Salut aux savants fous ! A quand l'humain modifié génétiquement ?
Eh, bien voilà, mes chers cinq lecteurs, il existe un substitut au gaz de schiste !
Dire que les américains, pour un gaz, qui n'est pas si performant que cela ont détruit une partie de leur territoire. C'est carrément du délire.
Il suffisait d'attendre et ....chercher.
(source : 20 minutes)
L'hydrogène, substitut avantageux au pétrole
énergie Ce gaz a été récemment découvert en sous-sol à l'état naturel
L'hydrogène naturel pourrait bien constituer dans le futur une filière énergétique révolutionnaire. L'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen) vient d'annoncer qu'il se lançait dans un vaste programme de recherche tant les perspectives semblent alléchantes. En effet, ce gaz, dont la production apparaît inépuisable, pourrait bien à terme remplacer le gaz de ville et alimenter des véhicules.
L'histoire commence il y a trois ans environ, lorsque des chercheurs russes contactent les chercheurs de l'Ifpen pour résoudre un mystère : des émanations naturelles d'hydrogène ont été détectées dans les plaines de Russie. Or les spécialistes ont toujours considéré que ce gaz, que l'on trouve dans l'atmosphère, ne peut se former dans le sous-sol. Seul un lourd processus industriel, coûteux et polluant, permet d'en produire. Dépêchés sur place, les Français confirment pourtant l'existence de ces sources naturelles. Très vite, on en détecte sur tous les continents.
Tous les atouts
Et cet hydrogène naturel semble cumuler tous les atouts : sa combustion ne libère pas de CO2. Sa production dans le sous-sol se fait de manière continue, contrairement aux réservoirs d'hydrocarbures qui s'épuisent au fil du temps. Son exploitation ne nécessite pas de forage profond et sa répartition semble équitable entre les continents.
Azar Khalatbari
Alors, vous ne me croyez pas mes chers lecteurs.
Donc, un peu de complément d'information vous fera du bien.
(source : CNRS, le Journal)
Programme
Hydrogène : une énergie durable pour l'avenir
Air Liquide (1) pilote depuis fin 2008 le programme « Horizon hydrogène énergie » auquel participe le CNRS. Objectif : développer et commercialiser les premières applications de l'énergie provenant de l'hydrogène. Dominique Bernal, directeur des technologies avancées du groupe, expose les défis à relever.
Quels marchés le programme « Horizon hydrogène énergie » (H2E), lancé fin 2008,cible-t-il ?
Dominique Bernal : H2E a pour but la commercialisation à grande échelle de piles à combustibles (PAC2) dans les secteurs qui ont besoin d'électricité sans fil, pour lesquels les solutions actuelles sont peu adaptées (batteries à autonomie trop limitée, groupes électrogènes bruyants, polluants, peu fiables…). Ce sont par exemple les flottes captives3 de chariots élévateurs, de véhicules administratifs et de transport collectif urbain. Nous ciblons également la fourniture d'électricité de secours pour les sites sensibles (hôpitaux, bases de données informatiques…) et pour les sites isolés telles les antennes de télécommunications non raccordées au réseau électrique. Enfin, nous travaillons au développement de PAC en tant que source d'électricité portable pour les pompiers, le Samu, le secteur de l'événementiel... Pour y parvenir, le programme fédère une vingtaine de partenaires4 autour d'Air Liquide, parmi lesquels le CNRS figure en bonne place (lire l'encadré). D'une durée de sept ans, H2E dispose d'un budget de près de 190 millions d'euros dont 67,6 d'aides apportées par l'établissement public Oséo. Une fois cette étape franchie, la filière sera prête pour l'émergence de l'« hydrogène-énergie » dans le secteur automobile, prévue pour 2015.
Fauteuil médicalisé fonctionnant avec une pile à combustible et de l'hydrogène.
Quels sont les verrous à lever ? D.B. : Pour rentrer dans une phase d'industrialisation des PAC, il faut encore améliorer leur performance, leur fiabilité et réduire leur coût de production. Créée en 2001 et spécialisée dans la fabrication de PAC, notre filiale Axane a déjà bien avancé sur ces différents points. Ainsi, une de ses PAC est parvenue à alimenter une antenne relais de téléphonie mobile durant 10 000 heures en continu. En outre, ses travaux ont permis de réduire leur coût de fabrication par dix, pour aboutir à une fourchette de 5 000 à 10 000 euros par kilowatt. Sur cette thématique, plusieurs pistes d'amélioration sont explorées par H2E. Pour le cœur de la pile, nos travaux s'orientent par exemple sur la diminution de la quantité de platine, et la recherche de nouveaux matériaux pour les plaques bipolaires5.
