samedi 1 février 2020

Wenzhou with most coronavirus cases outside Hubei (Chine)

By Ma Zhenhuan and Zhao Ruixue | chinadaily.com.cn | Updated: 2020-02-01 12:08 source : China Daily
The coastal city of Wenzhou in East China's Zhejiang province reported 14 new confirmed cases of novel coronavirus as of midnight of Jan 31, bringing the total number of confirmed cases in the city to 241, according to the official website of the Health Commission of Zhejiang Province.
The total number of confirmed cases in Wenzhou surpasses Beijing, Shanghai as well as Chongqing, which neighbors Hubei province, the epicenter of the novel coronavirus outbreak, making the city become the one with the most confirmed cases outside of Hubei.
The daily data released on the website shows the number of the confirmed cases of the novel coronavirus in Wenzhou has kept increasing since Jan 27.
With a population of 9.25 million, Wenzhou boasts a population density of 774 per square kilometer, 5.5 times greater than the average population density of China and 1.4 times more than that in Zhejiang province. In the most populated Lucheng district of the city, the population density reaches 4,399 per square kilometer, increasing the risk of spreading the novel coronavirus.
In addition, statistics show a total of 180,000 people from Wenzhou either do business or study in Wuhan, where the novel coronavirus was first reported.
The increasing number of confirmed cases is related to the number of people who returned to Wenzhou from Wuhan, Tang Xiaoshu, vice-mayor of Wenzhou said at a news briefing on Jan 29.
The city has seen 33,000 people from Wuhan returning to Wenzhou as of Jan 29.
Wenzhou has been sparing no efforts to prevent and control the spread of the novel coronavirus. By Jan 29, Wenzhou had assembled a team of 37 medical experts for diagnosing and treating patients, Tang said.
A total of eight patients in the city have been cured and discharged from the hospital as of Jan 31.

Coronavirus: l'Australie interdit l'entrée des non-résidents arrivant de Chine

Publié le : 01/02/2020 - 08:23  source : RFI
Coronavirus: l'Australie interdit l'entrée des non-résidents arrivant de Chine
L'Australie a décidé d'interdire à partir de ce samedi 1er février l'entrée sur son territoire à tous les non-résidents arrivant de Chine dans le cadre de la lutte contre l'épidémie du nouveau coronavirus. «Seuls les citoyens australiens, les résidents australiens, les détenteurs d'une garde légale et les épouses» seront autorisés à entrer dans le pays à partir de la Chine, a annoncé le Premier ministre australien Scott Morrison. «Il sera exigé des personnes de retour qu'elles observent une période de quarantaine de 14 jours», a-t-il ajouté.


Abbas rompt «toutes les relations» avec Israël et les Etats-Unis (Palestine)
Mis à jour il y a 41 minutes source : La Tribune de Genève

PalestineLe président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré samedi la fin de «toutes les relations» de l'Autorité palestinienne avec Israël et Washington. Il considère que le projet de paix américain est une «violation des accords d'Oslo».


Mahmoud Abbas a annoncé samedi la rupture de «toutes les relations», y compris sécuritaires, entre l'Autorité palestinienne d'une part, et Israël et les Etats-Unis d'autre part, lors d'une réunion extraordinaire de la Ligue arabe sur le projet de paix américain.
«Nous vous informons qu'il n'y aura aucune sorte de relation avec vous (les Israéliens, NDLR) ainsi qu'avec les Etats-Unis, y compris en matière sécuritaire, à la lumière» du plan américain, qui est une «violation des accords d'Oslo» signés avec Israël en 1993, a dit le président de l'Autorité palestinienne au Caire.
Mahmoud Abbas, qui a affirmé avoir transmis le message au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a appelé l'Etat hébreu à «prendre ses responsabilités en tant que puissance occupante» des Territoires palestiniens.
Les Palestiniens «ont le droit de continuer leur lutte légitime par des moyens pacifiques pour mettre fin à l'occupation», a-t-il ajouté.
Plan américain
Le plan américain, dévoilé mardi par Donald Trump et qui prévoit notamment l'annexion de parties de la Cisjordanie occupée par Israël, a suscité l'approbation de nombreux Israéliens mais la colère des Palestiniens.
Parmi les nombreux points sensibles du projet figure l'annexion par Israël des colonies qu'il a implantées en Cisjordanie occupée depuis 1967, en particulier dans la vallée du Jourdain, qui doit devenir la frontière orientale d'Israël.
Les colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967 sont jugées illégales par l'ONU, et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix.
Si la colonisation par Israël de la Cisjordanie occupée s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, elle s'est accélérée ces dernières années sous l'impulsion de Benjamin Netanyahu et de son allié à Washington, le président Donald Trump. (afp/nxp)
Créé: 01.02.2020, 14h04

