mardi 2 janvier 2024

 

POST-COVID OU LA DESTRUCTION DES ENTREPRISES PAR PGE (France)

du 1 au 3 janvier 2024 : 

Les confinements ont été une bénédiction pour les banques en faillite: toutes les entreprises ont été obligées de faire des emprunts pour tenir, d'autant que ces "pge" étaient "garanties" par Bercy.

L'idée peut être vue sous un autre angle.

Imaginez une PME quelconque qui avait juste la tête hors de l'eau en raison des charges sociales dans un environnement normal.

La même PME se retrouve, à cause des confinements, avec seulement 30 ou 40% de son CA (même les licenciements ne suffisent pas), ce qui l'oblige à se mettre sur le dos un prêt disons de 4 millions d'euros.

Mais l'après Covid a montré que si l'économie est bien repartie, ce n'est pas en 4e vitesse, mais à peine en 2e.

Arrive le départ du remboursement, alors que le CA n'est qu'à 50 ou 60% d'avant Covid: conséquence logique environ 60.000 entreprises vont déposer le bilan en 2024 selon des estimations officielles. Voici un cas concret celui de la chaîne de restaurants Duck-Me de Toulouse.

"Depuis juillet 2023, les portes du restaurant Duck Me, rue de Rémusat, sont closes. La marque d'Arthur Arlet, entrepreneur toulousain, a vu le jour en 2014. Presque 10 ans après, le fast-food du canard se retrouve en redressement judiciaire (...) « Au plus fort, nous étions une trentaine de collaborateurs pour 400 burgers par jour », raconte le dirigeant. Duck Me, c'était 1 million d'euros de chiffre d'affaires dans les belles années.

(...) puis le Covid: lLes restaurants sont fermés, la livraison est donc privilégiée. Une pandémie avec des conséquences désastreuses sur l'entreprise. «Cela a été un réel frein, l'activité d'avant n'a jamais été retrouvée», confie le fondateur toulousain. Sur le CA, la société encaisse -20%. Et des salariés s'en vont, faute d'augmentation




L'inflation, les coûts de l'énergie, la guerre en Ukraine... Tout s'accumule pour le fast-food du terroir. « Ma facture d'électricité est passée de 1.500 à 2.500 euros par mois ». Et la cerise sur le gâteau, « le prix du magret a augmenté de 40% », selon les dires d'Arthur Arlet. « C'est impossible de tenir dans ces conditions, 1 euro suffit à vous faire basculer. »"

On résume pour ce monsieur la série de "cygnes noirs":

1) crise aviaire de 2019 qui perturbe ses achats
2) confinements de 2020 baisse du CA - prêt de 100.000 euros garanti par Bercy
3) confinements et limitations de 2021 baisse constante du CA
4) en 2022 guerre en Ukraine, hausse de tous les prix et hyperinflation
5) en 2023 prix électricité x 2

"« C'est le PGE de 100.000 euros qui a fini de nous clouer sur la croix », souffle le fondateur de Duck Me. « C'est un sujet qui est très peu abordé et pourtant on prévoit entre 55.000 et 60.000 défauts d'entreprise à venir sur l'année 2024 en grande partie liés à l'impossibilité de rembourser les PGE « , écrit-il sur son Linkedin dans un post. Avec ce PGE, « les entreprises asphyxient »lire ici Occitanie merci à notre lecteur Mr Burignat.

Rappel: le PGE c'est la 3e lame du plan Davos pour tuer "les plus faibles" afin de réduire "naturellement" le carbone, c'est à dire mener les salariés licenciés comme les petits patrons au suicide (assisté par Klaus Schwab). J'exagère un peu mais c'est l'idée de base... 

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