Les recherches se concentrent aussi sur les technologies de stockage de l'hydrogène... D.B. : Tout à fait. L'objectif est de mettre au point des bouteilles et réservoirs à forte densité de stockage qui allient résistance, sécurité, légèreté et ergonomie. Ainsi, nous misons sur le stockage sous forme gazeuse à haute pression (350 à 700 bars), supporté par des matériaux composites en fibre de carbone. Enfin, nous allons développer les technologies permettant de produire de l'hydrogène par électrolyse, à partir d'électricité d'origine éolienne et photovoltaïque. À l'heure actuelle, l'hydrogène est majoritairement obtenu par transformation du gaz naturel. Mais déjà, si l'on regarde l'ensemble du cycle de vie, la propulsion de véhicules par une PAC permet de diviser jusqu'à un facteur deux les émissions de CO2 par rapport aux carburants pétroliers. Face à la raréfaction des ressources fossiles annoncée, à l'essor de la demande énergétique et au réchauffement climatique, l'hydrogène-énergie est donc vraiment une des solutions pour l'avenir.
Le programme H2E a-t-il d'autres objectifs ? D.B. : Le programme contribuera aussi à l'adaptation de la réglementation sur l'hydrogène pour encadrer ces applications énergétiques. À partir des résultats des travaux qui seront menés, les autorités définiront les normes en matière de sécurité d'utilisation. Sur ce point, le programme s'attelle d'ailleurs au développement de technologies sûres, notamment pour les dispositifs de connexion des bouteilles d'hydrogène. Enfin, H2E mettra en place des démonstrations grandeur nature et des actions pédagogiques afin de familiariser le plus large public avec ce nouveau vecteur d'énergie propre.
Propos recueillis par Jean-Philippe Braly
LE CNRS MOBILISÉAvec huit laboratoires impliqués1, le CNRS est l'un des partenaires majeurs du programme H2E. À titre d'exemple, le Laboratoire d'énergétique et de mécanique théorique et appliquée (Lemta2) travaillera à l'amélioration de la partie active des piles à combustibles (PAC) : « Notre unité va recevoir un million d'euros de l'Etat pour apporter au programme son expertise dans la conception, l'instrumentation et l'analyse du fonctionnement des PAC, précise Olivier Lottin, chercheur au Lemta. Nos travaux pourraient générer le dépôt de brevets. En outre, ce partenariat nous permet d'entrer en contact avec les industriels internationaux à la pointe du domaine. »
Deux autres laboratoires impliquant le CNRS travaillent aussi sur les PAC, trois sur les matériaux composites pour le stockage de l'hydrogène et deux sur les aspects liés à la sécurité d'utilisation. Plus généralement, Air Liquide et le CNRS ont plus d'une cinquantaine de collaborations en cours dans le cadre d'un partenariat conclu en 2002.
J-P. B.
1. Institut pluridisciplinaire de recherche sur l'environnement et les matériaux ; Laboratoire de mécanique physique ; Laboratoire de mécanique et de physique des matériaux ; Laboratoire d'études thermiques ; Laboratoire d'énergétique et de mécanique théorique et appliquée ; Laboratoire d'électrochimie et de physicochimie des matériaux et des interfaces ; Laboratoire matériaux organiques à propriétés spécifiques ; Laboratoire de combustion et de détonique.2. Laboratoire CNRS, Nancy Université.
1. Air Liquide est le leader mondial des gaz pour l'industrie, la santé et l'environnement. La société produit 7 milliards de m3 d'hydrogène par an, contribuant pour 1,2 milliard d'euros à son chiffre d'affaires.
2. Dispositif électrochimique qui transforme directement en électricité l'énergie contenue dans la molécule d'hydrogène. La PAC ne rejette que de l'eau, sans aucune émission de CO2.
3. Une flotte est dite captive lorsque les véhicules qui la composent s'approvisionnent en carburant, en énergie, dans un lieu qui lui est propre et non dans des stations publiques.
4. Parmi eux : Axane, Hélion, Composites Aquitaine, Vicarb, Imphy Alloys, des PME, l'Institut de soudure, le CEA, l'Ineris et le CNRS.