Coronavirus : après le SRAS, l'énigmatique laboratoire livré par la France à Wuhan
Par Hakim Mokadem source : Marianne
Publié le 30/01/2020 à 15:56
Après l'épidémie de SRAS, en 2003, la France avait livré à la Chine un laboratoire très décrié de haute sécurité biologique. A l'heure où la Chine est frappée par un nouveau coronavirus, Antoine Izambard, à l’origine d’une enquête sur les relations entre les deux pays, revient sur ce projet sensible face à un défi sanitaire majeur.

Voilà maintenant plusieurs semaines que l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV agite la planète. Une situation, qui n’est pas sans rappeler la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère, plus communément nommé SRAS en 2003. Cette épidémie, qui avait fait plus de 800 morts, avait mis en alerte Pékin. Les autorités chinoises avaient demandé l’aide de la France —reconnue experte en la matière– dans la construction d’un laboratoire de haute sécurité biologique, appelé P4 et destiné à maîtriser et lutter contre une série de virus mortels tels qu’Ebola ou le virus H5N1.
Antoine Izambard, journaliste au magazine Challenges, a suivi les péripéties qui ont accompagné la concrétisation de ce projet stratégique jugé sensible. A travers son livre intitulé "France-Chine, Les liaisons dangereuses", le journaliste spécialiste des questions internationales met en lumière les enjeux, les craintes et les freins qui ont entouré la réalisation de ce laboratoire de pointe, dans un contexte sanitaire alarmant. Entretien.
Marianne : En pleine épidémie de SRAS, la Chine demande en 2003 l’aide de la France pour la construction d’un laboratoire de haute sécurité biologique afin de maîtriser et lutter contre les virus mortels. Comment la France s’est-elle retrouvée à coopérer avec la Chine face à ce défi sanitaire majeur ?
Antoine Izambard : Tout d’abord, il faut savoir qu’il y a eu tout un scandale autour de cette épidémie à l’époque. La communauté internationale et même les Chinois ont accusé leur gouvernement d’avoir mis du temps à réagir face à ce problème et leur ont reproché un manque d’efficacité. Et pour cause : la Chine avait caché pendant plusieurs semaines l’existence du SRAS. L’OMS avait même accusé Pékin de ne pas avoir joué son rôle dans cette crise. La pression tant internationale qu'à l'intérieur du pays a été tellement importante qu’une conclusion a été unanimement tirée : la Chine devait se doter de moyens pour être plus efficace dans la détection et le traitement des virus mortels. Seuls quelques pays dans le monde dont les Etats-Unis –qui avait refusé l’aide demandée par la Chine– disposaient de laboratoires de haute sécurité biologique capables de traiter des virus tels qu’Ebola ou le virus H5N1, appelés P4. La France en faisait également partie. À l’époque, le président Chirac et son premier ministre Raffarin avaient de très bonnes relations avec la Chine, et étaient donc disposés à discuter avec elle pour l’aider à acquérir cette technologie. Un accord a été signé en 2004, incluant en plus de ce fameux P4 une coopération scientifique entre les deux pays, une formation des chercheurs chinois et un accroissement de la sécurité biologique.
"Nous ne savons pas véritablement ce que les Chinois ont fait de ce laboratoire une fois livré en 2017."
Vous parlez dans votre livre au sujet de ce projet faramineux, d’une"entreprise légitime mais explosive"… La France a-t-elle bien fait de se lancer dans un tel projet avec la Chine malgré les craintes de détournement de ce laboratoire à des fins militaires soulevées par les services de renseignement français ?
