une feuille pour commenter la vie et tous ses acteurs.
mardi 31 mars 2020
Pandémie et Chine.
Si, la Chine arrête de faire des tests, évidemment, il n'y a pas de nouveau cas de contamination. C'est simple comme bonjour. Il faut bien persuader la population de retourner au boulot. rené
(Sérieux, ils se foutent de la gueule du monde, l'état garantit les prêts des banques, c'est quoi, du communisme qui ne favorise que les possédants ? note de rené)
Nous voulons sauver les vies. Ils veulent sauver les banques (France)
par Jean Dugenêt mardi 31 mars 2020 source : Agoravox
« I. - La garantie de l'Etat peut être accordée aux prêts consentis par les établissements de crédit et les sociétés de financement, à compter du 16 mars 2020 et jusqu'au 31 décembre 2020 inclus, à des entreprises non financières immatriculées en France.
II. - La garantie mentionnée au I s'exerce en principal, intérêts et accessoires dans la limite d'un encours total garanti de 300 milliards d'euros. »
En clair cela signifie que l’Etat offre aux banques (les établissements de crédit et les sociétés de financement) 300 milliards d’euros. Ces banques ont toute liberté de consentir les prêts qu’elles veulent jusqu’à la fin de l’année 2020 avec ces 300 milliards même si elles seraient en faillite sans ce cadeau de l’Etat.
Voilà donc la préoccupation de tous les députés, en pleine pandémie du coronavirus : sauver les banques qui sont en difficulté face à la crise financière et économique que j’ai évoquée dans mon précédent article : « Socialisme ou barbarie ».
Alors que ce qui préoccupe toute la population c’est la crise sanitaire, les députés, avec cette loi, décident de ne consacrer que 2 milliards d’euros au financement des hôpitaux et de faire cadeau de 300 milliards aux banques. En cas de crises, c’est toujours la même logique qui est dictée à Macron par ses amis milliardaires. Comme en 2008, ils veulent avant tout renflouer les banques. Le peuple doit imposer sa logique : ce qui, pour nous, importe plus que les banques, plus que le système capitaliste c’est la vie et la santé de la population.
Mais la colère, l’indignation, la révolte des travailleurs est dirigée en premier lieu vers les députés des organisations du mouvement ouvrier. Ils ont tous voté pour les banques. Ils ont tous voté pour le capitalisme : les députés du Parti communiste (Roussel en tête), du Parti socialiste (Faure), de La France insoumise (Mélenchon). Ce sont tous des traîtres !
Le PCF, le PS et la FI qui refusent d’engager le combat pour le Frexit et de voter la procédure de destitution de Macron apportent la touche finale à la flagrante exhibition de leur politique de trahison. Au moment où, plus que jamais, il faut choisir entre la voie vers le socialisme et la voie vers la barbarie où nous conduit le capitalisme pourrissant, leur choix est clair : ils veulent sauver le capitalisme quitte à mettre nos vies en péril.
Je l’ai déjà expliqué, si les partis traitres à la cause des travailleurs (PS, PCF et FI) ne servaient pas de béquilles au macronisme, celui-ci s’effondrerait. (Voir le chapitre « Les béquilles du macronisme » dans mon livre « Macron démission – Révolution »). Ils sont complices.
Ces 300 milliards devraient être entièrement consacrés à un plan de sauvegarde de la population avec notamment :
La réouverture immédiate des places supprimées dans les hôpitaux.
La réouverture de toutes les usines produisant du matériel médical qui ont été fermées et réquisition d’usines complémentaires s’il le faut pour produire des masques FFP, bouteilles d’oxygène, respirateurs, tests de dépistage, lits, surblouses…
Ces mesures permettront la fabrication de matériel de test en nombre suffisant pour assurer le dépistage gratuit de toute la population et la fabrication de masques FFP pour assurer la distribution gratuite à toute la population.
Ces mesures permettront aussi de fournir aux médecins des hôpitaux tout le matériel dont ils ont besoin.
La réquisition immédiate de tous les bâtiments disponibles pour loger dans des conditions permettant le confinement à domicile des sans-abris, des migrants logés sous tentes, des internés en centre de rétention, ce qui suppose que les moyens soient dégagés pour permettre leur alimentation et des conditions d’hygiène correctes.
Toutes les mesures doivent être prises aussi pour permettre le confinement dans des conditions décentes des personnes incarcérées dans les prisons.
La prescription de confinement ciblé-adapté peut être prise par les médecins comme solution alternative pour les cas où un confinement strict pourrait être psychiquement pathogène avec toutes précisions nécessaires.
Il faut qu’en urgence tous les spécialistes du domaine se réunissent en colloque et décident de la position à prendre en ce qui concerne l’usage de la chloroquine comme éventuel antiviral.
