samedi 24 novembre 2012

Salut François le francais, dis-moi, sais-tu combien d'élus socialistes sont acoquinés avec des grandes entreprises ou des multinationales. Si, je me souviens bien une liste est passée sur le net, non ?

Encore un petit mot sur Mosanto, mes chers cinq lecteurs pour dire que beaucoup de monde se pose désormais des questions sur les ogm.

(source : terraeco.net)

Hypermédiatisée en France, l’étude du professeur Séralini est arrivée aux oreilles de Moscou. Interpellées par ses résultats, les autorités russes ont suspendu « temporairement » l’importation de maïs génétiquement modifié de la marque Monsanto, le temps que des chercheurs fassent une contre-expertise, a rapporté le site du Nouvel Observateur. Une décision qui aura peu d’impact, a confié un porte-parole de Monsanto au Wall Street Journal, puisque la Russie est un exportateur net decéréales.

En fait, Mosanto est une pieuvre qui cherche à dominer partout dans le monde la production agricole, d'élevage et céréalière jusqu'au petit potager de nos grands-mères.
Un exemple des façons de faire de Mosanto.

(source : Grain)

Encadré no1 : Monsanto passe aux porcs brevetés
En 2005, un chercheur de Greenpeace a découvert que Monsanto cherchait à obtenir des brevets non seulement sur des méthodes de sélection porcine, mais aussi sur des troupeaux réels de porcs et leur descendance, quoique aucun des procédés employés par Monsanto n'ait impliqué de modification génétique. Pour révéler l'ampleur des ambitions de Monsanto, Greenpeace a fait des recherches sur 30 porcs de 9 races différentes et trouvé qu'ils possédaient tous une combinaison génétique qui, selon la spécification du brevet, serait considérée comme une invention de Monsanto. Cela pouvait avoir des conséquences considérables : « Si ces brevets sont accordés, Monsanto pourra légalement empêcher les sélectionneurs et les éleveurs d'élever des cochons dont les caractéristiques sont décrites dans la description du brevet ou les forcer à payer des royalties, affirmait Christopher Then, le chercheur de Greenpeace. « C'est un premier pas vers le genre de contrôle des multinationales sur le domaine animal que Monsanto exerce, avec l'agressivité qu'on connaíít, sur certaines lignées de céréales et de légumes. » [1]
Les critiques du public qui ont suivi cette révélation de Greenpeace ont forcé Monsanto à édulcorer sa demande de brevets, mais le géant de la biotechnologie n'a pas été perturbé outre mesure. Monsanto a fait une douzaine d'autres demandes de brevets relatifs à la sélection porcine. PIC, qui appartient maintenant à Genus Plc, a également déposé une série de demandes de brevets. Ce genre d'évolutions a poussé Greenpeace et beaucoup d'autres organisations de la société civile à réclamer une refonte complète de la Loi européenne sur les brevets, afin de faire interdire les brevets portant sur les animaux et les plantes non OGM et leurs gènes.
Monsanto a essuyé d'autres revers temporaires. Il était par exemple parvenu à un accord avec l'entreprise JSR Genetics, dont le siège est au Royaume-Uni, afin de devenir le distributeur exclusif de son verrat « Genepacker » . Probablement parce que Monsanto manquait d'expérience en sélection animale, cet accord n'a pas été très fructueux. En septembre 2007, Monsanto a vendu Monsanto Choice Genetics à une entreprise américaine, Newsham Genetics. Cependant, Monsanto a l'intention de poursuivre sa recherche en génétique porcine, qui est la partie la plus importante et potentiellement la plus rentable de ses opérations porcines. Il a signé un contrat de recherche de trois ans en collaboration avec Newham. Monsanto a déjà développé la carte génomique la plus exhaustive de l'industrie porcine : elle comprend plus de 6 000 associations de marqueurs génomiques de performance porcine.
1. Greenpeace International, « Monsanto files patent for new invention: the pig «http://www.greenpeace.org/international/news/monsanto-pig-patent-111
Alors, la question est, pour quelle raison la Berd (Banque Européenne pour la reconstruction et le Développement va-t-elle garantir à hauteur de 40 millions de dollars US le manque à gagner de Mosanto sur ses futures ventes aux pays de l'est de l'Europe alors que l'Europe diminue ses aides à l'aide alimentaire en Europe pour les plus précaires.
N'y a-t-il pas "foutage de gueule" de la part de l'institution européenne ?"
(source : Combat Mosanto) Information vérifiée sur plusieurs sites dont Greenpeace.
MONSANTO bénéficie d’une garantie de $40 millions d’argent public européen !!
C’est l’étonnante révélation faite par le réseau CEE Bankwatch Network dans un communiqué de presse du 19 novembre 2012.
La Banque Euroépenne pour la reconstruction et le Développement (BERD) devra se prononcer en avril prochain sur une garantie financière de 40 millions de US dollars pour couvrir Monsanto au cas où les entreprises agricoles et des distributeurs qui se sont engagés à acheter des semences ou des produits agrochimiques à la firme ne pourraient pas payer ! Le soutien serait assuré par la BERD sur des contrats entre Monsanto et des grandes et moyennes exploitations agricoles en Bulgarie, Hongrie, Russie, Serbie, Turquie et Ukraine.
"Il est absolument scandaleux que la BERD envisage d’utiliser l’argent public pour soutenir un géant qui domine déjà le marché mondial des semences et des produits agrochimiques" a dit Ionut Apostol, du Réseau Bankwatch.
Pas d’OGM dans le contrat ?
