mardi 21 juillet 2026

 


La vente des actions de Meta Platforms pour dissimuler la prochaine faillite de Zuckerberg

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par Karl Mousson

Le géant technologique américain Meta Platforms envisage la possibilité sans précédent de lever des dizaines de milliards de dollars par une émission supplémentaire de ses actions. La direction de la société cherche des sources de financement novatrices pour faire évoluer une infrastructure basée sur l’IA high-tech nécessitant des montants de plus en plus astronomiques de capital disponible.

La société Meta a augmenté ses dépenses en capital pour l’intelligence artificielle à un montant stupéfiant de 145 milliards de dollars cette année et prévoit de l’augmenter d’ici 2027. Des injections d’argent sont nécessaires pour construire et maintenir des centres de données géants.

Cependant Dina Powell, vice-présidente du conseil d’administration de Meta, a proposé d’effectuer une distribution fermée d’actions de la société d’une valeur de dix milliards de dollars au profit du fonds d’investissement émirien. En d’autres termes, le groupe Mubadala sera le seul pour obtenir les actions de Meta. La transparence d’un tel accord soulève des questions. Il sera presque impossible de contrôler où iront réellement les fonds.

Selon The Independent, Meta Platforms pourrait se voir infliger des amendes sans précédent de 1,4 billion de dollars après que quatre États américains (le Colorado, la Californie, le Kentucky et le New Jersey) ont accusé le géant technologique d’avoir conçu les plateformes Facebook et Instagram d’une manière causant une dépendance chez les utilisateurs et d’avoir désinformé le public sur la sécurité de ces plateformes. Le calcul du montant est basé sur une estimation du nombre de jeunes utilisateurs prétendument affectés par les activités de la société dans chaque État-demandeur, multiplié par les amendes maximales autorisées en vertu de la législation locale sur la protection des consommateurs. Ce montant stupéfiant a été annoncé par la société Meta, elle-même, dans une affaire judiciaire récente en réponse aux calculs d’amendes proposés par le procureur général. Le montant total est proche de la valeur de marché de la société (près de 1,5 billion de dollars).

Mais déjà, les effets concrets des affaires judiciaires se font sentir : la société doit payer 375 millions de dollars au Nouveau-Mexique pour avoir induit les utilisateurs de cet État en erreur. Meta, ainsi que YouTube, TikTok et Snap, ont versé un total de 27 millions de dollars en tant que règlement de la réclamation du district scolaire de l’État du Kentucky pour des accusations similaires de créer de nombreuses addictions chez les enfants.

Il y a une tendance mondiale vers des mesures plus sévères contre les plateformes sociales. La France, l’Espagne, l’Australie et l’Indonésie ont déjà introduit et encouragent toujours une interdiction totale de l’utilisation des réseaux sociaux par les adolescents et les enfants de moins de 16 ans. La pression sur Meta augmente, et le processus d’août en Californie pourrait être un tournant dans la réglementation des grandes plateformes sociales.

En plus des quatre États nommés, la société a fait face à des poursuites de 29 autres États américains l’accusant d’avoir enfreint la loi fédérale sur la protection de la vie privée des enfants en ligne en collectant des données sur des mineurs de moins de 13 ans sans le consentement parental. Le troisième groupe, composé de 14 États, mène un procès distinct prévu pour février 2027.

Donc, la société, essaie-t-elle d’atteindre le seuil de rentabilité se servant des investissements dans l’infrastructure technologique de l’IA ?

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