jeudi 31 janvier 2019

[Vidéos] Alerte : Des avions militaires étatsuniens auraient atterri en Colombie alors que les troubles se poursuivent au Venezuela (AMN)

par AMN 31 Janvier 2019, 07:03 Venezuela Colombie USA Impérialisme Articles de Sam La Touch
Alerte : Des avions militaires étatsuniens auraient atterri en Colombie alors que les troubles se poursuivent au Venezuela.
Article originel : Breaking: US military aircraft reportedly land in Colombia as unrest in Venezuela continues
Al Masdar News
[Vidéos] Alerte : Des avions militaires étatsuniens auraient atterri en Colombie alors que les troubles se poursuivent au Venezuela (AMN)
Des avions de l'armée étatsunienne auraient commencé à atterrir en Colombie, a rapporté Luna News ce soir.
Selon le rapport de Luna News, la raison de l'arrivée des avions militaires étatsuniens est probablement due à l'agitation civile actuelle qui a lieu dans le Venezuela voisin.



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US Military Aircraft have begun to land in very frequently, Likely due to the current civil unrest and diplomatic situation in

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Plus tôt cette semaine, une vidéo de l'armée vénézuélienne renforçant la frontière colombienne a été diffusée dans cette région après que l'administration étatsunienne eut reconnu le leader de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido comme président du pays.



Venezuela forces, including Russian made self-propelled howitzer 2S19 Msta-S, allegedly on the move towards Colombia border

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Traduction SLT

(Les forces spéciales débarquent pour finir le travail. note de rené)

Israel plan to displace 36,000 Arabs in Negev

January 29, 2019 at 12:40 pm | Published in: Israel, Middle East, News, Palestine 
January 29, 2019 at 12:40 pm source : Middle East Monitor

Israeli Agriculture and Negev Development Minister Ori Ariel has completed a plan to displace about 36,000 Arabs from their “unrecognised” villages in the Negev, Arab48 reported yesterday.
Reporting Israel Hayom, Arab48 said that the Israeli government is to start implementation of the plan this year if it gets approved, and it needs four years to be completed.
Israel, according to the plan, is going to build infrastructure and security projects that necessitate the displacement of the Arab residents.
The estimated area of land planned to be confiscated in favour of these projects is 260,000 dunams (260 square kilometres), making it the largest ever land confiscation by Israel since the creation of the Jewish state in 1948.
Partial displacement of the Palestinian villagers is expected to start this year, starting from the north of Route 31. Full displacement to start in 2021.
The unrecognised villages are not shown on the map of Israel and the Israeli authorities do not supply them with their basic services, including water and electricity.
Israel does not recognise the inhabitants of these villages or their right to their land, which they inherited from their fathers and grandfathers, instead claiming the area is “state-owned” land.


Économie : la Russie dépassera-t-elle l’Allemagne dès l’année prochaine ?
PAR ADMIN · PUBLIÉ 20 JANVIER 2019 · MIS À JOUR 20 JANVIER 2019 source : Entelekheia

En 2030, la seule économie de l’UE à figurer dans le Top ten mondial sera l’Allemagne. Et encore, elle sera en lanterne rouge.

Par Tyler Durden
Paru sur Zerohedge sous le titre Russia To Overtake Germany As World’s Fifth-Largest Economy

L
‘économie russe est apparemment plus dynamique que beaucoup de politiciens occidentaux ne l’imaginaient.
Malgré des années de sanctions internationales et les bas prix du pétrole qui ont entraîné l’économie russe dans une récession en 2015, la banque britannique Standard Chartered a prédit dans un rapport publié cette semaine que la Russie dépassera l’Allemagne comme cinquième économie mondiale – peut-être dès l’année prochaine. 
Dans un rapport sur ses projections pour l’économie mondiale jusqu’en 2030, StanChart prévoit que la Chine dépassera les États-Unis comme première économie du monde, et que la croissance explosive en Asie finira par voir certaines des plus grandes économies du continent se retrouver en tête du classement. D’ici 2030, la banque prévoit que six des dix plus importantes économies seront asiatiques ou orientales.

Les dix principales économies en 2030. Source : Business Insider

En combinant des taux de change réévalués sur la base de la parité du pouvoir d’achat et la croissance du PIB nominal, la banque a classé les cinq premières économies : la Chine avec plus du double du PIB des USA, l’Inde, les États-Unis loin en troisième position, devant l’Indonésie et la Turquie. Le Brésil, l’Égypte, la Russie, le Japon et l’Allemagne fermeront la marche des 10 premiers pays.


