vendredi 31 janvier 2025

 (Il y a une chose que n'aura pas l'IA, l'idée. Une catégorie de gros cons, scientifiques, influenceurs friqués, médias et politiques, se sont imaginés un monde d'IA robotique capable de remplacer l'humain pour privilégier une société réservée à une élite gardant un vivier humain pour satisfaire toutes ses perversions. Donc, ils fabriquent tous les prétextes avec des projections mathématiques pour la mettre en place en commençant par assassiner plus du tiers de l'humanité sous un bon prétexte, lutter contre la sur-population. Et si ils se sont trompés, ils condamnent la totalité de l'espèce humaine puisque c'est l'arme de la stérilité qu'ils utilisent sans retour en arrière possible. note de rené)

DeepSeek… ou comment avec un investissement de 5,6 millions de $ US, la Chine a coulé le secteur US de l’IA

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par Vincent Gouysse

DeepSeek… ou comment avec un investissement de 5,6 millions de $ US, la Chine a coulé le secteur US de l’IA, lui faisant perdre en 24 heures plus de 1120 milliards de $ US – dont 589 milliards pour Nvidia1. Tout arrogant que soit le suprémaciste atlantiste D. Trump, celui-ci a immédiatement reconnu que le succès de l’IA conversationnelle chinoise sonnait comme un sérieux avertissement à l’égard des mastodontes US de l’IA…

Malgré des années de sanctions et d’embargos, considérablement renforcées sous le 1er mandat Trump et encore étendues sous l’administration Biden, la Chine a prouvé qu’elle pouvait innover et faire mieux et beaucoup moins cher que les USA, une façon de rendre par avance caduque le plan de soutien US à l’IA de 500 milliards de $ annoncé quelques jours auparavant par D. Trump…

La percée fulgurante de DeepSeek (créé en 2023) démontre l’extrême vulnérabilité des niches technologiques américaines face à la montée en gamme fulgurante de la Chine, en dépit des embargos technologiques déployés contre elle. En réalité, ces années de sanctions préventives destinées à freiner le développement de la tech chinoise auront eu pour effet (inverse) majeur d’en stimuler le développement en empruntant des choix technologiques alternatifs économiquement et énergétiquement plus efficients, revenant comme un boomerang dans la face de ceux qui escomptaient entraver durablement le secteur chinois de l’IA.

En rendant brutalement caduque des milliards de $ d’investissements qui était censés apportés aux USA la suprématie dans le domaine de l’IA, DeepSeek ébranle en premier lieu durablement le modèle de développement économique des leaders US du secteur : comment rivaliser avec un acteur plus performant et «open source», en outre ouvert aux améliorations que suggèreront des cerveaux du monde entier ??? À n’en pas douter, le monopole américain sur l’IA est durablement ébranlé, et le séisme DeepSeek annonce d’innombrables dégonflages à venir d’autres bulles spéculatives américaines construites autour de leurs derniers marchés de niche…

  1. Boursorama, «La start up chinoise DeepSeek affole les marchés américains», 27/01/2025

 

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    Vladimir Poutine : Comment résoudre la crise ukrainienne

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    Fragment de l’interview de Vladimir Poutine au journaliste de VGTRK Pavel Zaroubine lors de la visite du président dans l’oblast Samarien, sur les perspectives de résolution de la crise ukrainienne.

    28 janvier 2025, 21h16, oblast Samarien, l’Aurus présidentiel

    Pavel Zaroubine : Il y a quelques jours, j’ai réussi à vous poser une question sur les perspectives d’un règlement ukrainien. Et à ce moment-là, vous avez dit une chose très importante qui a eu une grande résonance, et tout le monde en discute maintenant, à savoir que puisqu’il y a un décret de Zelensky interdisant des négociations avec la Russie, si nous imaginons que de telles négociations sont en cours, ont commencé, alors elles seront illégitimes, et leur résultat peut être qualifié d’illégal à n’importe quel moment. Ceci a produit un fort retentissement sur l’opinion publique, de sorte que le lendemain Zelensky se justifiait déjà, affirmant qu’il n’avait pas interdit les négociations avec tout le monde, qu’il s’était soi-disant laissé une telle opportunité, et qu’il avait adopté ce décret dans des conditions où les troupes russiennes se trouvaient auprès de Kiev. Il a expliqué cela par le fait qu’il était soi-disant nécessaire de lutter contre le séparatisme, qu’il était nécessaire de lutter préventivement contre d’éventuelles négociations fantômes avec la Russie par le biais de différentes lignes et canaux. Il a donc conclu son discours en disant : «Je suis le chef des négociations et j’ai interdit le reste des négociations». Que pensez-vous de cette réaction ?

