une feuille pour commenter la vie et tous ses acteurs.
vendredi 4 avril 2014
(blog à finir et à corriger)
Bon, reprenons, mes chers cinq lecteurs sur le gouvernement ukrainien que désavoue même officieusement le gouvernement allemand, « Le gouvernement ukrainien est un assemblage de dilettantes pragmatiques, d’oligarques douteux et d’ultra-nationalistes brutaux ». C'est le résumé de la logique – même si elle n’est pas explicitement décrite dans ces termes - de la position allemande sur les nouveaux dirigeants à Kiev. (source : Express.be)
(source : idem)
Le gouvernement ukrainien 'des horreurs': des ultra-libéraux, des néo-nazis, et autres 'racailles'
Pourtant, cet extrait contenait bien plus que cette grossièreté : les deux Américains y évoquaient deux dirigeants de l’opposition ukrainienne, « Yats » pour Arseni Iatseniouk, et « Klitsch » pour Vitali Klitschko, l’ancien champion du monde de boxe, et le rôle éventuel qu’ils pourraient jouer dans le nouveau gouvernement, comme s’ils leur appartenait de distribuer les postes au sein de ce nouveau gouvernement. Environ un mois plus tard, force est de constater que les propositions faites par Nuland ont été scrupuleusement suivies.
L’Américaine considérait qu’il n’était pas « une bonne idée » que «Klitsch » rejoigne le nouveau gouvernement, elle envisageait « Yats » pour le poste de Premier ministre. Les néo-nazis de Svoboda (Liberté) et Pravy Sektor (secteur de droite) le bras terroriste du mouvement de l’Euromaïdan, devaient également récupérer un rôle dans le nouveau gouvernement.
En Occident, le coup d'Etat qui a conduit à la destitution du président Viktor Ianoukovitch a été représenté comme une victoire démocratique ... En dépit de l’opération de force, de l’entrée de néo-nazis dans le gouvernement, mais « nos médias ont de la peine désormais à nous vendre la mascarade ukrainienne », écrit l’actuaire français Olivier Berruyer sur son blog « Les-crises.fr ». Beruyer a effectué un formidable travail d’enquête sur les personnalités qui composent le nouveau gouvernement en Ukraine. Ses conclusions sont sans appel : il s’agit du « gouvernement des horreurs » :
Le Premier ministre, Arseni Iatseniouk, est un banquier de 39 ans qui a pris la barre de la « Batkivchtchina » (‘Patrie’), le parti de l'oligarque Ioulia Timochenko, au moment de l’incarcération de celle-ci. Iatseniouk est soutenu par les Etats-Unis et il est présent depuis longtemps dans les allées du pouvoir ukrainien où il a occupé les postes de Président du Parlement, ministre des Affaires étrangères, ministre de l'Economie, et président de la banque centrale. Il est connu pour son parcours pro-européen et sa soumission aux diktats du FMI en échange d'argent. Lorsqu’il s’est présenté aux élections présidentielles de 2010, il n’a obtenu que 7% des suffrages, ce qui l’a conduit à dire qu’il serait certainement le Premier ministre le plus impopulaire de l'histoire de l'Ukraine.
Le fait qu’Arseni Iatseniouk n'appartient pas à un parti extrémiste lui a sans doute permis de « se vendre » plus facilement à l'Ouest. Il est très proche de l'Allemagne et de l'UE, où son pays est déjà qualifié de « Grèce de l'Est».
Son gouvernement se partage d’une part entre des tenants d’une austérité pure et dure pour satisfaire les exigences de l’UE, du FMI et des Etats-Unis et obtenir leur aide financière, et d'autre part, d'une série d'extrémistes qui ambitionne de purger l'Ukraine de certains groupes et minorités ethniques, remettre à l’honneur des collaborateurs de la période nazie et défier la Russie.
Ce gouvernement est formé avec 4 groupes d’individus :
✔ Les ultra-libéraux et les pro-européens ;
✔ des membres de la soiété civile de Maïdan
✔ des nazis
✔ des « voyous ».
« Un mélange hétéroclite mais cohérent : des banquiers prêts à obéir au FMI, de « businessmen » nés de la chute de l’URSS formés aux États-unis, des « ministres professionnels » pro-européens, trempés dans les scandales de corruption, proches des clans oligarques.des salauds », écrit Béruyer.
De façon remarquable, le parti néo-nazi Svoboda dont on voit ci-contre le logo original, a réussi à obtenir 6 des 19 maroquins de ministres.
Parmi eux, le vice-premier ministre Oleksandr Sych, l'idéologue de Svoboda, connu pour ses diatribes au parlement, sa lutte contre l’avortement et son anticommunisme. Depuis sa nomination, il a déposé un projet de loi visant à interdire l’avortement, même pour les victimes de viol.
« Les femmes feraient mieux d’apprendre a mener un genre de vie pour éviter le risque de viol, y compris celle de la consommation d’alcool et d’être en mauvaise compagnie » a-t-il estimé.
On trouve également des gens dangereux. Ainsi Dmytro Yarosh, principal adjoint du ministre de la Défense Andriy Parubiy, lui-même un fasciste notoire. Yarosh dirige le bras armé du parti fasciste Pravy Sektor, un parti dont les racines remontent aux Ukrainiens qui se sont battus pour Hitler contre l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Beaucoup attribuent à Yarosh une grande part des violences qui ont émaillé les manifestations, dont des lancers de cocktails molotov et de pavés sur la police.
Last but not least, le président de Svoboda, Oleh Tyahnybok, qui est illustré ci-dessus. Bien qu'il ait refusé un poste ministériel (il a jeté son dévolu sur la présidence) il est aujourd'hui l'une des personnes les plus puissantes du pays. En 2004, Tyahnybok a prononcé un discours lors d'un service commémoratif d’un résistant de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne qui a tué des dizaines de milliers de Juifs, de Polonais et de communistes.
Et, ces connards ont engagé une agence de sécurité américaine privée (de merceanires) pour faire face aux militants pro-russes dans l'est du pays. Il les paye grâce aux subventions européennes.
Qui cherche un conflit armée avec la Russie, les multinationales et quelques milliardaires américains ?
Faut dire qu'ils sont capables de tout, comme le suggèrent les anonymous lorsqu'ils suggèrent que la disparition du boeing de la malaysian airline sert les intérêts de jacob rotschild (voir plus bas).