Progression du classement en termes de parité du pouvoir d’achat. La Chine dépassera les USA dès l’année prochaine, et la Russie passera devant l’Allemagne. La France, huitième puissance mondiale en 2010, sort du classement en 2020. Source : Standard Chartered repris par Bigthink.com


D’ici 2020, la majorité de la population mondiale sera dans la classe moyenne. L’Asie sera en tête de l’augmentation de la population de la classe moyenne, pendant que les classes moyennes stagnent en Occident », a déclaré Madhur Jha, chercheur à Standard Chartered.
StanChart n’est pas la seule à être optimiste quant aux perspectives de la Russie. La Banque mondiale a déclaré dans ses perspectives économiques qu’elle s’attend à ce que la croissance du PIB en Russie s’accélère pour atteindre 1,8 % en 2020 et 2021, contre 1,6 % l’an dernier. Elle attribue cette croissance en grande partie à « une inflation relativement faible et stable et à une augmentation de la production pétrolière ». Le FMI a également revu à la hausse ses prévisions de croissance du PIB de la Russie en 2019, à 1,8 %, et prévoit que l’impact de la hausse des prix du pétrole l’emportera sur l’impact des sanctions.
En ce qui concerne le dépassement de l’Allemagne par la Russie, un ralentissement du moteur de croissance économique de l’UE est également en partie à blâmer. L’Allemagne a fortement ralenti en 2018, avec une croissance de 1,5 %, son taux le plus faible depuis 2013.
Et les données publiées au cours du quatrième trimestre ont fait craindre que l’Allemagne n’ait connu une deuxième contraction trimestrielle consécutive, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle récession.
Mais avec l’ascension de l’économie russe malgré les menaces imminentes de nouvelles sanctions liées à l’attaque contre l’ancien agent de renseignement Sergueï Skripal, on ne peut s’empêcher de se demander si les médias ne diront pas que les rivalités économiques entre pays sont aussi de la faute de Poutine.

Traduction Entelekheia 

Afghanistan : les rebelles sont en train de gagner la guerre

Par B.
Paru sur Moon of Alabama sous le titre Disunity Of U.S. Commmand Lets Afghan Rebels Win The War  via Entelekheia