Bankwatch explique que selon la BERD, il n’y aura pas d’OGM dans ces contrats. Mais comment faire confiance à Monsanto ? Bankwatch a noté en effet qu’en Juillet-Août 2011, la Hongrie a du détruire entre 8500 et 9000 ha de maïs à cause de la contamination OGM de semences provenant de chez Monsanto (voir : GMO contamination from seeds originating from Monsanto ), ce qui a affecté 225 producteurs, et Greenpeace a trouvé du colza GM GT73 (aussi nommé RT73) de Monsanto poussant en Suisse dans des friches à Basel, alors que la culture et l’importation d’OGM sont illégales en Suisse (voir : growing wild in Basel’s port area ).
Multiples procès contre Monsanto
Bankwatch rappelle que Monsanto est en procès à divers endroits en raison de ses activités criminelles. En Inde, Monsanto est poursuivi en justice par le gouvernement indien pour bio-piraterie . Aux Etats-Unis, Monsanto est également poursuivi sur la question des brevets et des droits abusifs qu’ils octroient à la firme par une coalition d’agriculteurs représentant 300 000 personnes.
Depuis 2009, une bataille juridique fait rage entre Monsanto et le Brésil concernant les royalties sur les semences GM exigées par et versées à la firme. En avril 2012, le juge de Rio Grande do Sul a ordonné à Monsanto de cesser de prélever des royalties et l’a condamné à reverser 2 milliards de dollars ! Monsanto a aussitôt fait appel.
Monsanto par ailleurs n’a cessé de harceler en justice des agriculteurs aux USA, les accusant sans preuves d’avoir utilisé la semence GM de Monsanto sans payer de royalties.
Comment une firme privée avec de tels agissements pourrait-elle bénéficier du soutien de l’argent public ?
De l’argent public pour soutenir le monopole des multinationales ?
Sur le site de la BERD, on trouve la description du projet de soutien financier dans lequel il est mentionné que cela permettrait à Monsanto d’augmenter sa capacité de prêt, "permettant ainsi à un plus grand nombre d’agriculteurs de bénéficier des développements tels qu’une plus grande résistance aux maladies et aux nuisibles et de plus hauts rendements, ce qui améliorerait leurs profits et contribuerait à soulager les pays concernés de certains problèmes de sécurité alimentaire."
Non contente d’asséner cette propagande, la BERD affirme ensuite que ce projet va servir de vitrine pour démontrer tous les avantages du pré-financement des semences et intrants avec partage des risques aux agriculteurs des pays ciblés, les options de pré-financement étant très limitées dans ces pays.
Selon un communiqué de presse allemand de Informationsdienst Gentechnik du 16 novembre 2012, la BERD envisage "d’étendre ses services de garantie à d’autres firmes agro-chimiques. Elle a été en contact avec BASF et Syngenta, a dit la personne en charge au service de l’information en octobre."
Mobilisation de la société civile
Dans une lettre ouverte à la BERD, plus de 150 organisations appellent la banque à renoncer à ce projet de soutien financier à Monsanto. La lettre mentionne la longue saga du transfert par Monsanto de ses risques sur les gens et sur l’environnement et rappelle que le soutien à cette firme et au modèle agricole qu’elle représente est particulièrement inapproprié pour une banque de développement multilatéral dédiée dans ses statuts à la promotion d’un "développement réellement durable et viable pour l’environnement".
Les organisations interpellent la BERD sur plusieurs points : 
 la banque est censée de part ses statuts soutenir le secteur privé seulement quand le demandeur ne peut obtenir de financement ou des facilités ailleurs à des conditions raisonnables. Monsanto est la première Cie mondiale de semences, et fait partie des 500 premières fortunes mondiales.... 
 la banque est censée encourager la compétition. Monsanto concentre déjà 27% du marché mondial des semences et 10% du marché mondial de l’agro-chimie... 
 la banque invoque la sécurité alimentaire et de meilleures pratiques environnementales pour soutenir Monsanto. Les organisations rappellent que la production d’énormes volumes de nourriture à haut coût ne garantiront jamais la sécurité alimentaire et que les monocultures peuvent partager des mêmes traits (prétendument) bénéfiques mais qu’elles partagent aussi les mêmes faiblesses. 
 la banque s’attend peut-être à ce que Monsanto change ses pratiques afin de répondre aux critères exigés ? les organisations affirment que NON ! Monsanto n’a jamais changé sa politique et a toujours nié ses conséquences. Il est donc plus que douteux que l’assurance donnée sur l’absence d’OGM dans les contrats soit valide. La BERD n’a de toute façon aucun moyen d’aller vérifier...
Pour finir, un article du 14 septembre 2012, signé de plusieurs organisations et publié sur GRAIN , montre que cette attitude de la BERD vis à vis de Monsanto et consort participe d’un mouvement plus large. Selon l’article, le Directeur Général de la FAO et le Président de la BERD auraient co-signé un papier dans le Wall Steet Journal le 6 septembre 2012, dans lequel ils appelaient les gouvernements et les organisations sociales à "adopter le secteur privé comme le moteur principal de la production mondiale de nourriture".
Les organisations mentionnent aussi que "Quand ils se réfèrent à l’Europe de l’Est et à l’Afrique du Nord, les dirigeants de ces deux agences internationales influents font un appel clair à l’augmentation de l’investissement dans le secteur privé et l’accaparement des terres dans le monde. Ils disent que le secteur privé est efficace et dynamique et incitent les entreprises à "doubler les investissements sur la terre elle-même".
Source : S. Escazaux, 20 novembre 2012, Soutien aux Faucheurs de Bretagne
Lire à propos de la garantie de Monsanto sur la page BERD : http://www.ebrd.com/pages/project/psd/2012/43925.shtml
Lire plus d’arguments contre cette facilité de partage des risques et le profil de Monsanto : http://bankwatch.org/news-media/blog/european-public-development-money-monsanto-whatever-next