Peu nous importe que les banques fassent faillite. Si les mesures élémentaires pour assurer la vie et la santé sont incompatibles avec les exigences de l’Union Européenne et des capitalistes alors il faut passer à un stade supérieur d’organisation. Il faut que les travailleurs prennent le pouvoir.
Il est pour cela plus que jamais nécessaire de regrouper une AGIMO (Avant-Garde Internationaliste de Mouvement Ouvrier) qui sera en mesure de montrer la voie à suivre. Le programme de l’AGIMO c’est dans l’immédiat le plan de sauvegarde de la population en 8 points ci-dessus. Il faut pour cela que les organisations ouvrières traditionnelles (PCF, PS, FI) forment un gouvernement provisoire mais en aucun cas nous ne les laisserons faire une politique à la Tsipras. Elles devront immédiatement lancer la procédure de sortie de l’UE, instaurer le RIC et convoquer une Assemblée Constituante. L’expérience du Brexit nous montre qu’un plan de sortie de l’UE peut être mis en place en moins de trois mois puisque nous bénéficions de l’expérience des anglais. L’AGIMO propose de regrouper dans un nouveau CNR toutes les forces qui sont pour le Frexit. Nous savons qu’elles sont majoritaires puisque nous avons voté contre l’UE en 2005. Actuellement 7 organisations politiques se prononcent pour le Frexit : UPR, PRCF, ParDem, POI, POID, Patriotes, clubs "penser la France". Il faut les regrouper dans un nouveau CNR mais ce n’est pas suffisant. En particulier, il faut que les gilets-jaunes cessent de tergiverser sur la question du Frexit sans laquelle ils ne pourront jamais avoir le RIC en toute matière pour lequel ils se sont prononcés. Il ne leur resterait plus qu’un RIC applicable localement ce qui serait de peu d’intérêt. C’est même de mon point de vue aux gilets-jaunes de prendre l’initiative de la constitution d’un nouveau CNR. Il faudra d’ailleurs encore plus que cela car il ne faut pas se résoudre à accepter que tous les militants des organisations traditionnelles du mouvement ouvrier suivent les dirigeants actuels dans leurs misérables trahisons comme le vote du 19 mars 2020 à l’assemblée nationale. Du PCF, du PS et de la FI doivent se détacher les militants qui rejoindront le nouveau CNR si les actuels dirigeants le refusent. C’est donc à tous les militants du mouvement ouvrier que je m’adresse pour qu’ils rejoignent l’AGIMO et s’engagent donc dans ce combat pour un nouveau CNR, pour le Frexit, pour le RIC et pour une Assemblée Constituante.
Les fonds spéculatifs rebondissent sur le virus
source : 20 minutes, 27 mars 2020 08:40
Les actifs financiers n'ont jamais été aussi peu chers depuis la crise des subprimes de 2008. Une opportunité pour les hedge funds.
Ils ont perdu des milliards de dollars dans la déroute financière provoquée par la pandémie de coronavirus. Les hedge funds, qui gèrent l'argent que leur confient les plus riches et les fonds de pension ou souverains, cherchent désormais à se refaire en pariant sur le marasme actuel.
Un nombre important d'entre eux veulent persuader leurs clients que la débâcle et les incertitudes économiques actuelles constituent une opportunité d'investissement unique, selon des notes internes consultées par l'AFP.
Certains ont déjà eu des discussions avec des investisseurs et de potentiels nouveaux clients, à qui ils ont martelé que les actifs financiers - actions, obligations des entreprises, matières premières - n'avaient jamais été aussi peu chers depuis la crise des subprimes de 2008, selon des sources proches du dossier.
«Nous ne levons de l'argent frais que quand nous entrevoyons des opportunités sur les marchés», souligne auprès de l'AFP une source interne chez Baupost Group. Ce hedge fund, qui n'avait pas sollicité les investisseurs depuis 2011, a investi récemment 1,5 milliard de dollars dans des actifs déprimés et propose à ses clients d'augmenter leurs fonds afin de lui permettre d'être plus agressif. Contactée par l'AFP, une porte-parole n'a pas souhaité commenter.
«Plus gros risques»
Les hedge funds veulent investir dans les entreprises laminées en Bourse et s'intéressent aussi aux sociétés non cotées qui sont à court de liquidités. Ils font le pari que les plans de relance massifs des gouvernements vont aider à la reprise de l'activité économique et au redressement des marchés.
King Street Capital Management a adressé une lettre, consultée par l'AFP, à des investisseurs, dans laquelle le hedge fund se dit en quête «des grandes entreprises de haute qualité dont les dettes et les (demandes de) prêts ont été affectées par la débâcle». Citadel, le hedge fund du milliardaire Kenneth Griffin, un des premiers financiers à avoir mis en garde contre le Covid-19, est même allé jusqu'à créer un fonds spécifique.