Les États-Unis sont en train de perdre leur guerre en Afghanistan. Les divisions au sein du commandement et le manque de prévoyance politique rendent la défaite des États-Unis inévitable.
Au cours des derniers mois, les ’rebelles modérés’ d’Afghanistan ont fait de grands progrès contre les forces gouvernementales parrainées par les États-Unis.
  • La semaine dernière, un convoi d’une quarantaine de camions chargés de matériel militaire a été pris en embuscade et anéanti (photos, vidéos). Il s’agissait du plus grave incident de ce genre depuis que les Soviétiques ont quitté l’Afghanistan.
  • La semaine dernière également, une grosse bombe a frappé des installations de sécurité dans le quartier international fortifié de Kaboul. Au moins cinq personnes sont mortes et une centaine d’autres ont été blessées.
  • Dimanche, une voiture piégée a frappé le convoi du gouverneur de la province du Lôgar. Huit de ses gardes du corps sont morts dans l’attaque.
Plus tôt aujourd’hui, un raid contre un centre d’entraînement militaire de la Direction de la sécurité nationale, la branche afghane de la CIA, a tué environ 200 soldats. Les rebelles attaquants ont utilisé un blindé Humvee de fabrication américaine pour pénétrer dans le centre et le faire exploser. Une unité d’infanterie est arrivée sur leurs talons pour achever les survivants.
Centre d’entraînement de la DSN
Il y a de nombreux raids couronnés de succès contre des postes de sécurité et des postes de contrôle de la police périphériques, mais ils sont passés sous silence par les médias occidentaux. Le gouvernement afghan a cessé de donner le nombre de victimes.
La politique étrangère des États-Unis à l’égard de l’Afghanistan est plus absurde que jamais. Voyez comment le chef du Conseil des relations extérieures parle avec angoisse de ce qui n’est pas possible de faire :
Richard N. Haass @RichardHaass – 13:36 utc – 14 jan 2019
Gagner la guerre, ou négocier une paix durable n’est pas vraiment possible en Afghanistan. Mais partir, comme nous sommes sur le point de le faire en Syrie, serait une erreur. Ce qu’il nous faut, c’est une stratégie ouverte et praticable pour ne pas perdre.
Qu’est-ce que c’est qu’une stratégie pour ne pas perdre, je vous le demande ? Surtout quand la situation sur le terrain s’aggrave depuis des années en dépit de plusieurs énormes opérations étasuniennes.
La guerre soviétique en Afghanistan a duré neuf ans. Mais elle avait réussi à mettre en place un gouvernement stable et les Soviétiques avaient laissé derrière eux une armée afghane relativement compétente. Trois ans plus tard, la Russie a mis fin à son soutien financier au gouvernement afghan. C’est seulement cela qui a donné à la guérilla la possibilité de détruire l’État.
Après 18 ans en Afghanistan, l’armée américaine semble toujours incapable de recruter et de former des forces locales compétentes.
Malgré les 8 milliards de dollars dépensés pour l’armée de l’air afghane, la force aérienne demeure incapable de se passer des Américains pour faire voler ses avions. Tout cela à cause de mauvaises décisions :
Les experts de l’aviation ont critiqué la décision de remplacer progressivement les vieux zincs des forces afghanes – les hélicoptères Mi-17 de fabrication russe – par des Black Hawks UH-60 de fabrication américaine.
M. Michel, le général à la retraite, a déclaré que le Mi-17 était ’l’hélicoptère parfait’ pour l’Afghanistan parce qu’il peut transporter plus de troupes et de matériel que le Black Hawk et qu’il est moins compliqué à piloter.
’Soyons francs’, a-t-il dit à propos du remplacement. ’C’était surtout pour des raisons politiques.’
L’armée américaine a construit une force afghane à son image :
Les entraîneurs américains ont construit une armée afghane qui dépend fortement d’une puissance aérienne que l’armée de l’air pourrait ne pas être en mesure de fournir pendant encore des années, a déclaré John F. Sopko, l’inspecteur général spécial pour la reconstruction afghane.
Comment l’armée américaine, qui depuis le Vietnam s’est montrée incapable de lutter contre les tactiques de guérilla, a pu croire que sa technique de combat conviendrait à une force afghane, cela reste un mystère. Si les talibans réussissent à gagner la guerre sans armée de l’air, pourquoi l’armée afghane devrait-elle en avoir une ?
Les seules unités afghanes ’efficaces’ sont les brigades contrôlées par la CIA qui sont connues pour les atrocités qu’elles font subir à la population civile :
Alors que M. Khan était emmené pour être interrogé, il a vu sa maison s’enflammer. A l’intérieur se trouvaient les corps de deux de ses frères et de sa belle-sœur Khanzari qui avait reçu trois balles dans la tête. Les villageois qui se sont précipités vers la maison ont trouvé le corps calciné de sa fille de 3 ans, Marina, dans le coin d’une chambre incendiée.
Les hommes qui ont fait une descente au domicile de la famille cette nuit de mars, dans le district de Nader Shah Kot, faisaient partie d’une force d’intervention afghane entraînée et supervisée par la Central Intelligence Agency dans le cadre d’une mission parallèle à celle de l’armée américaine, mais avec des règles d’engagement plus souples.
Le rapport, malheureusement publié le 31 décembre, contient de nombreux exemples de ce genre. Kate Clark mentionne aussi un incident plus récent :
Un survivant de l’attaque perpétrée dans le village de Surkai, dans le district de Zurmat, dans la province de Paktia, a raconté à l’AAN que cinq hommes de sa famille, dont trois étudiants universitaires, et un voisin, avaient été sommairement exécutés et qu’il avait été interrogé par un Américain en uniforme qui accompagnait les hommes armés afghans. Le porte-parole du gouverneur de Paktia a également confirmé que des ’troupes étrangères’ étaient impliquées dans l’opération (et le porte-parole militaire américain a affirmé que l’armée américaine n’était pas impliquée).
Pendant que les militaires et diplomates américains et l’armée afghane tentent de se concilier la population afghane, ces forces de la CIA continuent de se l’aliéner. Elles poussent la population dans les bras des talibans :
Les unités ont également opéré sans respecter les règles de la guerre conçues pour protéger les civils, en menant des raids nocturnes, en torturant et tuant presque impunément, dans le cadre d’une campagne secrète qui, selon certains responsables afghans et américains, sabote les efforts américains pour renforcer les institutions afghanes.
Ces abus poussent activement les gens vers les talibans, disent les responsables.
Il est probable que la grande attaque d’aujourd’hui contre les installations de la DSN vise des forces contrôlées par la CIA :
Bon nombre des forces d’attaque ont été officiellement placées sous le contrôle des services de renseignement afghans à partir de 2012. Mais de hauts responsables afghans et internationaux affirment que les deux forces les plus efficaces et les plus impitoyables, dans les provinces de Khost et de Nangarhar, sont toujours parrainées principalement par la C.I.A.
On a vu le même conflit apparaître entre les forces mercenaires militarisées de la CIA et les forces entraînées par l’armée américaine dans toutes les guerres récentes que les États-Unis ont menées. En Irak, des unités chiites parrainées par la CIA se sont heurtées à des milices sunnites parrainées par le Pentagone. En Syrie, des ’rebelles’ formés par la CIA ont fini par tirer sur des ’rebelles’ formés par l’armée américaine et vice versa. En Afghanistan, la force des nervis sous contrôle de la CIA compte entre 3 000 et 10 000 hommes. Elle aliène la population que l’armée afghane tente de protéger.
L’unité de commandement est une condition importante du succès des campagnes militaires. Du fait que les militaires du Pentagone travaillent dans une direction tandis que la CIA tire dans une autre, la campagne en Afghanistan continue d’échouer.
On observe un clivage similaire dans le domaine politique afghan. Il est notoire que La CIA soudoie des politiciens afghans, alors que l’armée lance des campagnes anti-corruption. Le système politique mis en place par ces deux forces en concurrence n’est pas viable.
Les dernières élections afghanes, dont les principaux candidats étaient le Pachtoun Ashraf Ghani et le Tadjik Abdallah Abdallah Abdallah, ont été entachées d’irrégularités. L’issue incertaine a conduit les États-Unis à truquer les résultats en faisant du président Ghani et d’Abudullah son ’directeur général’. Les deux hommes sont de nouveau en compétition l’un contre l’autre pour les élections qui se tiendront plus tard cette année. Elles seront aussi irrégulières que toutes les élections en Afghanistan. Le résultat contesté pourrait bien conduire à de nouveaux affrontements entre groupes ethniques.
Ce nouveau conflit va affaiblir davantage l’État afghan. Pourquoi rien n’a-t-il été fait pour l’empêcher ?
Traduction Dominique Muselet
Photo extraite d’une vidéo : Talibans