Eh, oui, leur Europe, dont les socialistes français peuvent être fiers, préfère financer une pieuvre comme Mosanto qui conduit des milliers d'agriculteurs de l'Inde à se suicider, qui tuent à petit feu les indiens d'Amérique Latine et j'en passe et des meilleurs, en passant par la ruine d'agriculteurs américains qui refusent ses diktats, donc cette Europe là, préfère donner notre argent à ces gens-là et diminue l'aide alimentaire aux plus précaires.
Bravo, car, cela se fait dans le silence assourdissant du gouvernement socialistes français qui, lui, continue à financer les banques qui en retour lui prêtent notre "fric" avec intérêt.
Elle est belle l'économie !
En tout cas, l'esprit d'une économie dévoyée qui a permis que les industries considèrent la planète et les citoyens qui y habitent comme une caverne d'Ali Baba où tous leur est permis sous les prétextes de la croissance, de l'emploi et du PROFIT.
Les exemples américain qui se passent encore dans une moindre mesure en France démontrent qu'au nom de cette croissance et de ce profit l'état a baissé les bras au sujet de la protection de ses propres citoyens.
L'intérêt des entreprises est supérieur à celui des citoyens. Au point que la santé de ces mêmes citoyens est devenue une niche de "PROFITS".
Au point, qu'en ce qui concerne l'industrie pharmaceutique américaine, en utilisant les intérêts corporatistes comme une armée à sa dévolution, elle puisse inventer de nouvelles maladies pour rentabiliser des médicaments existants, mais, pourvus d'une autre dénomination ou des nouveaux d'ailleurs.
Son rêve, "transformer chaque citoyen américain en client".
Donc, pour cela, il lui faut d'abord le persuader qu'il est malade. Même, si, cela n'est pas vrai.
Et, c'est comme cela que l'on rend les gens obèses, malades mentaux ou comme pour les femmes atteintes d'un cancer du sein.
Ce qui a pour signification qu'il ne faille faire confiance, ni à un médecin généraliste, ni à un psychiatre, ni, à un spécialiste chirurgien ou autre, tout simplement parce qu'ils voient en vous une source de revenu et non plus un malade à soigner.
C'est ce que fait la finance, l'industrie chimique et pétro-chimique dont l'industrie pharmaceutique, l'agro-industrie, l'agro-alimentaire et j'en doute, j'en oublie,
Evidemment, tous les élus politiques sont liés à ces industries, liés d'une façon, je dirais "corruptive" puisqu'en sachant que ces industries proposent des produits qui sont nuisibles à la santé, ils, en France, par exemple, les font rembourser par la sécurité sociale au point de mettre l'équilibre financier en danger.
Les avantages qu'ils en retirent devraient dès le départ les alerter. Mais, ils font ceux qui ne veulent pas savoir ou qui ne savent rien.
Mais, ils mentent.
Et, je m'arrêterais là pour aujourd'hui. Je voulais juste vous donner quelques éléments qui expliquent pourquoi tous ces gens là nous prennent pour des "CONS !"
A bientôt.
René.

vendredi 23 novembre 2012

Salut aux militants de Notre dame des Landes. Courage, le terrain perdu peut toujours être réoccupé et les barrages redressés un peu plus loin.

Vous vous souvenez-vous mes chers cinq lecteurs, je vous avais parlé de ces méthodes "scandaleuses" de l'industrie pharmaceutique et des psychiatriques américains qui poussent le bouchon au point de faire passer des questionnaires dans les écoles de manière à repérer les sujets susceptibles d'être malades mentaux afin de pouvoir les traiter avec des petites pilules dans l'espoir d'en faire des "clients" à vie.
Eh,   bien, ce n'est pas la seule voie qu'en trouver l'industrie pharmaceutique. Cette fois-ci, c'est avec les médecins et chirurgiens qu'elle s'est permis de sévir, évidemment, toujours au détriment de la santé des citoyens américains.
Et, comme en France, ils ont tendance à faire dans le mimétisme. Nous devrions examiner les pratiques des psychiatres et des médecins de plus près.

(source : les Moutons Enragés)

Plus d’un million d’Américaines traitées inutilement d’un cancer du sein

Non mais c’est la folie!!! Combien de millions de gagnés par les laboratoires pharmaceutiques et le corps médical au détriment de la santé des personnes soignées? L’arnaque est totale et abominable, surtout lorsqu’on connait l’impact des traitements chimiothérapiques sur l’organisme, affaiblissant plus l’organisme que l’aidant à guérir.

Les mammographies de routine ont conduit plus d’un million de femmes aux Etats-Unis a être traitées inutilement contre un cancer du sein depuis 30 ans, alors que les tumeurs n’auraient pas atteint de stade avancé, selon une nouvelle étude américaine.


Ces résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine (NEJM) du 22 novembre, jettent un nouveau doute sur l’efficacité de cet examen encouragé mais déjà objet de controverses. « Nous avons conclu que les mammographies ont détecté des tumeurs qui ne se seraient jamais développées pour provoquer des symptômes cliniques chez 1,3 million de femmes lors des trente dernières années », concluent les auteurs de l’étude, Gilbert Welch de la faculté de médecine Dartmouth et Archie Bleyer de l’Université des sciences d’Oregon (nord-ouest).
Les traitements subis par les femmes sont souvent des interventions médicales lourdes –chirurgie, traitement radiologique, thérapie hormonale et chimiothérapie– qu’il est préférable d’éviter si ce n’est pas indipensable, soulignent-ils.
Les chercheurs ont analysé des données épidémiologiques pour déterminer la fréquence des tumeurs du sein découvertes précocement, et les cancers diagnostiqués à un stade avancé chez des femmes de 40 ans et au-delà entre 1976 et 2008.
Depuis le recours systématique à la mammographie aux Etats-Unis, le nombre de détections de cancers précoces du sein a doublé, mais le taux de femmes diagnostiquées d’un cancer avancé a baissé de seulement 8%.
Selon les chercheurs, les mammographies n’ont donc pas permis de détecter efficacement les cancers avancés, mais ont parallèlement conduit à des diagnostics excessifs — 31% en 2008, soit 70.000 femmes.
Ils concluent également que la forte baisse de la mortalité résultant du cancer du sein s’explique surtout par l’amélioration des traitements plutôt que par la détection précoce des tumeurs avec les mammographies.
Source: 7sur7.be


Et, c'est ce type de société qu'aurait voulu nous imposer sarkozy dans son délire américaniste primaire.
Bon, mais, parlons d'autre chose.
Par exemple de la difficulté à venir pour les agriculteurs pauvres à avoir l'accès à l'eau. L'exemple du Nil qui devient petit à petit source de conflit majeur et dont l'accès à l'eau, en Ethiopie ou au Nil ne devrait être réservé qu'à de grandes exploitations souvent étrangères.
Donc, le petit paysan ne bénéficiera pas des systèmes d'irrigation mis en place.

