vendredi 4 juillet 2025

 (Les attaques militaires ont été réalisées contre trois pays des Brics, la Fédération de Russie, L'Inde, l'Iran, une guerre économique perdue par trump a été lancée contre la Chine du fait que l'économie chinoise et américaine est plus inter-connectée que ne le pensait trump et à mon avis, il n'y a même pas réfléchi. Pareil pour l'Afrique du Sud, trump a tenté de mettre son économie à genoux pour l'obliger à changer sa positon au sujet d'Israël. En tout cas, quelque soit le prétexte, c'est une attaque généralisée contre les pays des Brics. En tout cas, les américains ruinés par ces initiatives intempestives de trump le resteront. note de rené)

Comment l’agression des États-Unis et d’Israël menace le rôle du Sud global dans l’ordre international

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par le Dr Majid Mossadegh

Au début de l’été 2025, une nouvelle vague d’agression des États-Unis et d’Israël contre le territoire iranien a fait la une des médias mondiaux. Pourtant, pour une grande partie du Sud global, il ne s’agissait pas simplement d’un nouvel épisode de conflit régional. C’était une illustration frappante d’un problème systémique plus profond : un ordre mondial appliqué de manière sélective, où la souveraineté, la stabilité et la dignité sont des privilèges réservés aux puissants – et souvent refusés à ceux qui résistent à l’hégémonie occidentale.

Pour les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, l’escalade américano-israélienne n’est pas perçue comme un simple mouvement stratégique isolé. Elle s’inscrit plutôt dans une tendance plus large où la force militaire est utilisée pour maintenir le contrôle sur un ordre unipolaire en déclin. Bien que l’Iran soit actuellement la cible visible, le message est clair : toute nation qui défie le récit dominant pourrait être la prochaine.

Tout comme les sanctions et les interventions ont détruit les économies du Venezuela, de l’Irak et du Zimbabwe par le passé, les menaces militaires actuelles servent d’outils pour discipliner les nations indépendantes. Ces actions ne menacent pas seulement la souveraineté d’un État, mais érodent également le cadre mondial sur lequel sont censées reposer des relations internationales équitables.

Pour une grande partie du Sud global, les leçons sont dures. Des décennies d’efforts pour établir un ordre mondial plus juste – à travers le Mouvement des non-alignés, les BRICS et la coopération Sud-Sud – sont sapées par l’aventurisme militaire et les doubles standards stratégiques. Lorsque le droit international est appliqué de manière sélective, lorsque certains États peuvent lancer des frappes préventives en toute impunité, c’est tout le fondement de la diplomatie mondiale qui s’affaiblit.

Ce qui s’est passé en juin 2025 – lorsque les États-Unis ont soutenu les frappes aériennes israéliennes et mené leurs propres attaques contre des cibles militaires iraniennes – n’est pas un incident isolé. Cela révèle une logique de contrôle qui rappelle l’ère coloniale : punir les désobéissants, récompenser les obéissants.

La réponse militaire de l’Iran, bien que controversée en Occident, a envoyé un signal important au Sud global : il est possible de résister. Grâce à une combinaison de technologie indigène, de patience stratégique et de volonté politique, l’Iran a démontré que les petites nations ne sont pas intrinsèquement impuissantes. Ses actions ont trouvé un écho dans des capitales allant de Caracas à Pretoria, où les responsables comprennent que la lutte actuelle pour la souveraineté est interconnectée.

Le temps est venu de renouveler l’appel à la solidarité. Si le Sud global reste fragmenté, il continuera d’être vulnérable aux caprices des grandes puissances. Mais s’il se tient uni pour défendre le droit international, la souveraineté et une diplomatie équilibrée, il peut encore façonner le monde multipolaire émergent.

Les pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie ne doivent pas considérer le conflit Iran-Israël comme une lutte lointaine. C’est, en essence, une lutte pour l’âme de l’ordre international. Les actions des États-Unis et d’Israël peuvent sembler ciblées, mais leurs conséquences sont mondiales.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement l’intégrité territoriale de l’Iran, mais aussi les normes mêmes qui régissent les relations internationales. Pour le Sud global, le silence n’est plus une option. Alors que l’Iran se tient en première ligne de la résistance, il révèle aussi le besoin urgent d’un ordre mondial plus juste et inclusif – un ordre non dicté par les bombes et les sanctions, mais par le respect et la souveraineté.

envoyé par Peiman Salehi

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