mercredi 30 janvier 2019


Le plus ancien lauréat du prix Nobel au monde déclare que son nouvel appareil offrira une énergie propre et bon marché (USA)

ASR 29 janvier 2019 0 Commentaires 

Arthur Ashkin, le plus ancien lauréat du prix Nobel au monde, préfère le confort au style. Quand je l’ai rencontré dans sa maison du New Jersey, il portait une fermeture éclair doublée de laine polaire, un pantalon en velours côtelé et des Crocs doublées de duvet.
La tenue est logique pour quelqu’un qui passe beaucoup de temps à bricoler de nouvelles inventions au sous-sol. Ashkin, qui a 96 ans, a transformé le rez-de-chaussée de sa maison en une sorte de laboratoire où il est en train de mettre au point un dispositif de captage de l’énergie solaire.
“Je fais de l’électricité bon marché”, a-t-il dit.
La nouvelle invention d’Ashkin utilise la géométrie pour capturer et canaliser la lumière. Essentiellement, elle repose sur des tubes concentrateurs réfléchissants qui intensifient les réflexions solaires, ce qui pourrait rendre les panneaux solaires existants plus efficaces ou peut-être même les remplacer par quelque chose de moins coûteux et plus simple.
Les tubes sont “très bon marché”, dit Ashkin – ils ne coûtent que quelques centimes à créer – c’est pourquoi il pense qu’ils “sauveront le monde”.
Il a même l’intention d’obtenir un deuxième prix Nobel.
“Et je vais gagner aussi”, a-t-il dit.
La fascination d’Ashkin pour la lumière a déjà sauvé d’innombrables vies. Il a partagé le prix Nobel de physique de 2018 pour son rôle dans l’invention d’une pincette optique appelée technologie de lévitation d’objets, qui est essentiellement un puissant faisceau laser qui peut “attraper de très petites choses”, comme le décrit Ashkin.