(source : Irin News)

EAU: Assez d’eau dans le Nil pour partager, mais pas assez pour gaspiller

Le barrage éthiopien Grand Ethiopian Renaissance inquiète l’Égypte
ADDIS ABEBA, 20 novembre 2012 (IRIN) - Alors que le projet de construction d’un gigantesque barrage en Éthiopie continue de susciter des inquiétudes en Égypte, qui se situe en aval du bassin du Nil, une nouvelle étude suggère que le débit du Nil est suffisant pour alimenter les dix pays qu’il traverse et que la pauvreté pourrait nettement y reculer si les petits agriculteurs avaient un meilleur accès au fleuve.

« Nous dirions qu’il y a physiquement assez d’eau dans le Nil pour tous les pays riverains », a dit Simon Langan, directeur du Bureau Afrique de l’Est et Bassin du Nil de l’Institut international de gestion des ressources en eau (International Water Management Institute, IWMI), lors du lancement à Addis Abeba de The Nile River Basin : Water, Agriculture, Governance and Livelihoods (Bassin du Nil : eau, agriculture, gouvernance et moyens de subsistance), publié par le Programme sur les défis en matière d’eau et d’alimentation du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI).

« Ce que nous devons réellement faire, c’est nous assurer que cette eau est accessible [...] Le taux de pauvreté est d’environ 17 pour cent en Égypte, mais il atteint près de 50 pour cent dans cinq des pays riverains plus en amont. L’accès à l’eau est donc très important », a ajouté M. Langan.

Selon un avis aux médias informant de la sortie du livre, le Nil a un débit « suffisant pour alimenter les barrages et irriguer les terres agricoles arides des dix pays riverains, mais les décideurs risquent de déposséder les pauvres de leur accès à l’eau s’ils n’adoptent pas des mesures de gestion de l’eau qui ne laissent personne de côté. »

Selon Seleshi Bekele, coéditeur du livre et spécialiste des ressources en eau et du climat à la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, si de meilleurs semences et outils sont essentiels pour améliorer la productivité agricole, l’eau est encore plus importante.

« Plus vous avez accès à l’eau, moins il y a de pauvreté [...] Cela est non seulement vrai lorsque l’on compare l’Égypte et les pays en amont, mais également en Éthiopie, où l’on compte 22 pour cent moins de pauvres dans les communautés qui ont accès à l’eau », a-t-il dit.

L’accès « signifie que les filles peuvent aller à l’école, au lieu d’aller chercher de l’eau à des heures de marche », a-t-il ajouté.

Les petits agriculteurs du bassin du Nil, qui dépendent de l’eau de pluie pour irriguer leurs champs, profiteraient également de mesures leur donnant un plus grand accès à l’eau.

Le livre appelle les investisseurs à adopter des mesures de gestion de l’eau à usage agricole, notamment en matière d’irrigation et de collecte de l’eau de pluie, afin que les zones les plus arides de la région puissent produire suffisamment de nourriture.

Selon M. Bekele, les mesures de gestion de l’eau à usage agricole, qui sont considérées comme essentielles à la croissance économique, à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté, doivent être mieux intégrées dans les politiques agricoles de la région.

« Il est tentant pour ces gouvernements de privilégier des programmes d’irrigation à grande échelle, comme ceux qui existent au Soudan et en Égypte. Pourtant, il faut également accorder une plus grande attention aux techniques de gestion de l’eau de moindre envergure, à l’échelle des exploitations, qui utilisent l’eau de pluie et des réserves comme les aquifères, » a-t-il ajouté.


Photo: Marwa Morgan
L’accès à l’eau est essentiel pour la productivité agricole (photo d’archives)
Selon M. Langan, de l’IWMI, « Il y a assez [d’eau] pour combler les besoins actuels, c’est-à-dire pour irriguer 5,6 millions d’hectares. Le projet est d’étendre cela à 10 ou 11 millions d’hectares [...] On peut se demander s’il y aura suffisamment d’eau pour cela si nous continuons à utiliser l’eau de la même manière, selon les techniques de gestion actuelles. »

Appel à plus de coopération

Les experts ont également lancé un appel à plus de coopération entre les gouvernements des pays riverains.

L’Égypte et le Soudan n’ont toujours pas adhéré à l’Accord-cadre de coopération (Cooperative Framework Agreement, CFA) pour le bassin du Nil signé en 2010, après des années de négociations stériles avec Le Caire, par six autres pays riverains, afin de revoir les conditions des traités coloniaux qui attribuaient à l’Égypte et au Soudan le contrôle de la majeure partie des eaux du fleuve. Les six États rejettent tout particulièrement le droit de véto accordé à l’Égypte concernant les projets proposés en amont du Nil.

« Le CFA prévoit clairement qu’aucun État ne peut exercer d’hégémonie sur les eaux du Nil et leur utilisation ni revendiquer de droits exclusifs », a écrit Seifulaziz Milas, auteur et spécialiste du Nil, dans un article publié récemment sur le site Internet African Arguments.

« L’entrée en vigueur du CFA en mai 2010 a été un choc pour Le Caire, qui pensait pouvoir y faire obstacle. Le choc a été d’autant plus grand que, la même semaine, le premier ministre éthiopien [de l’époque] inaugurait le projet Tana-Beles, sur le fleuve Beles, un affluent du Nil bleu, » a-t-il dit.

