vendredi 31 mai 2019

Des monnaies locales apparaissent en Grèce, comme ce fut le cas en Argentine après la débâcle de 2001.

04.06.2012 - London Silvia Swinden  source : Pessenza
En conséquence de la crise économique et de la probabilité d’une sortie de la zone Euro, un mouvement n’a de cesse de s’amplifier en Grèce. Quelques villes se servent en effet d’une monnaie alternative pour les aider à affronter les troubles qui agitent le pays. Les participants vendent leurs produits et services dans des Unités Locales et Alternatives, TEM en Grec, et les échangent ensuite contre des produits et services des autres participants au réseau.
L’idée n’est bien évidemment pas nouvelle. En 2001, lorsque l’économie argentine s’est effondrée chaque province a produit sa propre monnaie, se passant ainsi des banques qui avaient fermé leurs portes pour empêcher les gens de retirer leur argent.
C’est dans des moments comme ceux-là que tout le monde se rend compte que son argent à la banque n’existe pas vraiment et que ces chiffres gravés dans le marbre qui apparaissent sur nos comptes ne sont en fait que des sommes électroniques virtuelles s’échangeant à une vitesse hallucinante sur les marchés boursiers mondiaux tout en faisant des profits par la spéculation pour les courtiers.
Dans le sud du Massachussetts, aux Etats-Unis, the Berkshires  une autre monnaie locale servant d‘alternative au dollar  fait partie des devises locales qui rencontrent le plus de succès dans le pays.
Le cimarron au Venezuela, le WIR en Suisse, LETS  Systèmes d‘échanges commerciaux locaux, en français  au Royaume-Uni, et beaucoup d’autres plans font suite à la décision d’une région de répondre à une crise économique en créant un mécanisme d’échange local qui permet à l’économie locale de continuer à fonctionner, aux gens de se nourrir et aux services d’être maintenus.
En suivant la même idéologie, Credit Unions a tendance à émerger dans les communautés locales sur le principe que faire des économies peut aider à créer des projets locaux, contrairement à la spéculation ou à l’accumulation de comptes off shore, comme le décrit si poétiquement [Polly Toynbee]( http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/may/31/queen-diamond-jublilee-why-celebrate) dans son article sur le jubilé royal:
*”Pendant que les trésors du monde et nous-mêmes nous faisons escroquer, le soleil ne se couche jamais sur l’Empire de la Reine qui compte plus de paradis fiscaux que n’importe quel autre pays, un archipel de la honte composé des îles anglo-normandes, de l’île de Man, les îles Caïmans, Turques et Caïques, Gibraltar, les Bermudes, les îles Vierges britanniques, et la ville de Londres elle-même. Derrière la splendeur se cache la misère.”*
Une autre forme d’économie alternative intéressante qui devient très prisée tandis que le système s’écroule est le concept des Communs, ou Biens Communs. Nombre d’exemples montrent en effet que lorsque des ressources partagées (pâturages, zones de pêche et internet) sont gérées sur le principe d’une régulation basée sur l’intérêt mutuel plutôt que sur un profit privatisé sans règlementation, les champs ne dessèchent pas, les réserves de poissons ne s’effondrent pas et beaucoup de renforcement des capacités semblent apparaître de nulle part pour un usage commun, comme par exemple l’utilisation d’une licence de Creative Commons par Wikipédia, les systèmes Linux/Ubuntu, etc.
[Elinor Ostrom](http://en.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom), économiste politique américaine, a tiré d’intéressantes conclusions de ses recherches sur *les ressources communes (Common Pool Resources)*. Pour elle, le succès d’un projet CPR repose sur les facteurs suivants :
1. Des frontières clairement définies (exclusion effective des parties extérieures non-autorisées)
2. Des règles concernant l’appropriation et l’approvisionnement des ressources communes adaptées aux conditions locales.
3. Des arrangements favorisant les choix collectifs qui permettent aux utilisateurs de participer aux processus de prise de décision.
4. Un contrôle effectif par des gérants qui font partie ou sont responsables des utilisateurs.
5. Une échelle de sanctions graduelles pour les utilisateurs des ressources qui violent les règles communautaires.
6. Des mécanismes de résolution des conflits bon marché et faciles d’accès.
7. L’autodétermination de la communauté reconnue par les autorités supérieures.
8. Dans le cas de ressources communes plus importantes, l’organisation sous la forme de multiples couches d’entreprises imbriquées, avec de petites CPRs locales à la base.
Bien évidemment, on peut se poser la question suivante: est-ce que la position de numéro 1 mène inévitablement à l’exclusion des « outsiders » et des « étrangers », en fonction de l’envergure du projet commun. On peut trouver d’autres informations sur ces développements passionnants dans le monde des alternatives au système économique actuel sur [Wikipedia](http://en.wikipedia.org/wiki/The_commons).
Nul besoin de préciser que divers groupes de travail du mouvement Occupy/Indignados passent activement en revue de telles idées novatrices (ou peut être pas tant que ça puisqu’en 1649 les *True Levellers*, alias les *Diggers*, avaient déjà essayé) pendant que les menaces du marché boursier continuent à imposer leur discipline au commun des mortels pour le bénéfice des Institutions Financières.
Malgré les mesures d’austérités draconiennes déjà mises en place nous ne faisons pas encore assez de [sacrifices]( https://www.pressenza.com/npermalink/fear-not-the-wrath-of-the-markets-for-just-like-the-gods-of-the-ancient-world-their-days-are-numbered), la nouvelle directrice du FMI Christine Lagarde  qui ne paie pas d‘impôt sur le revenu  a en effet accusé les Grecs d’avoir causé leur crise financière en ne s‘acquittant pas de leurs impôts. Les Allemands quant à eux font toujours de la résistance pour aider, et insistent sur toujours plus d’austérité, accusant le premier pays de l’UE à s’effondrer par « fainéantise », alors que de récentes données (datant de 2008) de l’OCDE montrent que les travailleurs grecs travaillaient en moyenne 48% de plus que les allemands.
Cela ne serait pas la première fois que le système « résout » l’une de ses crises par une guerre (que se passe-t-il donc en Syrie ?) ou en blâmant les immigrés (un indice de la montée en puissance de mouvements néo-fascistes en Europe ?).
Il y a donc urgence à étudier et à expérimenter des modèles économiques alternatifs, nos vies peuvent en dépendre.
Traduction de l’anglais : Constance Fleury
(Aux States, cela permettrait de fiare tourner la monnaie dans l'état et privilégier l'activité économique de celui-ci. note de rené)

