jeudi 26 février 2026

 

France : près d'un étudiant sur quatre vit avec moins de 100 euros une fois son loyer payé

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22,3% des étudiants déclarent vivre avec moins de 100 euros par mois et 52,2% avec moins de 200 euros, après avoir payé leur loyer. ©AFP

Selon une enquête publiée récemment par la FAGE (Fédération des Associations Générales Étudiantes), près d'un étudiant sur quatre dispose de moins de 100 euros par mois une fois son loyer payé. Le syndicat étudiant met en garde contre une précarité croissante qui impacte directement la santé des étudiants et compromet leur réussite académique.

Réalisée en janvier et février auprès de 5 644 étudiants, l’étude révèle que le loyer moyen s’élève à 491 euros, atteignant jusqu’à 712 euros à Paris, soit environ la moitié du budget mensuel. Après cette dépense incontournable, 22,3 % des étudiants indiquent vivre avec moins de 100 euros par mois, tandis que 52,2 % disposent de moins de 200 euros.

Cette situation est encore plus marquée chez les boursiers. Selon l’étude, 61 % d’entre eux disposent de moins de 200 euros par mois après le paiement du loyer, et 5 % commencent le mois avec zéro euro ou en découvert.

« Les logements coûtent trop cher et ne sont pas adaptés aux réalités étudiantes », déplore Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE, auprès de l’AFP.

Face à cette fragilité financière, de nombreux étudiants sont contraints de faire des choix difficiles. « Beaucoup se voient contraints de faire des coupures énormes sur l’alimentation ou la santé », souligne Suzanne Nijdam. Par ailleurs, un étudiant sur deux exerce un emploi salarié, un travail devenu « concurrentiel avec les études ».

À ces difficultés s’ajoute un habitat souvent dégradé. Un étudiant sur trois vit en situation de mal-logement, confronté à des moisissures, des dégâts des eaux, la présence de nuisibles ou, plus rarement, des matériaux dangereux. Plus de quatre étudiants sur dix occupent également un logement mal isolé, et près d’un tiers ne disposent pas d’une connexion Internet stable.

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Pour la FAGE, les conséquences sont claires. « En plus de la santé physique et mentale, la qualité des études est remise en cause », insiste sa présidente, rappelant que « la précarité est vraiment le premier facteur de l’échec académique ».

Afin de répondre à cette situation, le syndicat plaide pour un plan global, combinant une augmentation massive des logements sociaux étudiants, un encadrement renforcé des loyers du parc privé, une réforme du calcul des bourses et un meilleur accompagnement social. 

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