5. Les plaques bipolaires assurent la conduction des électrons.
Bon, mis à part cela, la France se décide enfin à vouloir mettre en place une loi contre les "crimes" (ce mot est de moi) envers l'environnement.
Si, les élus américains qui donnent beaucoup de leçons au monde, n'étaient pas aussi corrompus, c'est ce qu'ils feraient;
(source : l'info réflexe Guya Web)
Taubira vers l’introduction du “préjudice écologique” dans le Code civil
Le ministre de la Justice, Christiane
Taubira, procèdera aujourd’hui à la Chancellerie à l’installation du
groupe de travail sur la responsabilité environnementale.
“Composé de magistrats, universitaires, avocats, spécialistes du
droit de l’environnement, ainsi que d’experts des ministères de
l’Écologie et de l’Environnement, et de l’Économie et des Finances, ce
groupe de travail doit préparer l’introduction du préjudice écologique
dans le Code civil”.
Présidé par Yves Jégouzo, professeur émérite de Droit public, les
travaux du groupe feront l’objet d’un rapport qui sera remis à la garde
des sceaux en septembre 2013.
Cette notion de préjudice écologique avait vu le jour en 2012 lors du
jugement en appel dans l’affaire du navire Erika. Total étant accusé
d’avoir provoqué une marée noire le long des côtes bretonnes en 1999. La
Cour de cassation avait alors mis en avant la notion de préjudice
écologique, ce qui consiste à condamner ceux qui portent atteinte
directe ou indirecte à l’environnement.
Depuis ce nouveau chef de préjudice existe mais malgré son examen par
les parlementaires en 2008, l’introduction de la loi du 1er aout 2008
sur la responsabilité environnementale semble limiter les mesures de
réparation aux dommages les plus graves, et ne prévoit aucune
formalisation dans le Code civil.
Et, cela sera tout pour aujourd'hui.
Bien le bonjour chez vous.
René.
PS la patronne du syndicat patronal français appelle à autoriser l'exploitation de gaz de schiste. Heureusement, qu'elle est arrivée au bout de son mandat parce qu'elle accumulait les wagons de retard.
(source : le Monde Planète)
Pour le Medef, ne pas investir sur le gaz de schiste "serait une erreur dramatique"
Le Monde.fr | • Mis à jour le
Par Anne Eveno
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Jeudi 25 avril, le conseil national du débat sur la transition énergétique délivrera un état des lieux de ses travaux. A cette occasion, le groupe de contact desentreprises fera connaître ses propositions. C'est dans cette fenêtre de tir que le Medef a choisi, mercredi 24 avril, de faire connaître ses réflexions et revendications, "pour un mix énergétique compétitif". Celles-ci sont, sans surprises, assez proches de celles du groupe de contact.
Dans une mise au point préalable, Laurence Parisot, la présidente du mouvement patronal a estimé que la question de la transition énergétique ne pouvait être pensée sans "réfléchir à la situation économique de notre pays", l'énergie étant un facteur clé de la compétitivité des entreprises françaises.
Mme Parisot a ainsi rappelé que dans certains secteurs, comme la plasturgie, la chimie ou le caoutchouc l'énergie représentait 61,7 % en moyenne de la valeur ajoutée. Dans ces conditions, le Medef appelle notamment à permettrel'exploitation des potentiels énergétiques nationaux, c'est-à-dire le gaz de schiste.
Intéressant, surtout lorsque personne n'en parle.
En tout cas, très possible !
jeudi 25 avril 2013
(blog à finir et à corriger)
Il est temps que les citoyens se défendent même contre l'état, si, celui-ci ne les protègent pas.
Pesticides : une association porte plainte contre l'Etat
Auteur:
Sylvie Dellus
Publié le 23.04.2013
Générations Futures accuse la Direction générale de
l’alimentation de n’avoir pas tenu compte d’avis négatifs concernant
sept pesticides.
Générations Futures est une
organisation non gouvernementale (ONG), dont l’action contre la
dangerosité des pesticides est reconnue depuis des années. Elle
s’apprête à déposer une plainte, dans le courant de la semaine, contre
la Direction générale de l’alimentation (DGAL), qui dépend du ministère
de l’Agriculture, et divers fabricants de pesticides.
Motif : mise
en danger de la vie d’autrui. Elle envisage également de déposer un
recours devant les juridictions administratives pour “carence fautive de
l’Etat”.
