mardi 19 mai 2026

 La mégère climatique

Nord de la France, région Picardie

16 heures 11, 16°C, 18°C, 20°C avec le poêle, ciel tout couvert d'une chape grise depuis ce matin, des gouttes de temps en temps, vent fort à éolienne. Hier, j'ai été coupé un arbre tombé sur le chemin communal dans le bois voisin, du frêne encore, j'ai marné pour le débiter, mais j'ai réussi à dégager le chemin communal. Ensuite, j'ai fendu les rondins sans trop de problèmes avec le merlin, j'embarque le tout sur la remorque, les bûches et les outils et le moteur ne démarre pas. Putain, sa mère, au même moment, l'averse s'est mise à tomber assez fort pour me mouiller en passant à travers les feuilles et ce fils de pute de moteur qui ne démarrait toujours pas. Le soir pointant son nez, j'ai ramassé mes deux tronçonneuse, une petite et une grosse que j'ai ramené chez moi, ensuite j'ai ramené le petit outillage, la scie égoïne, la hachette, le merlin, la cisaille et le sécateur à manche long, bref, je suis bien équipé et j'ai encore une troisième tronçonneuse de 8 kg pour les vrais gros arbres au cas où. Bon, bref, j'ai un problème avec une jambe, 23 vis et des boulons plus des lattes en titane, donc, je ne peux pas faire Hercule. J'ai lassé le motoculteur et la remorque dans le bois en couvrant le moteur d'un vieux drap. Donc, ce matin, sachant que cela allait être dur pour moi, je précise, de ramener tout ça en poussant avec mes petites jambes, j'ai pris mon temps, petit déjeuner tranquille. Evidemment lorsque je suis arrivé le moteur n'a toujours pas démarré. J'ai détaché la remorque et j'ai poussé le motoculteur jusqu'à chez moi sur le chemin communal qui comme vous pouvez vous en douter n'est pas plat. Je ne peux pas me permettre de faire comme tout le monde, pousser la bête d'un coup jusqu'à sa tanière chez moi, je dois m'arrêter souvent lorsque j'ai l'impression que les vis et mes boulons de ma jambe vont partir en sucette. Néanmoins, je l'ai fait, après j'ai été cherché la remorque qui m'a demandé moins d'efforts, mais toujours avec des arrêts. Sur le chemin j'étais en train de pester, mais la pensée de ce qui arrive aux palestiniens m'a fait rentrer ma langue à l'intérieur de ma gorge. Eux, ils souffrent. Mais bref, c'est la raison pour laquelle, je n'ai pas écrit ce matin et cet après-midi, je promenais mon fardeau dans le bois. 

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