mercredi 30 avril 2025

Putin is Easier to Deal With than Zelensky😏 Lyman Defense Has Collapsed💥...

L'Arabie saoudite a enterré des millions de gallons d'eau salée sous le ...

Covid, Injections, Effets secondaires, Quelles solutions pour la santé d... (France)

 


Hinda Sebahi, l’ASE et Yuval Harari. (France)

par Michel Dakar

Dossier «Hinda Sebaihi vient d’être incarcérée»

http://the-key-and-the-bridge.net/Hinda-Sebahi-vient-d-etre-incarceree

Ses propres enfants au nombre de trois lui ont été enlevés par la justice, suite à un signalement de maltraitance de la part du père effectué par Hinda auprès des autorités.

1 – Qui est Hinda Sebaihi ?

Hinda Sebaihi est une militante très active et centrale dans la lutte d’intérêt général pour le droit des mères à élever leurs enfants et au-delà pour la préservation de la vie familiale et du lien entre enfants et parents.

Elle est tombée dans un traquenard policier organisé par la police et les autorités de l’aide institutionnelle à l’enfance pour la faire incarcérer. Elle devrait passer en jugement en juin 2025.

Elle est actuellement à la maison d’arrêt de Fleury Mérogis.

Ses propres enfants au nombre de trois lui ont été enlevés par la justice, suite à un signalement de maltraitance vis-à-vis du père effectué par Hinda aux autorités.

Ses trois enfants se trouvent placés au-dehors du foyer familial par l’Aide sociale à l’Enfance (ASE).

Il faut prendre conscience de la réalité de l’aide institutionnelle à l’enfance en France en 2025, et prendre conscience de ce à quoi s’affronte Hinda, qui manifeste devant les palais de justice et d’autres places publiques pour dénoncer aux yeux de tous cette réalité, et qui publie sur son compte Tik Tok : https://www.tiktok.com/@hinda.maman

2 – La réalité de l’aide institutionnelle à l’enfance en France

L’aide à l’enfance est devenue un gigantesque marché lucratif, qui brasse des centaines de millions – voire le milliard – chaque année.

C’est un secteur d’activités qui rapporte énormément d’argent à des personnes privées, argent provenant des impôts. Ce secteur se privatise via un grand ami du président de la France Emmanuel Macron, Jean-Marc Borello, qui dirige une myriade d’organisations intervenant dans tous les domaines du social.

Ce secteur atteint un degré de corruption qu’on pourrait dire inégalé, si la corruption n’était endémique, structurelle, devenue quasiment la norme dans notre actuel régime politique. Disons qu’elle est au niveau du reste de l’activité politique et économique en France, pays que certains qualifient maintenant de République bananière du Tiers-Monde, mais colonisée de l’intérieur.

Pour alimenter ce fleuve de profits qu’est devenu l’aide institutionnelle à l’enfance il faut des enfants, les enfants sont le combustible de base qui fait tourner cette machine inhumaine à profit.

Alors tout est bon pour enlever les enfants aux familles, le moindre signalement d’un des parents, d’une assistante sociale, d’un enseignant, d’un voisin, devient dangereux à la fois pour les enfants et les parents, car ils sont devenus le prétexte à la captation des enfants par cette machine terrible où les enfants souffrent de la séparation d’avec leurs parents, et les parents réciproquement, et où les enfants sont très souvent les victimes des pires maltraitances, allant des vexations, des coups, aux viols répétés et systématiques.

Dans ce domaine tous les acteurs coopèrent, apportent leur contribution, les juges pour enfants, les assistantes sociales, la police, la gendarmerie, les tribunaux, les parquets, les psychologues et psychiatres, les préfets, les politiciens des mairies, des conseils généraux et départementaux et des assemblées nationales dites représentatives du peuple.

Bien sûr il existe des exceptions, des personnes intègres, mais elles restent exceptionnelles et doivent se plier sous peine de représailles à la loi du silence. Elles aident en cachette à leurs risques et périls, car elles peuvent même risquer leur vie.

Bien sûr il y a ceux qui se contentent de suivre et qui ferment les yeux et se taisent, par opportunisme, conformisme, par égoïste, carriérisme, ceux qui visent la retraite, le paiement de leur pavillon individuel et de leur voiture, les vacances annuelles, par lâcheté, bassesse et médiocrité, les aquoibondistes, ceux qu’Octave Mirbeau qualifiait d’existence larvaire.

Ces enfants alimentent les réseaux pédophiles de l’élite ainsi que le marché de la prostitution.