Arthur Ashkin travaillant avec un laser aux Bell Labs en 1970. (Nokia Bell Labs)
Les pinces optiques peuvent contenir et étirer l’ADN, ce qui nous aide à sonder certains des plus grands mystères de la vie. Cette technique a été utilisée en biologie, en nanotechnologie, en spectroscopie et plus encore ; elle a aidé les chercheurs à mettre au point un test sanguin pour le paludisme et à mieux comprendre comment les médicaments hypocholestérolémiants adoucissent nos globules rouges.
Mais Ashkin n’est pas intéressé par de nombreuses célébrations du prix Nobel. Il est déjà complètement concentré sur ses futurs “concentrateurs” de lumière.
Comment léviter
Quand Ashkin a reçu son appel de l’Académie royale suédoise des sciences à Stockholm le 2 octobre, il a pensé que c’était une arnaque.
C’est parce qu’un autre scientifique, l’ancien secrétaire américain à l’énergie Stephen Chu, avait déjà partagé le prix Nobel 1997 pour des recherches connexes aux Bell Labs, où Ashkin avait travaillé lorsqu’il avait développé les pinces optiques.
Le travail de Chu s’appuyait sur celui d’Ashkin, qui consistait à recueillir de l’écume d’étang, à placer les organismes qui se tortillent sous un microscope et à les faire “léviter”, comme le décrit Ashkin, en utilisant seulement un faisceau laser.
“Cette lumière brille sur toi, tu sais qu’elle te pousse ?” me demanda-t-il, en montrant une lampe voisine. “La plupart des gens ne le savent pas. Mais c’est le cas, parce qu’il y a de l’énergie. La seule chose, c’est que c’est si petit qu’on ne le sent pas.”
Ashkin a commencé à faire des recherches sur ces propriétés de la lumière afin d’améliorer la technologie des communications de Bell.
“La lumière est une onde, n’est-ce pas ?” dit-il. “En physique, c’est aussi une particule… et c’est une sorte de particule mystérieuse.”
Mais une fois qu’Ashkin s’est rendu compte que la pression des photons – les particules fondamentales de la lumière – pouvait capter de très petits objets, il s’est tourné vers la biologie et a commencé à utiliser des pinces optiques pour piéger, soulever, tirer et étirer des objets aussi petits que l’ADN.
Bell Labs a donné à Ashkin une licence pour explorer les façons dont cette technique pourrait s’appliquer aux êtres vivants, et il a trouvé comment tenir en otage des organismes unicellulaires en utilisant la lumière.
“Vous pouvez les épiler comme vous le feriez avec une pince à épiler”, a déclaré Marcus Weldon, président actuel de Nokia Bell Labs, “[Ashkin] pourrait déplacer des noyaux autour d’eux, et ils pourraient faire toutes ces choses cool”.

