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mercredi 6 mai 2020
(Arrêtez d'encourager un patron esclavagiste en utilisant les services d'Amazon ou tous les patrons voyant que ses méthodes passent dans le silence des agneaux feront pareil. Sérieux, vous avez quoi les américains, des psychotiques à la place des yeux ? note de rené)
Un vice-président d'Amazon démissionne en soutien avec ses employés
Par LEXPRESS.fr ,publié le
Un vice-président d'Amazon Canada démissionne en soutien avec ses employés (illustration)
afp.com/Thomas SAMSON
Tim Bray souhaite ainsi dénoncer le licenciement abusif d'employés ayant déploré de mauvaises conditions de travail durant l'épidémie de Covid-19.
Il a choisi de démissionner : le vice-président des services numériques d'Amazon Canada, Tim Bray, dénonce ainsi le licenciement d'employés ayant sonné l'alarme sur de mauvaises conditions de travail durant la pandémie de Covid-19.
"Je suis consterné par le fait qu'Amazon ait licencié des dénonciateurs qui ont attiré l'attention sur des employés d'entrepôts effrayés par la Covid-19, a indiqué l'homme d'affaires dans un billet publié en ligne, rapporte Radio Canada. "Le congédiement de lanceurs d'alerte [est] la preuve qu'une veine toxique traverse la culture de l'entreprise. Je choisis de ne pas servir ou boire ce poison", a-t-il ajouté.
Depuis le début de la crise sanitaire, des milliers d'employés d'Amazon à travers le monde ont dénoncé leurs conditions de travail, incompatibles avec les mesures de distanciation physique. Au Canada, deux organisatrices d'une conférence virtuelle organisée le 16 avril et regroupant des employés d'entrepôts internationaux ont été congédiées sur-le-champ, pour des motifs "risibles", assure Tim Bray.
Un représentant d'Amazon affirme, de son côté, qu'elles ont été renvoyées pour violation répétée des politiques internes, sans toutefois donner de détails. Emily Cunningham, l'une des employées concernées, soutient pour sa part avoir été licenciée après avoir milité pendant bon nombre d'années pour des changements au sein de l'entreprise.
"Triste, mais libre"
"En fin de compte, tout tourne autour de l'équilibre des pouvoirs", déplore Tim Bray dans son texte. "Les employés d'entrepôt sont faibles et s'affaiblissent à cause d'un chômage massif et d'une assurance maladie liée à l'emploi aux États-Unis", regrette le vice-président canadien de l'entreprise.
"Avec les salaires des grosses sociétés de technologie et les actions acquises, cela va probablement me coûter plus d'un million de dollars (avant impôts), sans parler du meilleur emploi que j'ai jamais eu, en travaillant avec des gens terriblement bons", assure-t-il. "Je suis triste, mais je respire plus librement", conclut finalement le texte, publié le 29 avril dernier.
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