Inquiétudes concernant le nouveau barrage éthiopien

Plus récemment, l’Égypte a fait part de ses inquiétudes concernant le barrage éthiopien Grand Ethiopian Renaissance, dont la construction devrait s’achever en 2015. Selon Le Caire, ce barrage réduirait le débit du fleuve en Égypte, dont 95 pour cent des eaux proviennent du Nil. Selon Addis Abeba, le débit annuel de 55,5 milliards de mètres cubes du Nil en Égypte ne sera pas affecté. Un comité d’experts internationaux devrait rendre ses conclusions sur l’impact du barrage en mai 2013.

« Aujourd’hui, comme par le passé, l’utilisation du Nil reste remarquablement inéquitable », a dit récemment le ministère des Affaires étrangères éthiopien dans un communiqué.

« L’Éthiopie, qui contribue à 85 pour cent au débit du fleuve, ne l’utilise pas. L’Égypte, qui ne contribue en rien, continue d’argumenter en faveur du maintien de son statut de principal bénéficiaire. L’Égypte se base toujours sur des traités coloniaux obsolètes que l’Éthiopie n’a ni signés ni soutenus pour justifier cette attribution d’utilisation déséquilibrée. Il n’est donc pas surprenant que, dans un esprit d’équité et en vertu des lois qui défendent ces principes, les gouvernements éthiopiens successifs aient refusé d’accepter la position égyptienne », a ajouté le ministère.

Selon M. Bekele, malgré les débats enflammés, il est possible d’éviter un conflit majeur à propos du Nil.

« Je ne pense pas qu’il y ait une raison de faire la guerre [...] Il est possible de gérer l’eau et de renforcer la coopération et l’intégration régionale, grâce au commerce de l’énergie et à la productivité agricole, par exemple », a-t-il dit.

kt/am/cb –ld/amz

Et, cela sera tout pour aujourd'hui.
Merci pour moi.
René.

jeudi 22 novembre 2012

Salut aux compagnons du coquelicot qui souhaitent la disparition de l'espèce humaine. Auraient-ils finalement raison ?

Mon dieu, les éleveurs français qui nous font avaler de la viande bourrée aux hormones et aux antibiotiques, sans compter le reste, bref, les empoisonneurs avec les autres agriculteurs connaissent des problèmes. Enfin, UN, l'augmentation du coût du soja.
Du coup, les prix de la viande va augmenter, blanche ou rouge, au niveau national et à l'exportation. Et, l'augmentation  répercutée sur le consommateur va être "très", "très" importante.
Alors, que fera la France ?
Alors, que fera l'Europe ?
Sans compter qu'il risque d'y avoir des faillites.
Bon, je vous dirais, ces gens-là ne me font pas pleurer, vu que volontairement, ils continuent à nous empoisonner et à utiliser plus d'intrants chimiques et de vaccins bidons et autres saloperies sur le bétail et autres ovins et poulets.
Qu'est-ce que je me dis, simple, "Qu'ils crèvent tous avant qu'ils ne me fassent crever, moi et mes enfants.
Et, pendant ce temps, que fait le gouvernement ?
RIEN !
Mais, passons, parce que si les conditions météo continuent de se détériorer aux States, la situation va se prolonger, de façon à en laisser un paquet de ces éleveurs sur le carreau.

(source : Basta !)

Agriculture

Le prix du soja flambe, les éleveurs s’affolent

Par Nolwenn Weiler (13 novembre 2012)


Panique à bord chez les agriculteurs ayant recours au soja importé pour nourrir leurs animaux : le prix de la tonne a doublé ces derniers mois, et oscille aujourd’hui entre 450 et 500 euros ! Or, l’Europe importe près de 40 millions de tonnes de soja chaque année. Et la France caracole en tête du peloton, avec plus de 4 millions de tonnes de tourteaux de soja consommées, dont les deux tiers sont OGM ! C’est qu’il en faut des protéines pour gaver des poulets prêts à consommer en 45 jours, des vaches qui produisent 8 000 litres de lait ou des poules qui pondent plus de 200 œufs par an !
Arrivé en Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans les valises du plan Marshall, le soja américain représente 80% de l’apport protéique de l’alimentation animale européenne et française. Dénoncée depuis longtemps par les tenants d’une agriculture durable, cette dépendance au soja importé semble aujourd’hui inquiéter jusqu’aux champions de la spéculation sur les matières premières, comme Sofiprotéol. « Notre dépendance dans ce domaine sera un sujet majeur des décennies à venir », a ainsi affirmé Michel Boucly, directeur général adjoint de Sofiprotéol, cité par L’Expansion."

En tout cas, je ne leur souhaite pas bonne chance. Sauf, aux petits éleveurs qui respectent l'environnement off course. Sauf que cela va être dur de retrouver les cultures traditionnelles pour repartir d'un autre pied, vu que Mosanto et compagnie s'en occupent.

(source : Basta !, Alimentation)

Mexique : le berceau du maïs bientôt recouvert d’OGM ?

Par Sophie Chapelle (20 novembre 2012)


Des tortillas à base de maïs OGM, c’est ce que tentent d’obtenir les multinationales Monsanto et Pioneer au Mexique. Elles ont demandé au gouvernement l’autorisation de semer 2,4 millions d’hectares de maïs transgénique à l’Ouest et au Nord du Mexique. Soit une surface aussi grande que le Luxembourg ! Alors que la période de consultation publique s’achève, des scientifiques indépendants (de l’Union mexicaine des scientifiques engagés avec la société) [1] dénonce le manque de transparence du processus. Les résultats des plantations « pilotes » n’auraient pas été rendus publics. « C’est grave, le Mexique n’est pas seulement le berceau du maïs, mais aussi l’un des centres d’origine et de diversification à partir desquels le monde tire la diversité génétique nécessaire pour maintenir sa production face aux nouveaux fléaux et défis climatiques. » 

Pourtant, des structures se créent localement un peu partout dans le monde.