Pharmacie Bio d’urgence : Ce que nous devrions tous avoir dans nos armoires

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Nouvelle Enquête : Bayer, Dow, L’Oréal utilisent illégalement des produits chimiques potentiellement dangereux

Nouvelle Enquête : Bayer, Dow, L’Oréal utilisent illégalement des produits chimiques potentiellement dangereux

Un Français filme les bulletins de vote transportés sans la moindre sécurité le soir des Européennes... -- Les Maîtres du Monde -- Sott.net

Un Français filme les bulletins de vote transportés sans la moindre sécurité le soir des Européennes... -- Les Maîtres du Monde -- Sott.net: https://fr.sott.net/article/33972-Un-Francais-filme-les-bulletins-de-vote-transportes-sans-la-moindre-securite-le-soir-des-Europeennes
(Rendez-vous compte le pognon que récupérerait le gouvernement américain pour s'occuper des pauvres et relancer les économies locales, des centaines de milliards !!!!!! Des allocations qui permettraient de donner le temps aux population d'amorcer un changement de parcours finissent dans les commerces de proximité. Cela pousserait le gouvernement à donner une nouvelle dimension aux services sociaux non pas dans la recherche d'emploi, mais d'abord dans la réinsertion sociale à travers des activités qui génèrent des revenus et non du salariat sans que l'allocation en soit amputée pour les intégrer dans une dynamique. (Bon, je m'arrête là, ça serait un peu long à expliquer). note de rené)


Un référendum met fin aux privilèges fiscaux des multinationales offshore en Suisse

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Les Suisses se sont prononcés le 19 mai lors d’un référendum en faveur d’une réforme fiscale abolissant les privilèges fiscaux des multinationales offshore jugées trop avantageuses par les Européens par rapport aux entreprises nationales.
Dimanche 19 mai, lors d‘un référendum, les Suisses ont dit «oui» à 66,4% à l’abolition des privilèges fiscaux des multinationales offshore dont ont profité 24 000 sociétés étrangères basées dans le pays.
L’Union Européenne et  l’OCDE considéraient leurs avantages excessifs par rapport à ceux des entreprises nationales. En effet, les multinationales bénéficiaient d’une taxation allant de 8% à 12%, quand les entreprises locales devaient s’acquitter de presque du double.
En cas du refus d’adoption d’une telle mesure, la Suisse risquait de passer de la liste grise à la liste noire des pays non-coopératifs, faisant ainsi peser une certaine incertitude sur le futur des entreprises dans le pays par crainte de répressions qui auraient pu s’accompagner de pertes d’emplois et de recettes fiscales.
Désormais, toutes les entreprises suisses, petites ou grandes, seront imposées de manière équitable. Cependant, chaque canton a maintenant le devoir de mettre en place cette réforme.
Bien que le manque à gagner soit estimé à 1,8 milliard d’euros, les Suisses espèrent recevoir certaines compensations, comme les dividendes.

