dimanche 1 mars 2020

(En France, tout part en couille grâce notre président, petit télégraphiste de la finance américaine et de la city. note de rené)


Des accidents nucléaires partout



France : Flamanville : Délabrement des équipements du site nucléaire - Situation "très préoccupante"

  Nouvelle déclaration de l’exploitant site nucléaire normand : après les moteurs diesels, les stations de pompage, les composants du système contrôle-commande, au tour de la turbine à combustion. EDF l’a tellement laissée se dégrader qu’il faut remplacer tout le moteur de cet équipement censé alimenter en électricité certains systèmes pour éviter un sur-accident nucléaire en cas de coupure électrique.

Le site nucléaire de Flamanville est placé sous surveillance renforcée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) depuis septembre 2019. Selon l’Autorité de contrôle, les raisons ne manquent pas : déficiences dans la maîtrise des gestes techniques associés à certaines activités d’exploitation, nombre élevé d’événements significatifs liés à des défauts de maintenance et des défauts de surveillance des prestataires, mauvaise maîtrise de certaines opérations de maintenance, qualité insuffisante des documents transmis à l’ASN dans le cadre de la visite décennale du réacteur 1... Et depuis que le site nucléaire est passé à la loupe, les déclarations et révélations s’enchaînent. Ventilation en zone nucléaire mal montée depuis 1985corrosion très avancée des diesels de secours qui servent à fournir de l’électricité au réacteur nucléaire en cas de coupure électrique et rouille dévorant les équipements de stations de pompage qui permettent d’apporter l’eau pour refroidir les 2 réacteurs, fuites au niveau du toittraces de bore révélatrices de fuites sur des systèmes importants pour la sûretémultiples pannes sur des composants du système contrôle-commande laissé sans entretien malgré des alarmes récurrentes durant des mois... La nouvelle déclaration d’EDF concernant l’état de délabrement avancé d’un équipement de secours par manque d’entretien et de surveillance n’a donc rien de surprenant. Elle s’inscrit dans une suite logique, généralisée à tout le site nucléaire, et laisse voir une situation très préoccupante (dixit l’IRSN en décembre 2019). L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire souligne la nécessité que l’exploitant prenne le temps de réaliser des diagnostics poussés de l’état des installations, ainsi que de son organisation qui s’est avérée déficiente de manière récurrente au cours des dix dernières années. Une situation qui a donc été générée par le laxisme d’EDF qui devrait malgré tout se voir confier la responsabilité d’un réacteur supplémentaire, l’EPR de Flamanville, si celui-ci est un jour autorisé à démarrer.
Ce que dit EDF :
Déclaration d’un événement sûreté au niveau 1 (échelle INES) concernant un dépassement de délai de maintenance de la turbine à combustion
Publié le 24/02/2020
Le 2 février 2020, lors d’un contrôle il est constaté le dépassement d’une échéance de réalisation de la maintenance annuelle de la turbine à combustion [1]. Dès l’identification de cet écart, les équipes ont procédé aux analyses des documents techniques et ont programmé les opérations de maintenance. Le 13 février 2020, un contrôle endoscopique de la chambre à combustion de la turbine à combustion a révélé la présence de microfissures. Après analyse, il a été décidé de remplacer le moteur de la turbine à combustion. Cette opération est en cours de programmation.
Cet écart, a été déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 1 de l’échelle INES, échelle internationale de classement des événements nucléaires qui en compte 7.


[1] La turbine à combustion est l’un des moyens qui permet, en cas de perte des sources électriques internes et externes de la centrale, l’alimentation électrique des systèmes de secours des réacteurs 1 et 2. Chaque réacteur du Parc nucléaire est équipé par conception de 4 sources électriques différenciées et redondantes pour assurer en toutes circonstances, les besoins d’alimentation électrique.


 La surveillance des installations nucléaires au quotidien ? C’est grâce à vos dons que nous pouvons la mener ! 
Pour surveiller au jour le jour les incidents dans les installations nucléaires, les décrypter et dénoncer les risques permanents qui sont trop souvent minimisés - voire cachés par les exploitants, nous mobilisons tout au long de l’année des moyens humains et techniques. 
Pour continuer ce travail de lanceur d’alerte et donner, au plus proche de leur survenue, des informations sur les inquiétants dysfonctionnements d’un parc nucléaire vieillissant, nous avons besoin de votre soutien financier !



