(Si, les banques ne jouent plus leur rôle, alors, il faut passer à d'autres méthodes pour gérer l'épargne des citoyens et supprimer la loi qui rend obligatoire l'ouverture d'un compte pour recevoir son salaire. Et, réfléchissons à d'autres réseaux autres que les banques en ligne qui ne sont pas une garantie en cas de clash bancaire puisqu'il faut aller au distributeur.
Regardez ce qui se passe au Liban et qui a accentué la violence des manifestants, ils ne peuvent plus avoir accès à leur argent dans les banques. Les distributeurs ne marchent plus. note de rené)
Taux négatifs : 186 banques allemandes font déjà payer leurs clients
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AMBRE DEHARO PUBLIÉ LE 21/01/2020 À 9H00 MIS À JOUR LE 21/01/2020 À 12H46 source : Capital.fr
Alors que certaines banques, outre-Rhin, ont décidé de répercuter les taux d'intérêt négatifs sur certains clients importants, le gouvernement s'inquiète et envisage de contre-attaquer.
La dernière tendance à la mode dans le secteur bancaire allemand ne plaît pas du tout au gouvernement et à la presse. Pire, elle les inquiète. Comme le rapporte L'Echo, outre-Rhin, les banques ont tendance, depuis quelques temps, à répercuter sur leurs gros clients les taux d'intérêt négatifs, décidés par la Banque centrale européenne (BCE). Et ce alors que l'épargne reste, en Allemagne, une variable majeure du système des retraites. Sont le plus souvent concernés par ces répercussions de taux négatifs, les clients dont les comptes affichent des dépôts supérieurs à 100.000 euros.
Sauf que certains établissements prennent également la liberté de regrouper les comptes d'un même titulaire dans le but d'atteindre cette somme totale de 100.000 euros et ainsi pourvoir répercuter ces taux négatifs si besoin. Selon les données du portail de consommation biallo.de, relayées par L'Echo, quelque 186 banques sur un total de 1.300 interrogées, pour le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, appliquent ces taux négatifs. Soit deux fois plus qu'il y a sept mois à peine.
L'inquiétude de Berlin
Le portail évoque également 86 établissements bancaires pratiquant ces taux avec leur clientèle privée, soit près de trois fois plus qu'en juillet dernier. Et ces pratiques pourraient être encore bien plus courantes puisque les 1.300 banques interrogées sont loin de représenter l'ensemble des établissements du secteur en Allemagne. Citant un autre portail de données, L'Echo avance que depuis le début de l'année 2020, 16 établissements bancaires ont décidé aussi de répercuter les taux négatifs de la BCE, tandis que d'autres ont décidé d'introduire des frais qui en apparence ne sont pas des taux d'intérêt mais qui, dans la pratique, ont exactement la même fonction.
Une situation qui inquiète le gouvernement allemand, et en particulier le ministère des Finances qui se réserve donc le droit de contre-attaquer. "Un premier examen du dossier indique qu'il est très risqué pour les banques d'appliquer des taux d'intérêt négatifs à des contrats déjà existants", observe-t-il auprès de L'Echo. Le ministère dit suivre de près l'évolution de la situation, et rappelle à qui veut bien l'entendre que, l'autorité de contrôle des marchés financiers allemands a à sa disposition "dans le cadre de son mandat de protection collective du consommateur [des] moyens d'action pour éviter les débordements systématiques".
Les Allemands préoccupés au regard du niveau de leur retraite
La classe politique allemande surveille également la situation : le parti conservateur CSU a déjà réclamé l'interdiction formelle de pratiquer ces taux d'intérêt négatifs auprès des comptes n'atteignant pas les 100.000 euros. Une demande qui, si entendue, pourrait apaiser quelque peu la population allemande dont les pensions de retraite versées par le régime de base varient, au maximum, de 2.000 à 2.500 euros. Les salariés des petites entreprises ne bénéficiant pas des fonds complémentaires pouvant être versés par les grandes sociétés.
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