La Chine prévoit de nouvelles mesures pour favoriser les investissements étrangers

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Les entreprises manufacturières et de services modernes étrangères seront incitées à investir dans les zones de développement économique et technologique de la Chine dans le cadre des efforts en cours dans le pays pour stimuler les investissements étrangers, a déclaré mercredi un responsable.
Tang Wenhong, directeur du département des investissements étrangers au sein du ministère du Commerce, a déclaré lors d’un point de presse que le pays exploitera davantage le potentiel de ses zones de développement économique et technologique nationales pour attirer les investissements étrangers.
Selon une directive publiée le 28 mai par le Conseil des Affaires d’État -le gouvernement chinois- l’ouverture de ces zones sera renforcée en attirant des investisseurs privés et étrangers pour développer et gérer des parcs industriels aux caractéristiques distinctives.
Les entreprises et les investisseurs de Hong Kong, de Macao et de pays étrangers seront encouragés à participer à la gestion des parcs de coopération internationale dans les zones de développement, qui se montent à 219 au total dans tout le pays.
« La coordination entre les entreprises chinoises et étrangères va améliorer et dynamiser à son tour la chaîne industrielle du secteur manufacturier. Cela aidera les entreprises à mieux s’adapter à la chaîne de valeur mondiale », a affirmé M. Tang, ajoutant que le ministère mènera des recherches sur les politiques de soutien aux zones dans les secteurs en développement tels que la fabrication intelligente, les produits biopharmaceutiques, l’économie numérique et la fabrication intelligente.
De même, a-t-il ajouté, d’autres mesures seront prises pour rendre l’environnement commercial des zones équitables, transparent, prévisible et compatible avec les pratiques internationales, et pour garantir que les entreprises nationales et étrangères sont traitées sur un pied d’égalité.
Aux termes de la directive, les zones de développement seront invitées à redoubler d’efforts pour attirer davantage de sièges sociaux, de départements de recherche et développement et de départements financiers d’entreprises internationales.
Pour les professionnels étrangers dont les entreprises des zones de développement ont un besoin urgent, la limite d’âge pour les permis de travail sera encore assouplie, a ajouté la directive, précisant que de nouvelles politiques seront mises en place pour alléger les procédures pour les talents étrangers de haut niveau lors de leur passage des frontières et pour leurs permis de résidence et de résidence permanente.
Selon le ministère du Commerce, les zones de développement économique et technologique en Chine ont représenté 11,3% de son PIB total, 10,6% de ses recettes fiscales et 20,4% de ses investissements étrangers en 2018. Le volume total des exportations et des importations dans ces zones a atteint 6 200 milliards de yuans (898,6 milliards de dollars), soit 20,3% du total du pays, en hausse de 10,8% par rapport à l’année précédente.
Wang Shouwen, vice-ministre du Commerce, a précisé lors de la réunion d’information que les zones de développement prendront l’initiative de réduire les formalités administratives en matière de licences, de simplifier les procédures d’approbation et d’aller de l’avant avec les services administratifs en ligne. « Nous soutiendrons leurs efforts continus pour attirer des ressources industrielles haut de gamme internationales et pour développer des services de fabrication avancés et modernes », a-t-il annoncé.
(Rédacteurs :Xiao Xiao, Yishuang Liu)

(Ca toujours été une exigence de trump et c'est plus important que des taxes sur des produits commerciaux. Et, sur ce sujet précis, trump gagne. note de rené)
Deep web : 8 meilleurs moteurs de recherche pour explorer la face cachée du web

PAR DAVID LE 28 MAI 2019 source : Paper Geek


Le deep web est ce monde caché de l’Internet constitué de sites et de ressources qui ne peuvent être référencés par les moteurs de recherche traditionnels. Cette partie immergée de l’iceberg n’est toutefois pas inaccessible, pour peu que vous connaissiez les portes qui y mènent. Nous parlons dans cet article de 8 moteurs de recherches pour explorer le deep web.