Pour les plus malchanceux, ils tombent entre les mains des sectes satanistes, sont immolés et disparaissent après avoir été souvent torturés, ou dans les réseaux élitistes de pouvoir, qui ne se contentent pas de les violer, mais qui les torturent avant de les assassiner. Ces sectes et réseaux sont d’ailleurs souvent reliés.

Les réseaux élitistes utilisent l’abus des enfants, et des bébés, comme ciment social de leur caste, soudant leurs membres par leur complicité, leur implication et leur participation active – et toujours soigneusement enregistrée – dans ces crimes impensables.

Selon France télévision, environ 330 000 enfants sont placés chaque année par l’ASE :

https://www.france.tv/la-maison-des-maternelles/plus-de-300-000-enfants-places-en-france

Ces faits sont exposés dans le documentaire d’1 heure 52 minutes de Pierre Barnérias de 2022, Les survivantes :

https://ok.ru/video/9435897006598
https://www.francesoir.fr/les-survivantes-le-bouleversant-film-documentaire-de-pierre-barnerias

Voici le compte Tik Tok d’Hinda :

https://www.tiktok.com/@hinda.maman

3 – Vers l’humain dénaturé

Le Forum économique mondial (FEM) rassemble chaque année dans la station de sports d’hivers de luxe de Davos en Suisse, l’élite mondiale occidentale financière et industrielle, et leurs hommes de paille bon à tout faire, de la politique, des médiats et des services de sûreté.

Le FEM organise la dislocation des familles en vue de la création de l’homme nouveau futur du «Nouvel Ordre Mondial» qui doit être totalement isolé de ses semblables afin de ne pas pouvoir s’organiser pour résister à sa totale exploitation et élimination – la campagne d’écologie punitive intitulée «on est de trop sur terre effacez-vous pour le bien de la planète» est devenue incessante. Cet «homme nouveau» devra avoir perdu ses capacités affectives, empathiques et relationnelles lui permettant la socialisation.

La famille est le dernier milieu qui peut résister au conditionnement intégral donné par le système éducatif imposée par le FEM aux enfants, visant à fabriquer cet homme nouveau.

L’homme nouveau du FEM devra posséder le minimum de connaissance, de savoir et de capacité à réfléchir, à conceptualiser, à formuler et exprimer, à transmettre et communiquer.

Il ne doit plus être sûr de son sexe, savoir ce qu’aimer veut dire, ce qu’est la dignité, ce qu’être une personne, un individu signifient, ce qu’est le respect et l’estime de soi, il doit perdre la notion de confiance en soi.

Ainsi modifié, l’homme nouveau du FEM n’opposera plus de résistance à son avenir très sombre, sinistre et définitif décidé par l’élite mondiale occidentale.

Cette élite occidentale a imaginé et l’applique depuis au moins deux dizaines d’années, un programme progressif de dépeuplement massif et le remplacement de l’humain naturel par ce que les propagandistes de l’élite dénomment les «transhumains».

Le «transhumain» est décrit par Jacques Attali qui n’est plus à présenter, mais surtout par Yuval Noah Harari, un juif homosexuel, végan, demeurant en Palestine occupée, qui remplit la fonction de maître à penser et de propagandiste pour le FEM et l’ordre nouveau mondialiste.

En réalité le «transhumain» n’est qu’un esclave mécanique incapable de révolte, mi-électronique mi-biologique, et l’intelligence naturelle se trouvera remplacée par une non-intelligence, un vide mental qu’ils dénomment pompeusement «intelligence artificielle» (IA).

Pour l’élite occidentale mondialiste, ce sera enfin la fin du cauchemar suprême de la lutte des classes.

Voilà ce à quoi se confronte Hinda Sebaihi, voilà ce pourquoi j’ai écrit cette communication, et voilà ce pourquoi il faut lui venir en aide.

Son sort nous concerne tous, enfin ceux qui veulent encore vivre et voir vivre leurs enfants, ceux qui construisent un avenir de bonheur pour l’humanité.