Mais, passons, parce que les multinationales lorsqu'elles sont mises en accusation se contentent de payer une amende qui pour elle n'est qu'une goutte d'eau, même, si, les actions lesquelles, sont passibles des tribunaux détruit la vie de milliers de gens.
Mais, passons.
Par contre en ce moment, beaucoup de monde se préoccupe de la caldera de Yellowstone, qui, si, elle explose rayera de la carte la moitié des Etats-Unis et dont le nuage de cendre parvenant en Europe, risque aussi de rayer l'Europe de la carte.
Mais, personne ne parle des puits de gaz de schiste qui entourent le parc de Yellowstone et provoque des milliers de petits séismes tout autour de la caldera, provoquant, sans doute, une déstabilisation de celle-ci.
Il ne faut surtout pas en parler, car, il s'agit de la libre entreprise et la libre entreprise aux States, c'est sacré, même, si, elle risque de rayer de la carte une partie de l'humanité.
Mais, passons, cela ne s'appelle plus l'ultra-libéralisme, mais, la volonté de certaines familles qui contrôlent, et, la finance et l'industrie de rayer de la carte les démocraties.
Car, ils ne nous veulent pas du bien !
Aux Etats-Unis, le maïs transgénique ne résiste plus à l’insecte qu’il ciblait
BRANDON KEIM (WIRED)
vendredi 21 mars 2014
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Une étude scientifique montre que le maïs transgénique est devenu impuissant contre la chrysomèle de maïs, l’insecte contre lequel il était conçu.
Après des années à prédire que cela arriverait, et après des années de refus par les entreprises, par les agriculteurs et par les organismes de réglementation de prendre leurs avertissements au sérieux, les scientifiques ont constaté l’évolution rapide de chrysomèles des racines du maïs devenues résistantes aux maïs Bt.
Le maïs Bt a été génétiquement modifié pour être toxique pour les insectes nuisibles. La chrysomèle des racines pouvait causer des milliards de dollars de dommages aux cultures des États-Unis. Le maïs Bt, dont le nom vient duBacillus thuringiensis, un gène produisant la toxine pesticide qu’il contient, représente désormais les trois quarts des récoltes de maïs aux États-Unis. La vulnérabilité de ce maïs pourrait être désastreuse pour les agriculteurs et pour l’environnement.
Planté en 1996 pour la première fois, le maïs Bt est rapidement devenu très populaire parmi les agriculteurs américains. En quelques années, les populations de chrysomèles et de la pyrale du maïs, un autre ravageur du maïs, ont chuté dans tout le Midwest. Les rendements ont augmenté et les agriculteurs ont réduit leur utilisation d’insecticides classiques qui causent plus de dommages écologiques que la toxine Bt.
Au début des années 2000, les scientifiques qui étudient l’évolution de la résistance aux insecticides ont averti de problèmes imminents. Toute chrysomèle des racines qui pourrait survivre au gène Bt aurait le champ libre pour se reproduire, et si les plantations n’étaient pas bien gérées, la résistance pourrait émerger rapidement.
La clé d’une gestion efficace, disaient les scientifiques, était de préserver des refuges plantés avec du maïs non Bt. Car dans ces zones, la chrysomèle des racines resterait sensible à la toxine Bt. Et en s’accouplant avec des vers résistants au Bt qui par hasard viendraient évoluer par là, ils pourraient empêcher la résistance de s’accumuler dans le pool génétique des chrysomèles.
Un comité consultatif convoqué en 2002 par l’EPA (Agence pour la protection de l’environnement) suggérait qu’au moins 50 % des champs de maïs soient consacrés à ces refuges non Bt. Mais les entreprises semencières ont résisté à ces recommandations - et c’est l’EPA elle-même, qui a mis la proportion de refuges entre 5 et 20 %. De nombreux agriculteurs n’ont même pas suivi ces recommandations.
On arrive en 2009, quand Gassmann reçoit des rapports de dommages importants causés par la chrysomèle des racines dans les champs de maïs Bt dans le nord de l’Iowa : elles sont devenus résistantes à l’une des trois variétés de maïs Bt. (Chaque variété produit un type de toxine Bt différente.) Il a décrit cette résistance dans une étude de 2011, et au même moment des rapports sur des récoltes détruites par la chrysomèle des racines du maïs Bt arrivaient de certaines parties de l’Illinois, du Minnesota, du Nebraska et du Dakota du Sud. Celles-ci ne représentent pas un seul foyer, mais plutôt l’émergence croissante de la résistance.
Dans sa nouvelle étude, Gassmann décrit d’autres incidents de la résistance au Bt dans d’autres régions de l’Iowa. Il a également trouvé des chrysomèles devenues résistantes à une deuxième variété de maïs Bt. De plus, le fait d’être devenue résistante à une variété augmente les chances de résistance à une autre. Cela signifie que le maïs modifié pour produire plusieurs toxines Bt - dites variétés empilées - ne sera pas vraiment efficace pour ralentir l’évolution de la résistance de la chrysomèle, comme on l’espérait initialement.
Comme l’explique Gassmann, « les agriculteurs continueront à utiliser le maïs Bt qui reste efficace contre d’autres organismes nuisibles mais, comme la chrysomèle des racines devient plus résistante, les agriculteurs ajouteront des insecticides, ce qui augmentera leurs coûts et fera perdre les avantages écologiques obtenus à l’origine par l’utilisation de maïs Bt. »
Pour l’entomologiste Bruce Tabashnik, de l’Université de l’Arizona, « la résistance au Bt est un problème de plus en plus grave, et la taille des refuges doit être considérablement et immédiatement augmentée. » Lui et d’autres scientifiques ont poussé l’EPA à doubler les exigences de refuges actuels, mais jusqu’ici sans succès.
« Les entreprises de biotechnologie ont fait pression avec succès sur l’EPA pour des réductions importantes sur les exigences de refuge », a déclaré Tabashnik .
En plus d’augmenter la taille des refuges, les agriculteurs doivent aussi varier les cultures plantées sur leurs champs, plutôt que de ne planter que du maïs saison après saison, explique Gassmann. Les ruptures dans le cycle du maïs perturbent naturellement les populations de chrysomèles, mais le prix élevé du maïs a encouragé les agriculteurs à continuer la mono culture, « qui est l’habitat idéal pour la chrysomèle des racines. »
Shields se plaint aussi des difficultés auxquelles lui et d’autres chercheurs universitaires ont dû faire face pour étudier le maïs Bt. Jusqu’en 2010, lorsque les entomologistes des grandes universités agricoles ont réussi à obliger les fabricants de semences de leur permettre d’étudier le maïs Bt, cette culture était hors-limites pour eux. Si cela n’avait pas été le cas, dit Shields, la résistance aurait été détectée plus tôt, et peut-être ralentie avant qu’elle ne devienne un problème grave.
« Une fois que nous avons eu le droit d’accès, la résistance a été étudiée en un an », a déclaré Shields. « Avant, nous constations les échecs, mais nous n’étions pas autorisés à tester la résistance. »
Il y a une leçon à tirer pour les futures caractéristiques des cultures, conclut Shields. Nous nous attendions bien, dès le départ, à ce que la chrysomèle des racines devienne résistante, mais l’industrie des semences Bt, en cherchant à maximiser les profits à court terme, a volontairement ignoré l’avis des scientifiques indépendants. La prochaine caractéristique antiparasitaire« tombera sous la même pression », pense Shields , « et l’insecte gagnera. On gagne toujours en misant sur l’insecte, si les cultures ne sont pas gérées intelligemment. »
Source et photo : Wired / Traduction pour Reporterre par Elisabeth Schneiter.
La terre a de nouveau tremblé au Chili. Vingt-quatre heures après un précédent séisme de magnitude 8,2, qui a provoqué un début de tsunami sur les côtes chiliennes ainsi qu'au Japon, une puissante réplique de magnitude 7,6 a touché le nord du pays, à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville d'Iquique, mercredi 2 avril. Raul Madariaga, sismologue et professeur à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, à Paris, estime que ces secousses préparent le terrain à un très fort tremblement de terre dans le nord du pays. Entretien.
Les deux séismes qui viennent de toucher le Chili sont-ils exceptionnels ?
Raul Madariaga : Le Chili est le pays le plus sismique au monde, devant le Japon. Le séisme le plus puissant enregistré dans le monde l'a ainsi été dans le sud du pays, en 1960 – d'une magnitude de 9,5, tuant plus de 5 000 personnes. Les deux tremblements de terre qui viennent de frapper le Nord sont, eux, forts mais pas exceptionnels : en moyenne, le Chili connaît tous les dix ans un tremblement de terre de magnitude 8 et entre dix et vingt secousses de magnitude 7. Mais depuis quelques années, la sismicité du pays s'est accrue, à l'image de celle du globe – avec notamment les forts séismes de Sumatra (2004), Tohoku (2011) ou Bohol (2013).
Le nord du Chili attend avec crainte un très grand tremblement de terre, de magnitude 9 environ. Le dernier « big one » [le « big one » est le nom donné au séisme dévastateur qui devrait toucher la côte ouest des Etats-Unis dans les prochaines années] à avoir touché cette région, d'une magnitude de 8,8, a eu lieu en 1877, suivi d'un tsunami qui avait inondé toute la côte Pacifique. Les experts ne sont pas d'accord pour prévoir la date de la prochaine très grande secousse. Certains scientifiques estiment que c'est imminent, tablant sur une récurrence du phénomène tous les 150 ans. Je penche, avec des collègues chiliens, pour une fréquence moindre de ces événéments très rares : tous les 300 ans environ. Je pense qu'il faudra encore plusieurs séismes de magnitude 8 avant de « préparer le terrain » pour le « big one ».
Mais nous manquons de données historiques pour améliorer nos prévisions. Le nord du Chili est en effet resté désertique et inhabité jusqu'en 1860, quand des compagnies étrangères ont commencé à exploiter les nitrates, le cuivre et le lithium. On ne sait pas quand sont survenus les précédents grands séismes antérieurs à celui de 1877.
Les séismes de mardi et mercredi auront-ils un impact sur le « big one » attendu ?
Oui, ces séismes vont accélérer la survenue d'une secousse très importante. Les tremblements de terre qui viennent d'avoir lieu ont débloqué une partie de la zone de contact entre la plaque de Nazca et la plaque sud-américaine – la première plongeant sous la seconde selon un mouvement de subduction.
Ce déblocage a reporté les efforts de résistance sur d'autres zones de la faille. Au bout d'un moment, c'est l'ensemble de la zone qui se débloquera d'un coup, en quelques minutes, dans un grand tremblement de terre. Un séisme de magnitude 9 provoquera ainsi 400 km de rupture le long de la côte. Il sera accompagné d'un très fort tsunami, avec des vagues de 10 ou 15 mètres. Aucune construction ne pourra y résister.
Les deux tremblements de terre qui viennent de toucher le Chili ont provoqué beaucoup moins de dégâts humains et matériels (6 personnes tuées et 2 500 logements touchés) que le dernier gros séisme de 2010 (700 personnes tuées et 220 000 maisons détruites). Comment expliquer cette différence ?
Il y a deux raisons majeures. Tout d'abord, le séisme de 2010 était de magnitude 8,8, soit une puissance dix fois supérieure à celle d'une secousse de magnitude 8,2. Ensuite, en 2010, le Chili n'était pas du tout préparé à un tel tremblement de terre : les services sismologiques ont par exemple arrêté de fonctionner en raison des coupures d'électricité.
Depuis, de nombreuses stations sismologiques ont été installées sur l'ensemble du territoire et elles peuvent toutes fonctionner avec une source d'énergie secondaire. Elles ont donc pu communiquer toutes les informations importantes. Les normes de constructions para-sismiques, prévues par une loi de 1960, ont également été renforcées, notamment pour l'appui des ponts. Enfin, il y a une réelle prise de conscience de la population des risques encourus avec les tremblements de terre. C'est pourquoi les autorités ont réussi à évacuerrapidement près d'un million de personnes sur plus de 4 000 km de côte, grâce aux sirènes, à des SMS envoyés aux habitants et aux médias.
Malgré tout, il reste des risques : l'urbanisation du nord du Chili s'est faite très près des côtes, pour avoir accès à l'eau. Les villes d'Iquique, Antofagasta ou Arica sont en effet entourées de falaises très hautes (plus de 1 000 mètres) puis de déserts. Néanmoins, elles entreprennent aujourd'hui de déplacer les constructions les plus sensibles, comme des immeubles ou des hôpitaux. L'autre problème réside dans le sol : alors que le sol de Santiago, de la moraine glaciaire, est résistant, celui d'Iquique est du sable. Il y est donc difficile de renforcer les fondations.