En tout cas, cela aurait été difficile de refuser. On parlait à l’époque d’une épidémie mondiale, de 800 morts, de milliers de personnes atteintes… Je pense qu’au final la France a fait ce qu’il fallait. Le ministère de la Défense a pris énormément de précautions avec cet accord en imposant des conditions draconiennes à la Chine : en insistant sur une coopération, sur une formation des chercheurs chinois par des chercheurs français. Le contrôle était là, c’est certain. Le problème se posant avec la Chine est que tout est piloté par le parti unique. Ce qui inquiétait nos services de renseignement était antérieur à la structure financée par la France : ils ont fini par découvrir que la Chine avait caché aux Français l'existence de laboratoires P4 et P3 déjà existants ou en construction (laboratoires traitants des agents pathogènes moins dangereux que ceux des P4, ndlr). Les laboratoires (trois civils et un militaire) étaient tous contrôlés par l’armée chinoise. Cela était en totale contradiction avec la parole de Pékin, qui affirmait ne vouloir qu’un seul laboratoire et n’en posséder aucun autre. Malgré un cadrage important de l’administration française autour de ce projet, il est quand même clair qu’au final la créature nous a un peu échappé.
Malgré les précautions prises par les autorités françaises et les engagements déroulés par Pékin depuis, des soupçons d’éventuelles dérives pour fabriquer des armes bactériologiques persistent toujours…
C’est effectivement une inquiétude qu’ont encore les services de renseignement français. Comme dans beaucoup d’autres secteurs en Chine, un flou réside sur les intentions des autorités. Nous ne savons pas véritablement ce qu’ils ont fait de ce laboratoire une fois livré en 2017. Malgré cela, j’ai eu l’occasion de le visiter et je peux dire qu’il y a moins de soupçons que dans les années 2000, où la Chine était encore plus opaque qu’aujourd’hui. Après avoir dit ça, les inquiétudes persistent quand même. J’évoque dans mon livre un exemple qui en témoigne : en 2005, des chercheurs pakistanais qui s’étaient rendu dans ce laboratoire, travaillaient sur des armes bactériologiques au Pakistan. La France s’était donc légitimement interrogée sur la bonne foi de la Chine. Aujourd'hui, l’Académie des sciences chinoise affirme qu’ils souhaitent combattre les épidémies mondiales. Mais à côté de ça, nous avons découvert qu’ils invitent des chercheurs développant un programme offensif - une arme bactériologique - dans leur pays. C’est assez inquiétant. Une des craintes qui persistent toujours également, c’est l’exportation de cette technologie par la Chine aux pays riverains. Là aussi il peut y avoir une interrogation sur les intentions des pays qui se verraient livrer ce type de laboratoires.
"Il est clair que côté français, il y a toujours un sentiment de gâchis qui prédomine quant à ce P4 et à son utilisation"
Plus de deux ans après sa mise en service, quel bilan peut-on faire de ce laboratoire basé à Wuhan ? Quelle est la nature de son utilisation actuelle ? La France joue-t-elle encore un rôle dans son fonctionnement ?