4 – Annexe : Qui est Yuval Noah Harari ?

https://en.wikipedia.org/wiki/Yuval_Noah_Harari
https://en-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Yuval_Noah_Harari
https://www.vanityfair.fr/les-sept-vies-de-yuval-noah-harari-lauteur-a-succes-de-sapiens
https://truth11.com/2022/04/20/the-genocidal-psychopath-yuval-noah-harari
https://istoriaministries.com/noah-yuval-harari-the-high-priest-of-soros-open-society
https://www.nowtheendbegins.com/yuval-noah-harari-world-economic-forum-antichrist-minion
https://simonmercieca.com/2022/11/07/yuval-noah-harari-humans-are-now-hackable-animals-confirming-that-we-are-living-in-the-era-of-transhumanism
https://www.currentaffairs.org/2022/07/the-dangerous-populist-science-of-yuval-noah-harari

source : Entre la Plume et l’Enclume


 (Suicidée par le mossad israélien, intéressante hypothèse que je pose moi, pas l'auteur de l'article. Et d'ailleurs, dites-moi, est-ce que le mossad est assez puissant aux States pour pénétrer dans une prison et tuer epstein et imposer le silence à tout le monde ? En tout cas, assez puissant pour assassiner en 1963, le président john kenneyd selon des documents déclassifiés. Et pour ceux qui se demandent quand le mossad a été créé, c'est le 13 décembre 1949 par Ben Gourion. En tout cas, je constate qu'on a orienté nos soupçons concernant l'assassinat d'epstein vers de puissants américains nous détournant d'un coupable plus réel, le mossad. note de rené)

Virginia Giuffre a été «suicidée»

par Moon of Alabama

Jeffrey Epstein était un agent israélien chargé de faire chanter des hommes politiques et des hommes d’affaires américains en leur fournissant des mineures. Virginia Giuffre, alors âgée de 17 ans, était l’une de ces victimes.

Epstein a été emprisonné et, le 10 août 2019, il a été retrouvé mort dans sa cellule. A cette époque, J’ai titré : Epstein s’est suicidé

Sans surprise, Jeffrey Epstein a été retrouvé mort, vraisemblablement par suicide, puisque c’est ce qu’affirment les «officiels» :

Le financier multimillionnaire emprisonné et accusé de trafic sexuel Jeffrey Epstein s’est suicidé, selon deux sources policières. …

Hier encore, un tribunal a publié les 2 000 premières pages d’un procès civil contre la femme d’Epstein, Ghislaine Maxwell :

[La victime d’Epstein, Virginia Roberts Giuffre, qui a fêté ses 36 ans vendredi, cite un certain nombre d’autres hommes du monde politique, universitaire et des affaires avec lesquels elle dit qu’on lui a demandé d’avoir des relations sexuelles. Dans une interview de 2017 avec le Miami Herald, Giuffre a déclaré qu’Epstein voulait qu’elle plaise à diverses personnes influentes à l’époque afin qu’il puisse apprendre leurs peccadilles sexuelles et les utiliser comme levier s’il en avait besoin.

Bien qu’il n’y ait pas de preuve directe dans le dossier du tribunal pour étayer ses récits avec des hommes importants, Giuffre a fourni des témoignages et des preuves pour corroborer ses affirmations d’exploitation aux mains d’Epstein et de Maxwell par le biais de photographies, de journaux de bord d’avions et même d’un dossier médical de l’hôpital Presbyterian de New York où Giuffre a été emmenée par Epstein après une relation sexuelle particulièrement abusive.

J’ai conclu mon billet en disant ceci :

Certaines des personnes influentes qu’Epstein, ou l’organisation derrière lui, a fait chanter, seront bien contentes qu’il soit parti. Elles vont maintenant essayer d’enterrer le reste de l’affaire. Giuffre et les autres témoins feraient bien de se méfier.

Nous apprenons aujourd’hui que Virginia Giuffre est décédée (archivé) :

Mme Giuffre (prononcez JIFF-ree) est morte par suicide, selon une déclaration de la famille. Elle a écrit dans un post Instagram en mars qu’elle était à quelques jours de mourir d’une insuffisance rénale après avoir été blessée dans un accident de voiture avec un bus scolaire qui, selon elle, roulait à près de 70 miles à l’heure.

C’est curieux.

Une insuffisance rénale potentielle en mars est censée être la cause d’un suicide à la fin du mois d’avril ? Pourquoi le NY Times insinue-t-il cela ?

Nous disposons de la dialyse pour contrer l’insuffisance rénale et des centaines de milliers de personnes y survivent. Il y a aussi les greffes de rein. Giuffre avait 40 ans. On ne meurt pas d’une insuffisance rénale à cet âge. Ce n’est pas une raison pour se suicider.

Considérez ceci :

Je fais savoir publiquement qu’en aucun cas, je ne suis suicidaire. Je l’ai fait savoir à mon thérapeute et à mon médecin généraliste. S’il m’arrive quelque chose, dans l’intérêt de ma famille ne laissez pas passer ça et aidez-moi à les protéger. Trop de personnes malveillantes veulent me voir disparaître.

source : Moon of Alabama 

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour Le Saker Francophone.