Audrey Garric Journaliste au service Planète du Monde
Et, si, vous suivez tout ce que je publie, ce sont les States, les premiers visés et les autres pollueurs à la suite. A mon avis, les chinois devraient y réfléchir !
Par contre, en Chine, ils n'ont pas besoin de tremblements de terre pour faire souffrir les gens, la pollution y remédie, même, si, le gouvernements "CRIE" qu'il lutte contre.
(source :
Des manifestants antipollution auraient été tués par la police en Chine
La manifestation contre le projet d'usine de paraxylène, à Maoming, lundi 31 mars, avant l'assaut de la police. (Photo tirée du site Weibo)
VU DE CHINE
Des milliers d’habitants de Maoming demandaient l’arrêt de la construction d’un projet pétrochimique. Au moins quatre auraient été abattus. Les autorités ont bouclé la ville.
La police chinoise a ouvert le feu lundi soir à Maoming, dans la province du Guangdong, à 350 km au sud-ouest de Canton, sur une manifestation de quelques milliers d’habitants demandant l’arrêt de la construction d’un projet pétrochimique qu’ils estiment être polluant. Des clichés et des vidéos postées sur Internet montrent des manifestants gisant dans des flaques de sang, et des policiers casqués tirant au jugé.
Quatre personnes auraient été abattues par les forces de l’ordre selon des habitants. Ce bilan ne peut toutefois pas être confirmé de manière indépendante. Des barrages auraient été installés ce mardi soir à toutes les entrées de la ville.
Les policiers chargés de la censure d’Internet ont travaillé d’arrache-pied toute la journée de mardi pour effacer les photos et les messages en provenance de Maoming, au fur et à mesure que ces contenus apparaissaient. Et mardi soir, l'accès à Internet a carrément été coupé aux 5 millions d'habitants de la ville. La municipalité de Maoming a accusé les manifestants d’être manipulés par «un groupe de hors-la-loi», et a assuré que «personne n’a été tué». Les autorités se sont toutefois gardées d’évoquer le nombre de personnes blessées, qui se chiffreraient par dizaines.
«LE PARAXYLÈNE EST UN PRODUIT IMPORTANT POUR VIVRE HEUREUX»
La mairie avait décrété la manifestation de lundi «illégale», et au préalable sommé la population à «ne pas donner l’opportunité aux criminels de créer le chaos». Dans le jargon politique chinois, ce genre d’avertissement est une menace. La manifestation avait commencé paisiblement. De nombreux enfants faisaient partie du cortège qui demandait aux autorités d’arrêter un projet de construction d’une usine de paraxylène – un produit qui sert entre autres à la fabrication de textiles et de bouteilles en matière plastique. L’usine, une fois bâtie, doit être gérée par le groupe pétrolier d’Etat Sinopec. «Le paraxylène est un produit important pour vivre heureux», lisait-on mardi matin en une du journal local - qui est contrôlé par le gouvernement.
Nous avions publié mardi la photo d’une victime présumée des manifestations de Maoming tirée du site Weibo, le Twitter chinois. De nouvelles informations indiquent que ce cliché n’avait en fait pas de rapport avec les événements de Maoming.
Salut au peuple d'Espagne, il n'y a qu'un mot "RESISTANCE !"
Mais, que se passe-t-il, mes chers cinq lecteurs au Venezuela ?
Simple, nous assistons à un coup d'état organisé par le patronat, les services américains et les multinationales américaines.
Commençons par une situation imaginaire.
Imaginons une manifestation, disons à Nantes, contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Alors qu’elle se termine, les partis politiques et associations qui l’ont convoquée ne la dispersent pas. Des groupes radicaux prennent le relais et commencent à construire des barricades. Ils sont aidés par les services de la municipalité. Une pluie de cocktails Molotov, de pierres et de pavés s’abat sur les CRS. Une partie du CHU et la totalité de l’Université sont réduits en cendres. Soudain, les CRS sont attaqués à balles réelles. Plusieurs d’entre eux décèderont. Ajoutons que la manifestation est financée par la Russie de Poutine et que, au sein des groupes radicaux, se trouvent plusieurs membres du Hezbollah libanais.
Alors que le gouvernement utilise toute la panoplie des moyens démocratiques pour enrayer la violence, les grands médias internationaux soutiennent cette démarche insurrectionnelle et accusent François Hollande d’être le bourreau du peuple français….Situation surréaliste et improbable ? Et pourtant elle est bien réelle. Elle constitue même un condensé de ce que vit le Venezuela depuis plusieurs semaines. Explications. Qui sont les victimes ?
Depuis maintenant plus d’un mois, et alors que l’immense majorité du pays vit sereinement, neuf districts municipaux (municipios) sur les 335 que compte le Venezuela sont en proie à de véritables scènes de guérilla urbaine. Comme par hasard, ces neuf municipios sont tous dirigés par des maires d’opposition, et sont généralement le lieu de résidence des classes aisées. Drôle de « révolution populaire » qui n’existe que par le truchement des entreprises de communication…
A examiner de près qui sont les personnes décédées, on découvre que la plupart d’entre elles n’ont pas été victimes d’une sanglante répression, mais au contraire d’actions violentes de l’opposition.
A la date du 18 mars, on comptait 31 morts [1] dont :
5 attribués à des institutions policières (dont une à la police de Chacao, dirigée par l’opposition). 23 membres des forces de l’ordre ont été mis en examen.
6 personnes mortes à cause de barricades ou de fils de fer barbelés que les groupes de choc de l’opposition ont tendus dans les rues qu’ils contrôlent.
8 personnes assassinées alors qu’elles tentaient de déblayer la voirie et de démonter des barricades.
1 personne renversée par une voiture qui tentait de franchir une barricade.
7 personnes mortes lors d’affrontements de tout type.
2 personnes sont décédées car l’ambulance qui les emmenait à l’hôpital a été bloquée par une barricade.
1 personne morte de manière accidentelle. Elle était montée sur un toit pour agresser les services de police dans la rue en contrebas. Elle est tombée en voulant redescendre [2].
pour 1 personne, la cause du décès reste à déterminer.
Dans ce total macabre, on dénombre cinq membres de la guardia nacional (l’équivalent de la gendarmerie) assassinés par balle, et un procureur de la République.
