mardi 8 juillet 2014

(blog à finir et à corriger)

Tiens donc, mes chers cinq lecteurs, l'intelligence artificielle est-elle pour demain ?

(source : Humanoïdes.fr)


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06.07.14 Le plus grand projet d’A.I. tenu secret depuis 30 ans va sortir de son silence

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Cycorp, la société de Doug Lenat existe depuis 1984. Depuis près de trente ans l’équipe de Cycorp travaille secrètement sur une intelligence artificielle hors du commun, plus perfectionnée que WatsonVital ou Siri, Cycorp vient d’annoncer que son logiciel est presque prêt pour une première démonstration mondiale.
Depuis trente ans, Cycorp a fait volontairement profil bas. Elle travaille depuis ces débuts sur un projet de longue haleine : le développement d’une intelligence artificielle surpuissante, bien plus que celles de la génération actuelle. A l’époque, Doug Lenat sait déjà que ce projet est l’entreprise d’une vie, et que développer ce programme en tant que professeur d’informatique à l’Université de Standford ne suffira pas. Il rejoint alors un consortium de recherche américain baptisé MCC (Microelectronics and Computer Technology Corporation) à qui il doit reporter régulièrement l’avancement du projet.
Le programme développé par l’équipe de Doug Lenat s’appelle Cyc, et présente déjà des facultés d’apprentissage automatique assez étonnantes pour l’époque. L’ordinateur savait par exemple approfondir ses connaissances en posant des questions en rapport avec ce qu’il savait déjà. Cyc pouvait également comprendre par lui-même la notion de relation de parenté entre individus.
Doug Lenat PDG de Cycorp
Le premier grand pas se fait en 1994, quand Doug Lenat crée la spin-off Cycorp, puis en 1996, quand il décroche le premier contrat avec le gouvernement américain. Mais le vrai défi sera de garder des finances saines tout en restant dans l’ombre : peu, voire aucune interview, pas de conférences, pas de levées de fonds… uniquement des contrats avec le gouvernement ou avec des sociétés privées.

Cycorp prépare quelque chose de gros

Vingt ans après sa création, la société Cycorp est prête à sortir de son silence. Et elle nous réserve quelque chose de grand !
L’intelligence artificielle créée par Cycorp a pour but de codifier la connaissance humaine au sens large ainsi que notre bon sens inné, afin que les ordinateurs puissent les exploiter à des fins utiles : être capable de recevoir des instructions par la voix, les comprendre et les exécuter sans avoir à les reprogrammer à chaque nouvelle application.
Depuis le début, Cycorp s’est efforcée de recenser les dizaines de millions d’informations qui caractérisent l’être humain, les connaissances dont nous avons besoin pour comprendre le monde qui nous entoure, et de les représenter d’une manière codée, intelligible pour les ordinateurs.
Chaque fois que l’on analyse un bout de phrase prononcé ou écrit par un humain à un autre humain, celui-ci est rempli d’analogies, de logique modale, de croyances, d’espoir, de peur, de formules imbriquées, beaucoup de variables et de quantificateurs. Tout le monde cherche un moyen facile de retranscrire cela. Les robots de tchat (les chatbots) peu sophistiqués font preuve d’une mince intelligence ou d’un apprentissage statistique à partir de grandes quantités de données. Amazon et Netflix recommandent très bien des livres et des films sans avoir la moindre idée de ce qu’ils sont en train de faire ou de comprendre pourquoi la personne aime cet article, a déclaré Doug Lenart à Business Insider.
Le produit de Cycorp va encore plus loin. Cyc n’est pas un ordinateur programmé au sens primaire du terme, soit, un enchaînement de lignes de code. Au contraire, il s’appuie sur des modèles de calcul avancés tels que les réseaux de neurones artificiels et l’apprentissage automatique, un modèle informatique qui permet aux machines d’évoluer en permanence grâce aux données qu’elles accumulent.
Le plus grand projet dA.I. tenu secret depuis 30 ans va sortir de son silence
Avec l’arrivée sur le marché de son A.I., Cycorp pourrait révolutionner le secteur de la robotique. Qui plus que les robots ont besoin de comprendre le monde qui les entoure et de pouvoir comprendre les instructions venant des humains ? De la même manière que nous mettons à jour nos ordinateurs ou nos smartphones, nous pourrons également mettre à jour nos robots assistants avec le système développé par Cycorp afin de les rendre plus intelligents. Comme le projet a démarré de zéro dans les années 80, Doug Lenart et son équipe ont mis en place un système très ouvert pour une grande variété d’applications : enseignement, santé, divertissement, assistance…
Une version light du programme Cyc est disponible en téléchargement gratuit ici. De quoi se faire une petit idée de la puissance d’une telle technologie.