 (Trump, c'est simple, "soit tu me lèche le cul , soit je fais pleuvoir l'enfer sur toi". Et normalement, quand il dis ça, tu dois te chier dessus de peur. En tout cas, si il ne sait pas reconnaître qu'il a mal joué avec la Chine et s'excuser à la limite, les américains vont vraiment en baver. Je parle du peuple naturellement, vous savez le peuple, celui dont tout le monde se fout ! note de rené)

La Russie rejette le gel de la guerre en Ukraine proposé par Trump

par Moon of Alabama

Les détails des négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Europe et l’Ukraine continuent de faire la une des journaux, bien qu’ils soient largement sans rapport avec la fin du conflit en Ukraine.

Dans une interview accordée au journal brésilien O Globo (en portugais), le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réitéré les exigences de la Russie pour la paix en Ukraine.

Il exige :

  • la fin de l’interdiction par l’Ukraine de négocier avec la Russie,
  • le retour de l’Ukraine au statut de pays neutre et non aligné, conformément à la Déclaration de souveraineté de l’État ukrainien des années 1990,
  • la fin des politiques visant à détruire légalement et physiquement tout ce qui est russe : la langue, les médias, la culture, les traditions et l’orthodoxie russe,
  • la reconnaissance internationale de la souveraineté de la Russie sur la Crimée, la RPD, la RPL et les régions de Kherson et Zaporijia.

Des mesures doivent également être prises pour légaliser ces positions, les rendre permanentes et mettre en place des mécanismes d’application.

Selon Lavrov, il est également requis :

«… un calendrier pour la dénazification de l’Ukraine, la levée des sanctions, des poursuites judiciaires et des mandats d’arrêt, ainsi que le transfert vers la Russie des avoirs «gelés» en Occident. Nous rechercherons également des garanties fiables pour la sécurité de la Fédération de Russie et contre les menaces créées par l’activité hostile de l’OTAN, de l’Union européenne et de certains de ses États membres aux frontières occidentales du pays».

Il n’y a donc aucun changement dans la position russe depuis que son président Vladimir Poutine l’a expliquée en détail le 14 juin 2024.

Pendant ce temps, les États-Unis négocient très publiquement avec l’Ukraine et l’Europe certaines conditions de cessez-le-feu, conformément à ce que le général Kellogg, pro-ukrainien (et néoconservateur ?), prône depuis longtemps (voir également ici) :

«Kellogg partait implicitement du principe que la Russie était très vulnérable à la menace de sanctions (son économie étant perçue comme fragile), qu’elle avait subi des pertes humaines trop élevées pour être supportables et que la guerre était dans l’impasse.

Kellogg a donc persuadé Trump que la Russie accepterait volontiers les conditions de cessez-le-feu proposées, même si celles-ci reposaient sur des hypothèses manifestement erronées concernant la Russie et ses prétendues faiblesses. (…)

Toutes les hypothèses sous-jacentes de Kellogg étaient dénuées de tout fondement réel. Pourtant, Trump les a apparemment acceptées sans réserve. Et malgré les trois longues réunions personnelles que Steve Witkoff a eues par la suite avec le président Poutine, au cours desquelles ce dernier a répété qu’il n’accepterait aucun cessez-le-feu tant qu’un cadre politique n’aurait pas été convenu, le contingent Kellogg a continué à supposer sans sourciller que la Russie serait contrainte d’accepter la détente proposée par Kellogg en raison des «revers» graves qu’elle aurait subis en Ukraine.

Compte tenu de ces antécédents, il n’est pas surprenant que les termes du cadre de cessez-le-feu présentés par Rubio cette semaine à Paris reflètent davantage ceux d’une partie sur le point de capituler que ceux d’un État qui espère atteindre ses objectifs par des moyens militaires.

En substance, le plan Kellogg visait à assurer une «victoire» des États-Unis selon des conditions alignées sur leur désir de garder ouverte la possibilité de poursuivre une guerre d’usure contre la Russie».

Dans son interview à O Globo, Lavrov a de nouveau fait savoir que la Russie ne peut pas et ne s’engagera pas à un gel temporaire du conflit sans avoir une voie claire vers un accord de paix plus large.

Dans cette perspective, il est amusant de voir comment la Russie a réussi à refiler le bébé goudronné du blocage d’un cessez-le-feu à l’ancien président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Malgré la pression américaine pour un accord rapide, la Russie ne s’attend pas à une résolution rapide du conflit. Elle vient d’annoncer un nouveau cessez-le-feu unilatéral du 8 au 10 mai, soit autour du 80e anniversaire de sa victoire dans la Seconde Guerre mondiale, le 9 mai.

C’est un autre signe public que la Russie est prête à adhérer à un accord de cessez-le-feu SI les conditions sont réunies.

Trump continue de se comporter comme un médiateur neutre dans le conflit entre Kiev et Moscou. Il veut imposer un accord de paix qui mette en avant sa «grandeur» personnelle.

Mais les États-Unis ont été et restent la principale partie belligérante dans la guerre contre la Russie, tandis que l’Ukraine n’est qu’une force proxy qui fait le sale boulot. Trump ne peut pas imposer une solution rapide pour mettre fin à la guerre, car il ne peut toujours pas accepter d’être l’une des principales parties en présence.

La Russie est en train de gagner la guerre. Une solution ne pourra être trouvée que lorsque les États-Unis seront prêts à accepter (en silence) leur défaite.

Trump peut encore mettre fin à la guerre et la déclarer «gagnée». Mais seulement s’il accepte les conditions posées par la Russie.

source : Moon of Alabama

 (Je ne comprends pas ces américains, ils n'ont aucune culture et s'imaginent que le reste de la planète doit ressembler à l'image qu'ils s'en font. Pourtant c'est simple, soit ils s'adaptent, soit la planète se démerdent sans eux. note de rené)

Le cadre proposé par Kellogg est un désastre pour Trump

par Alastair Crooke

Toutes les hypothèses sous-jacentes de Kellogg étaient dénuées de tout fondement réel. Pourtant, Trump semble les avoir acceptées sans réserve.

La guerre politique est endémique à Washington. Mais le nombre de victimes au Pentagone commence à augmenter de façon spectaculaire. Trois des principaux conseillers du secrétaire à la Défense, Hegseth, ont été mis en congé, puis licenciés. La guerre se poursuit, et le secrétaire est désormais dans la ligne de mire.

C’est important car l’éviction de Hegseth intervient dans un contexte de débats internes houleux au sein de l’administration Trump sur la politique à mener envers l’Iran. Les faucons veulent une élimination définitive de toutes les capacités nucléaires et militaires de l’Iran, tandis que de nombreux «modérés» mettent en garde contre une escalade militaire ; Hegseth aurait fait partie de ceux qui ont mis en garde contre une intervention en Iran.

Les personnes récemment licenciées par le Pentagone ont toutes été identifiées comme modérées. L’un d’entre eux, Dan Caldwell, ancien conseiller principal de Hegseth et vétéran de l’armée, a écrit un article critiquant les «faucons iraniens» et a ensuite été licencié. Il a ensuite été interviewé par Tucker Carlson. Caldwell décrit notamment en termes cinglants les guerres menées par les États-Unis en Irak et en Syrie («criminelles»). Ce sentiment négatif à l’égard des guerres précédentes des États-Unis semble être un thème récurrent parmi les vétérans américains aujourd’hui.

Les trois membres du personnel du Pentagone ont été licenciés, non pas pour avoir divulgué des informations confidentielles, mais pour avoir dissuadé Hegseth de soutenir la guerre contre l’Iran, semble-t-il ; les partisans de la «priorité à Israël» n’ont pas renoncé à cette guerre.

Les lignes de fracture enflammées entre les faucons et les «républicains» traditionalistes se répercutent sur la question ukrainienne, même si la composition des factions peut varier légèrement. Les partisans d’Israël et les faucons américains en général sont à l’origine de la guerre contre la Russie et des exigences maximalistes envers l’Iran.

Le commentateur conservateur Fred Bauer observe que les pulsions guerrières de Trump sont contradictoires :

«Influencé par la guerre du Vietnam de sa jeunesse… Trump semble profondément opposé aux conflits militaires de longue durée, mais en même temps, il admire une politique de force et d’arrogance. Cela signifie éliminer les généraux iraniens, lancer des frappes aériennes contre les Houthis et augmenter le budget de la Défense à 1000 milliards de dollars».

Le départ potentiel de Hegseth – si la campagne pour son éviction aboutit – pourrait rendre la lutte encore plus féroce. Sa première victime est déjà apparente : l’espoir de Trump de mettre rapidement fin au conflit ukrainien est désormais anéanti.