De nombreux bus et stations de métro ont été saccagés ; un dispensaire de la mission Barrio Adentro a été incendié, et les médecins cubains qui se trouvaient à l’intérieur ont miraculeusement pu en réchapper ; neuf camions semi-remorque transportant plusieurs dizaines de tonnes de nourriture à destination des supermarchés publics ont été brûlés - drôle de manière de protester contre les ruptures de stocks -, ainsi que plusieurs camions citernes remplis d’essence ; de nombreux bâtiments publics et ministères ont été attaqués. La Unefa, université publique et gratuite de la ville de San Cristobal a été entièrement rasée par les flammes. Son importante bibliothèque n’est désormais plus qu’un souvenir.
L’Université publique de San Cristobal ravagée par les flammes
A plus d’un mois du début de cette tentative de déstabilisation, non seulement le gouvernement est toujours en place, mais l’opposition - qui soutient dans les faits la terreur des guarimbas (barricades) - perd du terrain. Ainsi, 85,4% des Vénézuéliens se déclarent opposés à cette forme de protestation [3]. Le président Maduro a même remonté dans les sondages d’opinion : 55,8% des Vénézuéliens voteraient pour lui en cas d’élection présidentielle [4].
Loin des délires médiatiques sur la violation des droits humains au Venezuela, le travail de la médiatrice de la République et de son institution (Defensoria del Pueblo) a été, le 13 mars 2014, placé dans la classe A par le Comité international de coordination des institutions nationales des droits de l’homme et par le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme [5]. Une information passée sous silence par la plupart des entreprises de désinformation.
Oubliés aussi les chiffres donnés par le Procureur général de la République : 31 morts, 461 blessés (dont 143 policiers), 1 854 personnes détenues lors des guarimbas et seulement 121 condamnées. Par ailleurs, 1 521 mis en examen ont été remis en liberté.
Parmi les personnes condamnées, Daniel Ceballos, le maire de San Cristobal [6] et celui de San Diego, Enzo Scarrano [7], ont désormais rejoint Leopoldo Lopez sous les verrous pour leur participation active aux guérillas urbaines.
Le maire de San Cristobal en pleine action...
Quant à la députée Maria Corina Machado, représentante du courant le plus extrême de l’opposition, le Panama lui avait cédé son siège à l’Organisation des Etats américains (OEA) pour qu’elle expose son point de vue au monde entier du haut de cette chaire médiatique. Non seulement une majorité d’Etats membres de l’OEA a voté pour que cette session se tienne à huis clos, mais comme la députée a violé l’article 149 de la Constitution (qui oblige tout Vénézuélien à demander l’approbation de l’Assemblée nationale pour accepter un poste d’un gouvernement étranger), elle a perdu son siège. Désormais privée de l’immunité parlementaire qui la protégeait, elle devra certainement répondre de ses appels à l’insurrection [8].
Les responsables politiques sont désormais prévenus : s’attaquer frontalement à la République a un coût. Un avertissement pour Ramon Muchacho, maire du très huppé arrondissement de Chacao - épicentre du vandalisme à Caracas - dont une vidéo démontre des intentions très peu démocratiques. Il n’en est pas à son coup d’essai. Après avoir fait toutes ses études dans les écoles de l’Opus Dei à Maracaibo, il fut le secrétaire du maire putschiste de Caracas, Alfredo Peña, lors du coup d’Etat d’avril 2002 [9].
"Cette lutte n’est pas pour quelques paquets de farine de maïs, c’est pour que le gouvernement s’en aille"
Paramilitaires et délinquants de droit commun en action
Au fur et à mesure que les actions du gouvernement réduisent les foyers de violence, les derniers encore actifs se radicalisent. Les étudiants qui poursuivent les affrontements de rue le font parce qu’ils sont payés, comme le révèle une conversation téléphonique entre un jeune leader de l’opposition et son comparse [10]. Quant au reste, des délinquants de droit commun et des individus liés aux paramilitaires colombiens qui ont pris le relais.
Dans les quelques villes où subsistent des barricades, les automobilistes se font racketter s’ils veulent poursuivre leur chemin. Le ministre de l’intérieur et de la justice, Miguel Rodriguez Torres, a récemment annoncé dans une conférence de presse que la police avait arrêté les responsables de 18 barricades dans la ville de San Cristobal. Bilan : 5 étudiants, 67 délinquants connus des services de police, dont plusieurs recherchés par Interpol [11]. Les barricades sont devenues un véritable business pour le crime organisé.
Le gouverneur chaviste de l’Etat du Táchira, dont San Cristobal est la capitale, va même plus loin :"La présence de paramilitaires colombiens au Táchira est un fait, une réalité ; ce n’est pas une fiction ou un mensonge. Ce n’est pas seulement un argument pour dire qu’il y a une attaque perverse contre le Venezuela" [12].
L’exemple imaginaire de notre introduction prend une tournure bien réelle. Les Etats-Unis apportent des financements, et des groupes radicaux sont infiltrés par des paramilitaires colombiens. Dans cette stratégie de déstabilisation, les personnes les plus vulnérables sont les jeunes qui participent aux actions de ceux qui les manipulent [13]. Lorsque les maisons et commerces chavistes sont marqués d’une croix
Plus grave encore. Dans les rares villes où persistent des actes de vandalisme, ces groupes de choc commencent à faire régner la terreur en marquant dune croix les maisons, les appartements ou les commerces tenus par des chavistes. Plusieurs personnes sont désormais soumises à l’hystérie collective de leurs voisins et aux menaces des plus violents. Cette situation a notamment été dénoncée par le président de l’Assemblée régionale de l’Etat du Lara, Luis Jonas Reyes [14].
A Cabudare dans l’Etat du Lara...
Dans la même ville, dont le maire est un farouche opposant au gouvernement, et d’après nos propres informations, des commerces ont aussi été signalés de la sorte. ....Et à San Diego, banlieue riche de Valencia : "Chavistes du secteur El Morro, vous ne dormirez plus jamais tranquilles". Tout un programme....
Une amie m’a envoyé ce « cadeau » de ses voisins. Collé sur sa voiture après qu’elle ait été endommagée, le tract l’invite à changer de camp pendant qu’il en est encore temps. Signé : Ses voisins.