Le deep web ou web profond porte bien son nom. C’est la partie souterraine de l’Internet, constituée de sites non indexés ou d ressources difficilement accessibles par les différents moteurs de recherche classiques comme Google, Bing et Yahoo. On estime que sa taille est 500 fois plus grande que celle du web surfacique qui est exploré chaque jour par des centaines de millions d’internautes à travers le monde.
Les sites majeurs comme Facebook, Wikipedia et tout ce qui peut être référencé par les moteurs de recherche ne représentent que moins de 1% de l’Internet. Nous referons ici notre article sur les différences entre le deep web et le dark web que vous pouvez consulter pour les détails à ce propos. Mais au cas où chercheriez des moteurs de recherche alternatifs donnant accès au deep web, en voici quelques-uns.

Deep web : 8 moteurs de recherche pour l’explorer

Vous recherchez des portes d’entrée dans le vaste univers souterrain du deep web ? Découvrez notre liste de moteurs de recherche pour le parcourir.

The Internet Archive (archive.org)

internet archive
Ce site consacré à l’archivage du Web est un projet créé par un organisme à but non lucratif. Il héberge et permet donc d’accéder à plusieurs types de ressources ayant parfois disparu du web. Celles-ci incluent des vidéos, audio, livres numérisés, des copies de jeux vidéo, de logiciels et même de systèmes d’exploitation n’existant plus depuis bien des années. Il vous permet par ailleurs de visiter les anciennes versions (archivées) des sites du world wide web. Ces versions « cache » se comptent par centaines de milliards.

Yippy (yippy.com)

yippyAnciennement connu sous le nom Clusty, Yippy est un méta moteur de recherche qui mise sur le clustering, une méthode de classification des résultats de recherche dans des dossiers thématiques. Cette approche très différente de celle des moteurs de recherche classiques permet d’orienter l’internaute facilement vers les types de ressources et d’informations souhaitées : images, téléchargements, vidéos, blogs, boutiques, etc.

WorldCat (WorldCat.org)

Worldcat
Il s‘agit de la base de données bibliographique la plus large du web. Considérez-la comme un moteur de recherche référençant les catalogues de plus de 72 000 bibliothèques situées aux quatre coins du globe. Elle peut vous aider à trouver n’importe quel document, livre, thèse, vidéos, éléments multimédias, et même des objets de musée stockés quelque part dans le monde.
On retrouve cette base de données dans plusieurs bibliothèques, mais aussi sur les réseaux informatiques de certaines universités. Depuis 2006, elle est accessible librement sur le web via worldCat.org.

World Wide Science (WorldWideScience.org)

World wide science
C’est d’un moteur de recherche scientifique conçu pour accélérer la découverte et le partage de connaissances scientifiques. Il donne accès à une variété de ressources situées enfouies dans le deep web,  et de surcroît dans plusieurs langues, y compris le français.

iXquick

Ixquick est un métamoteur de recherche qui mise tout sur la vie privée. Vos recherches sur les moteurs traditionnels sont enregistrées : les termes recherchés, les sites visités ainsi que votre adresse IP.  Ixquick affirme ne conserver aucune trace numérique des recherches des internautes et puise ses resultats sur pas moins de 10 moteurs différents.

Les moteurs de recherche Tor

Tor
Il est impossible de parler du deep web ou même du dark web sans mentionner le fameux réseau Tor. Un navigateur éponyme permet de surfer anonymement sur le web en substituant son adresse IP tout évitant d’être pisté. Cela étant dit, le réseau Tor donne également accès à un vaste univers de sites web souterrains portant l’extension .onion.
Ces services sont accessibles uniquement par le biais du navigateur Tor. Il existe de nombreux moteurs de recherche permettant de découvrir des contenus hébergés sur les sites du réseau. On peut citer parmi eux les moteurs :
  • Torch (http://xmh57jrzrnw6insl.onion)
  • notEvil (https://hss3uro2hsxfogfq.onion)
  • Ahmia (https://ahmia.fi) qui est lui accessible depuis le web surfacique.
Vous n’avez donc qu’à télécharger le navigateur Tor et à profiter d’un surf anonyme tout en ayant la possibilité d’accéder au réseau immergé qui est aux contrebas de l’Internet grand public.