mardi 1 octobre 2019

L'assistant vocal Alexa d'Amazon s'invite partout

source : 20 minutes

Amazon a présenté une série de produits qui intègre encore plus Alexa au quotidien. De la cuisine à la voiture et même directement sur soi.



«Si vous pensiez qu'Amazon incorporait Alexa à votre vie avant, ce n'est rien comparé à ce qu'ils ont prévu», estimait Avi Greengart, analyste chez Techsponential, à la sortie de la conférence d'Amazon, mercredi. «Alexa va être chez vous, dans vos oreilles, sur votre visage et littéralement au bout de vos doigts».
L'assistant vocal et «intelligent» du géant du commerce en ligne et des technologies devra désormais rendre des comptes. Les utilisateurs pourront demander à Alexa pourquoi elle a fait quelque chose ou de répéter ce qu'elle a entendu. Une nouvelle fonctionnalité permettra aussi de supprimer les enregistrements audio automatiquement, à intervalles réguliers.
«C'est un pas en avant, mais nous continuerons à écouter nos clients et à investir dans le respect de la vie privée», a déclaré Dave Limp, vice-président des appareils et services chez Amazon. Côté améliorations techniques, Alexa devient bilingue: en plus de l'anglais, elle fonctionnera aussi en espagnol aux Etats-Unis, en français au Canada, et en hindi en Inde.
Toujours sur soi
Grâce à l'apprentissage automatisé, Alexa gagne aussi en réalisme, avec une voix plus humaine, et l'option d'utiliser des voix de personnes célèbres, comme celle de l'acteur Samuel L Jackson. Alexa et Google captent plus de 60% du marché mondial des assistants vocaux, selon le cabinet d'études Canalys, devant Siri, Bixby (Samsung) ou encore Cortana (Microsoft).
Alexa s'invite désormais dans nos oreilles grâce aux «Echo Buds», des écouteurs sans fil avec une fonction de suppression du bruit extérieur, qui seront vendus en octobre pour 130 dollars la paire. lls seront synchronisés au smartphone de l'utilisateur et pourront fonctionner avec les assistants vocaux de Google ou d'Apple (Siri) déjà installés sur les appareils.
Amazon se lance aussi dans les lunettes, avec les «Echo Frames», qui permettent à ceux qui les portent de s'adresser à Alexa sans même sortir leur téléphone de leur poche. Mais ils ne seront pas nombreux, car il ne s'agit que d'un prototype pour l'instant, vendu en série limitée pour 180 dollars. Il comporte un micro, mais pas de caméra, et les consommateurs peuvent choisir des verres avec une correction pour la vue.
Enfin ceux qui ne peuvent plus se passer d'Alexa pourront la porter au doigt grâce au «Echo Loop», une bague «intelligente» équipée de deux micros et d'une mini enceinte. Ce prototype, disponible cet automne, coûtera 100 dollars.
Son et image
Pour ses enceintes et ses caméras, Amazon a mis l'accent sur des prix qui se veulent attractifs à l'approche de la saison des fêtes et sur une meilleure protection de la vie privée. Plusieurs enquêtes ont en effet révélé ces derniers mois dans la presse que les échanges avec les assistants vocaux sont parfois écoutés par des humains, à l'insu des utilisateurs, dans le but de perfectionner les machines.
En mai dernier, Amazon a déjà annoncé l'ajout de fonctionnalités pour demander à Alexa d'effacer ses enregistrements ou d'aveugler la caméra. D'ici la fin de l'année, la firme de Seattle va en plus ajouter un mode «Home» aux caméras, qui les empêchera d'enregistrer des vidéos ou du son tant qu'il sera activé.
La gamme Ring est composée d'une batterie de caméras de sécurité, intérieures ou extérieures, des plus petites qui se fixent sur un mur (la «Stick Up Cam» à 99 dollars, par exemple) aux plus sophistiquées, reliées au réseau par un câble ethernet pour plus de fiabilité.
Pour les enceintes Echo, les principales améliorations ont trait au son, avec notamment une version plus luxueuse baptisée Echo Studio, censée séduire les audiophiles.
Amazon sort aussi sa troisième version d'enceinte avec un écran, l'Echo Show 8 (129,99 dollars), qui permet de passer des appels vidéos et comporte un petit volet amovible devant l'objectif, «pour plus de tranquillité d'esprit», d'après le communiqué.

Le «droit à l'oubli» s'arrête aux frontières de l'UE

source : 20 minutes

Google sort victorieux d'une bataille judiciaire qui l'autorise à limiter la suppression de données litigieuses à ses sites Web exclusivement européens.


Une faute?
Le «droit à l'oubli» des internautes européens se limite à l'UE et n'a pas de portée mondiale pour les moteurs de recherche comme Google, a tranché mardi la justice européenne, dans une affaire emblématique du conflit entre protection de la vie privée et liberté d'expression.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'UE (CJUE) donne raison à Google dans son litige, en France, face à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), qui lui avait infligé en 2016 une amende de 100.000 euros, l'équivalent de 108675 franc, pour avoir limité ce «droit à l'oubli» aux seules versions européennes du moteur de recherche.
«Il est bon de constater que la Cour est d'accord avec nos arguments, et nous sommes reconnaissants envers les organisations indépendantes de défense des droits de l'homme, les associations de médias et beaucoup d'autres dans le monde qui ont également présenté leurs vues», a réagi Google dans un communiqué.
Consacré en 2014 par la justice européenne, le droit à l'oubli permet à chaque Européen d'obtenir, sous conditions, la suppression de liens qui s'affichent dans les résultats d'un moteur de recherche après une requête portant sur son nom.
Dans son litige face à Google, la Cnil estimait que les suppressions de liens devaient s'appliquer sur toutes les versions du moteur de recherche dans le monde pour être efficaces.
Le groupe américain, soutenu par plusieurs organisations de défense des droits, avait répondu que le respect du «droit à l'oubli» au-delà des frontières de l'UE aurait engendré des risques pour la liberté d'expression, en particulier dans certains pays autoritaires.
«Décision équilibrée»
Google avait donc contesté sa condamnation devant le Conseil d'Etat français, plus haute juridiction administrative du pays, qui a dans la foulée sollicité l'avis de la CJUE.
«Il n'existe pas, pour l'exploitant d'un moteur de recherche qui fait droit à une demande de déréférencement (...) d'obligation découlant du droit de l'Union de procéder à un tel déréférencement sur l'ensemble des versions de son moteur», même si rien ne l'interdit «non plus», estime la CJUE, établie à Luxembourg, dans son arrêt mardi.
«Le droit de l'Union oblige toutefois l'exploitant d'un moteur de recherche à opérer un tel déréférencement sur les versions de son moteur correspondant à l'ensemble des Etats membres», est-il souligné.
Le déréférencement doit «si nécessaire, être accompagné de mesures qui permettent effectivement d'empêcher ou, à tout le moins, de sérieusement décourager les internautes» d'accéder «via une version de ce moteur hors UE , aux liens qui font l'objet de la demande».
«C'est une décision équilibrée. On ne peut pas imposer des effets extraterritoriaux pour le déréférencement d'une personne», a estimé Yann Padova, avocat en charge des questions de données personnelles au cabinet d'avocats d'affaires Baker McKenzie Paris, interrogé par l'AFP.
«Que dirait-on si la Chine venait exiger le déréférencement de contenus accessibles aux Français ?», a-t-il questionné.
Dans une lecture différente, la Cnil française estime pour sa part que comme le droit de l'Union n'interdit pas le déréférencement à l'échelle mondiale, «une autorité de contrôle, et donc la Cnil, est compétente pour obliger un moteur de recherche à déréférencer les résultats sur toutes les versions de son moteur si cela est justifié».
Photomontage satirique
La CJUE s'est également prononcée mardi sur une deuxième affaire de données personnelles, précisant ainsi sa jurisprudence pour ce qui concerne les moteurs de recherche.
Elle était saisie par la justice française à propos de demandes de suppressions de liens refusées à des particuliers.
La Cnil avait en effet refusé d'obliger Google à supprimer plusieurs liens renvoyant vers des condamnations pour actes pédophiles, la mise en examen d'un homme politique ou encore un photomontage satirique d'une femme politique.
Dans son deuxième arrêt, la CJUE estime que «dans le cadre d'une demande de déréférencement, une mise en balance doit être effectuée entre les droits fondamentaux de la personne» concernée et «ceux des internautes potentiellement intéressés par ces informations».
Elle précise que «les droits de la personne prévalent en règle générale sur la liberté d'information».
Mais cet équilibre peut varier en fonction de «la nature de l'information en question», «sa sensibilité pour la vie privée de la personne» ou encore «l'intérêt du public».
Après avoir consacré le droit à l'oubli, l'UE a encore renforcé son statut pionnier dans la régulation des acteurs du numérique avec l'entrée en vigueur en 2018 du «Règlement général sur la protection des données». Cette législation instaure des droits renforcés pour les internautes et des sanctions inédites en cas d'abus de la part des entreprises.

(Moustique qui va passer en europe via les transports, comme d'habitude. Encore un cadeau des States. note de rené)

Un très rare virus transmis par les maringouins, qui possède un haut potentiel de mortalité, cause beaucoup d'inquiétude aux États-Unis.
TVA Nouvelles

Au moins cinq cas d'encéphalite équine de l'Est, surnommé le «triple E», ont été répertoriés cette année, dont quatre dans l'État du Massachusetts, ont rapporté de nombreux médias américains.
Ce qui le rend si dangereux, c'est que les premiers symptômes passent sous le radar parce qu’ils s'apparentent à ceux d'une grippe: fièvre, mal de tête et frissons.
Sauf qu'il envahit très rapidement par la suite le système nerveux central, ce qui mène à une perte de conscience, des convulsions, un coma et éventuellement la mort.
La maladie a une progression fulgurante et se développe de 3 à 10 jours après la piqûre.
Le taux de mortalité est de 40 % et 80 % des survivants restent avec ses séquelles neurologiques permanentes.
Lundi, une femme de Boston est morte des suites de la maladie et présentement, une adolescente de 14 ans lutte pour sa vie au Michigan.
En réaction, plusieurs communautés touchées ont amorcé des arrosages aériens préventifs.
Les autorités ont aussi demandé aux citoyens de limiter les activités extérieures entre le crépuscule et l'aube, quand les maringouins sont le plus actif.
Les épidémiologistes ont précisé que les températures plus chaudes et les précipitations plus abondantes en juillet dans ce secteur ont accéléré la multiplication du virus au sein de la population de maringouins.
Les spécialistes ont enregistré 333 cas d'insectes infectés, dont une majorité qui pouvaient propager le virus.
(L'effet cocktail de l'agriculture chimique, des vaccins avec adjuvants et de l'alimentation industrielle chimique, rend infertile. Le rêve de l'oligarchie occidentale de réduction de la population mondiale. Mais, je signale aux journalistes que ça les concerne aussi. note de rené)

Bientôt tous infertiles ?


 

La crise des déchets en Australie est pire que jamais

En 2018, la Chine a cessé d'accepter les déchets recyclables de l’Australie qui les a depuis planqués dans des entrepôts depuis.

Par Gavin Butler, et Julian Morgans; traduit par Sandra Proutry-Skrzypek  source : Vice
27 Septembre 2019, 9:47am
GAVIN BUTLER ADMIRE 10 000 TONNES DE DÉCHETS RECYCLABLES DANS UN ENTREPÔT À DERRIMUT, MELBOURNE. TOUTES LES PHOTOS SONT DE BEN THOMSON
Au début de 2018, le gouvernement chinois a annoncé que le pays cesserait d'accepter les matières recyclables de l'Australie. Près d'un an et demi plus tard, ces photos illustrent le résultat. Étant donné que la production quotidienne de papier, de plastique et de verre usés dépasse les capacités de traitement au pays, les entreprises de recyclage ont décidé de ranger les matières recyclables dans des entrepôts ou de les enfouir dans des décharges, sans avoir de solution à long terme.
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IL Y A DEUX ANS ET DEMI, UN RECYCLEUR AUSTRALIEN EN DIFFICULTÉ, SKM, A REMPLI DE DÉCHETS CET ENTREPÔT DE MELBOURNE.
Vous vous demandez peut-être pourquoi l'Australie a commencé à expédier ses déchets en Chine. Pourquoi ne pas simplement les recycler elle-même ? Pour la même raison qu’elle externalise un si grand nombre de ses processus industriels en Chine : parce que c'est moins cher.
Disons que vous venez de finir une brique de lait. Au lieu de la jeter dans un bac séparé réservé exclusivement à l'emballage carton, vous la mettez à la poubelle parce que vous supposez que quelqu'un d'autre, quelque part, se chargera de trier tout cela.
Ce que peu savent, c'est qu'une poubelle de produits mélangés ne peut être recyclée sans un prétraitement assez rigoureux. Les déchets en papier mélangés avec des canettes et des bouteilles en plastique seront difficiles à détruire. Même le verre brisé ne peut pas être fondu s'il reste des étiquettes, de la colle ou du liquide. La technologie de recyclage exige que les déchets en verre, en plastique et en papier soient lavés et éliminés séparément, sinon quoi ils ne peuvent pas être recyclés.
Pour cette raison, une tonne cube de matières recyclables australiennes mélangées est un produit de faible valeur. Pour les trois grands recycleurs australiens – SKM, Polytrade et Visy – le recyclage n'est pas un passe-temps altruiste motivé par la seule préoccupation environnementale. C'est une entreprise motivée par le profit, et chaque couche de prétraitement se transforme en profits. Donc, comme pour tout le reste, l’Australie a toujours envoyé la majeure partie de ses déchets mixtes en Chine, où les coûts de main-d'œuvre sont faibles et la réglementation environnementale laxiste, de sorte que les entreprises peuvent conserver une marge bénéficiaire saine. Et comme nous le découvrons maintenant, il est impossible de tout recycler en Australie. D'abord parce qu’il n’y a pas la capacité locale de traitement, mais aussi parce que ça fait perdre de l'argent.
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CARLY WHITINGTON, COORDINATRICE DE PROJET POUR MARWOOD CONSTRUCTION, LA SOCIÉTÉ QUI POSSÈDE L’ENTREPÔT.
Il en résulte un énorme amas de déchets qui n’a nulle part où aller, stocké dans un entrepôt appartenant à une société australienne de recyclage contrainte à la faillite. Il y a deux ans et demi, cet espace situé à Derrimut, dans la banlieue de Melbourne, a été loué par l'un des trois grands recycleurs australiens, SKM, qui a été engagé par plusieurs mairies autour de Melbourne. Mais la Chine a alors cessé d'accepter le produit brut de SKM et son modèle d'affaires s'est effondré.
« Il devait s'agir d'un bail de douze mois, explique Carly Whitington, coordonnatrice du projet pour Marwood Constructions, l'entreprise qui possède l'entrepôt. Mais après douze mois, tout ce qu'ils avaient fait, c'était de remplir l’entrepôt et de fermer les portes. C'est tout. Nous avons commencé à nous demander ce qui se passait. Nous étions en contact avec la direction de SKM qui nous assurait que tout serait vidé d'ici la fin septembre, mais j’en doute. »
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AU DERNIER DÉCOMPTE, EN 2016-2017, L'AUSTRALIE AVAIT PRODUIT ENVIRON 67 MILLIONS DE TONNES DE DÉCHETS. UN PEU PLUS DE LA MOITIÉ DE CES MATIÈRES ONT ÉTÉ RECYCLÉES, AVANT QUE LA CHINE N'IMPOSE UN EMBARGO SUR LES MATIÈRES RECYCLABLES.
Carly a sans doute raison. La société SKM a été rachetée le mois dernier par des liquidateurs et l'entreprise n'a pas payé le loyer depuis des mois, si bien que Carly se retrouve avec un entrepôt rempli d'ordures qu'elle ne peut pas légalement déplacer.
« Ce n'est pas notre stock, dit Carly. Il appartient à SKM Industries, qui est toujours une entité opérationnelle, donc on ne peut pas y toucher, même s’il y a un risque d’incendie. » Par risque d'incendie, Carly fait référence aux plusieurs milliers de tonnes de plastique et de papier qui ont séché à l'intérieur pendant deux ans et demi. Une étincelle suffirait à tout brûler. « C'est pourquoi il ne doit y avoir aucune étincelle, dit Carly. Nous devons juste espérer que SKM surveille le site. »
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UN PETIT POURCENTAGE DES DÉCHETS DE SKM A ÉTÉ TRIÉ. LE PLASTIQUE ATTEND D’AVOIR UN ENDROIT OÙ ALLER.
Pour l'instant, il n'y a pas de solution. La société Marwood Constructions a fait appel aux médias pour attirer l'attention du gouvernement sur sa situation, c'est pourquoi elle ne nous a pas donné accès à son dossier. Quant aux déchets, ils finiront probablement dans une décharge, une fois qu'une solution aura été trouvée avec SKM.
Quoi qu'il en soit, la crise actuelle a démontré que l'Australie n'est pas préparée à gérer ses propres déchets. Et son marché de l'emballage à usage unique est plus fort que jamais. Et sans investissement intérieur ou innovation, ou sans véritable préoccupation pour l'environnement, l'Australie n'aura pas de programme de recyclage.
Ben Thomson est sur Instagram.
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(Arrêtons de fabriquer du plastique non stratégique pour le moment. Les compagnies pétrolières nous tuent ! Il faut qu'elles payent pour ces dégâts, même si, elles refusent de payer pour les dégâts environnementaux provoqués par l'exploitation du gaz/pétrole. Il faut que nous mesurions la hauteur de la réelle destruction de la surface de notre planète par les compagnies pétrolières. note de rené)
(Donc, ils veut un choc pétrolier pour obliger les occidentaux à bombarder l'Iran. Est-il prêt à saboter lui même la prochaine fois ses installations d'exploitation pour pousser à la roue cette décision ? Mais, les russes et les américains peuvent prendre la suite, une opportunité pour trump, si, MBS organise une pénurie. note de rené)


LES COURS DU PÉTROLE ATTEINDRONT DES NIVEAUX « INCROYABLEMENT ÉLEVÉS » SI RIEN N’EST FAIT FACE AUX ACTIVITÉS DE L’IRAN (MOHAMED BEN SALMAN)
30 Septembre, 2019 8:23 via Maghreb émergent

Reuters

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed ben Salman, a prévenu que les cours du pétrole pourraient atteindre des montants « incroyablement élevés » si la communauté internationale ne fait pas front commun face aux activités de l’Iran, disant sa préférence pour une solution politique plutôt que militaire.
Dans un entretien accordé à l’émission « 60 Minutes » diffusé dimanche sur la chaîne américaine CBS, Mohamed ben Salman a déclaré être d’accord avec les propos du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo selon lequel les attaques contre des infrastructures pétrolières saoudiennes le 14 septembre sont des actes de guerre perpétrés par l’Iran.
Londres, Paris et Berlin ont accusé l’Iran d’être responsable de ces attaques. Téhéran a démenti toute implication alors que les miliciens yéménites Houthis, qui lui sont alliés, ont revendiqué les raids.
« Si le monde ne prend pas une mesure forte pour dissuader l’Iran, nous assisterons à une nouvelle escalade qui menacera les intérêts mondiaux », a dit Mohamed ben Salman au cours de cette interview enregistrée jeudi dernier en Arabie saoudite.
« Nos livraisons de brut seront perturbées et les prix atteindront des niveaux incroyablement élevés » et inédits, a-t-il ajouté.
Le prince héritier a indiqué sa préférence pour une sortie de crise pacifique, estimant qu’une guerre entre les deux grands rivaux régionaux provoquerait la chute de l’économie mondiale.
Il a prôné une rencontre entre le président américain Donald Trump, allié de Ryad, et son homologue iranien Hassan Rohani afin de conclure un nouvel accord encadrant les activités nucléaires de l’Iran et son influence au Moyen-Orient.

Christelle Néant Donbass SitRep n°158 ~ 28 sept 2019