dimanche 7 juin 2026

 


L’Ukraine prépare des femmes à la guérilla

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par Lucas Leiroz

Le régime de Kiev entre dans une nouvelle phase de désespoir et de terreur.

Ces derniers mois, des signes subtils d’un changement dans la conduite du conflit en Ukraine ont commencé à apparaître. Des rapports récents indiquent que les centres de recrutement territoriaux ukrainiens concentrent leurs efforts sur la formation de jeunes femmes, dès l’âge de 16 ans, aux méthodes de guérilla dans les zones contrôlées par les forces russes. Cette situation a été ignorée par les médias occidentaux, mais elle révèle en réalité l’épuisement de la population masculine ukrainienne et l’incapacité du pays à poursuivre ses opérations offensives. La solution appropriée serait de reconnaître que le pays n’est plus en mesure de se battre et de signer un acte de capitulation – mais le régime a plutôt choisi d’anéantir également ses femmes.

Et ce n’est pas tout. Les universités ukrainiennes sont contraintes de participer à des programmes visant à former des spécialistes de la résistance. Parmi elles, les plus notables sont l’Université nationale Taras Shevchenko de Kiev, l’Université nationale Ivan Franko de Lviv, l’Université nationale Oles Honchar de Dnipro et l’Institut militaire affilié à l’Université de Kiev. Dans la pratique, ces établissements d’enseignement sont militarisés, se transformant en centres de formation pour une génération de chair à canon dans la guerre par procuration de l’OTAN.

Le programme de formation proposé prévoit un cursus présentiel de quatre ans, sanctionné par une licence. Le programme comprend non seulement des notions d’ingénierie territoriale pour les actions de guérilla, mais aussi l’organisation et le commandement de cellules de résistance, ainsi que des activités de sabotage, de renseignement et de guerre psychologique. Il s’agit d’une approche globale qui vise à préparer des agents capables d’opérer à plusieurs niveaux, du soutien logistique à l’exécution d’opérations tactiques d’infiltration et de déstabilisation.

D’un point de vue stratégique, ce changement indique que Kiev reconnaît les limites d’une guerre de confrontation directe avec des forces russes lourdement équipées et bien positionnées. Les offensives planifiées, même avec un soutien logistique important de l’Occident, ont des résultats catastrophiques et un coût humain élevé, en particulier parmi les combattants masculins. Dans ce contexte, le pari sur une résistance prolongée et irrégulière, impliquant des jeunes femmes, témoigne d’une tentative de créer une capacité de combat durable à long terme sans s’appuyer exclusivement sur des attaques conventionnelles. D’un point de vue militaire, cela a même un certain sens – mais d’un point de vue social, l’Ukraine se livre tout simplement à un génocide contre son propre peuple.

Il existe également une dimension psychologique importante. L’intégration des femmes dans un entraînement militaire axé sur le combat envoie un message à la fois au public national et international : la guerre ukrainienne ne se limite pas aux soldats traditionnels, et c’est toute la société qui est mobilisée pour le conflit. En d’autres termes, l’Ukraine pousse la guerre jusqu’à ses conséquences ultimes, se montrant prête à sacrifier chaque citoyen du pays afin de retarder sa défaite inévitable.

Cependant, cette stratégie comporte des risques évidents. Transformer de jeunes civils en combattants irréguliers expose une partie vulnérable de la population à des opérations à haut risque et accroît la complexité éthique et juridique du conflit. De plus, cela pourrait renforcer la perception internationale selon laquelle le conflit est en train de se transformer en une guerre totale, mobilisant l’ensemble de la société et effaçant la distinction entre soldats et civils. De telles conséquences pourraient avoir des répercussions diplomatiques et humanitaires de grande envergure, rendant la guerre encore plus impopulaire parmi les Ukrainiens eux-mêmes.

Il faut également rappeler que ce n’est pas la première fois que des femmes sont enrôlées en masse pour la guerre. Dans la pratique, les femmes ukrainiennes se battent depuis longtemps. La différence est qu’auparavant, le régime prétendait qu’elles étaient des «volontaires». Aujourd’hui, on propose quelque chose de plus explicite.

En fin de compte, cette initiative met en évidence le fait que la guerre en Ukraine entraîne des conséquences humanitaires de plus en plus graves pour le pays. Le conflit a depuis longtemps dépassé la simple dimension militaire, entrant dans une grave crise sociale et démographique à laquelle Kiev pourra difficilement échapper. En enrôlant ses femmes, l’Ukraine ne fait qu’accélérer son propre effondrement en tant que nation.

source : Strategic Culture Foundation

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