Nous avons encore un Français qui achève sa mission cette année. Il s’agit de René Courcol, microbiologiste passé par le CHU de Lille. Des formations entre chercheurs chinois et français ont lieu régulièrement, des Chinois se sont même rendus à l’institut Mérieux à Lyon. Je sais également que dans ce laboratoire, des recherches sur les animaux se font. Le P4 a été par ailleurs accrédité par les autorités chinoises pour effectuer des recherches sur les virus Ebola, la fièvre hémorragique de Congo-Crimée (CCHF) et le Nipah (NiV) mais toujours pas pour le SRAS ou les coronavirus. La prise au sérieux de ce laboratoire interviendra quand l’OMS le considérera comme un laboratoire partenaire, ce qui n’est toujours pas le cas. Dix-huit ans après le SRAS, le laboratoire français qui devait permettre de l’éradiquer n’est toujours pas pleinement opérationnel, et encore moins pour traiter le coronavirus actuel. Il est clair que côté français, il y a toujours un sentiment de gâchis qui prédomine quant à ce P4 et à son utilisation. Pourtant, côté chinois, on reste très ambitieux. Juste à côté de ce P4, un bâtiment toujours en construction doit accueillir 250 chercheurs qui vont eux, travailler pour l’institut de virologie de Wuhan. Cet endroit va donc devenir un grand pôle de recherche et d’investigation contre les virus mortels en Chine. C’est vraiment un lieu stratégique. Mais il y a encore du retard dans le parachèvement de ce site, les Chinois ont perdu beaucoup de temps.
A travers votre livre, on perçoit que cette coopération sensible a évolué au gré des affinités politiques et de la qualité des relations diplomatiques. Vous évoquez les années chaotiques sous Sarkozy… Qu’en est-il depuis François Hollande et maintenant Emmanuel Macron ?
Il est clair qu’au départ, sous Chirac, les relations étaient bonnes. Sous la mandature de Nicolas Sarkozy, la crise au Tibet en 2008 est venue détériorer les relations entre les deux pays. François Hollande a tout de même souhaité jouer la carte de l’attractivité, de rapprocher la France de la Chine. Il a eu un discours beaucoup plus conciliant, beaucoup plus ouvert. Emmanuel Macron, quant à lui, est beaucoup moins naïf à l’égard de la Chine. Il est au contraire, dans la même dynamique que la Commission européenne qui avait déclaré l’an dernier que la Chine était un rival systémique. Je pense qu’il a conscience que ce type de partenariats sensibles, telle qu’une coopération sur le traitement des virus mortels, demandent un certain nombre de précautions à prendre. On le voit encore aujourd’hui avec la 5G et Huawei.
Le dernier coronavirus 2019-nCoV a également trouvé naissance en Chine. Qu’est-ce qui a changé dans la méthode chinoise pour appréhender l'épidémie ? Dans quelle mesure la France peut-elle encore jouer un rôle pour lutter efficacement contre ce virus ?
Contrairement à l'épidémie du SRAS en 2003, les autorités chinoises ont été cette fois-ci beaucoup plus transparentes en communiquant très vite les informations en leur possession sur ce coronavirus à l’OMS. Une transparence qui a permis aux chercheurs du monde entier de pouvoir travailler de leur côté et de faire des recherches. La France peut elle aussi en faire sereinement de son côté, mais il n’y a pas de nécessité d’envoyer une équipe française sur place. Si nous restons en pointe sur la sécurité biologique —on l’a encore vu avec le virus Ebola–, la Chine aussi est montée en gamme depuis. Aujourd’hui, ce qui compte c’est de pouvoir analyser, comprendre ce virus et effectuer un certain nombre de tests. Et justement grâce à cette transparence de Pékin, et malgré les pressions effectuées sur l’OMS pour qu’elle n’élève pas son niveau d’alerte international, les recherches peuvent s’effectuer sereinement. Les Chinois n’ont sans doute plus besoin de la France à l’heure actuelle.


