(Pour trump la guerre est une série télévisée dont lui seul écrit le scénario. Moi, j'en écris au autre que je lui propose, "Bonhomme, tu as perdu l'élection de mid term", alors, il te plaît celui-là ? note de rené)
“Epic Fury” : quand Hollywood déclare la victoire avant la bataille

“Epic Fury” : quand Hollywood déclare la victoire avant la bataille
Par @BPartisans
Dans l’univers mental de Donald Trump, une guerre ressemble beaucoup à une bande-annonce hollywoodienne. Il faut un titre qui claque, un slogan simple, et surtout une fin heureuse… même si la guerre, elle, continue.
« Est-ce un bon nom ? C'est bien seulement si vous gagnez... Laissez-moi vous dire, nous avons gagné. Nous avons gagné à la première heure. » a expliqué Trump en racontant comment il aurait choisi le nom de l’opération contre l’Iran, finalement baptisée “Epic Fury”. Traduction : peu importe la stratégie, la logistique ou les conséquences géopolitiques, l’important est que le titre sonne bien sur Fox News.
Dans cette version trumpienne de la guerre, la victoire se décrète comme un tweet. Dans la réalité, c’est un peu moins simple.
Car pendant que Trump proclame avoir « gagné dans la première heure », le conflit en est déjà à son 11e jour, et aucun des objectifs officiellement avancés par Washington ne semble atteint. Pas de changement de régime à Téhéran. Pas de reddition iranienne. Pas même de négociation en vue.
Selon le Pentagone, l’opération visait à « dégrader les capacités militaires iraniennes, notamment les missiles et les infrastructures associées » (déclaration du secrétaire à la Défense). Mais dans le même temps, plusieurs responsables américains reconnaissent que l’Iran conserve une capacité significative de riposte dans la région.
Même le directeur de la CIA, William Burns, rappelait récemment devant le Congrès que l’Iran « dispose d’un réseau de partenaires et de capacités asymétriques capables de frapper les intérêts américains au Moyen-Orient ». Traduction : la partie est loin d’être terminée.
Mais Trump n’a jamais été un adepte de la nuance stratégique. Pour lui, une guerre fonctionne comme un casino : il suffit d’annoncer qu’on a gagné pour faire croire qu’on tient la table.
Le problème est que l’histoire récente regorge déjà de ces « victoires instantanées ». En 2003, George W. Bush déclarait la mission accomplie en Irak sous la fameuse bannière “Mission accomplie”… avant huit années supplémentaires de guerre et de chaos. À l’époque, le Pentagone lui-même avait reconnu que cette déclaration avait été « prématurée ».
Trump semble simplement avoir modernisé la formule : pourquoi attendre la fin de la guerre quand on peut proclamer la victoire dès la première heure
Dans cette logique, on devine déjà le scénario final. Un bombardement spectaculaire, suffisamment photogénique pour occuper les chaînes d’info pendant 48 heures, puis une déclaration solennelle depuis la Maison-Blanche : l’Amérique aurait sauvé le monde une fois de plus.
Ensuite, rideau. Le président partirait vers le soleil couchant, laissant derrière lui un Moyen-Orient toujours en feu, des bases américaines toujours sous menace et un Iran toujours debout.
Mais peu importe. Dans la mythologie trumpienne, la guerre n’est pas un conflit.
C’est un branding.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire