(Le maître du monde, même au delà de la planète Terre, a parlé, il veut encore tuer plus d'irakiens. Ce type a menti pendant toute sa campagne électorale, il met l'état américain au service de quelques dizaines de milliardaires sionistes de préférence. En plus trump veut criminaliser toutes les critiques d'Israël, exactement comme veut le faire macron en France. note de rené)
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par Sergio Caruso
Pas même le Venezuela et l’Iran suffisent à Trump qui menace à nouveau l’Irak, un pays que les États-Unis ont contribué à dévaster avec leur invasion de 2003, menée sur la base d’accusations présentées à l’ONU – les fameuses armes de destruction massive – qui se sont révélées infondées par la suite, mais qui, en attendant, ont justifié bombardements, occupation militaire et le renversement violent de Saddam Hussein, ouvrant une phase de chaos que l’Irak n’a jamais vraiment surmontée.
Aujourd’hui, après avoir annoncé l’envoi d’un second groupe d’attaque navale dans le golfe persique, Trump revient à la charge en menaçant ouvertement Bagdad, avertissant que si l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki revenait au pouvoir, les États-Unis retireraient leur «aide», comme si ce soutien n’avait été dès le départ qu’un levier politique plus qu’un acte de solidarité, et comme si l’Irak n’avait pas déjà été profondément marqué par une intervention qui a détruit institutions, infrastructures et cohésion sociale.
Les paroles de Trump, confirmées par plusieurs sources internationales, s’inscrivent dans une logique désormais consolidée : Washington revendique le rôle de principal garant de la stabilité irakienne, mais utilise en même temps ce rôle pour conditionner ouvertement les choix politiques internes du pays, en présentant l’«aide» américaine comme indispensable tout en ignorant que l’instabilité actuelle, pour l’essentiel, est une conséquence directe de l’invasion et de la gestion post-guerre.
Le soutien apporté après 2003 – en termes de sécurité, de formation militaire et de fonds pour la reconstruction – a toujours été accompagné d’énormes avantages géostratégiques pour les États-Unis, du contrôle d’une zone clé pour les routes énergétiques à la présence militaire permanente au cœur du Moyen-Orient, jusqu’à la possibilité de contenir l’influence iranienne, transformant l’Irak en un terrain de compétition entre puissances plus qu’en un État réellement souverain.
Dans ce contexte, les menaces de Trump contre le retour d’al-Maliki ne sont pas seulement un jugement personnel sur un leader controversé, mais un signal politique direct aux élites irakiennes, encore une fois appelées à choisir sous pression extérieure, avec le risque d’aggraver les fractures internes entre forces pro-américaines, groupes proches de Téhéran et une population de plus en plus fatiguée d’être l’otage d’un équilibre imposé de l’extérieur.
Les implications politiques sont profondes : sur le plan intérieur, de telles déclarations alimentent la perception selon laquelle le processus politique irakien est contrôlé de l’extérieur, ce qui affaiblit encore la confiance des citoyens dans les institutions et renforce les acteurs armés ou populistes qui se présentent comme défenseurs de la souveraineté nationale ; sur le plan régional, l’Irak reste un nœud central du jeu au Moyen-Orient, pris entre les États-Unis et l’Iran, et chaque intervention verbale ou militaire de Washington contribue à durcir le conflit, rendant plus difficile une stabilisation durable et confirmant l’image d’un pays qui, plus de vingt ans après la chute de Saddam, continue de payer le prix d’une guerre décidée ailleurs et jamais vraiment terminée.
source : Arianna Editrice via Euro-Synergies



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