Certains collègues des Bell Labs d’Ashkin ont été stupéfaits lorsqu’il a attrapé des créatures dans la lumière pour la première fois, se souvient-il.
“Oh, tu dois voir ça, Ashkin piège les microbes ! Il piège les microbes !”, quelqu’un en train de crier.
“Ça m’a surpris. Cela surprendrait n’importe qui”, ajoute Ashkin. “J’ai inventé la lévitation optique.”
Mais Ashkin ne s’attarde plus beaucoup sur ces moments – après s’être rendu compte que l’appel matinal pour le prix Nobel était réel, il était surtout excité à l’idée que cette notoriété puisse l’aider à faire publier ses dernières recherches.
Concentrer la lumière
Quand Ashkin a pris sa retraite de Bell Labs en 1992, les laboratoires lui ont donné son équipement de lévitation pour qu’il l’emporte chez lui. Il a tout pris sauf le très important laser à haute puissance. (Il a dit que sa maison n’a pas la tension pour le faire fonctionner.)
Dans son sous-sol, Ashkin travaille maintenant avec sa colonne vertébrale courbée, voûtée sur un établi. La canne qu’il utilise pour se promener à l’étage est mise de côté et oubliée. Des rouleaux de ruban et de papier réfléchissant argenté jonchent les tables de travail en bois et le sol en béton. Il a construit tellement d’objets brillants et légers dans ce laboratoire en sous-sol, en fait, que certains débordent dans son garage, laissant à peine assez de place pour la voiture familiale.
Ashkin a déjà déposé les documents de brevet nécessaires (il détient au moins 47 brevets à ce jour) pour sa nouvelle invention, mais il n’est pas encore prêt à partager les photos des concentrateurs avec le public.
Il espère bientôt publier ses résultats dans la revue Science.
Il est persuadé qu’une fois la conception lancée, la nouvelle technologie ricochera dans le monde entier, de sa maison du New Jersey à l’Inde et au-delà, fournissant de l’énergie renouvelable, propre et peu coûteuse aux maisons et aux entreprises.
“Les grands esprits ne se reposent généralement pas”, dit Weldon. “Il est clair que [Ashkin] cherche encore à résoudre de grands problèmes malgré son succès au prix Nobel. Et j’adore ça.”
Ashkin dit qu’il utilisera l’argent du prix Nobel pour acheter un “bon repas” à sa femme.
Ashkin a grandi à Brooklyn pendant la Grande Dépression, un enfant qui était un mangeur difficile et qui vivait surtout de lait. Son père, dentiste, a immigré d’Ukraine. Le seul livre dont il se souvient que la famille possédait était “The Book of Knowledge: The Children’s Encyclopedia (That Leads to Love of Learning).”
Ashkin a dévoré le tome – en particulier les sections qui mettaient en vedette un personnage nommé “Wonder Why”.
“Je me demande pourquoi on dirait ‘pourquoi le ciel est bleu?'” Se souvient Ashkin. “Alors je me demandais pourquoi je te le dirais. J’étais fasciné, parce que je voulais savoir comment les choses se passaient… c’était mon introduction à la science.”
Cette curiosité a finalement conduit Ashkin à obtenir son doctorat à Cornell. Il y rencontre une femme nommée Aline, qui deviendra son épouse pendant 64 ans.
“J’étais très timide, mais je savais que cette dame était spéciale”, a dit Ashkin. “J’ai eu assez de culot pour lui demander son numéro de téléphone.”
Ashkin affirme qu’il n’a jamais suivi de cours de chimie, car il a appris tout ce dont il avait besoin de savoir à ce sujet de la part de son épouse, une chimiste de 10 ans, sa cadette.
“Je l’ai épousée parce qu’elle est intelligente !” dit-il.
Le sentiment est réciproque.
“Je suis vraiment surprise de constater qu’à l’âge de 96 ans, il est tellement intelligent et brillant”, a déclaré Aline, bien qu’elle ait ajouté : “Il est un peu grincheux maintenant, parfois.”
Le lauréat du prix Nobel était d’accord : “Je peux être grincheux”, a dit Ashkin.
Lorsqu’on lui a demandé comment il utilisera l’argent de son prix – qui s’élève à près de 500 000 $US – Ashkin a répondu qu’il avait une idée en tête.
“Je veux emmener Aline dans un bon restaurant, et nous aurons un bon repas”, dit-il. (Sa femme a dit qu’il y a cinq petits-enfants qui iront bientôt à l’université et qui pourraient probablement utiliser une bonne partie de cet argent aussi.)
Alors qu’Ashkin a hâte de révéler sa prochaine invention au monde, son épouse ne voit aucune raison d’attendre un deuxième prix Nobel pour le célébrer.
“Je pense qu’une seule victoire suffit”, a-t-elle déclaré.

Source : ScienceAlert – Traduit par Anguille sous roche

L'Échelle de Jacob: Alerte.... la première récession vient d'arriver: ...

L'Échelle de Jacob: Alerte.... la première récession vient d'arriver: ...: Mes chers lecteurs, dès le début de ce mois de janvier 2019, je vous avais prévenu de l'arrivée imminente de deux tsunamis récessio...

En Alsace, la plus grande nappe phréatique d’Europe est menacée par les « déchets ultimes » de Stocamine

13 mars 2017 / Émilie Massemin (Reporterre) 