(source : idem)

Souveraineté alimentaire

Des maisons de semences paysannes pour se libérer de l’agrobusiness

Par Sophie Chapelle (7 novembre 2012)
C’est un mouvement mondial : du Brésil à la Grèce, en passant par le Périgord, des maisons et des banques coopératives de semences se multiplient. L’objectif : libérer les agriculteurs des droits de propriété imposés par l’industrie semencière, ne dépendre ni des OGM ni des pesticides, et cultiver la biodiversité. Plus de 300 paysans de quinze pays sont venus témoigner en France de leurs expériences collectives en faveur de la souveraineté alimentaire.


« Il faut nous organiser pour récupérer toutes les semences qui sont dans les banques de gènes et remettre ce trésor entre des mains sures, celles des paysans ». Au milieu d’une centaine de variétés de maïs, en plein cœur de la Dordogne, Bertrand Lassaigne raconte l’histoire de la première maison de semences paysannes en France. Installé depuis 20 ans près de Périgueux, Bertrand cultive principalement des céréales et des protéagineux – maïs, céréales à paille, soja, lentilles... Peu à peu, il développe son autonomie en semences et parvient en moins de dix ans à autoproduire la quasi-totalité de ses cultures, sauf en maïs où il continue chaque année d’acheter de la semence non reproductible qualifiée d’hybrides.
En 1999, une rumeur circule parmi les producteurs de maïs : des semences polluées par des OGM auraient été vendues. Bertrand Lassaigne, un des rares agriculteurs à produire du maïs bio, pressent la nécessité de trouver une alternative aux semences industrielles proposées par les semenciers. C’est le début d’un long chemin pour se réapproprier des savoirs-faire perdus. Pour éviter les OGM, il part chercher des semences au Guatemala. Et ramène onze variétés de maïs qu’il sème à son retour. Mais le résultat est décevant : les variétés collectées ne sont pas du tout adaptées au climat.
S’affranchir de l’industrie semencière
Le début du projet est laborieux. La difficulté de trouver de nouvelles variétés s’ajoute à un contexte réglementaire menaçant, qui ne permet ni la vente ni les échanges de semences [1]. Le travail de Bertrand se déroule dans une quasi-clandestinité ! Ce qui limite de facto la communication autour du projet. Mais le bouche-à-oreille fonctionne : plusieurs agriculteurs mettent à disposition « la variété de leurs aïeux ». Bertrand réalise lui-même les premiers croisements, donnant naissance à de nouvelles variétés. Au sein d’AgroBio Périgord, l’association de développement de l’agriculture biologique, Bertrand s’associe à d’autres agriculteurs et jardiniers pour créer la Maison des Semences Paysannes.
Onze ans plus tard, les résultats sont là. Leur maison de semences [2] compte plus d’une centaine de variétés de maïs adaptées aux conditions de l’agriculture biologique. Souvent plus riches en protéines, les variétés sélectionnées sont moins exigeantes en eau et plus résistantes aux maladies que les semences industrielles. Surtout, elles peuvent être replantées d’année en année, contrairement aux semences industrielles dont les droits de propriétés contraignent l’agriculteur à racheter ses semences l’année suivante."

Malheureusement, ces structures sont localisées et isolées. Donc repérable par Mosanto et l'armée de mercenaires, Black Water, qu'elle vient de s'offrir et les liquider un jour lointain ou proche.
Mais, non, je plaisante mes chers lecteurs et je vous dis à bientôt.
René.


mercredi 21 novembre 2012

Salut à tous les criminels environnementaux. Un jour, la balance penchera de notre côté et vous serez traduits en justice. Enfin, on peut l'espérer.

Et, pendant,mes chers cinq lecteurs que la planète financière continue de jouer au monopoly, la planète bleu pendant ce temps continue son inexorable évolution vers un monde hostile à l'espèce humaine.
Normal, me direz-vous, lorsque c'est l'espèce humaine qui l'amène à cette transformation qu'elle rend elle-même "inexorable".
Quant-au Pérou dont les glaciers disparaissent, il y aura incidence sur le Brésil qui se construit une économie énergétique à partir de l'Amazone.
Oui, mes chers lecteurs, quelle incidence sur le Brésil ?

(source : Futura-environnement)

Le Pérou, un des pays les plus menacés par le changement climatique

Par Jean Etienne, Futura-Sciences
La plus grande chaîne de montagnes tropicales glaciaires du monde, la Cordillère Blanche, dans les Andes péruviennes, est en train de virer au brun. En cause, la fonte accélérée des glaces séculaires qui la recouvraient, prémisse à de nombreux bouleversements.
Selon Lonnie Thompson, expert des principaux glaciers de l'Université d'État d'Ohio, la vitesse de fonte est le problème le plus important, car lorsque le processus s'accélère le glacier ne peut plus se reconstituer. Et cette géologue de réputation mondiale annonce qu'elle observe le même phénomène d'accélération partout dans le monde, depuis l'Himalaya jusqu'au Kilimandjaro.
Et de citer comme exemple Quelccaya dans le Sud du Pérou, la plus haute calotte glaciaire tropicale du monde, qui avait commencé à perdre ses glaces à raison de 6 mètres par an à partir de 1960, et qui se réduit actuellement de 60 mètres par année.
La situation est bien plus qu'alarmante, avertit la scientifique, car 70% des glaciers tropicaux sont situés au Pérou, et la masse glaciaire a diminué d'au moins 22% depuis 1970, selon une étude menée par l'Institut de Ressources Nationales du Pérou, INRENA, une agence gouvernementale. Dans toutes les Andes péruvienne, la roche affleure là où, jusqu'à récemment, il n'y avait que de la glace à perte de vue. Le glacier Broggi, particulièrement prisé des touristes qui venaient y visiter les cavernes naturelles aux couleurs féeriques, a disparu. Il en reste une flaque d'eau, sorte de petite lagune qui restera probablement éphémère.
Mais la disparition des glaciers entraîne un autre problème, tout aussi vital, qui est le manque d'approvisionnement en eau du pays. Car ceux-ci alimentent des rivières, qui s'écoulent dans les vallées et fournissent l'eau potable aux villes tentaculaires qui se développent à leurs pieds, ainsi qu'à de nombreux bidonvilles sur la côte péruvienne du Pacifique. Elles alimentent aussi l'agriculture et les centrales hydroélectriques, qui fournissent 70% de l'énergie électrique de la nation. L'épuisement de cette source pourrait rendre toute cette zone inhabitable d'ici moins de 50 ans, or elle concentre les 2/3 des habitants du Pérou."

