une feuille pour commenter la vie et tous ses acteurs.
lundi 20 janvier 2020
(Les poissons manquent d'oxygène, donc, ils meurent, donc, les oiseaux n'ont plus à manger, et ils meurent.
Au fait, qu'est-ce qui mange les oiseaux ?
Ah, oui, les rapaces et les rapaces y passent aussi.
Mais, qu'est-ce qui mange les rapaces ?
Ah, oui, les chasseurs et donc, les chasseurs n'ayant plus de gibiers à chasser, meurent aussi.
Ah, non ?
Comment ça, "AH, NON !"
Quelqu'un me chuchote que ça ne se peut pas, que la vie, ce n'est pas comme ça, que en haut de la pyramide, les prédateurs ultimes ne meurent pas, ils se reproduisent !
Comment, "Se reproduisent" alors que nous, nous mourrons !
Je croyais qu'on était tous pareils, des proies.
En fait, on nous raconte n'importe quoi. Et parce qu'on est tous compartimenté par notre milieu, on ne voit plus l'ensemble.
On finit par croire à ce qu'ils nous racontent pour que l'on reste des proies et que l'on nourrisse la chaîne.
Au final, le prédateur ultime, personne ne le tue, il est l'aboutissement de toute cette chaîne de destruction.
note de rené)
Un million d'oiseaux de mer morts de faim à cause de l'eau plus chaude
PHOTO BUREAU DE LA CONSERVATION DES ÉCOSYSTÈMES DE L’ALEUT COMMUNITY OF ST.PAUL
Entre 600 000 et 1,2 million d’oiseaux de mer sont morts de faim quand l’eau chaude du Pacifique Nord a réduit le plancton au large de la côte ouest. C’est ce que rapporte une étude parue mercredi dans la revue PLOS ONE.
(Washington) Les biologistes de la côte ouest des États-Unis et d’Alaska n’avaient jamais vu cela : des dizaines de milliers d’oiseaux de mer morts échoués sur les plages, sur 6000 kilomètres de côtes.
AGENCE FRANCE-PRESSE via LA press.ca
Les oiseaux, des guillemots de Troïl, étaient émaciés, décharnés : morts de faim. Scientifiques et bénévoles ont ramassé 62 000 carcasses entre l’été 2015 et le printemps 2016, et ils estiment que cela ne correspond qu’à 5 à 10 % du nombre total, soit un bilan se situant entre 600 000 et 1,2 million d’oiseaux morts (beaucoup meurent sans être retrouvés), dans une étude parue mercredi dans la revue PLOS ONE.
La cause : une vague inédite de chaleur marine dans le Pacifique Nord qui a réduit la qualité et la quantité du phytoplancton et a bouleversé la chaîne alimentaire, dans un aperçu de l’effet domino que le réchauffement du climat et des océans peut provoquer.
Baisse du plancton
La baisse du plancton a affecté les poissons qui en dépendent (sardines, harengs, anchois…), ce qui a en retour réduit les proies disponibles pour les oiseaux.
Les guillemots de Troïl, des oiseaux noirs et blancs de 40 cm de longueur, sont pourtant « une force de la nature », dit à l’AFP John Piatt, biologiste de l’agence fédérale United States Geological Survey. Ils ont colonisé toutes les côtes de l’hémisphère Nord, de la Californie à l’Europe et l’Arctique, et sont d’excellents nageurs : ils plongent à 200 mètres de profondeur pour attraper les poissons.
PHOTO BUREAU DE LA CONSERVATION DES ÉCOSYSTÈMES DE L’ALEUT COMMUNITY OF ST.PAUL
Mais leur talon d’Achille est qu’ils doivent manger la moitié de leur poids chaque jour. « Tout dépend de leur muscle de poitrine, s’ils ne peuvent pas manger pendant trois ou quatre jours, ils brûlent tout leur muscle » et ne peuvent plus voler ni plonger.
Par comparaison, après la marée noire du pétrolier Exxon-Valdez en mars 1989 au large de l’Alaska, 30 000 carcasses d’oiseaux avaient été ramassées, menant à une estimation totale de 300 000 à 600 000 volatiles morts.
Catastrophe en cascade
La vague de chaleur marine créa une catastrophe en cascade : aux saisons de reproduction 2015, 2016 et 2017, un total de 22 colonies n’ont produit aucune progéniture, du jamais vu pour aucune espèce marine, dit John Piatt.
D’où est venue la vague de chaleur ? D’une coïncidence malheureuse de phénomènes météorologiques naturels et cycliques, El Niño et l’Oscillation décennale du Pacifique, ainsi que d’une grande masse d’eau relativement chaude apparue dans le Pacifique à cette époque, surnommée le « blob ».
À cela s’ajoute une tendance claire, qui n’est pas cyclique et rajoute son effet par-dessus, année après année : le réchauffement des océans.
« Le réchauffement climatique est en arrière-plan », dit John Piatt.
« Un océan plus chaud est un environnement très différent et crée un écosystème côtier très différent pour de nombreuses espèces », ajoute la coautrice Julia Parrish, de l’université de Washington. Les oiseaux sont le premier signal, dit-elle.
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