    Vladimir Poutine : Nous avons entamé les négociations dès le lancement de l’OMS. Au départ, nous avons dit aux dirigeants ukrainiens de l’époque que les habitants de la RPL et de la RPD ne voulaient plus faire partie de l’Ukraine, qu’ils n’avaient que partir de là-bas et que tout serait fini. Plus d’hostilités, plus de guerre, on ve va pas se battre. Ceci a été dit déjà à la fin du mois de février 2022, puis les rencontres de contact ont été entamées en Biélorussie, et ensuite on s’est déplacé à Istanbul.

    Que se passait-il là-bas ? Vers la fin du mois de mars nous avons reçu un papier de Kiev, signé par le chef de l’équipe de négociation ukrainienne, M. Arakhamia. Et ce sont justement ces propositions ukrainiennes-ci, je tiens à le souligner, c’est très important, qui ont constitué la base du projet de traité de paix élaboré à Istanbul. Cela a eu lieu le 15 avril. Mais avant cela, certains dirigeants européens ont déclaré, lors de conversations téléphoniques, qu’il était impossible pour l’Ukraine de signer un traité de paix, comme l’a déclaré l’un de mes collègues. Je l’ai déjà dit, je pense que il nommait ça «avec un pistolet sur la tempe». Oui, bon. Alors que faut-il faire ? Il faut retirer nos troupes de Kiev.

    En principe, nous étions conscients que la tromperie était tout à fait possible. Ainsi, durant les décennies, la Russie a été trompée : on nous disait une chose tout en faisant le contraire. Néanmoins, pour éviter une effusion de sang, une guerre grave, nous avons donné notre accord.

    Fin mars, on a commencé à retirer nos troupes des environs de Kiev dans deux directions, en deux colonnes. Le 4 avril le retrait était achevé. Une partie des troupes est passée par la Biélorussie, et une autre est allée directement sur le territoire de la Fédération russienne.

    Donc, le retrait était achevé le 4 avril. Tandis que le document sur lequel nous nous sommes mis d’accord à Istanbul a été rédigé le 15 avril, lorsqu’il n’y avait plus de troupes russiennes auprès de Kiev. Pratiquement le même jour, bien que certains points aient été controversés, et le ministère des affaires étrangères l’a souligné, ainsi qu’un certain nombre de nos autres départements, j’ai néanmoins convenu que nous étions prêts à mettre en œuvre ce document. Et dans la soirée du 15 ou du 16, nous avons transmis à Kiev que nous étions d’accord pour finaliser ce document, c’est-à-dire pour le signer. Il n’y avait pratiquement rien à remanier, il n’y avait qu’un seul point que la partie ukrainienne proposait d’examiner et de régler lors d’une rencontre personnelle des deux présidents.

    J’ai donné mon accord à cela aussi, mais soudain nous avons reçu des informations de Kiev indiquant qu’ils devaient consulter leurs alliés et qu’ils faisaient une pause d’une semaine. Comme vous le savez, ils les ont consultés, et M. Johnson, alors Premier ministre britannique, est arrivé, probablement à la suggestion de l’ancienne administration américaine dirigée par M. Biden, et a persuadé les Ukrainiens de poursuivre la guerre. En fait, personne ne le cache, et les responsables ukrainiens eux-mêmes, qui plus est de haut rang, l’ont dit publiquement par la suite. Les dirigeants britanniques ne le cachent pas non plus, ils en parlent ouvertement. Mais, pour être honnête, nous avons immédiatement reçu un signal de Kiev, on nous a dit à l’époque qu’on allait se battre jusqu’au dernier Ukrainien. Soit nous prenons le dessus, soit vous, nous a-t-on dit. Ils n’ont pas décidé de signer l’accord.