      
Dans le Haut-Rhin, 500 mètres sous terre, les galeries s’effondrent lentement sur les 44.000 tonnes de déchets hautement toxiques du centre de stockage Stocamine. Les habitants se mobilisent pour que ces rebuts soient extraits avant qu’ils ne contaminent la plus grande nappe phréatique d’Europe. Mais la préfecture pourrait prochainement autoriser leur ensevelissement définitif.
Sous plusieurs centaines de mètres de marnes et de sel, plusieurs dizaines de mineurs s’activent. Silhouettes revêtues d’épaisses combinaisons blanches, visages dissimulés sous des masques filtrants, ils arpentent sans trêve les quelque cent kilomètres de galeries où dorment arsenic, amiante, cyanure et mercure. 44.000 tonnes de ces déchets industriels dits ultimes, impossibles à recycler et d’une extrême dangerosité, sont entreposées dans ce centre de stockage unique en France. Son nom : Stocamine.
Creusé dans les anciennes mines de potasse Joseph-Else, à Wittelsheim (Haut-Rhin), le centre est fermé depuis septembre 2003. Mais sa liquidation définitive se révèle un casse-tête environnemental : faut-il extraire tous les sacs - appelés « big bags » - et fûts de déchets avant de condamner le site, ou peut-on enfouir ces rebuts toxiques 500 mètres sous terre ?
La carte du bassin potassique d’Alsace.
Actuellement, le chantier se déroule selon les ordres de la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, d’extraire 93 % des déchets mercuriels et de confiner le reste — soit 42.000 tonnes de déchets — à l’aide de barrages en béton. Mais le débat continue de déchirer le bassin minier. Lors de la dernière enquête publique, organisée du 7 novembre au 15 décembre 2016, seules trois personnes parmi les 297 qui ont participé à l’enquête se sont montrées favorables à l’enfouissement. Les neuf communes riveraines y sont opposées, de même que le conseil départemental, le conseil régional et les députés et sénateurs locaux.
Des « big bags ».
Pourtant, le 26 janvier dernier, la mission d’enquête a rendu un avis favorable à l’ensevelissement définitif des rebuts, moyennant plusieurs conditions (retrait des déchets les plus polluants, mise en place d’un système de surveillance, etc.). Malgré tout, « on voit très clairement dans les commentaires des commissaires-enquêteurs que ce dossier pose question, dit Jean-Paul Omeyer, conseiller régional du Grand-Est et membre de la commission de suivi de site (CSS) de Stocamine. Ils dénoncent, je cite, des promesses fallacieuses, des engagements non tenus, des fautes techniques indiscutables et une très longue inaction dommageable. Et ils indiquent que le déstockage doit être accéléré et concerner tous les déchets comportant des fractions solubles, pas seulement les déchets mercuriels ». Quant à la décision définitive du préfet, elle est attendue courant mars et elle devrait aller « dans le sens d’enfouir les déchets », redoute Yann Flory, porte-parole du collectif Destocamine.
Conclusions de l’enquête publique sur la fermeture définitive de Stocamine (26 janvier 2017).

Très vite, cette promesse s’est révélée fallacieuse

Ce collectif formé en 2010 réunit quatorze associations et organisations syndicales fermement opposées à l’enfouissement. Principal argument : les déchets risquent de contaminer la plus grande nappe phréatique d’Europe. Comment ? « De l’eau va s’infiltrer dans les galeries, se mélanger aux déchets toxiques et envahir toute la mine. Ensuite, cette eau polluée va remonter jusqu’à la nappe phréatique située au-dessus », prédit Étienne Chamik, mineur retraité à qui trente-deux années de fond ont conféré une connaissance intime de Joseph-Else. La société Mines de potasse d’Alsace (MDPA), dont l’État est propriétaire, reconnaît que l’ennoiement de la mine est inévitable, mais balaie l’argument. « Dix-neuf barrages seront construits en ceinture tout autour du stockage de déchets pour retarder de plus de mille ans la sortie de la saumure polluée », assure-t-elle dans sa lettre d’information de novembre 2016. Pour Étienne Chamick, ça ne tient pas : « Tout le monde admet qu’il y aura pollution tôt au tard. Que vont dire de nous les générations futures ? Je ne comprends pas pourquoi l’on ne prend pas une décision de bon sens — tout sortir et être tranquille pour toujours ! » Contactées, les MDPA n’ont pas souhaité accorder d’interview à Reporterre pour « ne pas interférer dans les campagnes électorales », nous a dit sa secrétaire générale, Céline Schumpp.
Au-delà de ce risque environnemental, les opposants dénoncent une présentation mensongère du projet. En effet, en février 1997, un arrêté préfectoral limitait la durée du stockage à trente ans et introduisait la notion de réversibilité, c’est-à-dire de retrait des déchets en cas de problème. Certes, la promesse de 250 emplois créés sur un territoire meurtri par la fin de l’exploitation des mines de potasse a favorisé l’acceptabilité du projet par les habitants. « Mais c’est cet engagement sur la réversibilité qui nous a rassurés et convaincus », se souvient Michel Eidenschenck, de la Fédération des mines et de l’énergie.
Le site de Stocamine.
Seulement, très vite, cette promesse s’est révélée fallacieuse. « Notre mine ne se prêtait pas au stockage, car elle est creusée dans des terrains friables, sédimentaires, souligne Étienne Chamik. J’ai tout de suite dit que les galeries ne tiendraient pas. Mais les promoteurs assuraient le contraire, qu’on pourrait sortir tous les déchets les doigts dans le nez pendant cent, voire mille ans. Résultat, aujourd’hui, au bout de même pas dix-huit ans, les cavités se cassent la gueule » sur les sacs de déchets. Un membre de la CFDT (Confédération française démocratique du travail) qui souhaite rester anonyme abonde dans ce sens : « Au début, quand nous stockions les déchets, nous laissions de l’espace sur les côtés pour la réversibilité. Mais, au bout d’un moment, on nous a fait empiler les ’big bags’ sur toute la hauteur de la galerie, et nous avons bien vu que cela rendrait le déstockage très difficile. Nous avons compris que l’objectif du centre était l’enfouissement définitif des déchets et nous l’avons ressenti comme une trahison. »
Remise d’une pétition, le 7 juillet 2011, demandant au préfet le déstockage total lors d’une réunion de la Clis.
Autre explication de la défiance de la population à l’égard de Stocamine, l’incendie de septembre 2002 dans le bloc 15. Il a fallu plus de deux mois pour éteindre le brasier. Une enquête a révélé que ce départ de feu avait été causé par 472 sacs non autorisés de résidus d’engrais hautement inflammables. Le directeur de l’époque, Patrice Dadaux, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et la société a dû verser 50.000 euros d’amende. Elle a fermé ses portes quelques mois plus tard.