Le plus grand système de reconnaissance faciale au monde est à Moscou
La ville a signé un contrat de 3,2 millions de dollars le 1er janvier avec l’entreprise NtechLab
Par Benjamin Terrasson - @BenTerrasson source : Le Siècle Digital
Publié le 31 janvier 2020 à 12h12

Lorsque vous vous baladez à Moscou, il y a de fortes chances pour que votre visage soit scruté par les caméras de vidéosurveillance de la ville. Depuis le mois de janvier, ces caméras pourraient vous reconnaître grâce à la reconnaissance faciale. La technologie est toujours très controversée : la Commission européenne a envisagé de l’interdire avant de faire machine arrière, Londres est en passe de s’en doter.
Des policiers alertés grâce à une application dès qu’un suspect est repéré
La capitale russe aime avoir à l’œil ses citoyens. Avec 160 000 caméras de vidéosurveillance, Moscou dispose d’une caméra pour 74 habitants, à titre de comparaison, il y a une caméra pour environ 1 500 habitants à Paris. Ce dispositif, de la simple captation d’image, va évoluer. Certaines caméras vont être associées à un système de reconnaissance faciale.
Selon le média économique russe Vedomosti, le maire de la ville, Sergeï Sobyanin, a annoncé que le déploiement de cette technologie est en cours depuis le début du mois de janvier. Le but est de retrouver les personnes « recherchées pour des délits graves et violents ». Une liste de suspect sera constituée.
Le PDG de NTechLab, l’entreprise qui équipe Moscou, Alex Minin a expliqué à The Verge le fonctionnement de son système, « Des policiers spécialisés reçoivent des alertes sur leurs téléphones portables sur lesquels est installée notre application mobile FindFace Security ».
Le dispositif se concentrera sur les zones touristiques et les centres commerciaux très fréquentés indiquent les autorités. L’ampleur, le nombre exact de caméras reste toutefois confidentiel. Alex Minin s’est tout de même permis une petite vantardise à ce propos, « Nous pensons que le système de reconnaissance faciale de Moscou est le plus grand du monde ».
NTechLab a signé le contrat avec le département des technologies de l’information de Moscou le 1er janvier pour 3,2 millions de dollars. L’entreprise, russe, s’est fait connaître avec le logiciel FindFace en 2016. Ce dernier permettait de retrouver une personne sur le Facebook russe, VK, grâce à une photo.
Le logiciel a dû être retiré du marché, des personnes malintentionnées s’en servaient pour traquer et harceler des travailleuses du sexe notamment. À la suite de cette expérience qui a mal tourné, NTechLab s’est tourné vers le marché des entreprises et des autorités.
La reconnaissance faciale, encore et toujours en débat
La reconnaissance faciale, même au service des autorités, est encore très loin de faire l’unanimité. Il y a quelques semaines, une enquête du New York Times révélait l’utilisation par une partie de la police américaine des services de reconnaissance faciale de l’entreprise Clearview AI, cela avait provoqué quelques tumultes.
Interrogé par ce The Verge à ce propos, Alex Minin balaie le sujet, « Lorsqu’il est soigneusement orchestré, le système n’est pas seulement inoffensif pour les gens ordinaires, il aide beaucoup à attraper les terroristes, les criminels, les pédophiles et les pickpockets en permettant à la police de les identifier en quelques secondes, de les localiser et les capturer en quelques heures au lieu de jours, de semaines ».
Un avis qui n’est probablement pas partagé par les Ouïgours, en Chine, surveillés et persécutés grâce à la surveillance de masse permise par la reconnaissance faciale. En France, la CNIL a ouvert le débat autour de la question, en octobre le gouvernement avait émis le souhait de l’utiliser pour accéder à son identité numérique. Depuis, le projet Alicem n’a plus fait parler de lui.


Pour sa 5G, Orange fait l’impasse sur Huawei… au profit de Nokia et Ericsson (France)
Orange veut jouer la carte de la sécurité.
Par Nathan Le Gohlisse - @n_legohlisse source : Le Siècle Digital
Publié le 31 janvier 2020 à 15h58

