(Comme en Chine au début où ils ont été obligé de faire venir par milliers des infirmières et des médecins à wuhan. Les médias chinois à l'époque en ont parlé, même les occidentaux, la France n'était pas officiellement touché, pourquoi buzin, précédente ministre de la santé, n'a pas préparé des stocks de masques ? macron, président français, ne veut pas dépenser un euro de plus que le budget prévu, maintenant, c'est en allant se faire soigner à l'hôpital que l'on va être contaminé par le personnel soignant.
Mais, c'est tout bénéfice pour macron, il tue les manifestations de rue et tue les grèves dans les hôpitaux et fait passer "SES" réformes dans une assemblée nationale vide. note de rené)
"Beaucoup de soignants sont contaminés, on est à bout de souffle" (France)
Auteur: Raphaël Ferber|Actualisé: 19.03.2020 20:22|0 Commentaire(s)
source : RTL Lorraine 5 minutes
Une infirmière exerçant en Lorraine témoigne de son quotidien et s'alarme des conditions de travail du personnel médical.
"On n'a pas assez de matériel, pas assez de lits, pas assez de tests. Il faut que le corps de chacun soit capable de supporter le Covid-19 car ce n'est que le début de la catastrophe." Ce cri d'alarme est celui d'Alexandra*, une infirmière fraîchement diplômée en Lorraine et qui depuis le week-end dernier part en mission dans différents hôpitaux de Moselle et Meurthe-et-Moselle. Si elle connaît l'urgence de la situation, elle reste néanmoins sous le choc de ses premiers jours d'intérim.
"J'ai pris une douche froide" reconnaît-elle, effarée par le manque d'organisation, le manque de moyens et inquiète, déjà, de l'état du personnel médical. "Beaucoup de soignants sont contaminés, on est à bout de souffle. Il faut voir leur état, ce n'est vraiment pas rassurant. La France n'est absolument pas préparée au pic de l'épidémie. L'État aurait dû prendre des mesures de confinement plus tôt. On a trop tardé à dire que ce n'était qu'une grippette et on s'est activé à partir du moment où il y a eu des morts..." Des mots qui font écho à ceux d'une médecin généraliste d’un centre de soins de Nancy, dont nous avons recueilli le témoignage.
"UN CIRQUE PAS POSSIBLE"
Envoyée en service oncologie d'un hôpital mosellan, puis en cardiologie dans un hôpital de Meurthe-et-Moselle, une des journées d'Alexandra s'est résumée à "un cirque pas possible". "Je suis arrivée en même temps qu'une autre intérimaire, je ne connaissais pas l'établissement, je ne connaissais pas les patients, je ne savais pas où était le matériel, je ne savais pas me servir du logiciel... Je me suis débrouillée comme j'ai pu jusqu'à la fin de mon service."
Diplômée depuis moins de 48 heures, elle "hallucine" de voir qu'on l'a laissé "gérer un service entier avec des patients cardiaques." "On nous envoie au casse-pipe et tout le monde s'en fiche."
Elle confirme "comme tout le monde" que les masques FFP2, réservés aux soignants et aux malades, se font extrêmement rares. C'est le cas dans les plus grands hôpitaux de la région, où les infirmières "courent" d'un service à un autre à la recherche de matériel. Une perte de temps qui pèse sur le moral d'un personnel médical sous haute pression, qui peine à assurer toutes ses tâches quotidiennes et qui doit parfois faire fi de tensions internes naissantes. Sans parler des téléphones surchauffés par des appels de familles inquiètes. L'ordre national des infirmiers a d'ailleurs publié des résultats inquiétants quant à l'état d'épuisement du personnel hospitalier.
"J'ai dû soigner un patient en isolement, positif au covid19, alors que je n'avais ni lunettes de protection, ni surblouse, ni FFP2 et un seul gel hydroalcoolique dans le stock", reprend Alexandra. "J'ai dû aller chercher du matériel dans un autre service..."
DES INFIRMIERS EN ARRÊT DE TRAVAIL
Le manque de lits et de place pousse le personnel à prendre des mesures extrêmes. Dans un grand hôpital de la région, on a par exemple ouvert des lits aux patients atteints du Covid-19 dans d'autres services, ce qui altère forcément la stérilisation des pièces. Les patients stables sont séparés, dans la mesure du possible, des patients dans un état jugé plus sérieux. Les équipes médicales sont renforcées, mais souvent par des soignants ou des médecins venant d'autres services, et qui doivent être formés sur place. Des infirmiers, positifs au Covid-19, sont également en arrêt de travail.
De son côté, Alexandra avoue être "complètement dépitée" au bout de "seulement quelques jours" de travail. "Commencer mon métier de cette façon, ce n'est vraiment pas ce à quoi je rêvais. On me propose des missions un peu partout. Je n'ai pas vraiment envie de continuer à travailler dans des conditions pareilles, même si dans l'absolu, j'ai bien sûr toujours envie d'aider les gens et de repartir en mission."
*Le prénom de l'infirmière a été modifié

"On a quinze jours de retard, et on ne les rattrapera pas"
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