 Donc, mes chers lecteurs, pour que vous compreniez bien comment le Pérou arrose l'Amazone, je vous propose cette carte. Ce qui signifie que dans 70 ans, le fameux barrage Belo Monto, l'un des plus grand barrage du monde, ne servira pas à grand chose à ce moment. Mais, avant il aura subi une fonte des neiges dévastatrices qui pourrait fort bien l'emporter.
Pourquoi ?
Parce que l'accélération de la fonte des neiges va s'accélérer au point de devenir catastrophique pour tout le bassin amazonien.





Carte du Pérou


Et, pour finir, je voudrais faire un parallèle entre la France et le Japon concernant la dissimulation faite concernant la qualité de l'eau qu'ils boivent.
En France, la quantité de pesticides utilisé par l'agriculture "chimique" a continué d'augmenter. De ce fait, l'eau s'en trouve évidemment encore plus polluée.

(source : ConsoGlobe)


Les pesticides dans le monde


 

Le marché mondial représente environ 40 milliards de dollars et à peu stable depuis les années 2000.


- Les Etats-Unis sont le premier consommateur mondiale de pesticides, suvient l’Inde, la France, 1er consommateur en Europe, puis l''Allemagne. Malgré les recommandations du Grenelle de l’environnement, la France est toujours championne de l’utilisation des produits phytosanitaires en Europe. On trouve des insecticides, herbicides, fongicides partout, y compris dans notre environnement.


D'où, cette information que j'avais relayé sur cette lettre concernant le changement des normes autorisées sur les traces de pesticides autorisées dans l'eau potable de notre beau pays, la France. Changement de normes réalisé par le gouvernement Fillon avant la chute électorale de son président.
Merci Fillon !

(source : notre-planete.info)


L'Etat autorise plus de pesticides dans l'eau du robinet

8085 lectures / 31 commentaires06 mars 2012 ; révision : 07 mars 2012, 10 h 22
eaurobinet© C. Magdelaine / notre-planete.info
Le Ministère de la Santé rend plus facile la distribution d'eau polluée par des pesticides au-delà de la limite de qualité !
Les ressources en eau (cours d'eau et nappes souterraines) sont très polluées en France, principalement à cause des nitrates(1) et des pesticides. Les pesticides les plus présents dans les eaux surveillées sont des herbicides, qu'ils soient de la famille des triazines (atrazine et ses métabolites), des urées substituées (diuron, isoproturon) ou autres comme le glyphosate et son dérivé l'AMPA.

Contexte réglementaire sur la qualité de l'eau

La Directive 98/83/CE est claire : au-delà de 0,10 μg/L (0,1 microgramme par litre) par substance pesticide individuelle ou de 0,50 μg/L (0,5 microgramme par litre) pour le total des pesticides quantifiés, la limite de qualité(2) réglementaire est dépassée. MAIS, car il y a un mais, cela ne signifie pas, qu'au-delà de ces valeurs, l'eau contaminée ne peut plus être distribuée.
Un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) daté du 7 juillet 1998 prévoyait, en interprétation de la Directive 98/83, que l'eau ne devait « pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s'y trouvait à une quantité supérieure à 20% d'une valeur appelée « valeurs sanitaires maximales », (V Max, définie par l'OMS), pendant plus d'un mois, ou si la teneur en pesticides dépassait ne serait qu'un jour cette V Max... toujours largement supérieure au 0,1 μg/L de la limité dite 'de qualité'.
Cette situation pouvait déjà paraître anormale puisqu'elle entérinait une situation dans laquelle on tolérait la distribution d'eau contenant des quantités de pesticides bien supérieures à la limite de qualité, au motif qu'elle ne présenterait pas de risque sanitaire au regard de la V Max.

Aujourd'hui, une instruction récente de la DG Santé augmente encore la tolérance !

Cette situation a encore empiré depuis la publication en catimini d'une instruction de la direction Générale de la Santé le 9 décembre 2010, publiée au BO en février 2011. Cette instruction prévoit en effet que dorénavant, pour que des restrictions de distribution d'eau contenant des pesticides soit mises en place, c'est 100% de la V Max du pesticide concerné qui devra être atteinte, quelle que soit la durée de l'exposition.
Motif de la direction Générale de la Santé : "Certaines études font état que les pesticides peuvent être à l'origine de cancers, d'effets neurotoxiques et d'effets sur la reproduction (baisse de la fertilité). Toutefois, aucune étude n'est aujourd'hui disponible sur les risques pouvant être liés à la consommation d'eau non conforme à des concentrations telles que celles observées en France. Il convient également de rappeler que la source principale de l'exposition aux pesticides par ingestion est l'alimentation."

Qu'est ce que cela change ?

