(Pour livrer la population libanaise à la haine furieuse des juifs israéliens, désormais sans défense. note de rené)
L'exigence de Washington de désarmer le Hezbollah risque de provoquer une confrontation interne avec l'armée
Les États-Unis exigent que le Liban désarme rapidement le Hezbollah et reprenne le contrôle de ses positions. Washington conditionne la fin de la guerre et l’ouverture de négociations avec Israël à ces mesures. Beyrouth redoute toutefois qu’une telle démarche ne déclenche une confrontation interne avec le mouvement chiite.
Dans un contexte d'escalade militaire entre Israël et le Hezbollah, les États-Unis ont transmis un message particulièrement ferme aux autorités libanaises. Selon plusieurs sources diplomatiques, Washington exige que l'État libanais agisse rapidement pour mettre un terme aux activités militaires du Hezbollah, notamment en empêchant le lancement de missiles, en confisquant son arsenal et en reprenant le contrôle des positions qu'il occupe sur le territoire libanais. Les responsables américains insistent pour que l'armée libanaise prenne l'initiative de ces mesures dans les plus brefs délais.
Ce message intervient alors que la guerre entre Israël et le mouvement chiite, ouverte début mars, place le Liban sous une pression occidentale croissante. Washington estime que le désarmement du Hezbollah constitue la condition essentielle pour mettre fin aux hostilités et ouvrir la voie à un processus politique. Dans cette perspective, les États-Unis poussent également Beyrouth à engager des négociations directes avec Israël afin d'aboutir à un accord de paix.
Risque de guerre civile
Mais cette exigence place les autorités libanaises dans une position extrêmement délicate. Plusieurs responsables à Beyrouth redoutent qu'une tentative de désarmement forcé du Hezbollah ne provoque une confrontation interne avec l'armée, ce qui pourrait fragiliser davantage un pays déjà traversé par de profondes divisions politiques et confessionnelles. Pour l'instant, aucune décision n'a été prise par l'institution militaire pour affronter directement le mouvement chiite ou tenter de s'emparer de ses positions.
Les pays occidentaux affichent toutefois une méfiance croissante envers l'État libanais. Selon plusieurs diplomates, Beyrouth disposait depuis plus d'un an d'un délai pour renforcer le contrôle de la zone située au sud du Litani et limiter l'influence militaire du Hezbollah. Mais le mouvement est resté fortement implanté dans la région et continue de disposer de capacités militaires significatives.
Parallèlement, la question de la frontière avec la Syrie suscite également des inquiétudes. Des tirs attribués au Hezbollah en direction du territoire syrien ont récemment provoqué des tensions avec Damas, qui accuse le mouvement de chercher à élargir le conflit régional. Les autorités libanaises ont depuis intensifié les contacts avec la Syrie afin de renforcer la coordination sécuritaire et éviter une extension du front.
Dans ce climat de fortes pressions occidentales et de tensions régionales, Beyrouth tente d'éviter à la fois une confrontation interne et un isolement diplomatique, alors que la guerre continue de peser lourdement sur la stabilité du pays.

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