Alors que la Grande-Bretagne autorisera Huawei à participer de manière limitée à la mise en place de son réseau 5G, et que l’Italie pourrait s’orienter vers une solution semblable, la France, elle, voit aujourd’hui son opérateur numéro 1 tourner le dos au géant chinois des télécoms. Orange, qui assure avoir testé les équipements des trois principaux fournisseurs de dispositifs 5G, s’équipera finalement en matériel fourni par le finlandais Nokia et le suédois Ericsson.
Cette décision va dans le sens des recommandations américaines. Depuis plusieurs mois, les Etats-Unis enjoignent en effet avec insistance leurs alliés européens (et de manière indirecte leurs opérateurs) à ne pas recourir à Huawei. Premier équipementier mondial sur le secteur des télécoms, le groupe est accusé par l’administration Trump de servir à l’effort de renseignement des autorités chinoises. Cette crainte d’un espionnage de Pékin, dont Huawei serait l’un des artisans, place peu à peu la firme dans une situation délicate, même si l’Europe peine à se prononcer uniformément en sa défaveur.
Choisir Nokia & Ericsson : « la solution la plus simple » pour Orange
Comme l’indique Reuters, Orange est considéré comme un acteur stratégique de premier ordre pour le gouvernement français. Sa décision d’opter pour Nokia et Ericsson n’a donc rien d’anodine, et ce même si les autorités françaises ne se sont pas exprimées clairement sur le cas Huawei. Seule une ordonnance visant à limiter les risques d’espionnage au travers des réseaux télécoms a pour l’heure été publiée, mais ce texte n’a pas convaincu la FFT (Fédération française des télécoms) qui lui reproche justement de ne adopter de position claire quant aux accusations formulée par l’allié américain à l’encontre de Huawei.
La crainte de la FFT, précise Reuters, est que les autorités françaises ne cherchent à bannir Huawei en sous-main, sans l’exprimer de manière explicite et surtout publique. Une alternative face à laquelle la FFT répliquerait en réclamant des indemnités au gouvernement. Indemnités visant à compenser le surcoût occasionné par le choix d’équipements estampillés Nokia, Ericsson ou encore Samsung.
Du côté d’Orange, on souhaite visiblement rester terre à terre. « Pour Orange France c’était la solution la plus simple », a expliqué à Reuters une personne proche de l’opérateur, qui évoquait le choix des deux fabricants scandinaves. Contacté par l’Agence de presse britannique, Huawei n’a pas encore souhaité commenter cette décision.


Le FBI enquête sur NSO : une société israélienne qui pourrait être à l’origine de piratages gouvernementaux
Les autorités américaines sont convaincues que cette entreprise est au cœur de nombreux scandales.
Par Valentin Cimino - @ciminix source : Le Siècle Digital
Publié le 1 février 2020 à 09h17

La société israélienne qui se trouve actuellement dans le viseur du FBI s’appelle NSO. D’après les autorités américaines, ce fournisseur de logiciels bien connu pour avoir créé “Pegasus”, pourrait être impliqué dans les piratages de nombreux résidents américains, d’entreprises américaines, mais aussi dans la collecte d’informations gouvernementales.
NSO est dans le viseur du FBI
Depuis 2017, les responsables du FBI traquent cette entreprise créée en 2009 par Shalev Hulio et Niv Carmi. De son côté, NSO affirme vendre ses logiciels d’espionnage et son support technique aux gouvernements. Le matériel informatique créé par NSO doit normalement être utilisé pour “traquer les terroristes ou les cybercriminels”. Alors que le FBI affirme que des numéros de téléphone de plusieurs américains ont été visés, l’entreprise soutient depuis longtemps que ses produits d’espionnage ne peuvent pas cibler les numéros de téléphone américains, bien que certains experts en cybersécurité le contestent.
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Facebook accuse également NSO d’avoir exploité une faille dans son service de messagerie WhatsApp, pour pirater 1 400 utilisateurs. Plusieurs centaines de journalistes et de “défenseurs des droits humains” auraient été les cibles d’un espionnage numérique, d’après WhatsApp. La plateforme précisait à l’époque que : “c’est en exploitant le système d’appel vidéo que l’attaque a pu se dérouler, en envoyant des logiciels malveillants sur les appareils mobiles de nombreux utilisateurs”.
Le FBI est convaincu que l’entreprise est au cœur de plusieurs scandales
Pourtant, l’entreprise israélienne explique que : “nous n’avons été contactés par aucun service de police américain sur de telles questions”. NSO ajoute que si des piratages ont eu lieu avec son matériel, elle ne doit pas être tenue pour responsable. Difficile de savoir exactement dans quelle phase se trouve l’enquête actuellement mais pour le FBI cela ne fait aucun doute : cette entreprise est au cœur de nombreux scandales.
Une partie de l’enquête du FBI vise à comprendre dans quelle mesure NSO accompagne ses clients pour leur permettre de réaliser des piratages de grande envergure. Pour l’avocat général du FBI, James Baker, les fournisseurs de logiciels d’espionnage pourraient être poursuivis en vertu du Computer Fraud and Abuse Act ou du Wiretap Acts. Concrètement, si le produit d’une entreprise est impliqué dans une utilisation abusive, celle-ci peut être tenue responsable des actes de son client.