(Il faut que la France se prépare à obliger les entreprises à verser les salaires pendant que les travailleurs restent chez eux. C'est ce que le gouvernement chinois a fait pendant 1 mois, même si, désormais, il exige le retour au travail. Parce que quand même, faut pas déconner ! note de rené)


Le nombre de cas confirmés de coronavirus en Italie a dépassé le millier
source : Sputnik
SANTÉ
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Le COVID-19 en Europe (48)
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Les cas confirmés de contamination au coronavirus SRAS-CoV-2 ont dépassé le millier en Italie, tandis que les morts sont au nombre de 29, selon un dernier bilan officiel.
Le nombre de cas confirmés de coronavirus en Italie a dépassé le millier, a déclaré ce samedi 29 février Angelo Borrelli, le chef de la Protection civile.
Selon les derniers chiffres, l’Italie recense 1.049 cas de contamination et 29 morts. L'Italie reste ainsi le pays d'Europe le plus affecté.
En France, le nombre d'infections au coronavirus a atteint 73 après l’enregistrement de 16 nouveaux cas, a annoncé ce samedi 29 février le ministre de la Santé, Olivier Véran. Cela étant, le gouvernement a annoncé l'annulation de tous les «rassemblements de plus de 5.000 personnes» en milieu fermé et de certains évènements en extérieur.
Entretemps, trois membres du personnel soignant de l'hôpital Tenon de Paris ont été testés positifs au coronavirus. Ils auraient été contaminés par un patient, mais leur état n'inspire pas d'inquiétude, a indiqué l’AP-HP.

Un niveau de menace «très élevé»

Le 28 février, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a porté à «très élevé» le niveau de la menace liée au nouveau coronavirus dans le monde.
En Chine, point de départ de l'épidémie, le virus a tué 2.791 personnes, tandis que 67 en sont décédées dans le reste du monde, a fait savoir l’OMS. Pourtant, elle n’estime pas qu'il s'agisse d'une pandémie.
(Ah, là, là, cette économie de marché, tant vantée, les entreprises qui fabriquent les masques les envoient dans les pays où le prix est le meilleur. note de rené)

Coronavirus: à Nice, les masques d'un hôpital ont tous été volés (France)

Alors qu'un cas de coronavirus a été détecté à Nice, la panique gagne du terrain. Tous les masques d'un hôpital ont été volés par des visiteurs mais aussi par le personnel.

AFP
Hôpital Pasteur de Nice
CORONAVIRUS - “Il n’y a plus aucun masque au bloc opératoire”. La colère est là et il y a de quoi. Dans Nice-Matin, le professeur Charles Hugo-Marquette, chef de service en pneumologue au CHU de Nice révèle que face au coronavirus la panique a gagné les couloirs de l’hôpital, où les stocks de protection sont victimes d’une razzia.
“Le comportement des gens devient irrationnel, aberrant! Il n’y a plus aucun masque au bloc opératoire de l’hôpital Pasteur 1, ils ont tous été volés!”, déplore-t-il. Et cela n’est pas sans conséquence pour certains patients dont le système immunitaire est particulièrement exposé. ”[Certains visiteurs du service] font main basse sur les masques rangés dans les penderies situées devant les chambres d’isolement de patients affectés par des bactéries multirésistantes et donc extrêmement vulnérables”″, déplore-t-il également dans le quotidien.
Et gage que la panique touche bel et bien le personnel de l’hôpital, le professeur Charles Hugo-Marquette précise: “Dans notre service, sont hospitalisées des personnes touchées par la grippe, par définition très contagieuses, et du personnel rentre dans les chambres sans porter de protection! Alors que dans le même temps, il est terrorisé par le coronavirus...”
Selon France 3, le matériel restant à disposition a été mis sous clef.
Une situation d’autant plus alarmante que le maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé ce vendredi 28 février la présence d’un cas avéré de coronavirus dans les Alpes-Maritimes. Il s’agit d’une jeune Cannoise qui revient de Milan et qui a été hospitalisée à l’hôpital L’Archet de Nice. L’établissement dispose d’une unité d’accueil spécialement dédiée d’une dizaine de chambres.
À voir également sur Le HuffPost: Contre le coronavirus, les masques en papier sont-ils vraiment efficaces?
(Ah, les articles contre le traitement du coronavirus à la chloroquine commencent à émerger. Ca serait con que les malades n'attendent pas le vaccin qui doit rapporter un max de pognon. Attendons les conclusions des chinois qui sont en première ligne et qui ont déjà commencé le traitement ce qui expliquerait la diminution du nombre de morts. Cependant, il faut en tenir compte pour le protocole de soin à la chloroquine. Après tout, c'est un avertissement très utile. note de rené)



Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 29, N° 6  - juin 2006
pp. 642-650
Doi : JFO-06-2006-29-6-0181-5512-101019-200601487
source : EM/consulte


Intoxication rétinienne sévère aux anti-paludéens de synthèse



I. Ingster-Moati [1 et 2], E. Bui Quoc [2], M. Crochet [3], C. Orssaud [2], J.-L. Dufier [2], O. Roche [2]
[1] Hôpital Lariboisière, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Paris, France.
[2] Hôpital Necker-Enfants Malades, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Paris, France.
[3] Cabinet d’Ophtalmologie, Creil, France.

Tirés à part : I. Ingster-Moati,
[4] Explorations Fonctionnelles Neuro-Visuelles, Service de Biophysique, Hôpital Lariboisière, 2, rue Ambroise Paré, 75010 Paris, France. isabelle.ingster-moati@lrb.ap-hop-paris.fr
Ce texte a fait l’objet d’une communication affichée lors du congrès de la SFO 2005 avec présentation orale. Il n’y a aucun lien financier pouvant faire l’objet d’un conflit d’intérêt.




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Intoxication rétinienne sévère aux anti-paludéens de synthèse
Introduction : L’intoxication rétinienne aux anti-paludéens de synthèse (APS) est connue depuis les années cinquante. Malgré tous les efforts d’information, cette intoxication irréversible, sévère, cécitante reste une réalité en France en 2005, ce qui soulève plusieurs questions : celle de l’information des patients comme des médecins, celle des moyens de surveillance ophtalmologique afin d’assurer une prévention efficace et celle de l’aspect médico-légal. Nous présentons quatre cas d’intoxication rétinienne sévère aux APS afin de tenter de comprendre les raisons qui ont conduit à ces situations.
Observations : Le premier cas, un homme né en 1956, était traité pour lupus depuis 1987 par chloroquine à une dose variant de 3 à 6 mg/kg/j. En 1992, son premier bilan ophtalmologique ainsi que son ERG global étaient normaux. En 1997, l’examen de son fond d’œil révéla des altérations maculaires. Le traitement fut néanmoins poursuivi avec des bilans successifs considérés « normaux ». En 2002, le bilan électrophysiologique et le champ visuel central étant altérés, l’arrêt du traitement fut imposé. En 2005, la maculopathie a été objectivée par les altérations du champ visuel (scotome annulaire), de l’ERG ISCEV, de l’EOG, de la vision des couleurs, de l’ERG multifocal. Le deuxième cas est une femme née en 1956, traitée pour polyarthrite rhumatoïde depuis 1993 par chloroquine à la dose de 5 mg/kg/j En 1999, 2000 et 2001, les ERG globaux avaient été considérés comme « normaux ». Une maculopathie apparut en 2003. Le traitement fut néanmoins poursuivi. En janvier 2004, le champ visuel central montra un scotome annulaire caractéristique, mais le traitement ne fut arrêté qu’en juillet 2004. Le troisième cas, une femme née en 1931, était traité depuis 1975 par chloroquine à la dose de 1,7 mg/kg/j, pour prévention du paludisme. Aucun suivi n’a été réalisé entre 1983 et 2000. En 2001, il était noté une baisse d’acuité visuelle gauche à 1/20e L’examen clinique révéla une maculopathie en œil-de-bœuf bilatérale, objectivée par de nettes diminutions des amplitudes de réponses de l’ERG global et de l’ERG multifocal. Le quatrième cas est une femme née en 1944, traitée depuis 1982 par hydroxychloroquine à la dose de 6,9 mg/kg/j pour lupus. En 2000 et 2002 les ERG avaient été qualifiés de normaux. En 2004, l’ERG photopique, l’EOG, la vision des couleurs, et l’examen du champ visuel montrèrent des anomalies qui motivèrent l’arrêt du traitement.
Discussion : À l’analyse de ces quatre cas, on peut retrouver plusieurs causes à ces intoxications aux APS. Le traitement a été poursuivi après la découverte de la maculopathie aux APS dans les cas 1 et 2. Dans le cas 3, il n’y a eu aucune surveillance préventive entre 1983 et 2001. Enfin, dans le cas 4, la dose cumulée était très importante et la surveillance n’a pas été renforcée. De plus, il existait un surdosage journalier dans les cas 1, 2 et 4. Malgré un suivi ophtalmologique, le diagnostic d’intoxication rétinienne est parfois difficile.
Conclusion : Les traitements par APS exigent toujours une attention rigoureuse pour éviter une pathologie iatrogène cécitante et irréversible. Une surveillance attentive doit, grâce à des examens appropriés, permettre d’adapter la posologie ou de préconiser le cas échéant l’arrêt du traitement par APS, à un stade « pré-clinique », c’est-à-dire lorsque l’intoxication débutante est encore réversible.


