une feuille pour commenter la vie et tous ses acteurs.
vendredi 24 janvier 2020
(Pas un virus, mais, une arme bactériologique. Il faillait bien que ça arrive un jour vu que des labos spécialistes dans les armes bactériologiques, ils y en a dans tous les pays développés. C'est pour ça que le masque est un minimum. Et, cette fois-ci, les très riches y passeront comme les pauvres. note de rené)
Vu d’Allemagne.
Coronavirus : course contre la montre pour quitter Wuhan
Une femme à l’aéroport de Wuhan le jeudi 23 janvier, où tous les vols au départ ont été annulés dès 10 heures, suite à la mise en quarantaine de la ville. PHOTO LEO RAMIREZ / AFP
Arrivés de Pékin à Wuhan le 22 janvier pour rendre compte de la situation dans la ville, considérée comme l’épicentre de l’épidémie de coronavirus, un journaliste du Spiegel et sa collègue ont appris le lendemain matin son blocage. Ils vont tout faire pour éviter la quarantaine.
C’est le jeudi matin, à huit heures moins le quart, que tombe la mauvaise nouvelle. Je suis à l’hôtel, je viens de me lever, quand le téléphone sonne. “On a un problème, m’annonce ma collègue Wu Dandan, qui travaille pour le bureau du Spiegel à Pékin et m’a accompagné à Wuhan. Les autorités bouclent la ville. À partir de 10 heures, plus personne n’a le droit de partir.”
Dans ces moments-là, on se réveille soudain très vite. Il y a 11 millions d’habitants à Wuhan, la ville considérée comme le point de départ du nouveau coronavirus. C’est ici qu’ont été signalés la plupart des cas d’infection et des décès, dont le nombre ne cesse d’augmenter. Le temps d’incubation du virus pourrait atteindre les douze jours. Si nous ne partons pas d’ici, me dis-je, nous allons rester bloqués dans le ground zero de la maladie, pendant des jours, voire des semaines. En quarantaine.
Une vague de déplacements pour le Nouvel An
Nous sommes arrivés de Pékin la veille pour voir à quoi ressemblait la situation dans les hôpitaux de la ville, sur le marché, à la gare, à l’aéroport. Car, alors que le virus se répand depuis Wuhan, des centaines de millions de Chinois se préparent à voyager dans tout le pays pour fêter le Nouvel An avec leurs proches. On s’attend à une vague de déplacements comparable à ce qui se passe en Europe à Noël, or Wuhan est un des principaux lieux de connexion pour les transports.
Que se passe-t-il dans une ville qui se trouve à la veille d’une épidémie, peut-être même d’une catastrophe ? Le chauffeur de taxi qui est venu nous chercher à l’aéroport est de bonne humeur. Il est ravi d’avoir des clients. Il aurait attendu trois heures, deux fois plus que d’habitude : les voyageurs seraient maintenant rares à se rendre à Wuhan.
Sur l’autoroute, nous ne croisons aucun autre véhicule sur des kilomètres. Beaucoup d’habitants sont originaires de la campagne et sont rentrés dans leurs villages pour les
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