Ces exemples ne sont pas isolés et obéissent à une véritable politique de terreur psychologique contre la population. Si l’on ajoute à cela les dénonciations et menaces à l’endroit de certains chavistes sur les réseaux sociaux, nous aurons un fidèle tableau de la stratégie du chaos que prétend imposer l’opposition vénézuélienne dans le pays.
Dénonce tes voisins chavistes !!!!
"Tu devrais rester tranquille pour le bien de tes enfants". On notera l’ironie du personnage qui se cache derriere un personnage qu’il exècre pourtant
Que disent les grands médias presse à ce sujet ? Rien ? Si. Ils ont transformé des groupes de combattants en gentils étudiants, alors que ceux-ci brûlent désormais des bibliothèques et marquent d’une croix le lieu de résidence et de travail de leurs opposants…."
Bon, moi, à la place des anonymous, je n'apprécierais pas que mon masque soit détourné par des gens d'extrême droite. Non, je n'apprécierais pas.
En attendant, ils sont vraiment décidés à détruire l'environnement, voilà, maintenant, qu'ils veulent extraire qui traîne entre les couches de charbon en utilisant la même technique d'extraction que le gaz de schiste.
(source : Les moutons enragés)
Après les gaz de schiste, voici les gaz de couche, le nouveau filon des pétroliers
Dix ans après la fermeture de la dernière mine de charbon en France, les bassins houillers du Nord ou de Lorraine font de nouveau parler d’eux. Ils sont le terrain de jeu d’entreprises désireuses d’exploiter du « gaz de couche ». Pour être extrait, ce gaz, contenu dans des couches de charbon profondément enfouies, pourrait nécessiter les mêmes méthodes que celles utilisées pour les hydrocarbures de schiste, avec de lourds impacts environnementaux. C’est le cas en Australie où les mobilisations citoyennes se renforcent. Dans le Pas-de-Calais, les riverains des bassins houillers s’inquiètent et prévoient de manifester le 13 avril.
Avez-vous déjà entendu parler du « gaz de couche » (coalbed methane en anglais) ? Ce gaz n’est autre que du méthane piégé au cœur des veines de charbon des anciennes houillères. Il est principalement exploité aux États-Unis, au Canada et en Australie. Mais d’anciens bassins houillers français dans le Nord-Pas-de-Calais, le Jura, la Lorraine, la Provence et les Cévennes sont dans la ligne de mire des entreprises gazières. Ainsi, l’entreprise britannique European Gas Limited (EGL), qui a racheté l’entreprise publique Gazonor – ex-Charbonnages de France – dispose de plusieurs permis exclusifs de recherches en Lorraine (ici et là), dans le Jura et dans le bassin de Gardanne (Bouche-du-Rhône).
Est-ce la même chose que le « gaz de mine » à l’origine des célèbres coups de grisou, ces explosions accidentelles dans les mines de charbon ? Non, car ce qui est appelé gaz de mine peut-être récupéré sans forage à l’entrée des mines. Sa teneur en méthane est limitée et son exploitation, bien qu’utile, est peu rentable sans le soutien financier des pouvoirs publics [1]. De son côté, le gaz de couche est constitué très majoritairement de méthane fixé dans le charbon, souvent profondément enfoui au delà de 1000 mètres sous terre. Le gaz, prisonnier des veines de charbon, ne peut-être récupéré en surface comme le gaz de mine.
Un « gaz made in France » promu par le gouvernement
A la différence des projets d’exploitation de gaz et pétrole de schiste auxquels la très grande majorité des élus locaux se sont largement opposés, le gaz de couche suscite une large adhésion. En faisant miroiter un gaz moins cher, une réduction de la facture énergétique, de nouvelles activités industrielles et des perspectives d’emplois, les prospecteurs gaziers semblent avoir convaincu la très grande majorité des élus du Nord-Pas-de-Calais et de Lorraine. Bertrand Péricaud, élu régional communiste, a ainsi présidé une mission d’enquête pour le Conseil régional du Nord-Pas de Calais, en affirmant vouloir gagner « la bataille du gaz de couche ».
Pour l’élu communiste, l’exploitation de ce gaz non conventionnel pourrait attirer dans la région des entreprises très consommatrices de gaz, soucieuses de sécuriser leur approvisionnement et de disposer de prix inférieurs à celui du marché. Une position appuyée par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, qui considère que ce « gaz made in France, un gaz en marinière en quelque sorte » (sic) pourrait contribuer à réduire « le risque de délocalisation [des industries chimiques] vers des pays où le prix du gaz est très bas ».
En régions, des élus divisés
La mission d’enquête du Conseil régional Nord-Pas de Calais se veut enthousiaste. Avant même tout forage, en se basant sur les estimations de EGL, elle annonce un total de 850 emplois non délocalisables et l’extraction de l’équivalent de 3 % de la consommation annuelle de gaz du pays pendant vingt à trente ans. Une ambition contradictoire avec l’engagement de la région à réduire de 60 % sa consommation énergétique et à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. Les élus écologistes nordistes dénoncent« un contresens historique et politique » et ont décidé de claquer la porte de la mission d’enquête, en affirmant « rejeter l’exploration comme l’exploitation du gaz de couche ».
En Lorraine, au contraire, le vice-président écologiste de la région, Daniel Béguin, soutient l’exploitation des gaz de couche. Il affirme qu’il y a besoin de gaz « pour assurer la transition énergétique dans les trente ans à venir ». Ce qui revient à vouloir extraire plus d’énergies fossiles pour pouvoir s’en passer. L’entreprise EGL a obtenu en 2012 des autorisations préfectorales de travaux pour quatre communes en Moselle [2]. Aucune enquête publique et aucune étude d’impact n’ont été menées. Même si l’exploitant a déjà évoqué l’utilisation de la fracturation hydraulique par le passé, il se défend aujourd’hui de vouloir recourir à cette technique. Et affirme qu’il pourra produire du gaz par « simple dépressurisation », en insistant sur la fracturation naturelle du charbon.
Impacts sur la qualité de l’air, de l’eau et du sol
Des craintes relatives aux impacts environnementaux générés par ces exploitations sont cependant émises dans un récent rapport de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Le niveau des nappes phréatiques, la qualité des eaux souterraines et de surface, ainsi que celle de l’air et des sols pourraient être affectés. Le rapport pointe également des risques accidentels comme la migration non-maîtrisée de gaz vers la surface. A ce sujet, Roland Pellenq, directeur de laboratoire au CNRS, estime qu’elles sont inhérentes à l’exploitation du gaz non conventionnel, y compris donc les gaz de couche.