Abstract

Severe chloroquine- and hydroxychloroquine-induced retinopathy
Introduction: Antimalarial drug-induced retinopathy was first described in the 1950s. Irreversible retinal damage still occurs 50 years later, despite knowledge of the phenomenon. This raises several questions: How aware are physicians of this problem and do they inform their patients? What efficient prevention strategies should be advocated and what are the legal aspects? We present four cases of severe chloroquine- and hydroxychloroquine-induced retinopathy to try to understand what led to these situations.
Case reports: The fist case, a male patient born in 1956, had chloroquine therapy for lupus initiated in 1987, at a dose ranging from 3 to 6mg/kg per day. In 1992, no toxicity was clinically or electrophysiologically noted. In 1997, macular abnormalities were diagnosed; chloroquine treatment was nevertheless continued. In 2002, the electroretinogram and central visual field examinations were abnormal. Chloroquine treatment was discontinued. In 2005, abnormalities of full-field and multifocal electroretinograms, electro-oculogram, color vision, and visual field confirmed the maculopathy. The second case, a female patient, born in 1956, had chloroquine therapy for rheumatoid arthritis beginning in 1993, at a dose of 5mg/kg per day. In 1999, 2000, and 2001, electroretinograms were reported as normal. Clinical maculopathy occurred in 2003 and treatment was continued. In January 2004, the central visual field was found abnormal; treatment was discontinued in July 2004. The third case, a female patient born in 1931, had chloroquine therapy for malaria prevention initiated in 1975, at a dose of 1.7mg/kg per day. No exams were performed after 1983. In 2001, she complained of a left unilateral vision loss. Bilateral maculopathy was clinically found, and confirmed by full-field and multifocal electroretinograms. The fourth case, a female patient born in 1944, had hydroxychloroquine therapy for lupus initiated in 1982 at a dose of 6.9mg/kg per day. In 2000 and 2002, full-field electroretinograms were reported as normal despite low amplitudes. In 2004, clinical examination was normal, whereas electroretinogram, electro-oculogram, color vision, and central visual field examinations proved severe damage; the treatment was discontinued.
Discussion: Retinal damage in these cases was caused by several factors. Treatment was not stopped despite clinically obvious maculopathy in cases 1 and 2. In case 3, no ophthalmologic examinations were performed between 1983 and 2001. In case 4, despite a high cumulative dose, therapy was not discontinued, as also seen in cases 1 and 2, in which ophthalmologic monitoring was not increased. Higher doses than the maximal recommended daily dose occurred in cases 1, 2, and 4.
Conclusion: Antimalarial drug therapy still requires intensive monitoring to avoid severe retinal damage that can lead to legal blindness. Appropriate examinations should be performed regularly in order to decide whether to taper or stop when damage is still mild, preclinical, or reversible.

Mots clés : Hydroxychloroquine , chloroquine , maculopathie , toxicité rétinienne 
Keywords: Hydroxychloroquine , chloroquine , maculopathy , retinal toxicity

(Un bon indien est un indien mort. Obama a été le seul président américain à prendre une décision en faveur des nations indiennes. trump, comme bolsonora au Brésil est en train de nier leurs droits. note de rené)


Canada : arrestation par la police d’une journaliste américaine couvrant les manifestations autochtones

source : Reporters sans Frontière, 27 février 2020

Après l’arrestation, le 24 février, de la réalisatrice de films documentaires Melissa Cox, Reporters sans frontières (RSF) appelle la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à respecter les droits des journalistes couvrant les manifestations autochtones et à leur garantir la possibilité d’exercer leur métier sans subir d’action punitive. La GRC se doit de ne pas porter d’accusation contre cette journaliste.