Le ministère n'a pas tenu compte des avis défavorables de l'Anses
L’association
reproche aux services du ministère de l’Agriculture de ne pas avoir
tenu compte des avis défavorables émis par l’Anses (Agence nationale de
sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail)
auxquels elle a eu accès, légalement. Générations Futures a également eu
connaissance de différents courriers que Marc Mortureux, le directeur
de l’Anses, a adressés à la DGAL dans lesquels il s’étonne que ses avis
ne soient pas suivis d’effet.
Or, sur les sept produits
phytosanitaires incriminés, certains sont considérés par l’Anses comme
présentant des “risques aigus inacceptables” pour le consommateur ou
l’applicateur, c’est-à-dire le jardinier ou l’agriculteur. D’autres
pesticides sont considérés comme pouvant contaminer les eaux
souterraines ou être toxiques pour les oiseaux. Et pourtant, ils sont
toujours sur le marché.
Une liste de 40 produits phytosanitaires dangereux
Cette
plainte pénale vise les sept pesticides que Générations Futures estime
les plus dangereux pour les consommateurs. Mais l’ONG a listé une
quarantaine de produits phytosanitaires pour lesquels la DGAL n’a pas
donné suite aux avis défavorables de l’Anses. Elle va demander au
ministère de l’Agriculture le retrait de leur autorisation de mise sur
le marché.
Consulter la liste des pesticides incriminés par Générations Futures.
Eh, oui, mes chers cinq lecteurs, il y a soupçon de corruption. Vous savez cette corruption qui l'un des pion majeur de l'économie libérale dite de "marché".
Un bon exemple nous vient d'Algérie, ce qui me pousse à demander à nos élus de revoir un peu les manières de notre ex compagnie nationale "TOTAL".
(source : El Watan)
Conséquence du scandale de corruption dans les contrats avec Sonatrach
Saipem a peur de perdre 500 millions d’euros en Algérie
En janvier dernier, l’action de Saipem en Bourse avait perdu environ
30% quand la société avait réduit ses prévisions de bénéfices pour 2013.
La compagnie italienne de services pétroliers Saipem pourrait perdre
près de 500 millions d’euros à cause de problèmes d’encaissement qu’elle
rencontre en Algérie, selon son nouveau PDG, Umberto Vergine. Nommé le 5
décembre 2012, M. Vergine hérite d’une situation catastrophique pour la
filiale de l’ENI considérée comme un géant mondial des services
pétroliers. Les propos tenus à des analystes rapportés par l’agence
Reuters concernent des impayés dans les contrats obtenus en Algérie
grâce justement à des pots-de-vin versés à des responsables du ministère
de l’Energie et de Sonatrach. «Nous éprouvons quelques difficultés à
obtenir des paiements récents et le pire des scénarii, c’est que nous
n’ayons pas ces paiements», a indiqué le nouveau patron de Saipem en
marge de la présentation des résultats trimestriels du groupe.
Sur la dizaine de projets que Saipem avait obtenus, certains ne sont
pas encore achevés et il se pourrait que des problèmes aient surgi au
niveau des paiements lorsqu’il y a eu avenants et surfacturation. Rien
que pour le projet du gazoduc GK3, la surfacturation aurait été de près
de 250 millions d’euros selon des calculs établis par des experts en
comparaison avec d’autres projets similaires.
C’est d’ailleurs ce projet qui a été à l’origine de l’enquête et du
scandale qui a éclaté après et qui a emporté toute la direction générale
de Sonatrach en janvier 2010. C’est peut-être ce qui explique les
propos pessimistes tenus par M. Vergine, qui a évoqué «le scénario du
pire». (...=
Et, pour finir, à mon avis les américains devraient faire la chasse aux élus corrompus par les lobbies. A mon avis, même Obama pourrait se retrouver devant un tribunal.
Les savants fous continuent à s'appliquer à faire de notre planète un enfer !
mercredi 24 avril 2013
(blog à finir et à corriger)
Décidément, les savants fous continuent à faire de notre planète le seuil de l'enfer. Ce qui est malheureux concernant les insectes génétiquement modifié est que ceux qui les autorisent en Europe sont corrompus.
Donc, ils jugent par rapport à ce que peut leur rapporter personnellement leur décision et pas notre intérêt.
Pourtant, tout le monde sait qu'il existe des conflits d'intérêts au sein de l'organisme de santé publique européen.
Mais, comme les élus européens sont aussi liés à différents lobby, parfois plusieurs pour un député, ils ne risquent pas de se tirer une balle dans le pied en dénonçant cet état de fait.
Autrement, élus et experts européens pourraient fort bien se retrouver devant les tribunaux.
L’Autorité
européenne de sécurité alimentaire a rendu un avis ouvrant la voie à la
commercialisation d’insectes et d’animaux génétiquement modifiés. Alors
que des experts de l’Autorité sont liés aux compagnies productrices...
Les
Amis de la Terre ont été informés des dernières décisions de l’AESA par
un communiqué de Gene Watch Royaume-Uni [1]. Lors de sa dernière
réunion à Parme en Italie, l’Autorité européenne de sécurité des
aliments a adopté les Orientations pour l’évaluation des risques
environnementaux liés aux animaux génétiquement modifiés (GM). Sont
concernés - pour l’instant - les poissons, les insectes, les oiseaux et
les mammifères de fermes ou domestiques.
Pour Mme
Wallace, directrice de Gene Watch Royaume-Uni : « En adoptant ces
règles, l’AESA (EFSA en anglais) ouvre la voie à la production
commerciale de poissons et d’insectes GM, d’animaux de fermes GM comme
les cochons et les vaches, que nous retrouverons dans nos champs, nos
rivières, nos mers et dans les airs ».
Alors que la
bataille fait rage aux Etats-Unis autour du saumon GM de la compagnie
AquaBounty, l’AESA déblaie déjà le terrain pour son introduction en
Europe ! Une fois de plus, la Commission européenne se sert de l’AESA
pour éviter d’avoir à légiférer et mettre en place un cadre légal
strict. Elle préfère demander à l’AESA de soumettre des…
Recommandations.
Experts au service des compagnies
Pourtant,
et ce n’est pas nouveau, de graves doutes sur les conflits d’intérêts
au sein de l’AESA sont soulevés. Gene Watch a déposé une plainte contre
l’AESA - actuellement examinée par l’Ombudsman européen - qui porte sur
les conflits d’intérêts du Groupe de travail sur les insectes GM.
Ce
Groupe comprend un chercheur de l’Université d’Oxford, qui est financé
par le Conseil de Recherches Scientifiques sur la Biologie et les
Biotechnologies du Royaume-Uni dans le but de travailler avec la
compagnie Oxitec sur la mise au point d’insectes GM. L’Université
d’Oxford est un des investisseurs d’Oxitec et pourrait donc profiter de
la dissémination commerciale des insectes GM, si celle-ci était
autorisée.
Quatre autres membres du Groupe de travail
ont ou ont eu des liens avec Oxitec et ont travaillé sur des projets
communs ou co-signé des articles. Deux autres membres de ce groupe
travaillent pour le programme de l’Agence Internationale de l’Energie
Atomique sur l’utilisation d’insectes GM.
La firme
britannique Oxitec a déjà fait parler d’elle avec ses essais de
moustiques transgéniques dans les Iles Caïman et en Malaisie et
dernièrement avec des lâchers à grande échelle au Brésil, avec le
soutien des autorités de ce pays [2]. Cette même firme travaille sur des
papillons et mouches génétiquement modifiés [3]. Avec ce nouveau
règlement européen, ce sont des milliards de chenilles et d’œufs de
papillons et insectes génétiquement modifiés qui pourraient se retrouver
dans les fruits et légumes.
Oxitec cherche
actuellement des partenaires pour commercialiser des mouches de l’olive,
des mouches des fruits (aussi appelées mouche du vinaigre), des thrips
de la tomate, des mouches blanches du chou, tous ces insectes ayant été
modifiés génétiquement.
Cochons transgéniques
D’autre
part, cette semaine le Roslin Institute d’Edimbourg annonçait la mise
au point de cochons GM censés être résistants à des maladies. L’institut
Roslin travaille aussi sur des poulets GM [4].
Pour
Christian Berdot des Amis de la Terre : « L’agriculture intensive est
dans une impasse que les compagnies de biotechnologies essayent de
prolonger, mais à quel prix ? Combien de milliers d’insectes GM vont se
retrouver dans la nature et se multiplier ? Quelles seront les
conséquences pour l’ensemble des écosystèmes touchés ? Personne ne le
sait. Mais les enjeux financiers et industriels sont importants. Au lieu
d’agir dans l’intérêt général, la Commission européenne favorise ces
intérêts à très court terme. »