Baptisé «Citadel Relative Value Fixed Income Fund», d'après un document boursier, ce fonds vise à profiter de la volatilité sur les marchés, insiste Citadel, dont des véhicules d'investissements vedettes avaient accusé des pertes de 55% lors de la crise de 2008.
«Ce n'est pas une crise sanitaire chinoise. C'est une crise sanitaire mondiale», avait déclaré le 6 février au Club économique de New York M. Griffin, en référence au Covid-19. Le nouveau coronavirus est, selon lui, «probablement un des plus gros risques à court terme auxquels vont être confrontés les marchés financiers à travers le monde».
Gros gains
Les économistes s'accordent désormais pour dire que la pandémie de coronavirus, qui a déjà fait environ 23'000 morts à travers le monde, allait entraîner une récession de l'économie mondiale.
De nombreux secteurs économiques sont à l'arrêt ou tournent au ralenti. Les compagnies aériennes sont quasiment à genoux, les groupes hôteliers, les chaînes de restaurants et les sociétés spécialisées dans les hydrocarbures de schiste agonisent.
D'après S&P Global, le taux d'entreprises américaines en difficultés financières susceptibles de faire défaut dans les 12 prochains mois devrait plus que tripler, de 3,1% en décembre à 10%.
Ce qui fait le bonheur du hedge fund Saba Capital Management, dont le fondateur, Boaz Weinstein, a annoncé à ses clients, via un courrier, miser sur des défauts et des faillites de sociétés considérées financièrement fragiles par les agences de notation. Ces paris sont gagnants pour l'instant car il affiche des gains de 33% sur le seul mois de mars, selon Boaz Weinstein.
Il n'est toutefois pas certain que tous les hedge funds aient la même baraka, d'autant que de nombreux investisseurs sont devenus prudents et préfèrent investir leur argent dans des actifs jugés sûrs et peu volatils.
Et d'autres hedge funds souffrent par ailleurs, à l'instar de Bridgewater Associates, le numéro un mondial du secteur, devenu célèbre pour avoir réussi à gagner de l'argent pendant la crise financière de 2008.
Les véhicules d'investissement phares de Bridgewater ont enregistré des pertes historiques en mars, à cause de paris ratés sur la hausse continue des marchés, selon un courrier adressé aux clients et consulté par l'AFP.
France-Pandémie.
(Perso, je pense qu'ils le font exprès comme de bons serviteurs qu'ils sont du nouvel ordre mondial. note de rené)
Coronavirus : Marine Le Pen accuse le gouvernement de mentir sur « absolument tout »
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national — CEDRIC BUFKENS/SIPA
Marine Le Pen a accusé ce lundi le gouvernement de mentir sur « absolument tout » à propos de l’épidémie de coronavirus, jugeant « de bon sens » de se demander si le virus ne s'est pas « échappé d’un laboratoire ».
On nous ment sur « absolument tout, sans aucune exception », a estimé la présidente du Rassemblement national (RN) sur France Info, fustigeant une « stratégie du gouvernement » consistant « à cacher le niveau de faiblesse de l’État, de nos stocks, d’impréparation de notre pays, plutôt que de dire la vérité ».
Le mensonge contre l’unité nationale
Le gouvernement n’a cessé de mentir que ce soit « sur les frontières, les masques inutiles, les tests eux-mêmes inutiles. Tout cela a créé une situation de méfiance de la part de la population à l’égard de ses dirigeants », a ajouté Marine Le Pen. « L’unité nationale ne peut pas se faire autour du mensonge. On ne peut pas demander à l’opposition de soutenir les mensonges et les incohérences du gouvernement », a-t-elle insisté.
Dans un communiqué, Marine Le Pen a par ailleurs indiqué avoir « sollicité hier (dimanche, NDLR) le Premier ministre » Edouard Philippe pour « qu’il organise une nouvelle visioconférence avec les responsables politiques et notamment ceux de l’opposition pour nous faire un point sur la crise sanitaire ».
« Le doute n’est pas un délit »
Le confinement « ne doit pas être celui de la démocratie et malgré la crise, l’opposition doit pouvoir continuer à jouer son rôle », a-t-elle ajouté. Matignon a précisé que le Premier ministre avait « de toutes façons toujours prévu de réunir les responsables politiques de façon régulière » et qu’un nouveau rendez-vous serait fixé prochainement, « peut-être cette semaine ».
Interrogée par France Info sur une étude de l’Ifop publiée samedi selon laquelle 40 % des sympathisants du Rassemblement national pensent que le coronavirus a été fabriqué en laboratoire, Marine Le Pen a jugé « de bon sens » de se demander si le virus n’a pas « échappé d’un laboratoire », tout en précisant ne pas avoir « d’opinion » sur ce sujet.
Estimant que l’origine du Covid-19 « ne change rien à la situation dans laquelle nous sommes », elle a insisté sur le fait que « le doute n’est pas un délit » et qu’il permet de « réfléchir et de trouver la vérité ».