Un exemple simple permet de comprendre. Pour l'atrazine, pesticide très fréquemment retrouvé dans les eaux en France, la V Max est de 2 μg/L.
Avant la note de 2010, dès que la valeur de 20% de la V Max était dépassée pendant plus d'un mois, soit 0,4 μg/L d'atrazine, une interdiction temporaire de consommation était prononcée.
Depuis la note de 2010, c'est 100% de la V Max, soit 2 μg/L d'Atrazine, qu'il faudra dorénavant dépasser pour voir l'eau interdite à la consommation, même si le dépassement dépasse 30 jours !
« Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l'eau 5 fois plus importantes qu'avant décembre 2010 ! » déclare François Veillerette, porte Parole de Générations Futures, association spécialisée dans la question des pesticides, qui s'insurge contre « une instruction du Ministère de la Santé passée inaperçue et visant à rendre plus commode la distribution d'eau polluée par des quantités de pesticides bien plus importantes qu'avant 2010. Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats Unis, on va maintenant tolérer jusqu'à 300 μg/L d'eau pendant plus d'un mois alors qu'auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/L pendant la même durée ! » s'indigne t'il.

Résultat : les statistiques s'améliorent, mais pas la réalité...

Autre conséquence logique de cette nouvelle mesure dénoncée par Générations Futures : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticide nécessitant une restriction d'utilisation de l'eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939 dans le bilan de la qualité des eaux 2010(3) !
« Cette amélioration en trompe l'oeil n'est due qu'à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l'eau et pas à une véritable amélioration de la situation » proteste François Veillerette qui voit là « la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre ! Les candidats à l'élection présidentielle doivent se positionner et promettre de revenir sur ce changement de système qui va conduire à une exposition grandissante du public à des pesticides dangereux » Conclut il.
Fin 2011, le WWF France annonçait, après une enquête approfondie de trois ans, que "les protocoles de mesure de la qualité de l'eau ont, à plusieurs reprises, été profondément édulcorés depuis une dizaine d'années. Ils sont entachés de nombreux biais qui conduisent à sous estimer très gravement l'ampleur de la pollution des rivières et des nappes phréatiques."
Rappelons qu'en 2007, 57% des points d'eaux souterraines (forages, puits, etc.) en France, contenaient des pesticides. Or, ces ouvrages captent une nappe profonde, bien protégée des pollutions superficielles(4).

Dépolluer l'eau en France coûterait jusqu'à 847 milliards d'euros !

La logique voudrait qu'un pays cherche continuellement à améliorer la qualité de ses milieux afin que les impacts des produits chimiques sur la santé et la biodiversité s'amenuisent. Force est de constater que c'est le contraire. En fait, depuis des décennies la qualité de l'eau en France ne s'améliore pas franchement, or la Directive européenne Cadre sur l'Eau, adoptée en 2000, fixe comme objectif de résultats d'atteindre le bon état écologique et chimique des eaux d'ici 2015 : un pari intenable pour la France.
En effet, le ministère de l'Ecologie chiffrait dans un rapport de septembre 2011 le coût des pollutions agricoles. Rien que pour les pesticides et les nitrates, le montant s'élève pour les ménages à un minimum compris entre 1 et 1,5 milliards d'euros par an. Pire, si l'on voulait décontaminer les eaux souterraines, il nous en coûterait entre 522 et 847 milliards d'euros(3) !
"Lorsqu'on sait que ce rapport ne prend en compte que les seules pollutions agricoles, qu'il n'a pas intégré les amendes que la France devra payer pour le non respect des directives européennes et qu'il a été fait à partir d'une évaluation de la qualité de l'eau qui est largement en deçà de la réalité, on ne peut qu'alerter nos concitoyens sur le fait que les pouvoirs publics ne pourront pas faire face à des coûts qui sont véritablement astronomiques." souligne une enquête du WWF d'octobre 2011. Les banques et le système financier doit être sauvé à tout prix, mais la qualité de l'environnement et donc la santé des citoyens peut attendre...
Dans bien des domaines(5), le gouvernement s'illustre par sa capacité à annoncer des résultats en progression, alors que la situation sur le terrain empire, simplement en manipulant l'outil statistique à son avantage...

Notes

  1. Ils sont naturellement présents dans l'environnement mais en faible quantité. La contamination des eaux par ces éléments résultent d'apports excessifs liés à l'activité humaine : engrais chimiques ou organiques, élevage intensif (déjections animales), assainissement défectueux (eaux usées pas ou mal traitées)...
  2. Sauf pour : aldrine, dieldrine,heptachlore et heptachloroépoxyde : ou la LQ = 0,03 μg/L
  3. bilan de la qualité des eaux 2010, DGS, congrès national santé environnement, 14-15 décembre 2011.
  4. Rapport sur l'état de l'environnement en France (service statistique du ministère du Développement durable).
  5. la sécurité des biens et des personnes est particulièrement illustratif de ce phénomène.

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

Et, quel est le rapport avec le Japon ?
Simple, rappelez-vous, mes chers lecteurs, le postscriptum d'hier.

(source : ACTUALITÉS FUKUSHIMA-INFORMATIONS)

Fukushima contamination de l’eau potable on change les normes …

Posted on 19 novembre 2012 | in ACTUALITÉS FUKUSHIMA-INFORMATIONS | by 
See on Scoop.it – FUKUSHIMA INFORMATIONS


Le 17 Mars 2011 le ministère de la Santé du Travail et des Affaires sociales avait sensiblement accru les niveaux de sécurité de l’eau potable. Le changement était intervenu quelques jours après les explosions à Fukushima Daiichi.
Cet état de fait est très préoccupant pas seulement parce qu’ ils ont relevé les niveaux, mais qu’ils l’ont fait sans aucun préavis réel du public . Les niveau précédents étaient de 10 Bq / litre pour les deux césium et l’iode. Les nouveaux niveaux sont de 200 Bq / litre pour le césium et le BQ 300 / litre pour l’iode !!
En revanche ici sont les niveaux de l’OMS, l’Allemagne et les Etats-Unis:
OMS = 1Bq/liter
Allemagne = 0,5 Bq / litre
USA = 0,111 Bq / litre

Et, voilà, l'histoire est dite. ILS NOUS PRENNENT POUR DES CONS !
A bientôt.
René.