vendredi 22 mai 2020

(Il y a du boulot parce qu'on nous dirige vers un champ de réflexion, le changement climatique, qui permet à l'industrie de nous manipuler. note de rené)


Seuls 7 % des Français considèrent la biodiversité comme la priorité environnementale

Bien que le confinement ait récemment mis en lumière les trésors de la biodiversité, les Français ne semblent pas réellement conscients de l’importance qu’il y a à la préserver.
Rédigé par Paul Malo, le 20 May 2020, à 11 h 35 min source : Consoglobe

 Le 22 mai prochain se déroule la 20e Journée Internationale pour la biodiversité. Pour autant, il semble bien que le souci des Français pour la biodiversité soit relativement marginal.

Une ignorance de la biodiversité ordinaire

Certes, la question du réchauffement climatique est aujourd’hui bien présente au quotidien dans l’esprit des Français. Mais il semble que la prise de conscience collective de l’importance de la protéger ne soit pas suffisante. Pourtant, jamais la biodiversité n’aura été aussi visible que lors de ces dernières semaines de confinement.
Le hérisson est un animal sauvage protégé par la loi française de 1976, car il joue un rôle important dans nos écosystèmes locaux © guteksk7
Quid de l’impact humain sur l’environnement ? Selon un sondage réalisé entre février et mars dernier, le paradoxe est clair : si 69 % des sondés se disent inquiets vis-à-vis des changements climatiques, ils sont exactement autant à ignorer ce que recouvre la notion de « biodiversité ordinaire » (ou  « biodiversité commune ») : l’ensemble des espèces (plantes et animaux) abondant dans un écosystème et assurant son bon fonctionnement, et dont les humains dépendent par l’utilisation de nombreux biens et services écologiques.
Pourtant au final, seuls 7 % des sondés considèrent effectivement la préservation de la biodiversité comme l’enjeu numéro un en matière environnementale. Qui peut vraiment agir, selon eux ?

Le rôle de la ferme comme du paysage

Les agriculteurs, pour 45 % des Français, qui pensent étonnamment que le secteur laitier contribue à la préservation de la biodiversité. Celle-ci réside en fait, d’après eux, dans toute la vie qui peut se créer sur une ferme, entre la faune sauvage abritée sur la ferme (28 %) et les animaux d’élevage qui s’y trouvent (27 %).
Selon les chiffres de Ciel, l’interprofession de la filière laitière française, on dénombre entre 40 et 70 espèces d’oiseaux différentes sur les fermes d’élevage. De même, sur les 29 espèces de chauves-souris présentes en France, 13 espèces se rencontrent en général sur les fermes. Il en est de même pour les 20 espèces de bourdons présentes dans l’Hexagone : 13 sont recensées sur les fermes. Entre 150 et 300 vers de terre sont présents dans 1 m2 de prairie d’élevage.
Enfin, le rôle joué par le paysage est essentiel dans le maintien de la biodiversité : il explique au moins 30 % de la variabilité génétique des organismes vivants.
Pourtant aujourd’hui, cette nature commune et ces paysages disparaissent sous nos yeux, et la biodiversité ordinaire se dégrade dans  l’indifférence générale.
Agissons pour la biodiversité © Gajus
Depuis des décennies, l’Homme détruit, artificialise, fragmente, surexploite et pollue les écosystèmes naturels. Nous avons accumulé une sacrée dette écologique, et pour être en mesure de la rembourser afin d’assurer notre survie et celles de nos enfants et petits-enfants et de ceux qui les suivront, nous devons agir dès à présent…
En faisant évoluer nos comportements vis à vis des milieux naturels, et en nous faisant les portes-drapeaux des espèces communes et des acteurs de leur préservation… Adoptons le réflexe « Biodiversité » pour chacun de nos gestes quotidiens !

Aucun commentaire: