mardi 1 octobre 2019

(Mais, oui, mais, oui, les experts nous disent que les réserves de pétrole disparaissent, donc, c'est une fake new. Par contre, humour mis à part, ça va changer la donne pour beaucoup de producteurs vu que la demande va diminuer et que ça va peser sur les marchés et amener une baisse du prix du baril. note de rené)

La découverte d’un gisement pétrolier massif pourrait changer la donne pour la Chine

  1. Campagne de dons – rentrée 2019

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CNPC, premier producteur chinois de pétrole et de gaz, a annoncé la découverte d’un champ pétrolifère pouvant contenir plus d’un milliard de tonnes de réserves dans le nord-ouest du pays.
Selon la CNPC, les réserves prouvées du gisement de pétrole de Qingcheng dans le bassin d’Ordos s’élèveraient à 358 millions de tonnes, alors que ses réserves estimées pourraient atteindre 693 millions de tonnes.
Selon Li Luguang, vice-président de PetroChina (une filiale de CNPC), 640 000 tonnes de pétrole seront produites sur le champ pétrolifère cette année. La production annuelle devrait atteindre trois millions de tonnes.
La société a également signalé des réserves de gaz de schiste prouvées récemment ajoutées, d’une valeur de 740,97 milliards de mètres cubes, qui ont été explorées dans le bassin du Sichuan, au sud-ouest de la Chine. Elle prévoit de produire 7,7 milliards de mètres cubes de gaz de schiste cette année et d’en accroître la production à plus de 10 milliards de mètres cubes d’ici la fin de 2020.
Les réserves de gaz de schiste du Sichuan ont une réserve prouvée totale de 1,06 trillion de mètres cubes, selon CNPC.
Selon M. Li, la société encouragera les innovations technologiques et étendra l’exploration de ressources énergétiques non conventionnelles telles que le gaz de schiste.
Le développement de la production nationale de brut est essentiel pour la Chine, qui est le plus gros consommateur de pétrole au monde. L’année dernière, il a importé 440 millions de tonnes de pétrole brut. Le pays a redoublé d’efforts pour accroître de 50% sa production nationale, en augmentant celle-ci de plus de deux millions de barils par jour au cours des cinq prochaines années.
Traduction : MIRASTNEWS
Source : RT

(Les djihadistes en Syrie ont des drones, mais, pas les houthis au Yémen, selon trump ou MBS qui, lui, veut absolument entraîner avec Israël l'occident dans une guerre totale avec l'Iran. note de rené)



Plus de 100 drones ont été détruits par l’armée russe autour de la base de Hmeimim en Syrie

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Plus de 100 drones ont été détruits par la défense antiaérienne ou neutralisés par des moyens de défense électronique lors de tentatives d’attaques terroristes contre la base aérienne russe Hmeimim en Syrie.
Cela a été annoncé vendredi aux journalistes par le porte-parole du ministère de la défense, le général de division Igor Konachenkov.
« Les terroristes tentent de percer le système de défense aérienne de la base aérienne de Hmeimim. En ce qui concerne les chiffres, 118 drones de groupes terroristes ont été détruits en deux ans, dont 58 drones depuis le 1er janvier de cette année », a déclaré M. Konachenkov.
Selon lui, l’immense majorité provenait de la zone de sécurité d’Idlib, en particulier de la zone des villes de Al-Latamna, Khan Cheikhoun et autres.
« En outre, ces derniers temps, nos missiles antiaériens de défense aérienne – « Pantsir-C1 », « Tor-M2″ – ont également détruit les tentatives des terroristes de frapper la base avec des roquettes. Depuis le 1er janvier 2019, 27 roquettes de groupes terroristes ont été détruites, qui ont été lancées principalement à partir de la zone de sécurité d’Idlib », a précisé le général.
I. konashenkov a noté que « ces 27 roquettes ont été détruites par 31 systèmes de missiles « Pantsir-C1 » et « Tor-M2 ». « C’est – à – dire que l’efficacité de la riposte est proche du sans-faute : une cible égal un missile », a-t-il souligné.
Le porte – parole du département militaire a déclaré que le 11 août, une nouvelle tentative de raid massif d’avions sans pilote a été faite, dans laquelle six drones ont été impliqués, dont cinq étaient armés et un drone de contrôle.
« C’est-à-dire qu’aux cinq éléments d’attaque étaient suspendus des explosifs, avec des écrous et des morceaux de féraillages pour bêton armé pour obtenir une plus grande force de frappe. Un avion peut prendre jusqu’à 10 engins explosifs qui sont fixés sur les ailes », a ajouté Igor Konachenkov.
Il a ajouté que la dernière attaque sur Hmeimim a eu lieu le 3 septembre.
« Deux drones ont participé à ce raid. Et ils sont allés à la base aérienne depuis différentes provenences. Ce qui est caractéristique, c’est que l’une de ces provenance est la mer Méditerranée. C’est-à – dire qu’apparemment, le drone aurait été lancé à partir d’un navire », a indiqué le général.
Il n’a pas exclu qu’une accalmie temporaire puisse être due à la libération de Khan Cheikhoun et d’El-Latamna dans la zone de désescalade d’Idlib, où des ateliers d’assemblage de drones et des sites de lancement ont été découverts et présentés à des journalistes étrangers.
(Et, il l'a fait malgré les précédents incidents. Ce type est responsable et doit être démis de son poste. note de rené)

Lubrizol : le préfet a donné son feu vert à des augmentations de capacités sans évaluation environnementale

 MAJ le 30/09/2019
Profitant d'assouplissements de la réglementation mis en œuvre par le gouvernement, le préfet a autorisé en début d'année une augmentation de capacité des produits dangereux dans l'usine de Rouen à l'origine de l'accident industriel.
Lubrizol : le préfet a donné son feu vert à des augmentations de capacités sans évaluation environnementale
La réglementation des installations classées a fait l'objet de nombreux assouplissements ces dernières années qui pourraient ne pas être étrangers à l'accident survenu dans l'usine de Lubrizol de Rouen le 26 septembre.
En juin 2018, le gouvernement a publié un décret qui réduit le périmètre des projets soumis à évaluation environnementale. Parmi les installations concernées figurent les installations Seveso, qui constituent les installations les plus dangereuses au sein de l'Union européenne, du fait de la quantité de produits dangereux qu'elles mettent en œuvre. Malgré cela, l'exécutif a décidé de soustraire les modifications de ces établissements à une évaluation environnementale systématique pour les soumettre à une procédure d'examen au cas par cas.
Jusqu'à la loi Essoc d'août 2018, cet examen relevait dans tous les cas d'une autorité environnementale indépendante. Mais cette loi de simplification a donné cette compétence au préfet lorsque le projet consiste en une modification des installations, et non une création. Une compétence que le gouvernement aimerait étendre, via la loi énergie-climat en attente de promulgation, à l'ensemble des examens au cas par cas.
Deux demandes successives d'augmentation
L'établissement Lubrizol de Rouen a bénéficié de ces assouplissements. L'exploitant a présenté deux demandes successives d'augmentation des quantités de substances dangereuses le 15 janvier et le 19 juin 2019. Conformément à la loi Essoc, c'est donc le préfet qui s'est prononcé sur les demandes et non l'autorité environnementale indépendante. Dans les deux cas, il a considéré qu'il n'y avait pas lieu à évaluation environnementale.
Comme le rappelle le CGDD dans son tout récent guide de lecture de la nomenclature des études d'impact, "si la modification est soumise à évaluation environnementale (…), elle nécessitera en conséquence une nouvelle autorisation". A contrario, les modifications non soumises à évaluation n'en nécessitent pas. Or, l'absence de nouvelle autorisation signifie aussi l'absence d'étude de dangers systématique, même si le préfet est toujours en mesure d'en exiger une. Contactée par Actu-Environnement, la préfecture n'est pas en mesure d'indiquer si une telle étude, destinée à prendre en compte les nouveaux risques liés à ces augmentations de capacité, avait été ou non réalisée par l'exploitant.
Utilisation de bacs en multi-produits pour l'atelier mélange
Sur quoi portaient les deux demandes de Lubrizol ? La première portait sur une augmentation des quantités de substances stockées sur le site : 1.598 tonnes supplémentaires au titre de la rubrique 1436 (Substances inflammables) de la nomenclature des ICPE, 36 tonnes au titre de la rubrique 4140 (Toxicité aiguë), respectivement 984 et 1305 tonnes au titre des rubriques 4510 et 4511 (Dangereux pour l'environnement aquatique). La modification prévoyait "l'utilisation de bacs en multi-produits pour l'atelier mélange", ainsi que la possibilité de "stocker dans les bâtiments et zones de stockage existantes du site de nouveaux produits". L'analyse du formulaire de demande faite par l'exploitant montre qu'il s'agit en fait d'une demande de régularisation d'une augmentation de capacité déjà réalisée. Pourtant, la réglementation exige que toute modification notable de l'installation fasse l'objet d'une demande préalable à la préfecture qui doit donner son feu vert avant sa réalisation.
La deuxième demande portait sur le stockage de 240 "ISO Containers", récipients de stockage destinés à être manutentionnés d'une capacité totale de 4.800 tonnes, dont 600 tonnes de produits classés sous trois rubriques (1436, 4510 et 4511) communes avec celles ayant fait l'objet de la première augmentation. L'installation prévoyait également la mise en œuvre de 24 postes de réchauffage destinés à modifier la viscosité des produits. Contrairement à la première demande consistant en une régularisation, cette deuxième prévoyait une phase de travaux incluant notamment la démolition d'un bâtiment amianté et plombé. La motivation de Lubrizol était de réduire les coûts liés au stockage des containers jusque-là réalisé sur le port du Havre puis dans une entreprise de stockage. Là aussi, la préfecture n'est pas en mesure de dire si ces travaux avaient déjà été mis en œuvre par l'exploitant avant l'accident.
Chacune des deux décisions préfectorales prend soin de préciser que l'établissement relève déjà du seuil haut de la directive Seveso et que les augmentations de capacités ne conduisent pas à de nouveaux franchissements de seuils de la directive, qui auraient donné lieu à une nouvelle autorisation. Pourtant, si l'on cumule les capacités des deux augmentations successives, on parvient à des quantités supérieures au seuil haut des deux rubriques contribuant au classement Seveso : 1034 tonnes pour la rubrique 4510 (seuil haut à 200 t), 1605 tonnes pour la rubrique 4511 (seuil haut à 500 tonnes). Si le préfet n'a pas exigé une nouvelle procédure d'autorisation de la part de l'exploitant, il a pris un arrêté le 24 juillet dernier pour "mettre à niveau les dispositions applicables (...) en matière de prévention des risques technologiques" avec le nouveau stockage de produits classés en ISO containers.
On sait que l'incendie est parti d'une zone de stockage, alors que les augmentations de capacités portaient également sur une telle zone. La préfecture se retranche toutefois derrière l'enquête judiciaire pour refuser de répondre sur un probable lien entre ces deux éléments.
Grand chantier de simplification
"C'est une belle illustration de la régression constante du droit. On exempte d'étude d'impact et d'étude de dangers des installations Seveso seuil haut en agglomération en outrepassant l'autorité environnementale", dénonce Gabriel Ullmann, docteur en droit.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé le 29 septembre une transparence totale sur l'accident. Quant au ministre de l'économie Bruno Le Maire, il a jugé utile de revoir les règles d'implantation des usines sensibles.
Les dernières annonces du gouvernement n'allaient toutefois pas dans ce sens. Le 16 septembre, Matignon annonçait un élargissement du régime d'enregistrement pour des entrepôts allant jusqu'à 900.000 m3. Ce qui signifie la fin des études d'impact et des études de dangers pour ces installations. Le 23 septembre, trois jours avant l'accident de Lubrizol, Edouard Philippe annonçait également un grand chantier de simplification pour accélérer les projets industriels dans les territoires. Parmi les propositions ? Autoriser le démarrage d'une partie des travaux sans attendre... l'autorisation environnementale.

Qatar, quand l'émirat finance l'islam d'Europe | ARTE

Amazon pourrait bientôt être capable de géolocaliser votre téléphone, même si vous n'utilisez aucun de ses produits ou services

Business Insider 30 Sep 2019, 11:18 Tech 

Parmi l'avalanche de nouveaux produits dévoilés lors de la conférence annuelle d'Amazon, mercredi 25 septembre, il y a deux nouveautés un peu moins concrètes que les autres : "Sidewalk", un nouveau protocole IoT sans fil qui relie des objets intelligents, et eero, une marque de routeurs WiFi que l'entreprise a achetée et dont elle vend les routeurs pour que les particuliers s'en servent à leur domicile. Avec ces nouvelles offres, le nombre de routeurs et d'appareils fabriqués par Amazon est amené à augmenter dans les maisons et les magasins aux États-Unis.
Sidewalk va utiliser cette profusion de dispositifs pour construire un "réseau maillé" - un réseau sans fil où tous les dispositifs communiquent entre eux, travaillant ensemble pour transmettre des données sur le réseau - qui couvre de vastes zones géographiques. Selon l'annonce d'Amazon, la société a constaté que le placement de 700 appareils à travers Los Angeles était suffisant pour couvrir toute la zone métropolitaine de la ville.
Aujourd'hui, les organismes de surveillance de la protection de la vie privée tirent la sonnette d'alarme sur ce que cela révèle sur la capacité de l'entreprise à surveiller les particuliers. Liz O'Sullivan, une activiste des nouvelles technologies, a signalé le potentiel de surveillance de ce réseau maillé pendant la conférence annuelle d'Amazon et a tweeté à ce sujet jeudi 26 septembre.
"Je flippe à propos de cette histoire de réseau maillé Amazon Sidewalk", a-t-elle écrit. "Amazon pousse les clients à utiliser leur WiFi de sorte que tout votre trafic passe par leurs points d'accès. Mouais, jusque là, pas de surprise. Mais saviez-vous qu'ils peuvent vous géolocaliser même si vous n'êtes pas connecté à leur réseau ? Je dois avouer que je suis un peu déçue par les médias qui écrivent sur les nouvelles technologies. Il n'y a que le @seattletimes et @ozm jusque là qui ont posé la question de la surveillance/vie privée concernant Amazon Sidewalk. Tous les autres ont l'air de trouver ça super cool". 
Voici ce que vous devez savoir sur cette nouveauté d'Amazon et l'impact que cela pourrait avoir sur votre vie privée. 

Le réseau maillé d'Amazon pourrait aider le géant de la tech à géolocaliser votre téléphone

Même si vous n'utilisez pas les réseaux sans fil d'Amazon chez vous - ou ne vous connectez pas à ses réseaux WiFi à l'extérieur - le réseau maillé pourrait permettre à Amazon d'obtenir des données sur la localisation de vos appareils.
Les propriétaires de réseaux WiFi peuvent géolocaliser les appareils qui se trouvent à proximité, même si ces appareils ne se connectent pas au réseau, de la même façon qu'un  smartphone peut détecter les réseaux voisins sans s'y connecter.
Si vous êtes à portée d'un réseau sans fil appartenant à Amazon, l'entreprise peut recevoir des informations telles que l'adresse MAC de votre appareil, un identifiant unique attribué à chaque appareil. Si vous avez utilisé cet appareil pour télécharger une application Amazon ou vous connecter à votre compte Amazon, la société peut associer cette adresse MAC à votre profil utilisateur.

Pourquoi est-ce que c'est important ?

La technologie qui permet aux propriétaires de routeurs WiFi de géolocaliser les appareils à proximité n'est pas nouvelle. Mais il est inhabituel pour les entreprises de construire des réseaux maillés aussi étendus à l'aide d'appareils que les utilisateurs installent dans leur propre maison.
De plus, Amazon est une entreprise qui a démontré son intérêt pour le suivi des données et la géolocalisation des utilisateurs. Les données géographiques sont un outil important pour créer des profils d'utilisateurs et cibler les publicités en conséquence, une activité en pleine croissance pour presque toutes les grandes entreprises de la tech.
En plus, Amazon a de multiples contrats avec la police, et transmet les informations de son réseau de caméras Ring à près de 200 services de police aux États-Unis, selon Motherboard. 
Pour l'instant, de nombreux détails concernant le fonctionnement des réseaux Sidewalk et Eero ne sont pas encore clairs. Amazon n'a pas précisé le type de données qu'il pistera avec ses nouveaux réseaux maillés, ni si ces données seront disponibles pour les autorités chargées de faire appliquer la loi avec lesquelles elle collabore.
Un porte-parole d'Amazon n'a pas souhaité répondre aux questions de Business Insider US concernant l'utilisation des données de géolocalisation récupérées sur son réseau maillé.

Version originale : Aaron Holmes/Business Insider

La Russie déroule le tapis rouge à Huawei pour la 5G

source : 20 minutes

Le géant chinois a ouvert à Moscou une zone de test de 5G. Le pays ambitionne de déployer cette nouvelle technologie dans toutes les grandes villes d'ici à 2024.


Alors que les Etats-Unis ont banni Huawei en l'accusant d'espionnage et demandent à leurs alliés d'en faire autant, Moscou déroule le tapis rouge à l'équipementier chinois, notamment pour le développement des réseaux 5G.
Ce mois-ci, Huawei a ouvert à Moscou sa première zone test de 5G avec l'opérateur russe MTS. Avec son débit ultra-élevé, la 5G est un rêve pour les Russes, gros utilisateurs d'internet mobile, mais pourrait aussi trouver une application dans des secteurs comme les voitures connectées et réduire les légendaires bouchons moscovites.
La 5G «deviendra notre infrastructure habituelle et un soutien aux ménages dans quelques années», déclarait à cette occasion le directeur des technologies de l'information de la ville de Moscou, Edouard Lyssenko.
Comme un pied de nez à Washington, alors en plein conflit avec Huawei, l'accord de développement de la 5G entre le géant chinois et le groupe russe des télécoms a été signé en juin, à l'occasion de la venue du dirigeant chinois Xi Jinping au forum économique de Saint-Pétersbourg.
Et ce n'est qu'un début. La Russie, souvent pionnière en matière de nouvelles technologies par rapport aux pays occidentaux, ambitionne de déployer des réseaux 5G grand public dans toutes ses grandes villes d'ici à 2024.
«Bien en Russie»
Patron de la branche russe de Huawei, Zhao Lei apprécie la prévenance des autorités. «Nous travaillons en Russie depuis 22 ans et, surtout grâce à la confiance de nos partenaires estimés, nous y vivons bien», déclarait-il lors du lancement de la 5G, ajoutant que son entreprise voulait déjà «être leader dans le développement de la 6G». Numéro deux mondial des smartphones, Huawei est considéré comme étant à la pointe de la 5G, la future génération ultrarapide d'internet mobile.
L'équipementier n'a pas répondu aux demandes d'interview de l'AFP, mais une source russe dans le milieu de la recherche sur la 5G assure que Huawei est le plus gros investisseur dans l'innovation sur les technologies mobiles en Russie, avec «le plus grand laboratoire de recherche de tous les équipementiers» à Moscou.
Selon le quotidien économique russe Vedomosti, Huawei emploie actuellement 400 personnes à Moscou et 150 à Saint-Pétersbourg, en recherche et développement. Il ambitionne d'en recruter 500 de plus d'ici à fin 2019, et 1000 supplémentaires sur cinq ans.
Mais d'après plusieurs experts la mise en avant de Huawei par Moscou relèverait davantage de la posture économique que d'une réelle avance du groupe chinois. «Les opérateurs russes collaborent tous avec plusieurs équipementiers 5G, dont Huawei, donc nous ne voyons pas de leader clair pour le déploiement de la 5G en Russie», explique à l'AFP l'analyste Michela Landoni, de Fitch Solutions.
Les opérateurs «préfèrent cette approche afin d'éviter de se retrouver totalement dépendants d'un fournisseur spécifique» et «s'assurer une meilleure protection contre les cyber-menaces», ajoute-t-elle.
«Front économique» contre Washington
L'opérateur Tele2 a ainsi été le premier a lancer la 5G en Russie avec le suédois Ericsson en août, sur la rue Tverskaïa, une des principales artères de la capitale.
Dans un contexte de guerre commerciale et de rivalité technologique avec le géant asiatique, les Etats-Unis ont menacé de couper l'accès de Huawei aux composants et services américains dont il a besoin, comme le système d'exploitation Android. La Russie a alors promptement proposé son système d'exploitation Aurora au groupe chinois.
Si Android «reste le choix préféré de Huawei», Aurora «pourrait être une solution de court terme, et surtout un tremplin dans le développement de son propre système d'exploitation», HarmonyOS, estime Michela Landoni.
Sylvain Chevallier, associé au sein du cabinet BearingPoint, estime que l'enjeu géopolitique est de «créer un front économique contre les Etats-Unis». «Le fait qu'ils prennent la parole sur le système d'exploitation est vraiment une menace géopolitique», relève l'analyste. «Ça veut dire: on va prendre notre autonomie par rapport au monopole américain de l'OS sur les smartphones dans le monde».
Pour ce qui est des risques d'espionnage évoqués par Washington, la Russie n'est guère inquiète. «Si on utilise de l'équipement conçu par un autre pays, le gouvernement de ce pays peut en théorie ou en pratique utiliser vos données si la transmission n'est pas sécurisée. Pour la Russie, il n'y a pas de grande différence entre Huawei, Ericsson ou autre», affirme Evguéni Khorov, chef du «Wireless Network Lab» de l'Académie des sciences de Russie.
«Beaucoup de gens utilisent des téléphones Android, un système conçu par Google. Cela signifie-t-il que Google a accès à toutes ces données? Oui, bien sûr», indique-t-il. «Alors, quelle différence entre Huawei et Google dans ce cas?»