    Mais, je le répète une fois de plus, déjà le 4 avril 2022 il n’y avait plus de troupes russiennes auprès de Kiev, les accords ont finalement été conclus le 15 avril, et le décret interdisant les négociations a été signé fin septembre et est entré en vigueur le 4 octobre, c’est-à-dire six mois après l’approbation du projet d’accord de paix. Insinuer que l’interdiction des négociations a été imposée lorsque les troupes russiennes ont été laissées auprès de Kiev est donc tout à fait inexact et, pour ainsi dire, sur des questions aussi graves que la tentative d’induire en erreur la société et la communauté internationale, tout au moins inexact.

    Mais cela met en évidence une fois de plus à qui nous avons affaire. Si Zelensky dit qu’il est possible de négocier avec lui, enfin, le fait comprendre, à votre avis, peut-on négocier avec lui ? On peut négocier avec n’importe qui, mais en raison de son illégitimité il n’a pas le droit de signer quoi que ce soit. Mais s’il veut prendre part aux négociations, je désignerai des personnes qui mèneront telles négociations, pourquoi pas.

    La question réside en signature finale des documents. Il s’agit d’une question très grave qui devrait garantir la sécurité de l’Ukraine et de la Russie dans une perspective historique sérieuse, à long terme. Et ici, il ne peut y avoir une seule bévue, une seule aspérité, tout doit être affiné conformément à la Constitution de l’Ukraine. Et le président de l’Ukraine, même sous la loi martiale, n’a pas le droit d’étendre ses pouvoirs. Seuls les organes représentatifs du pouvoir, la Rada, c’est-à-dire le parlement du pays, ont le droit d’étendre leurs pouvoirs. Tandis que le président n’a qu’un mandat de cinq ans, et c’est tout, rien d’autre. Ses pouvoirs sont ensuite transférés au représentant de la Rada.

    Pourtant, s’il y a une volonté de négocier et de trouver des solutions de compromis, que n’importe qui mène ces négociations, nous chercherons naturellement ce qui nous convient, ce qui correspond à nos intérêts. Mais dans le cas de la signature de documents, bien sûr, tout doit être fait de manière à ce que les juristes nous confirment la légitimité des personnes qui seront autorisées par l’État ukrainien à signer ces accords.

    Pavel Zaroubine : Et ils devraient annuler le décret interdisant les négociations, n’est-ce pas ?

    Vladimir Poutine : Oui, si nous entamons des négociations maintenant, elles seront illégitimes. Ici il y a un problème, à vrai dire, je n’en ai pas parlé, mais je le dirai, le problème existe. En quoi ? Il existe en ce que lorsque le chef actuel du régime – ce n’est qu’ainsi que l’on peut l’appeler aujourd’hui – a signé ce décret, il était le président légitime, alors que maintenant il ne peut pas l’annuler, étant illégitime. Voyez-vous cette tuile, ce piège, ce genre d’embuscade ?

    Mais en principe, s’ils veulent le faire, il y a un moyen légal pour cela. Écoutez, laissez les représentants de la Rada le faire conformément à la Constitution. S’il y a une volonté, il est possible de régler n’importe quelle question juridique.

    Pourtant jusqu’à présent, nous n’avons pas constaté une telle volonté. Et je pense que ses sponsors occidentaux… bref, ils [les Ukrainiens] ne peuvent donc exister, ils ne tiendront pas un mois si l’argent et les cartouches, dans le sens large de ce mot, s’arrêtent. Tout sera terminé dans un mois, un mois et demi ou deux. Dans ce sens la souveraineté de l’Ukraine est quasiment nulle. Si leurs sponsors occidentaux souhaitent parvenir à la paix, la voie est très simple. J’avais déjà envoyé autrefois un signal correspondant à ce sujet à Biden. S’il y a une volonté, libre à eux. Ils trouveront alors rapidement tous les moyens légaux de régler les questions juridiques, y compris l’annulation de ce décret interdisant les négociations.

    source : Chaîne 1TV de la Russie

    traduit par Valerik Orlov via l’Amicale des russophiles francophones https://russophile.boris-vian.net

     (Surtout lorsque le bus passe devant les maisons comme c'est le cas dans mon village, surtout dans une zone où tout le monde se connaît ou en tout se connaît de vue. note de rené)

    Damien Tabard, conducteur de car scolaire de 72 ans, licencié pour avoir déposé des enfants devant leurs portes et non à l’arrêt de bus

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    par Tyler

    Licencié pour avoir priorisé la sécurité des enfants, Damien Tabard chauffeur de bus scolaire a vu son employeur qualifier ses arrêts de «sauvages». Après dix-sept ans de carrière, il a contesté son licenciement devant les prud’hommes de Limoges le 27 janvier, soutenu par une vingtaine de parents d’élèves. Le verdict sera rendu le 7 avril.

    Il y a deux ans, ce conducteur, qui travaillait dans une petite commune rurale de la Haute-Vienne, avait été renvoyé pour avoir déposé certains enfants directement devant leur domicile, par mesure de sécurité. Des arrêts jugés «sauvages» par son ancien employeur. Le 27 janvier, Damien Tabard a défendu son cas devant le conseil de prud’hommes, espérant obtenir justice.

    «S’il s’était passé quelque chose»…

    Jusqu’à l’automne 2022. Son nouvel employeur, qui vient alors de reprendre le marché des transports scolaires dans le secteur de la commune des Billanges, ne l’entend pas de cette oreille.

    L’entreprise lui fait remarquer que l’endroit où il prend puis dépose matin et soir une jeune collégienne est un «arrêt sauvage». Damien Tabard est prié de la laisser à 650 mètres de là, dans le village d’Entrecolle, sur un arrêt soigneusement balisé. Le chauffeur ne peut s’y résoudre.

    «Ce n’était pas possible de la laisser seule à cet endroit, si loin de chez elle. S’il s’était passé quelque chose, je m’en serais voulu toute ma vie», explique-t-il.

    source : Les Moutons Rebelles

    (Est-ce que les trois soeurs, la CIA, le MI6, le mossad sont devenus un électron libre plus puissant que l'UE et travaillant pour le compte d'intérêts autres que ceux de leur pays d'origine et même contre ceux de leur pays d'origine comme le fait la CIA. note de rené)

    Escalade dans l’est de la RDC : les combats font rage à Goma, «beaucoup de cadavres dans les rues» selon l’ONU

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    par Afrique Média

    L’armée congolaise, appuyée par la MONUSCO, et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, se disputent toujours le contrôle de la ville de Goma dans l’est de la RDC, dans des combats intenses à l’arme lourde, qui provoquent une crise humanitaire majeure.

    Alors que les combats, y compris à l’arme lourde, s’étendent désormais au centre-ville de Goma, à la suite de la percée des rebelles du M23, soutenus par les forces armées rwandaises, dans cette métropole de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), de hauts responsables de l’ONU ont appelé les belligérants à convenir de pauses humanitaires pour faciliter l’évacuation des civils, ainsi que des blessés et des cadavres.

    «Il y a beaucoup de cadavres dans les rues, beaucoup de gens tués», s’est alarmé ce 28 janvier depuis Goma le Coordonnateur humanitaire de l’ONU en RDC, Bruno Lemarquis, dans des déclarations aux médias. La veille, le responsable onusien avait rapporté, lors d’un entretien avec les journalistes par visioconférence, que les zones de combat actives s’étaient étendues «à tous les quartiers de la ville».

    «Les scènes rapportées par les collègues et partenaires humanitaires sur le terrain sont tout simplement chaotiques», s’affolait par ailleurs Bruno Lemarquis, rapportant que des obus avaient notamment touché la maternité de l’hôpital Charité Maternelle, dans le centre de Goma, tuant et blessant plusieurs civils, «y compris des nouveau-nés et des femmes enceintes».