La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté la réalisatrice de films documentaires américaine Melissa Cox le 24 février à New Hazelton, en Colombie- Britannique. Celle-ci travaillait sur les actions des défenseurs de la terre de la Première Nation Wet’suwet’en contre la construction d’un gazoduc à travers leur territoire. Au moment de son arrestation, Melissa Cox filmait des chefs tribaux et des protestataires en train de bloquer les rails de chemin de fer traversant la ville en geste de solidarité avec les Wet’suwet’en. Elle portait un badge presse. 

Lors de l’arrestation, laGRC aurait fait preuve d’un recours excessifà la force en tordant le bras de la réalisatrice et en jetant sa caméra au sol. Bien que la police n’ait pas émis d’accusation contre elle, Melissa Cox est appelée à comparaître devant le tribunal le 24 avril, date à laquelle les autorités décideront si des charges seront retenues contre la réalisatrice. Ce soir-là, 14 personnes ont été arrêtées lors de la manifestation de solidarité des Gitxsan.

"RSF est extrêmement préoccupée d’apprendre que la GRC a arrêté une réalisatrice de documentaires alors qu’elle couvrait des manifestations de solidarité avec la nation Wet’suwet’en, a déclaré Dokhi Fassihian, directrice du bureau Amérique du Nord de RSF. Les autorités ne devraient pas porter d’accusation contre Melissa Cox. Plus encore, ils doivent garantir aux journalistes couvrant lesmanifestations wet’suwet’en qu’ils peuvent exercer leur métier sans crainte d’une action punitive."

Il y a deux semaines environ, des journalistes avaient rapporté que la GRC détenait et menaçait d’arrêter celles et ceux qui couvraient les manifestations en territoire wet’suwet’en – des manifestations qui ont débuté en début d’année après l’annonce de la construction d’un gazoduc à travers le territoire de la Première Nation. Depuis, la GRC s’efforce de faire respecter une injonction du tribunal visant à permettre aux employés de la société de construction de travailler sans entraves. La répression qui s’exerce contre les journalistes dans cette zone va directement à l’encontre d’une décision judiciaire de 2019 affirmant que des conditions spéciales s’appliquent aux journalistes couvrant les manifestations autochtones, et ce même en zone d’injonction.

Le Canada occupe le 18e rang sur 180 dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2019 de RSF.
(Tiens, tiens, les relations se réchauffent pendant que la France, prisonnière du carcan américain, manque le coche. Ce qui n'est pas le cas de la Corée du Sud par exemple, normal, ils sont voisins. note de rené)

La Russie a vendu de l’or pour un montant record au Royaume-Uni
ECONOMIE
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À l’approche du Brexit, le Royaume-Uni a acheté de l’or russe pour un montant record de 4,86 milliards d’euros. Les exportations de platine et d’argent russes à Londres ont elles aussi augmenté.
À l’issue de l’année 2019, la Russie a enregistré une augmentation record de ses exportations d’or vers le Royaume-Uni. Selon les données du Service fédéral des douanes (FTS), elles se sont chiffrées à 5,33 milliards de dollars (4,86 milliards d’euros).
Le Royaume-Uni représente ainsi 93% de l’ensemble des exportations d’or russe en 2019. À titre de comparaison, en 2018, les ventes d’or russes vers ce même pays atteignaient 433 millions de dollars (394 millions d’euros).
Outre l’or, la partie russe a également augmenté ses exportations de platine et d’argent vers le Royaume-Uni. Elles se sont respectivement établies à 936 et 100 millions de dollars (853 et 91 millions d’euros), indique le FTS.

Le Brexit serait en cause

Les livraisons de métaux précieux russes au Royaume-Uni se sont notamment intensifiées fin 2019, soit à l’approche du Brexit. Si en juillet 2019 les importations d’or russe s’élevaient à 154 millions de livres sterling (176 millions d’euros), elles atteignaient 975,5 millions de livres sterling (1,15 milliards d’euros) en décembre, selon les données des douanes britanniques.
Dans le même temps, les guerres commerciales opposant les États-Unis à la Chine auraient également pu favoriser l’achat d’or russe par Londres, considéré parmi les principaux marchés de l’or physique dans le monde.