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par Laurent Michelon
La fermeture récente du consulat israélien à Chengdu est présentée par les grands médias comme une simple conséquence des positions de la Chine sur la question palestinienne — en particulier le génocide en cours à Gaza — ainsi que sur l’agression israélo-américaine contre l’Iran.
Le consul israélien a publié une déclaration enthousiaste sur l’amitié avec la Chine, comme si cette fermeture n’était que temporaire, motivée par des travaux de rénovation.
Ce que l’article prend soin de ne pas mentionner, c’est la récente affaire d’espionnage impliquant une entreprise israélienne à Chengdu, qui a été déjouée in extremis par les autorités chinoises alors qu’elle était sur le point d’aboutir.
Relatée dans les médias chinois et sur les réseaux sociaux, cette affaire a bien sûr été totalement ignorée par les médias occidentaux.
En gros, en 2023, l’ambassade d’Israël en Chine a servi d’intermédiaire entre une société de données basée à Tel-Aviv et une entreprise technologique de Chengdu, sous prétexte de construire conjointement un «centre de traitement des données» destiné à optimiser la circulation urbaine.
Cependant, au cours des discussions, il est apparu que la demande de bande passante dédiée formulée par l’entreprise dépassait largement les besoins commerciaux et que ses protocoles de chiffrement ressemblaient fortement au «SIGINT», un système propriétaire du Mossad.
Le MSS (Ministère de la Sécurité d’État) est intervenu, et une enquête plus approfondie a révélé que le capital de la société était lié à un fonds du ministère israélien de la Défense, et que ses «ingénieurs» présentaient des caractéristiques correspondant à la formation des agents du Mossad.
Ce soi-disant «projet européen de R&D sur la synchronisation des données» était en réalité un plan visant à intercepter le trafic de communications critiques dans le sud-ouest de la Chine.
Lorsque le Bureau de la sécurité nationale de Chengdu et le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information ont mené conjointement une enquête approfondie, ils ont découvert que ce centre de surveillance, dissimulé dans un immeuble commercial, avait déjà installé, dans son niveau souterrain isolé, une salle blindée contre les ondes électromagnétiques, ainsi que des équipements permettant d’accéder à un réseau mondial de surveillance en «nid d’abeille».
Le récit complet de cette affaire en anglais (ainsi que quelques autres cas tout aussi graves d’espionnage israélien sur le sol chinois) est disponible ici.
Les médias occidentaux ne se limitent pas aux mensonges lorsqu’ils façonnent ce qu’ils vendent comme des informations : les exagérations, les omissions et les informations tronquées sont souvent plus efficaces pour tromper leur public.
source : Laurent Michelon via China Beyond the Wall
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