La PAC une escroquerie au service de l’agriculture industrielle
source : Le blog de la Zinzine/Longo Maï
7012020
Six journalistes du New York Times ont enquêté plusieurs mois sur la Politique agricole commune. Le constat est sans appel, la PAC, écrit le journal, est « un système de subventions délibérément opaque, faussé par la corruption et le conflit d’intérêts, et qui sape complètement les objectifs environnementaux de l’Union. » Tout y est ! La PAC c’est 60 milliards d’euros distribués chaque année aux exploitants agricoles des Etats membres. En Europe centrale, poursuit le New York Times, « les subventions agricoles sont utilisées pour soutenir les oligarchies locales et produisent la version moderne d’un système féodal corrompu. » En Hongrie Viktor Orban a refilé « des milliers d’hectares de terres publiques aux membres de sa famille et à ses proches, dont un ami d’enfance qui est devenu l’un des hommes les plus riches du pays. » En Tchéquie le premier ministre Babis a touché, perso, 40 millions de subventions agricoles en 2018. En Slovaquie les aides servent « des procédés mafieux d’accaparement des terres. » Et le journal de dénoncer la hausse permanente des gaz à effet de serre émis par l’agriculture européenne, la pollution des cours d’eau et de la mer par les nitrates et autres herbicides et insecticides, la disparition rapide des insectes et des oiseaux… Le journal Le Monde qui commente cette enquête, conclue « Qu’une politique européenne subventionne à la fois la destruction de l’emploi, le saccage de l’environnement, la concentration du pouvoir économique et les oligarchies d’Europe centrale est un tour de force. » En effet ! La Politique agricole commune doit être renégociée cette année, gageons que rien ne changera. Pour espérer le moindre changement il faudrait abattre la FNSEA, organisation mafieuse, qui organise la pollution des sols et de l’eau, qui détruit la petite paysannerie et enrichit, ses dirigeants et ses puissants alliés de l’agro-business, sur le dos de l’Europe… 
A quand la révolte des paysans ? Utopie, résistance, Bertrand Burollet
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