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Et, pendant ce temps, ils continuent à vouloir nous mettre dans un sac.

(source : Novethic)

Publié le 08 juillet 2014
EMPREINTE TERRE

MOBILISATION EUROPÉENNE CONTRE LA COURSE AU BREVETAGE DES PLANTES

Les grandes entreprises de semences déposent des centaines de demandes de brevets sur leurs produits. A ce rythme, le patrimoine génétique des plantes pourrait rapidement devenir la propriété d’une poignée d’industriels. Ces dernières semaines, de plus en plus de voix s’élèvent en Europe pour dénoncer ces pratiques.
Image d'illustration
Rémy Gabalda / AFP
L’essor des plantes génétiquement modifiées (PGM) avait amené les industries agrochimiques à réclamer des brevets sur leurs créations végétales. Mais aujourd’hui, le droit des brevets sur le vivant va beaucoup plus loin : il s’applique à tout le patrimoine génétique des plantes.
Le suisse Syngenta a par exemple breveté un melon aigre-doux, obtenu par simple croisement  entre une variété européenne sucrée et une variété asiatique amère. En quelques années, près de 1 000 demandes ont été déposées en Europe pour breveter des caractères et des gènes "naturels" de plantes. "L’Office européen des brevets (OEB) en a déjà accordé une centaine", estime Christoph Then, de la coalition européenne "No Patents on Seeds".
Créée par Greenpeace et Swissaid, "No Patent on Seeds" fait une veille sur l’octroi des brevets sur les semences. Et elle dépose régulièrement des recours contre l’OEB.

Monsanto en ligne de mire


Le dernier recours en date a été déposé fin mai 2014 contre un brevet européen détenu par le géant américain de l’agrochimie Monsanto sur des tomates résistantes au champignon Botrytis. Pour les plaignants, il est inadmissible que Monsanto récupère cette caractéristique découverte dans une tomate provenant de la banque internationale de gènes de Gatersleben, en Allemagne.
"Les industriels s’approprient toute la sélection végétale. D’ici 10 ans, tout appartiendra à quelques multinationales", prévoit Guy Kastler, du réseau Semences paysannes, qui s’est associé à la plainte.
Cette privatisation du vivant menace en particulier les petites et moyennes entreprises des semences. Du jour au lendemain, elles risquent de voir leurs propres variétés tomber sous le coup d’un brevet. L’entreprise française Gautier est ainsi obligée, depuis 2013, de payer des royalties au semencier hollandais Rijk Zwaan pour commercialiser une laitue résistante à un puceron, alors qu’elle l’a sélectionnée depuis des années !  
Le danger d’être accusé de contrefaçon est permanent. D’autant qu’il est extrêmement difficile de savoir si les variétés commercialisées sont liées par des brevets. Pour Christine Noiville, directrice de recherche à la Sorbonne, "La plupart des entreprises n’ont pas la capacité d’identifier ce type de brevets potentiellement bloquants, pas plus qu’elles n’ont de stratégie pour les contourner." 
Face aux risques de voir les contentieux se multiplier, "le Haut conseil des biotechnologies (HCB) demande de mettre un point d’arrêt à ces brevets", souligne Christine Noiville, qui était présidente du Comité économique, éthique et social du HCB jusqu’en mai 2014.
L’OEB s’est pour l’instant contenté de réduire l’octroi des brevets sur les plantes non-OGM. Seuls quelques brevets de ce type ont été accordés depuis septembre 2013. Mais cette situation figée ne satisfait personne. "Si on n’arrête pas ces brevets, tout va se bloquer", estime Guy Kastler.

Des semenciers opposés au brevetage


Le Parlement européen avait voté dès 2012 une résolution contre le brevetage, et le 30 avril 2014, c’est le ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui prenait position contre ce type de brevets, lors d’un colloque du HCB.
Du côté des représentants des industriels, l'Union française des semenciers et l’association hollandaise Plantum NL dénoncent le brevetage des plantes. Ils redoutent que ce système prenne progressivement le pas sur celui en vigueur, qui requiert un certificat d’obtention végétale (COV).
Ce dernier permet d’utiliser librement toutes les semences disponibles pour mettre au point une nouvelle variété. Mais au sein de ces industriels, les positions divergent. Limagrain et Rijk Zwaan suivent progressivement l’exemple des multinationales de l’agrochimie et ont de plus en plus recours aux brevets.
Ainsi, les lignes se brouillent entre le système européen des certificats d’obtention végétale et le système américain des brevets. D’autant que le brevetage des plantes fait aussi polémique aux États-Unis. Un récent arrêt de la Cour suprême américaine s’oppose au brevetage des gènes "naturels".
Magali Reinert
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