mardi 31 mars 2026

(C'est l'occasion de repérer les élus qui sont sous le chantage du mossad suite à l'affaire epstein, le gouvernement a les noms des français sur un carnet saisi lors de la perquisition de l'appartement d'epstein à Paris, mais problème macron est cité plus d'une centaine de fois sur le carnet américain d'epstein. note de rené) 


Plus Israël devient meurtrier, plus on entend parler d’«antisémitisme»

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par Caitlin Johnstone

Chaque fois qu’Israël massacre des milliers de civils, les médias occidentaux s’empressent de publier des articles sur «l’antisémitisme» et le sentiment des juifs.

«Les juifs commencent à s’interroger : existe-t-il encore un endroit sûr ?», titre un récent article du Wall Street Journal, sous-titré «“On se croirait de retour dans les années 1930”. L’hostilité envers les juifs explose dans les pays occidentaux où ils se sentaient en sécurité ces dernières décennies».

Un article de The Atlantic, intitulé «Le pogrom poli du Canada», tente, de façon absurde, d’affirmer que la «tolérance envers le fanatisme» reviendrait à «purger les juifs de la vie publique».

Un titre du Washington Examiner proclame que «les électeurs juifs se sentent “politiquement sans foyer” face à la montée de l’antisémitisme des deux côtés».

Un titre du Telegraph affirme que «de nombreux juifs perçoivent d’effrayants échos de l’Allemagne des années 1930 dans la Grande-Bretagne des années 2020».

Le criminel de guerre Tony Blair publie un article dans The Free Press intitulé «Pourquoi l’Occident échoue à enrayer l’antisémitisme».

Et les 92 millions de personnes en Iran, les 5 millions de personnes au Liban, les 2,7 millions de personnes en Cisjordanie, et les 2 millions de personnes à Gaza ? Y a-t-il un endroit sûr pour eux ?

Pendant ce temps, dans la réalité, des populations sont massacrées sans pitié en Iran, au Liban et en Palestine par Israël et ses alliés. Plus la situation s’aggrave, plus les discours alarmistes sur l’«antisémitisme» deviennent agressifs.

Le Jewish Chronicle a publié un article de Maureen Lipman intitulé «Le monde se rend-il compte de l’épuisement du peuple israélien ?», sous-titré «Un ami proche m’a confié que ses petits-enfants ont dû se réfugier dans leur abri plus de 200 fois depuis le début des combats».

«La BBC et les journalistes du monde entier n’entrent pas dans les abris où les enfants sont entraînés à se coucher par terre lorsque les sirènes retentissent», écrit Lipman. «Ils ne parlent pas non plus de la fermeture des écoles. La plupart des enfants israéliens ont manqué l’école chaque jour depuis le début de la pandémie. Les médias sont-ils seulement conscients de la peur des personnes âgées en Israël ?»

C’est tout simplement incroyable. Elle écrit comme si les Israéliens étaient les seuls habitants de la planète à subir des bombardements. Seuls les sionistes pouvaient larguer des bombes sur des populations voisines chaque jour pendant des années et ensuite dire : «PERSONNE AU MONDE NE PEUT IMAGINER CE QUE C’EST QUE DE VIVRE DANS LA PEUR DES FRAPPÉS AÉRIENNES !»

On s’en fiche, Maureen

Les journalistes occidentaux subissent une telle pression pour embellir l’image d’Israël et promouvoir ses intérêts informationnels que l’Associated Press vient de publier un éditorial intitulé : «L’AP qualifie l’attaque israélienne contre le Liban d’invasion. Qu’est-ce que cela signifie et pourquoi est-ce important ?», justifiant ainsi sa décision de qualifier d’«invasion» ce qui est pourtant une invasion, de toute évidence et indiscutablement une invasion.

On ne les a jamais vus agir ainsi avec l’Ukraine. On n’a jamais vu les médias se livrer à de longues délibérations internes sur la façon de qualifier l’attaque, puis publier des éditoriaux du genre : «Nous allons parler d’invasion russe, nous en sommes presque sûrs, ne nous en voulez pas !» Voilà à quel point ils sont intimidés par les partisans d’Israël et à quel point ils subissent la pression de se conformer à la ligne impériale, quoi qu’il arrive.

Parallèlement, dans la presse israélienne, on trouve des tribunes libres comme celle du Jerusalem Post, intitulée «La déradicalisation à long terme à Gaza se heurte à des obstacles majeurs», qui plaide explicitement pour le nettoyage ethnique total du territoire palestinien.

L’auteur de l’article, Martin Sherman, réfute l’idée que la population de Gaza puisse être «déradicalisée», comme si la radicalisation des Palestiniens était le problème, et non l’idéologie politique radicale de ceux qui mènent une campagne d’extermination à leur encontre. Sherman soutient plutôt que chacun doit accepter la «dure réalité» selon laquelle seules l’annexion et le nettoyage ethnique peuvent instaurer une paix durable dans la bande de Gaza.

«Le seul moyen pour Israël de garantir la gouvernance de la bande de Gaza, et de déterminer qui la gouvernera, est de la gouverner lui-même», écrit Sherman. «De plus, le seul moyen pour Israël de gouverner la bande de Gaza sans devenir un oppresseur extérieur d’un “autre peuple” est d’expulser ce “autre peuple” de la bande de Gaza même».

«Il ne s’agit pas d’un radicalisme d’extrême droite. Il s’agit simplement d’une analyse politique saine et rationnelle», écrit Sherman.

Si prôner l’expulsion massive d’une population autochtone colonisée de sa terre natale en raison de son appartenance ethnique n’est pas du radicalisme d’extrême droite, alors le radicalisme d’extrême droite n’existe pas. C’est ce qu’il y a de plus extrémiste à droite.

Et il s’agit d’une publication israélienne tout à fait traditionnelle.

S’il y a bien une population au monde qui a besoin d’être déradicalisée, ce sont les Israéliens et leurs partisans.

source : Caitlin Johnstone via Marie-Claire Tellier

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