Dans la région Nord-Pas-de-Calais, la résistance locale s’organise. Le collectif citoyen Houille ouille ouille multiplie les initiatives pour alerter la population, les associations et les pouvoirs publics sur les deux permis d’exploration délivrés, pour une surface totale de 1400 km2. Ils font valoir que les documents qui ont justifié la délivrance du permis du Valenciennois d’octobre 2009, et du permis du Sud-Midi de juillet 2010, mentionnaient « la mise en œuvre des techniques de la fracturation hydraulique en fonction de la perméabilité du charbon » [3]. Depuis le vote de la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique de juillet 2011, EGL, qui a été récemment rachetée par Transcor Astra Group, filiale de la holding d’Albert Frère – milliardaire et actionnaire de Total – se garde bien d’en faire mention. Néanmoins, le collectif citoyen considère que le doute subsiste et que l’industriel pourrait être tenté d’y revenir une fois les lourds investissements entrepris.
Gaz de couche = fracturation hydraulique ?
A l’initiative d’une lettre ouverte signée par des organisations nationales telles que les Amis de la Terre, Attac France ou la Confédération paysanne, les collectifs citoyens contre les gaz de couche expliquent que partout où le gaz de couche est exploité, la fracturation hydraulique est utilisée. Ainsi, Origin Energy, exploitant du gaz de couche dans le Queensland, en Australie, a annoncé le 11 mars avoir stoppé sa production après la découverte d’amiante dans les fluides de forage résultant de l’utilisation de la fracturation hydraulique.
Toujours en Australie, une nappe phréatique vient d’être polluée par l’entreprise Santos qui exploite un gisement de gaz de couche. Suite à une fuite sur un bassin de rétention contenant les fluides de forage et de fracturation, de nombreux métaux lourds (plomb, aluminium, arsenic, baryum, bore, nickel et uranium) ont été détectés dans l’eau à des niveaux élevés, supérieurs à 20 fois la norme pour l’uranium. L’agence de l’environnement australienne a ouvert une enquête. Sur place, les mobilisations des riverains se renforcent avec le mot d’ordre « Farmers, lock the gate » (Paysans, fermez le portail).
Considérant que « l’heure n’est plus à l’extraction forcenée des énergies fossiles », les collectifs citoyens appellent à manifester le dimanche 13 avril à Divion (Pas-de-Calais), l’une des deux villes concernée par des forages d’EGL prévus cette année. Dans un bassin minier, classé par l’Unesco et dont le sous-sol a été rendu instable par l’exploitation du charbon, les collectifs ne veulent pas entendre parler d’exploitation de gaz de couche. En lieu et place, ils en appellent à « une réelle transition énergétique, basée sur la sobriété, les énergies renouvelables et la relocalisation des activités ».
Maxime Combes
Ah, en France, après, la claque des élections municipales, le nouveau premier ministre manuel valls se déclare pour l'
A peine promu Premier Ministre, Manuel Valls vient de faire une déclaration fracassante a l'AFP : "quand j'étais au ministère de l'interieur, j'ai pu mesurer combien je me suis trompé et combien la prohibition ne marche pas. Elle nourrit les mafias et arrêter les simples fumeurs de joints pour faire du chiffre n'est pas la solution. Ne rien faire, ce serait du laxisme. C'est pourquoi une des premières tâches de mon gouvernement sera de faire voter une loi de légalisation du cannabis, de la production jusqu'à la distribution".
Manuel Valls l'iconoclaste n'a pas fini de surprendre. Mais ce revirement arrive a point nommé. Ce stratège en communication donne ainsi des gages a la gauche du parti socialiste et des verts, qui voient d'un mauvais œil son arrivée a Matignon et qui pourrait refuser d'entrer dans son gouvernement.
Au moins trois municipalités néerlandaises sont en pleines préparations pour un système de production de cannabis régulé, d’après un article de la liste de diffusion du journal Metro. Une réunion en ce sens était prévue, mais le Parlement nécessitait davantage de temps de préparation, et celle-ci a donc été repoussée. Les municipalités en revanche, ont décrété avoir suffisamment attendu.
Un exemple de ce à quoi une installation pour culture régulée pourrait ressembler.
Pendant l’Assemblée Générale du mardi 25 mars 2014, le Parlement aurait alors débattu la politique cannabique actuelle. L’une des raisons ayant motivé ce débat est le « Joint Regulation Manifest » (Manifeste de la Régulation du Joint). Pendant cet évènement, qui s’est tenu le 31 janvier 2014, 30 maires ont signé une pétition afin de s’exprimer contre la politique du cannabis actuelle, et afin d’obtenir une permission de la part du gouvernement afin de pouvoir expérimenter avec un système de production de cannabis régulée. Une fois l’évènement terminé, 20 autres maires se sont joints au mouvement, pour un total de 53 municipalités soutenant le projet.
Problématiques de la proverbiale « porte de derrière »
Même après ce signal clair et fort, le Ministère de la Sécurité et de la Justice, Ivo Opstelten, ne prévoit pas de changer d’opinion. Le Parlement souhaitait tout de même débattre sur le sujet, mais les discussions ont été annulées en raison d’un nombre trop restreint de membres s’étant préparés correctement pour l’occasion. Les villes de Heerlen, Leeuwarden et Eindhoven ont alors déclaré que l’heure n’était plus à la patience. « Nous allons poursuivre notre projet, surtout dans la mesure où plus de 50 maires soutiennent l’initiative, et souffrent de la politique actuelle », commente Monique Parijs, porte-parole de la ville d’Eindhoven.
Les gouvernements locaux souhaitent régler ce problème en grande partie en raison de la fameuse « porte de derrière » utilisée par les coffeeshops. En effet, les Pays-Bas autorisent la vente de petites quantités de cannabis, mais les achats de quantités plus importantes effectués par les coffeeshops restent illégaux, en plus de fournir des produits de qualité parfois non-optimale. Une production régulée permettrait d’enlever cette responsabilité des mains des cultivateurs de cannabis illégaux, rendrait possible une vérification de la qualité, et génèrerait des revenus en termes de taxes. Un modèle similaire est utilisé en Uruguay, ainsi que dans une certaine mesure dans l’état du Colorado (Etats-Unis). Les figures politiques concernées dudit état avaient d’ailleurs commenté qu’ils s’étaient inspirés des erreurs faites par les Pays-Bas pour mettre en place leur propre système.
Nations Unies : « La décision appartient à chacun des gouvernements … »
La porte-parole du département de la Sécurité et de la Justice indiquait au journal Metro que cultiver du cannabis sans avoir été exempté de l’ « Opium Act » était illégal et punissable par la loi. Elle ajoutait également que cela était contraire aux conventions mises en place par l’ONU. Le premier argument pourrait s’avérer problématique, mais Sensi Seeds espère que le poids du soutien apporté par 53 maires permettra de faire pencher la balance en faveur du projet.
Le Ministre de la Justice Ivo Opstelten.
Le second argument en revanche, est incorrect. Pendant la 57e conférence de la « Commission on Narcotic Drugs » (Commission des Drogues Narcotiques) des Nations Unies, qui s’est déroulée du 13 au 21 mars 2014 à Vienne, le porte-parole de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, Yury Fedotov, a déclaré que « les Nations Unies ne sont en aucun cas une camisole de force pour les états membres, et les conventions relatives au contrôle des drogues n’impliquent aucune notion de sanctions en cas de non-conformité. Ces conventions sont mises en place sur une base de bonne volonté et de conformité quant aux lois internationales, et cette conformité reste à la discrétion de chacun des gouvernements concernés ».
Il semble quoi qu’il en soit qu’il y ait suffisamment de marge de manœuvre dans les Pays-Bas pour pouvoir expérimenter avec une nouvelle politique du cannabis, à l’instar des initiatives lancées par l’Uruguay, ainsi que les états américains du Colorado et de Washington. Le seul obstacle subsistant dans le cas des Pays-Bas semble se résumer en un seul homme : Ivo Opstelten. A suivre donc.
Mais, pendant ce temps, la pax américana des multinationales américaines s'installent en Europe.
On se demandait pourquoi des multinationales comme Mosanto se payait des armées de mercenaires privées, maintenant, nous avons la réponse avec l'intervention de Blackwater en Ukraine.
Les multinationales américaines s'en servent pour fomenter des troubles contre les gouvernements élus qui ne leur plaise pas, financer les oppositions et provoquer des émeutes.
Elles servent aussi à soutenir des gouvernements qui leur plaise en transformant les manifestations pacifiques de l'opposition en émeute propre à être réprimée et prétexte à l'élaboration de lois liberticides.
Et, sans doute à l'élimination physique ou politique des opposants au grand traité de libre échange Etats-Unis-Europe.
Mais, pourquoi, notre président national, françois hollande et son nouveau premier ministre ne pousse pas de hauts cris ?
Ben, tout simplement parce qu'ils sont POUR le traité et au point pour qu'ils poussent l'Europe à le signer, même, si, aucun gouvernement, ni aucune assemblée nationales ne sait exactement ce qu'il contient puisque négocié à huit clos entre le gouvernement américain et des experts européens.
N'empêche qu'ils vont signer et nous allons nous retrouver officiellement avec les black waters sur le dos !
En Ukraine, c'est le gouvernement ukrainien qui les a embauché.
En Grèce, ce sont les gardes du corps du président.......bientôt en France ?
(source : Express.be)
Les armées privées sont désormais opérationnelles en Europe
« Une société comme celle-ci fonctionne comme une académie de football. Elle recrute d'anciens soldats, elle les entraîne puis les envoie en mission. Un service qui envoie des mercenaires avec un style sophistiqué, une tenue « civilisée » dans des zones de conflit en utilisant les outils du marketing moderne. Les photos que l’on peut voir sur leur site donnent une idée générale.
(...) Les sociétés comme Grestone et Blackwater transforment des zones grises de conflit en zones pacifiques commercialement exploitables. La paix par le développement de la «guerre» au travers de mesures opérationnelles soigneusement planifiées, impliquant des armes et des uniformes (…) Quiconque pense que cela ne se passe qu’en Afrique ou au Moyen-Orient commet une grave erreur. Ou alors, l'Ukraine ne fait pas partie de l'Europe? »
De toute façon que fait le gouvernement français, eh bien, je vais vous le dire, il taxe les produits bio pour nous obliger à bouffer la merde certifiée "PLEIN DE PESTICIDE !"
(source :
Nouvelle taxe historique sur les produits bio +20% à partir du 15 avril
L’annonce faite par le gouvernement a fait l’effet d’une bombe. Cette nouvelle taxe sur les produits certifiés Agriculture Biologique va donner lieu à une augmentation des prix de 20% sur tous les produits bio à partir du 15 avril.
En plein remaniement, le gouvernement a tout de même trouvé le temps de faire passer cette nouvelle taxe hier soir. Bercy et le ministère de l'Agriculture avaient déjà évoqué cette nouvelle taxe sur les produits certifiés biologiques fin décembre.
Cette taxe va donc faire grimper les prix publics des produits bio de +20% dés le 15 Avril.La taxe dite "taxe bio" sera directement collectée par les entreprises fabricants/transformateurs de produits bio et par les distributeurs (grande surface et chaîne de magasin) et payée par le consommateur.
Un conseiller de Bercy nous explique que sur un marché du bio français pesant plus de 4 milliards d'euros en 2013 et qui a connu une croissance de +8% en 2013, il est logique de taxer les secteurs qui se portent bien plutôt que ceux en difficulté. A terme cette taxe devrait rapporter 500 millions d'euros par an.
Parmi les consommateurs et professionnels du bio cette annonce a fait l'effet d'une bombe. L'association de consommateurs "Les amis du Bio" et son président que nous avons contacté hier soir ne décolèrent pas :"Alors que les produits bio devraient être moins taxés puisque leur empreinte carbone ainsi que la pollution des sols sont moins importants qu'un produit conventionnel, le gouvernement fait tout le contraire et prend le consommateur pour une vache à lait, sous prétexte que les consommateurs de produits bio seraient plus aisés et que le secteur se porte bien ! "
Le syndicat des professionnels du bio a fait savoir qu'il ne se laisserait pas prendre en otage par cette nouvelle taxe et qu'il souhaitait être reçu au cabinet du ministre de l'agriculture pour tenter de faire machine arrière.Suite a de nombreuses demande de consommateurs, Bio à la une a mis en place une pétition contre cette taxe :
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Bon, cela sera tout pour aujourd'hui.
Bien le bonjour chez vous.
René.