    Le chef des opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, qui participait également à la visioconférence, a fait état quant à lui d’«un changement significatif dans l’équilibre des forces sur le terrain» en faveur du M23 et ses alliés rwandais. Malgré ce revirement, les casques bleus de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) «restent sur leurs positions sur le terrain», pour appuyer l’armée du gouvernement de Kinshasa, avait affirmé Lacroix.

    Le 27 janvier, le M23 avait occupé plusieurs positions dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, après avoir pénétré la veille dans le quartier de Munigi, dans la banlieue nord de cette métropole qui compte plus de deux millions d’habitants, dont au moins 500 000 déplacés. Le gouvernement de Kinshasa avait déclaré dans un premier temps vouloir «éviter le carnage» à Goma, mais face à l’avancée importante du M23, les combats ont repris de plus belle, provoquant des déplacements de population massifs ainsi que le blocage de plusieurs routes, la fermeture de l’aéroport de la ville et des coupures d’eau, d’électricité et de réseaux téléphoniques.

    «Des hôpitaux débordés»

    Alors que les combats font rage, des centaines de milliers de personnes tentent de fuir les violences, selon des images et des vidéos relayées par la presse locale et internationale. D’après Bruno Lemarquis, 700 000 d’entre elles étaient déjà déplacées et vivaient dans des conditions «désastreuses» aux abords de la ville. «Fuir au beau milieu des affrontements présente un risque mortel, mais pour beaucoup il n’y a pas d’autre choix», a-t-il notamment déclaré. Selon Lemarquis, les hôpitaux de Goma sont «débordés» et peinent à gérer l’afflux de blessés.

    Le responsable humanitaire a notamment indiqué que l’hôpital général de Ndosho, l’un des principaux établissements de santé de la ville, était «inondé de patients», bien au-delà de sa capacité d’accueil. Au 24 janvier, l’établissement traitait 259 patients, dont 90 civils, alors qu’il ne dispose que de 146 lits, a précisé Lemarquis. Le 27 janvier, a-t-il ajouté, 117 blessés supplémentaires ont été admis pour des soins critiques.

    Depuis le début de l’année, le M23 a lancé des opérations de grande envergure dans la région du Nord-Kivu, avec l’appui des forces armées du Rwanda. Cette offensive a permis aux rebelles, munis d’artillerie lourde et de systèmes de brouillage du GPS, d’étendre de manière significative leur territoire par la prise de plusieurs villes en l’espace de quelques semaines.

    Le M23 a ouvert un nouveau front dans la province du Sud-Kivu, prenant notamment le contrôle cette semaine de Minova, une ville située à un carrefour stratégique le long de la route vers Goma.

    Vers un sommet extraordinaire en présence de Tshisekedi et Kagame

    Face à cette escalade, la RDC a annoncé, le 25 janvier la rupture de ses relations diplomatiques avec le Rwanda, qu’elle accuse de soutenir la percée militaire des rebelles du M23 dans l’est du pays. Parallèlement, le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni d’urgence le 26 janvier, a dénoncé le «mépris éhonté» de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, appelant au retrait des «forces extérieures».

    Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a, lui, explicitement exigé le retrait des troupes rwandaises, mettant en garde contre une escalade qui pourrait «embraser toute la région». De son côté, le président kényan William Ruto a convoqué un sommet extraordinaire de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) qui devrait se tenir le 29 janvier en présence des présidents de la RDC Félix Tshisekedi et du Rwanda Paul Kagame.

    Ce dernier, accusé de soutenir logistiquement et militairement le M23, avait refusé de participer à une réunion tripartite le 15 décembre dernier en Angola, censée établir une feuille de route vers la paix. Alors que l’armée de la RDC (FARDC) tente de contenir les rebelles, les efforts diplomatiques, tels que le processus de Luanda, peinent à produire des résultats concrets face à l’absence de coopération du Rwanda. La RDC est confrontée depuis plusieurs années à une guerre meurtrière provoquée par la rébellion du M23, actif au Nord-Kivu, dans l’est du pays. Le groupe armé a été créé en 2012 par des officiers entrés en rébellion contre le gouvernement central.

    source : Afrique Média