« Pour moi, la bataille n’est pas finie »

Aujourd’hui, les MDPA assurent que les galeries s’effondrent trop rapidement pour envisager l’extraction de tous les déchets. C’est faux, rétorquent les opposants. Michel Eidenschenck est descendu visiter le centre en décembre 2016. Certes, le temps presse, mais « l’entreprise allemande qui s’occupe du déstockage, Saar Montan, a acquis un savoir-faire et a un mode opératoire qui fonctionne. Le problème, c’est que le directeur actuel des MDPA, Alain Rollet, s’est toujours positionné en faveur du confinement ». M. Eidenschenck juge la situation d’autant plus absurde que, pour atteindre et remonter à la surface les sacs de déchets mercuriels, les mineurs sont obligés de déplacer six, sept voire huit sacs de déchets divers. « C’est une manutention incroyable. Quel est l’intérêt de les manipuler et de les bouger pour les mettre ailleurs ? Autant les mettre sur les camions et les remonter ! »
L’incendie du bloc 15 de Stocamine, en septembre 2002.
À l’entreprise qui met en avant le coût élevé du déstockage total — entre 309 et 384 millions d’euros contre 181 millions d’euros pour le confinement, le collectif réplique que là n’est pas la question. « Je me souviens d’une déclaration des ingénieurs des Mines lors de débats publics qui disaient que les coûts ne devaient absolument pas intervenir dans la décision », déclare Yann Flory. « Personne ne s’est interrogé sur le coût de la dépollution de la nappe phréatique si le confinement ne suffit pas », renchérit Michel Eidenschenck.
Que faire de tous ces déchets dangereux s’ils étaient finalement retirés ? « Aujourd’hui, nos déchets dits ultimes vont en Allemagne, qui dispose d’une mine aux galeries bien plus stables que les nôtres, indique Yann Flory. Mais, globalement, on ne pense pas que le stockage souterrain soit souhaitable : une fois que les déchets sont enfouis, on ne contrôle plus rien. » « Pour ce qui est des déchets de classe 1 — déchets amiantés et résidus d’épuration des fumées d’incinération des ordures ménagères —, on peut très bien les garder dans des centres de stockage en surface prévus pour ça », complète le membre de la CFDT.
Des fûts de déchets.
Les opposants n’entendent pas baisser les bras et réfléchissent aux recours possibles si le préfet se déclarait favorable à l’enfouissement. « Pour moi, la bataille n’est pas finie », déclare Daniel Walter, de l’association Thur écologie et transports. Le 15 août dernier, il s’est rendu à Bure avec son épouse pour soutenir l’action contre le mur érigé par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra). « C’est la même problématique à Wittelsheim, avec l’Etat qui essaie de bourrer le mou à la population et aux élus locaux. Même si l’on n’arrive pas à mobiliser autant qu’à Bure, c’est réconfortant de voir que l’État peut être mis en échec », reconnaît-il. Comme le souligne Michel Eidenschenck, « tant que les puits et les galeries de Stocamine ne sont pas remblayés, le combat continue et tout espoir n’est pas perdu ».


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