samedi 26 juillet 2025

 


L’avance israélienne en matière de surveillance militarisée, d’intelligence artificielle et de leurres

  1. Campagne de dons – Mai-Juin 2025

    Chers amis lecteurs, Nous faisons à nouveau appel à vous pour une nouvelle campagne de dons. Votre soutien nous est indispensable pour continuer à vous fournir le meilleur de l’information internationale alternative. C’est grâce à vos dons que nous pourrons maintenir le cap pour une information plurielle et réellement alternative. Nous comptons sur vous.
    20 979,00 € de l’objectif de 25 000,00 € atteint

par Alfredo Jalife

L’intellectuel russe Alexander Douguine est aujourd’hui, sur le marché des idées, un mélange singulier de philosophe renommé et de géopoliticien très créatif. Nombreux sont ceux qui le considèrent comme l’idéologue du tsar Vlady Poutine, qu’il a subjugué avec son concept d’eurasisme, car il considère une Russie conservatrice imprégnée de théologie orthodoxe slave comme charnière civilisationnelle entre l’Europe et l’Asie.

Je ne partage pas l’idée que Douguine soit l’idéologue de Poutine, mais je reconnais qu’il est issu, après son père, des services de renseignement de l’armée russe, dont il s’inspire largement.

Son évolution idéologique a été très audacieuse et il est aujourd’hui partisan de la dichotomie radicale, au sein de l’Olympe mondial, entre les mondialistes, qu’il déteste, et les souverainistes nationalistes, qu’il loue sans réserve.

Il va bien au-delà de la prudence géostratégique à laquelle Poutine est contraint de se conformer, en raison de sa fonction, pour ne pas aboutir à une troisième guerre mondiale nucléaire qui signifierait la fin de l’humanité.

Lors de la confrontation entre l’ancien chef du groupe paramilitaire Wagner et le Kremlin, Douguine n’a pas hésité à soutenir Evgueni Prigogine (ancien «cuisinier» de profession très proche du groupe au pouvoir à Saint-Pétersbourg), qui a ensuite été victime d’un étrange accident qui lui a coûté la vie (si tant est que cet accident ait eu lieu).

L’enthousiasme que Douguine avait manifesté à l’arrivée de Trump 2.0 s’est considérablement estompé, puisqu’il préfère aujourd’hui la rébellion – comme dans le cas de Prigogine – du Sud-Africain-Néo-Zélandais-Américain Elon Musk (EM) et de son nouveau parti dissident, l’American Party.

Douguine qualifie Musk de bastion de la quatrième théorie politique1

Dans un récent essai troublant, il reconnaît les progrès prodigieux des tactiques technologiques d’Israël et l’avenir de la guerre totale (méga-sic !) grâce à «la militarisation de la surveillance, de l’intelligence artificielle (IA) et de la désinformation dans les conflits moderne2

Face à l’avantage cybernétique supposé d’Israël, Douguine s’exclame et affirme : «C’est désormais la menace la plus grave à laquelle la Russie contemporaine est confrontée. Nous sommes désormais face à quelque chose de nouveau), et si nous ne sommes pas prêts à un moment critique, les conséquences pourraient être vraiment fatales.»

Avec un certain mépris, il se demande si la Chine dispose de tels réseaux de technologie militaire, alors qu’elle est confrontée à une décision critique : entrer dans une confrontation ouverte avec l’Occident en Iran et dans tout le Moyen-Orient, où l’Occident porte des coups précis à son énergie et à ses axes de transport.

Il avance des idées lugubres sur la militarisation de l’IA : les tromperies générées par l’IA sont devenues des armes mortelles, comme le montre l’expérience des Libanais et des Iraniens, où «les téléphones portables et les pagers peuvent tuer».

Selon l’intellectuel : la Russie n’est pas en guerre avec Israël (même si nous n’oublions pas que l’Iran est notre allié), on pourrait donc penser que nous sommes à l’abri de telles tactiques. Cependant, il est indéniable que nous sommes en guerre avec l’Occident collectif en Ukraine, et l’Ukraine est sans équivoque un mandataire, un outil, de l’Occident collectif. D’où la conclusion simple et terrifiante : cette technologie mortelle peut, à tout moment, se retourner contre la Russie.

Douguine s’affole tout seul : les technologies qu’Israël a utilisées avec tant d’efficacité dans la guerre contre ses adversaires régionaux sont sans aucun doute connues et accessibles aux États-Unis et à l’Occident. En fait, il n’est pas certain qu’il s’agisse d’inventions purement israéliennes. Elles ont peut-être vu le jour à la CIA, au Pentagone, chez Palantir ou au MI6, ou ont été développées conjointement. Le fait est que l’Occident possède ces armes et maîtrise ces stratégies et ces technologies.

Selon Douguine, la Russie est confrontée à tout un ensemble de nouvelles menaces : «Israël est l’allié le plus proche des États-Unis et de l’Occident collectif. Certains considèrent Israël comme le mandataire géopolitique des États-Unis, tandis que d’autres – surtout les Israéliens – voient les États-Unis comme un golem soumis sous le commandement israélien».

Soumis à Israël, le golem des États-Unis !3

source : Entre la Plume et l’Enclume

Aucun commentaire: