dimanche 20 septembre 2026

 LE RAPPORT BCE SUR L’ANNULATION DE LA DETTE EST ICI

du 14 au 18 septembre 2026
Voici un résumé du rapport de 35 pages d’août 2026 Guido Wolswijk dont parle Jean-Luc Melenchon. Le passage clé est la section 5 « Debt Cancelation » - Notez que ce rapport est sorti en plein mois d’août afin de bien passer sous le radar:

Le mécanisme proposé: annuler une partie de la dette publique que la BCE détient dans ses portefeuilles comme le PEPP (les programmes d'achats d'actifs). Cela réduirait mécaniquement les ratios de dette publique des Etats et les dispenserait de payer des intérêts sur la partie annulée.

L'argument pour: les sommes ainsi libérées pourraient financer la transition écologique et sociale. Le rapport cite Andor, Piketty et Magnette (2021, tribune Euractiv) qui estiment qu'il faut « annuler la dette publique détenue par la BCE » pour reprendre le contrôle du destin européen, quitte à ce que « les questions juridiques mineures s'effacent devant des accords politiques robustes ».

Le coût pour la BCE: l'annulation ferait apparaître une perte dans son bilan, ce qui réduirait d'autant les reversements de profits aux autres Banques Centrales de la zone.




L'opposition de Christine Lagarde (2020): "Ma réponse est très courte, car je ne me pose même pas la question. Toute démarche de ce type constituerait une violation du Traité. La BCE opère sous le Traité. Il y a l'article 123, qui interdit ce type d'approche, et je respecte le Traité. Un point c'est tout ".

Position similaire de Philip Lane (2021), membre du directoire: " Non, nous ne pouvons pas faire cela, car les Traités n'autorisent pas l'annulation de la dette souveraine. Mais, indépendamment des aspects juridiques, annuler la dette ne serait pas une bonne idée, et ce débat est une digression ".





Conclusion de l’auteur Guido Wolswijk: l'article 123 du Traité sur le fonctionnement de l'UE (interdiction du financement monétaire) rend l'annulation de dette incompatible avec le cadre juridique européen, et l'idée est jugée incompatible avec la stabilité des prix et de la discipline budgétaire.

Le rapport traite ensuite deux alternatives proposées par d'autres économistes: la conversion en dette perpétuelle (5.2) et la planche à billets (5.3), toutes deux également écartées par la BCE pour les mêmes raisons juridiques (art. 123).

Bref, la dette perpétuelle était bonne pour la Grèce, et la planche à billets « viole » le Traité EU, sauf quand ça ne les dérange pas et qu’ils doivent sauver leurs postes et éviter des révolutions... Télechargez le rapport No397 ici.

Traduction du jargon bancaire: "peuples européens, vous êtes nos esclaves à perpétuité par la dette - si on imprime de l’argent mais c’est uniquement pour nous sauver nous".

PS: Pour effacer la dette, le président du Sénat Gérard Larcher propose que les Français travaillent 1 heure de plus par semaine, soit 4 heures de plus par mois. Gratuitement Mr Larcher ? 

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.quotidien.com 2008-2026

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