancé l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia.
Soutenus par les Etats-Unis, qui considèrent aussi les futurs scrutins comme « illégitimes », les Européens ont fait échec à cette demande en demandant un vote de procédure. Neuf voix pour étaient nécessaires, sans droit de veto possible s’agissant d’un scrutin procédural. Le résultat a été cinglant et plutôt rare pour la Russie: une seule voix pour, la sienne, 7 contre (cinq Européens, Etats-Unis et Pérou) et 7 abstentions.
Dans la « République populaire » séparatiste autoproclamée de Donetsk (DNR), le scrutin du 11 novembre vise à élire un nouveau dirigeant après la mort fin août de l’homme fort de la DNR, Alexandre Zakhartchenko, tué dans un attentat à la bombe dans le centre de la capitale séparatiste.
Lors de la discussion du Conseil de sécurité, Vassily Nebenzia a accusé Kiev « d’imposer un blocus » aux populations de l’est de l’Ukraine et de ne « pas respecter le cessez-le-feu » prévu par les accords de Minsk. « Désinformation », a répliqué son homologue ukrainien, Volodymyr Yelchenko.
Le conflit entre séparatistes prorusses et armée ukrainienne a fait plus de 10.000 morts depuis 2014.
Source Romandie-News(
(Tout ça parce que les Etats-Unis, la Pologne, l'Estonie voulait faire la nique à la Russie et l'occident dans son entier voulait piller le pays. Tout ces morts pour ça ! Et, les States avec soros et ses créateurs aimerait bien continuer avec la B!élorussie. Mais, là, le conflit serait à la porte de la Pologne la mettant directement en danger et nous rapprochant du conflit nucléaire. note de rené)