vendredi 1 juin 2018

Le Pakistan et l’Amérique sont en proie à une grave crise diplomatique

Le Pakistan et l’Amérique sont en proie à une grave crise diplomatique
Par Andrew Korybko
La détérioration constante des relations entre ces deux anciens alliés de longue date se poursuit avec la dernière crise politique qui les oppose et qui a été déclenchée par la décision des États-Unis de limiter la distance que les diplomates pakistanais à Washington pourraient parcourir en dehors de la ville. Islamabad a imposé des mesures de réciprocité contre les diplomates américains situés n’importe où dans le pays, et la situation est depuis gelée, mais elle est loin d’être résolue. Alors que les relations américano-pakistanaises se détériorent depuis quelques années maintenant et surtout depuis le tweet agressif du Nouvel An de Trump contre le pays, elles ont atteint un point bas quand un attaché militaire américain qui avait heurté et tué un motocycliste a initialement été interdit de quitter le pays à bord d’un avion militaire américain qui était venu le récupérer la semaine dernière. Un tribunal pakistanais a déclaré qu’il n’avait pas l’immunité diplomatique complète, mais il a néanmoins quitté le pays lundi dans des circonstances peu claires.

Ce sont sans doute les actions judiciaires intentées contre ce diplomate qui ont rendu furieux les États-Unis au point de vouloir humilier tous les diplomates pakistanais dans la capitale américaine en imposant de nouvelles restrictions de voyage, mais Islamabad avait de bonnes raisons d’élargir son propre décret réciproque, incluant tous les diplomates américains n’importe où dans le pays. Il a été rapporté à la fin du mois dernier que la CIA avait échoué dans son plan secret d’organiser une évasion de prison pour libérer son agent local accusé de coopérer avec les services secrets américains dans sa quête pour tuer Ben Laden. Il est notoirement connu que les diplomates américains, parfois clandestinement, outrepassaient leurs fonctions officielles pour se transformer en espions de leur nation hôte. C’est probablement ce qui inquiète les Pakistanais après la nouvelle, que la CIA essayait d’organiser une évasion, qui aurait probablement été violente, entraînant probablement la mort de gardiens de prison.
Tous les États ont le droit souverain de mettre en œuvre ce qu’ils prétendent être des exigences de sécurité nationale, qu’ils soient comme dans le cas pakistanais ou qu’ils soient simplement considérés comme tels dans le cas américain. Mais la raison pour laquelle cette crise politique est particulièrement sensible, c’est qu’elle implique le privilège de l’immunité diplomatique tel qu’établi par la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques ainsi que le respect plus large accordé aux diplomates des autres pays. Dans ce cas, le Pakistan a eu raison de faire pression pour que le diplomate américain soit traduit en justice pour avoir brûlé effrontément un feu rouge et tué un jeune homme, même s’il devait finalement être autorisé à quitter le pays, alors que les États-Unis exploitent leur réponse [asymétrique, NdT] dans le but d’humilier tous les diplomates pakistanais dans la capitale américaine. Compte tenu du danger de sécurité nationale que posent les diplomates américains à cause des plans d’évasion ratés de la CIA, il y a une raison légitime pour que la réponse réciproque du Pakistan s’étende à tous les diplomates américains dans le pays.
Néanmoins, on peut s’attendre à ce que les États-Unis et leurs partenaires mondiaux des médias mainstream recadrent cette information pour faire croire au monde que les victimes pakistanaises sont vraiment les agresseurs et que les Américains sont complètement innocents de tout acte répréhensible. Cette intensification de haut niveau de la guerre hybride contre le Pakistan a pour but de nuire à la réputation internationale de sa cible, mais cela pourrait améliorer son soft power parmi ses nouveaux partenaires multipolaires comme la Russie, en prouvant la sincérité du pivot géopolitique eurasien récemment entamé et qui a provoqué la colère des États-Unis.
Andrew Korybko
Andrew Korybko est un commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Ce texte sera inclus dans son prochain livre sur la théorie de la guerre hybride. Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.
Traduit par Hervé pour le Saker Francophone
(Le président italien a commis un coup d'état contre le peuple. Il est temps que les italiens se révoltent et paralysent pacifiquement le pays. note de rené)

La désignation d’un gouvernement technocratique plonge l’Italie dans une crise de régime

La désignation d’un gouvernement technocratique plonge l’Italie dans une crise de régime
Une crise financière et politique croissante se propage à travers l’Europe après que le président italien Sergio Mattarella a nommé lundi un gouvernement technocratique, annulant par là le résultat des élections de mars 2018. Les marchés financiers paniquent et des manifestations s’organisent, alors que des divisions virulentes au sein de la bourgeoisie italienne, en particulier sur la monnaie européenne, éclatent en plein jour.
Les marchés financiers avaient d’abord fait baisser les taux d’intérêt italiens lundi, marquant leur approbation de la décision de Mattarella de ne pas permettre au mouvement populiste Cinq étoiles (M5S) et à la Ligue d’extrême droite de former un gouvernement. Mais ils continuaient hier de faire monter les taux d’intérêt sur la dette italienne, à 1,937 pour cent, pour la première fois depuis 2013, et faisaient chuter l’euro à moins de 1,16 dollar. Il est de plus en plus évident que les conflits profonds dans la classe dirigeante italienne et toute la classe dirigeante européenne, qui sous-tendaient la crise de l’euro suite au crash de Wall Street en 2008, n’ont pas été résolus.
La tempête boursière s’est propagée aux États-Unis, où le Dow Jones Industrial Average a chuté de 391 points, soit 1,58 pour cent.
Lundi soir, le premier ministre désigné, Carlo Cottarelli, a indiqué qu’il superviserait un gouvernement technocratique de courte durée s’engageant à promouvoir l’austérité et l’euro. «Mon gouvernement sera neutre, assurera une gestion prudente du budget de l’État et traitera comme essentielle la participation de l’Italie à l’euro,» a-t-il déclaré. Il a aussi indiqué qu’il nommerait des fonctionnaires non partisans comme ministres et leur demanderait de signer un engagement à ne pas se présenter aux prochaines élections législatives.
Mardi, cependant, les marchés et les titres des banques européennes ont chuté alors qu’il devenait plus clair que l’Italie était bien partie pour une période prolongée d’instabilité gouvernementale et de crise politique. Le gouvernement Cottarelli est confronté à l’opposition du M5S et de la Ligue, qui ont une majorité de sièges au parlement, de sorte qu’il n’est pas clair s’il peut survivre à un vote de censure ou adopter un budget. On s’attend à ce que Mattarella convoque de nouvelles élections début 2019 ou même début septembre cette année.
En attendant, des conflits politiques féroces éclatent au sein de la classe dirigeante entre les partisans de l’UE et de l’euro et leurs détracteurs d’extrême droite, en Italie comme en Europe. Mais ces deux factions de la classe dirigeante – les défenseurs de l’UE et de l’euro regroupés derrière Mattarella, comme le M5S, la Lega et leurs alliés d’extrême droite dans toute l’Europe – sont toutes deux réactionnaires et n’ont rien à proposer aux travailleurs.
Les désaccords entre les deux factions concernent exclusivement la politique monétaire et européenne alors que toute la classe dirigeante est unanime sur le militarisme et l’austérité. Annonçant son refus de permettre au M5S et à la Ligue de former un gouvernement, Mattarella a souligné que la seule raison de son opposition était que le M5S et la Ligue envisageaient de nommer l’économiste Paolo Savona au poste de ministre de l’Economie.
Savona est hostile à l’Allemagne et à l’euro ; il a écrit que Berlin avait « planifié et créé l’euro pour contrôler et exploiter les autres pays européens de manière coloniale ». Il a qualifié l’euro de « cage allemande » et fait pression pour que d’autres pays européens exigent une politique monétaire différente, disant: « Il n’y a pas d’Europe, seulement une Allemagne entourée de lâches ».
Mattarella a déclaré que de tels commentaires étaient inacceptables pour les banques: « La nomination du ministre de l’Economie constitue toujours un message immédiat de confiance ou d’alarme pour les décideurs économiques et financiers. J’ai demandé à ce que ce ministère soit occupé par un homme politique […] qui ne serait pas considéré comme le partisan d’une ligne qui provoquerait inévitablement la sortie de l’Italie de l’euro ». Quand cela s’est avéré impossible, a ajouté Mattarella, il a mis fin aux négociations pour former un gouvernement car selon lui, « l’adhésion à l’euro est d’une importance fondamentale pour les perspectives de l’Italie et de sa jeunesse ».
Mattarella a indiqué qu’il pourrait bientôt convoquer de nouvelles élections qui pourraient être essentiellement un référendum sur l’euro. « Si nous voulons en discuter », a-t-il déclaré, en parlant de l’appartenance de l’Italie à la zone euro, « cela devrait se faire ouvertement. J’ai été informé que certaines forces politiques veulent passer rapidement à de nouvelles élections. C’est une décision que je me réserve le droit de prendre, en fonction de ce qui se passe au parlement ».
De puissantes factions soutiennent Mattarella dans l’UE. Federica Mogherini, à la tête de la politique étrangère de l’UE, qui est italienne, a déclaré à la presse à Bruxelles: « J’ai confiance, comme tous les Italiens, dans les institutions italiennes, à commencer par le président italien. C’est le garant de la constitution italienne. Je suis convaincue que les institutions italiennes et le président de la République s’avéreront toujours être au service des citoyens italiens, qui coïncide d’ailleurs aussi avec la force de l’Union européenne. »
Les positions de Mattarella et de Mogherini ont été reprises par le Parti Démocrate (PD), la formation social-démocrate issue de l’effondrement du Parti communiste italien stalinien. Le PD a appelé à des manifestations le 1er juin en soutien aux institutions, c’est-à-dire en soutien à l’intervention de Mattarella et des banques pour bloquer la formation d’un gouvernement du M5S et de la Ligue.
Plus provocant, le commissaire européen au Budget, Günther Öttinger, a déclaré hier dans une interview à Deutsche Welle: «Les marchés apprendront aux Italiens à voter comme il faut».
Sous une tempête de protestations en Italie, les responsables du M5S et de la Ligue ont exigé qu’Öttinger se rétracte ; il s’est excusé ultérieurement après des critiques du président du Conseil de l’UE Donald Tusk et du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. La Commission européenne a publié une déclaration officielle disant que « le sort de l’Italie ne dépend pas des marchés financiers ».
Si Mattarella défend ouvertement le diktat de l’UE et des banques, le M5S et la Ligue sont eux, tout aussi réactionnaires. Tout gouvernement formé par eux serait le plus à droite depuis le régime fasciste de Mussolini durant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont promis des coupes sombres dans les dépenses publiques, des razzias et des expulsions massives contre les immigrés, provoquant avant les élections de mars dans toute l’Italie des manifestations de masse en défense des droits des immigrés.
La seule voie vers l’avant pour les travailleurs et les jeunes en Italie est de développer un mouvement socialiste et internationaliste opposé à la fois au PD et aux autres partisans de l’UE, et aux forces d’extrême droite regroupées autour de l’alliance M5S-Ligue. Malgré l’intervention antidémocratique de Mattarella dans les élections, ces forces d’extrême droite s’avéreront tout aussi hostiles à la classe ouvrière que l’UE et les banques.
Les politiciens d’extrême droite de toute l’Europe font à présent des déclarations en faveur du M5S et de son alliance avec la Ligue. Marine Le Pen, dirigeante du Front national néo-fasciste (FN) et allié de la Ligue, a qualifié l’intervention de Mattarella de « coup d’État » de la part de l’UE.
Nigel Farage du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni pro-Brexit a dénoncé au Parlement européen l’intervention de Mattarella et de l’UE: « Au cours des dernières 48 heures, leur démocratie a été diffamée. Dans le passé, vous avez réussi à intimider les Danois, vous avez intimidé les Irlandais, vous avez intimidé les Grecs jusqu’à la soumission. Je soupçonne qu’avec l’Italie aujourd’hui, vous avez maintenant les yeux plus gros que le ventre. Qu’il y ait plus d’élections et de plus grandes victoires eurosceptiques. »
Les milieux du PD craignent de plus en plus que l’intervention de Mattarella n’ait renforcé la position de la Ligue, qui est en train de grimper dans les sondages avec 25 pour cent de soutien. L’ancien premier ministre Massimo d’Alema (PD), enregistré par une caméra cachée, a déclaré que s’il y avait de nouvelles élections après la décision de Mattarella, l’alliance M5S-Ligie les remporterait par une victoire écrasante de 80 pour cent des voix.
Alex Lantier

Le créateur d’Ethereum pose la question : « les Rothschild contrôlent-ils les crypto-monnaies ? »

Le créateur d’Ethereum pose la question : « les Rothschild contrôlent-ils les crypto-monnaies ? »
Par Tyler Durden
En décembre, la famille Rothschild aurait acheté pour la première fois une certaine quantité de bitcoins, par l’intermédiaire du Grayscale Bitcoin Trust. Ils n’étaient pas les seuls, puisque plus tard dans l’année, comme nous l’avons détaillé ici, Venrock, la branche officielle de capital-risque de la famille Rockefeller, s’est associée au groupe d’investissement crypto Coinfund pour soutenir l’innovation dans le domaine des cryptomonnaies et des Blockchain, rapporte Fortune le 6 avril.
Ainsi, l’implication de certaines des familles les plus anciennes du monde dans ce que Warren Buffett et Charlie Munger appellent les  » merdes improductives «  a soulevé plus d’une question sur la capacité des Rothschild et autres à contrôler les cryptomonnaies.
Les théories du complot autour du contrôle de la crypto-monnaie par Rothschild sont en train d’être réchauffées par une publication de 1988 parue dans The Economist, un magazine contrôlé par la famille.
20170709_econ » Dans trente ans, les Américains, les Japonais, les Européens, et les habitants de nombreux autres pays riches, et certains pays relativement pauvres, paieront probablement pour leurs achats avec la même monnaie. Les prix ne seront pas indiqués en dollars, en yen ou en Deutsch marks mais disons en Phoenix. Le Phoenix aura la faveur des entreprises et des acheteurs, car il sera plus pratique que les monnaies nationales actuelles, qui à ce moment-là sembleront être une source pittoresque des nombreuses perturbations de la vie économique au cours du XXe siècle dernier…
Le plus grand changement dans la nouvelle économie mondiale depuis le début des années 1970 est que les flux monétaires ont remplacé le commerce des biens en tant que force motrice des taux de change….
L’alternative – pour préserver l’autonomie politique – impliquerait une nouvelle prolifération de contrôles vraiment draconiens sur le commerce et les flux de capitaux. Cela offre aux gouvernements un moment splendide. Ils pourraient gérer les mouvements des taux de change, déployer une politique monétaire et budgétaire sans inhibition, et s’attaquer aux poussées d’inflation qui en résultent grâce à des politiques de prix et de revenus. C’est une perspective paralysante pour la croissance.
Prenons date pour le Phoenix pour environ 2018, et bienvenue quand il sera là. « 
Et maintenant, comme le rapporte RT , le fondateur de la deuxième plus grande cryptomonnaie au monde, Ethereum, Vitalik Buterin, s’est demandé si la théorie du complot de Rothschild s’étendait à la monnaie numérique.
"Les" Rothschild "sont-ils assez bien coordonnés pour être considérés comme un groupe de nos jours ?", se demande Buterin sur Reddit.
« Les » Rothschild « sont-ils assez bien coordonnés pour être considérés comme un groupe de nos jours ? », se demande Buterin sur Reddit.
crypto-monnaie 20180531Buterin a soulevé la question alors que les passionnés de crypto monnaie discutent du projet opaque de la chaîne de blocs IMMO dans laquelle la dynastie bancaire investirait.
Les rapports sur l’IMMO sont apparus pour la première fois dans la presse locale de l’industrie de la crypto monnaie locale la semaine dernière. Alors que toutes les informations sont basées sur des rumeurs et des fuites d’informations, la crypto-société dit qu’il peut s’agir d’un jeton numérique soutenu par des ressources naturelles comme l’or ou d’une manière ou d’une autre lié à l’immobilier.
Le projet serait suivi personnellement par Alexandre de Rothschild, le nouveau chef de la dynastie bancaire de la famille.
Après les réponses des utilisateurs de Reddit sur l’effet d’entraînement du sentiment concernant la crypto-monnaie au cas où les rumeurs seraient vraies, Buterin n’était, cependant, toujours pas convaincu de la clairvoyance prophétique de la dynastie Rothschild.
« Mon point de vue actualisé après avoir vu les réponses est qu’il s’agit simplement de personnes nées dans diverses positions de haute société de type ancienne monnaie, et les théories selon lesquelles elles voient au-delà sont assez sans fondement », ajoute-t-il dans une édition ultérieure de son poste original.
Le saurons-nous jamais vraiment ?
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Traduction : Avic – Réseau International
Bon appétit !!! 110 000 tonnes par an de viande aux hormones importées en France !
20
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C’est le député Ruffin de la France Insoumise qui nous explique un peu ce qu’il s’est passé avec cette histoire des États généraux de l’alimentation.

Ses arguments sont frappés au coin du bon sens.

En effet, il faut être clair… On ne peut pas être dans la mondialisation, ouvrir nos marchés agricoles à tous les vents, importer 110 000 tonnes de viande du Mexique ou du Mercosur sans savoir que cela posera quelques problèmes.

On le sait.
Nos mamamouchis veulent créer les conditions de la destruction de notre système agricole basé sur des exploitations essentiellement familiales pour que cela passe progressivement entre les mains de multinationales.

On va laisser crever les paysans, on va les liquider volontairement avec des liquidations judiciaires !

Chaque faillite sera un drame individuel, et personne ne veut voir le tableau d’ensemble terrifiant.

La mainmise totale du totalitarisme marchand sur notre alimentation.
Charles SANNAT
Le yuan gagne du terrain en Afrique
source : Sputnik
ECONOMIE
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Toujours très active sur le marché financier, la Chine renforce de plus en plus ses positions en Afrique, qui a déjà converti une partie de ses réserves de change en yuans. Le dollar semble reculer face à la monnaie chinoise. «En Afrique, le yuan chinois est largement utilisé», a confirmé à Sputnik l'expert chinois Liu Ying.
Les pays d'Asie de l'Est et d'Afrique du Sud envisagent la possibilité d'utiliser le yuan chinois en tant que monnaie de réserve. Des fonctionnaires de haut rang de 14 pays africains et des représentants de la Banque africaine de développement ont examiné cette possibilité lors d'un forum à Harare, la capitale du Zimbabwe.
Selon Gladys Siwela-Jadagu, représentant de l'Institut de gestion macroéconomique et financière d'Afrique orientale et australe (MEFMI), organisateur du forum, cité par le site chinois Huanquwang, la dette nationale des pays africains, libellée en devises étrangères, s'accroît. Qui plus est, presque tous les pays ont des crédits octroyés par la Chine. La Chine est en outre le principal partenaire de plus de 130 pays et régions. C'est pourquoi il est plus avantageux pour les pays africains de rembourser leurs dettes en yuans, déjà devenu la «monnaie commune» du commerce avec l'Afrique.
La Chine semble en effet changer ses priorités d'investissements au profit de l'Afrique: un tiers des investissements étrangers chinois de 2017 (6,8 milliards de dollars) ont été réalisée en Afrique, tandis que la plupart des pays africains ont converti une partie de leurs réserves de change en yuans. Au Zimbabwe et en Angola, le yuan est même devenu une monnaie légale.
Liu Ying, collaborateur de l'Institut financier Chunyang de l'Université populaire de Chine, a indiqué à Sputnik:
«En Afrique, le yuan chinois est largement utilisé. Premièrement, dans le domaine des règlements commerciaux. Deuxièmement, dans le domaine des investissements et des marchés financiers. […] Troisièmement, ce sont les réserves de change des pays africains, qui peuvent être faites en yuans au lieu des dollars. En outre, dans de nombreux autres domaines, tels que la construction des infrastructures de base en Afrique, des chemins de fer, la création de clusters, on peut déjà se passer des règlements en dollars et utiliser les yuans. […] Le yuan est une monnaie très stable qui est capable d'assurer le soutien et la sécurité que ce soit dans les règlements commerciaux ou dans les investissements financiers ou encore dans la création de réserves.»
Cependant, le renforcement du yuan pourrait provoquer la diminution de la balance commerciale chinoise. Ce qui n'est pas un sujet de préoccupation pour Liu Ying:
«Je ne pense pas que le yuan se renforce. Il se stabilisera. Le plus important est de maintenir la stabilité. En ce qui concerne les importations, elles ne se fondent pas que sur le cours de la monnaie».
Selon la Banque centrale de Chine, fin 2017, plus de 60 pays utilisaient le yuan en tant que monnaie de réserve.
(Normal, la Chine est le premier partenaire commercial de l'Afrique. note de rené)
Extinction des espèces (y compris humaine) : le bilan alarmant de Cyril Dion
Publié le jeudi 31 mai 2018 à 18h33

par Mariel Bluteau via France Inter

Aujourd'hui tout le monde reconnaît qu'un effondrement écologique est en train de se produire. Pourtant, les efforts déployés par les associations, les ONG, les militants écologiques sont globalement inopérants : la mobilisation citoyenne reste assez faible. Pourtant, la situation est pire qu’on ne le croit.
Maison abandonnée et envahie par le désert
Maison abandonnée et envahie par le désert © Getty / Paul Bruins Photography


Cyril Dion était invité aujourd'hui au micro d'Ali Rebeihi dans Grand bien vous fasse. Il est le réalisateur du film Demain, sorti en 2016 avec Mélanie Laurent, qui faisait un tour du monde des solutions déjà connues pour réinventer l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation (un film qui a connu un grand succès public et critique : le film a été vu par 1,2 millions de personnes et avait reçu le César 2016 du meilleur documentaire). Cyril Dion est également cofondateur, avec Pierre Rabhi, du mouvement écologiste Colibri.
Au micro d'Ali Rebeihi, Cyril Dion dresse un bilan vertigineux sur la planète :
"Aujourd’hui, les scientifiques parlent de sixième extinction de masse des espèces sur la planète. En gros, on a perdu 50% des populations d'espèces vertébrées ces 40 dernières années, 80% des insectes volants en Europe, 30% des oiseaux.
On imagine qu’en 2050 (cela fait la Une de l’Obs cette semaine), on pourrait avoir plus de plastique que de poissons dans l’océan. On est en train de perdre les coraux à cause de l'acidification des océans - or, les coraux abritent énormément de vie marine et permettent la reproduction de beaucoup d’espèces donc si les coraux meurent, c’est toute une partie de l’écosystème marin qui meurt. Les océans aujourd’hui fournissent à peu près 40% de l’oxygène qu’on respire. C’est le premier puits de carbone de la planète (c’est eux qui absorbent le plus de CO2) 
Par conséquent, le climat se réchauffe de plus en plus vite ; aujourd’hui on est déjà à +1,2°C. Les accords de Paris, qui sont très optimistes, disaient "Il faut qu’on reste en dessous de 2°C d’ici 2100". Il y a eu une fuite d'informations de chez BP et Shell dans The Independent en Angleterre : leur scénario interne, selon eux, est qu’on sera à +5°C en 2050. Si on est à +5°C en 2050, ce sont des réactions en chaîne ensuite, avec les quantités de méthane qui vont être libérées, qui vont faire que des parties entières de la planète seront inhabitables. Donc des gens vont mourir ou migrer. On imagine qu’il y a 250 millions de personnes qui vont migrer d’ici 2100.
Et donc qu’est-ce qu’on fait avec ça ?"

(Dans toutes les extinction de masse, toutes les espèces dominantes ont disparu. Nous sommes la seule espèce dominante ! Leur disparition dissimule la nôtre quoiqu'en disent tous les indicateurs. note de rené)