Cette semaine, l’équipe Trump (notamment les deux factions rivales, Rubio, Witkoff et le général Kellogg) a rencontré à Paris divers représentants européens et ukrainiens. Lors de cette réunion, une proposition de cessez-le-feu unilatéral russo-ukrainien a été avancée par la délégation américaine.

Après la réunion, à l’aéroport, Rubio a clairement déclaré que le plan de cessez-le-feu était une initiative américaine «à prendre ou à laisser». Les différentes parties – la Russie, Kiev et les membres européens de la «coalition des volontaires» – n’avaient que quelques jours pour l’accepter, faute de quoi les États-Unis se retireraient et se désengageraient du conflit.

Le cadre présenté, tel qu’il a été rapporté, est presque (à 95%) identique à celui proposé précédemment par le général Kellogg : il s’agit donc de son plan, dévoilé pour la première fois en avril 2024. Il semble que la «formule Kellogg» ait alors été adoptée comme programme de Trump (qui était alors en pleine campagne électorale et peu susceptible de suivre de près les détails complexes de la guerre en Ukraine).

Le général Kellogg est également probablement à l’origine de l’optimisme de Trump, qui pense que la fin de la guerre en Ukraine pourrait intervenir d’un simple claquement de doigts – grâce à l’application limitée de pressions et de menaces asymétriques sur les deux belligérants par Trump – et que le moment serait décidé à Washington.

En bref, le plan représentait un consensus à Washington selon lequel les États-Unis pourraient mettre en œuvre un accord négocié dont les termes seraient alignés sur les intérêts américains et ukrainiens.

Les hypothèses implicites de Kellogg étaient que la Russie est très vulnérable à la menace de sanctions (son économie étant perçue comme fragile), qu’elle a subi des pertes humaines trop élevées pour être viables et que la guerre était dans l’impasse.

Kellogg a donc persuadé Trump que la Russie accepterait volontiers les conditions de cessez-le-feu proposées, même si celles-ci reposaient sur des hypothèses manifestement erronées concernant la Russie et ses faiblesses présumées.

L’influence et les prémisses erronées de Kellogg sont apparues au grand jour lorsque Trump, en janvier, après avoir déclaré que la Russie avait perdu un million d’hommes (dans la guerre), a poursuivi en affirmant que «Poutine détruit la Russie en refusant de conclure un accord», ajoutant (apparemment en aparté) que Poutine avait peut-être déjà pris la décision de «ne pas conclure d’accord». Il a en outre affirmé que l’économie russe était «en ruine» et a notamment déclaré qu’il envisagerait de sanctionner ou d’imposer des droits de douane à la Russie. Dans un message publié par la suite sur Truth Social, Trump écrit : «Je vais rendre un très grand service à la Russie, dont l’économie est en déclin, et au président Poutine».

Toutes les hypothèses sous-jacentes de Kellogg étaient dénuées de tout fondement réel. Pourtant, Trump les a apparemment prises pour argent comptant. Et malgré les trois longues réunions personnelles que Steve Witkoff a eues par la suite avec le président Poutine, au cours desquelles ce dernier a répété qu’il n’accepterait aucun cessez-le-feu tant qu’un cadre politique n’aurait pas été convenu, le contingent Kellogg a continué à supposer sans sourciller que la Russie serait contrainte d’accepter la détente proposée par Kellogg en raison des «revers» graves qu’elle aurait subis en Ukraine.

Compte tenu de ces antécédents, il n’est pas surprenant que les termes du cadre de cessez-le-feu présentés par Rubio cette semaine à Paris reflètent davantage ceux d’une partie sur le point de capituler que ceux d’un État qui espère atteindre ses objectifs par des moyens militaires.

En substance, le plan Kellogg visait à obtenir une «victoire» américaine à des conditions alignées sur le désir de garder ouverte la possibilité de poursuivre une guerre d’usure contre la Russie.

Alors, qu’est-ce que le plan Kellogg ? À la base, il vise à établir un «conflit gelé» – gelé le long de la «ligne de conflit» ; sans interdiction définitive de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN (mais plutôt en envisageant une adhésion reportée à une date lointaine) ; il ne fixe aucune limite à la taille de la future armée ukrainienne et aucune restriction quant au type ou à la quantité d’armements détenus par les forces ukrainiennes. (Il prévoit au contraire qu’après le cessez-le-feu, les États-Unis pourraient réarmer, former et soutenir militairement une future force), c’est-à-dire revenir à l’ère post-Maïdan de 2014.

En outre, aucun territoire ne serait cédé par l’Ukraine à la Russie, à l’exception de la Crimée, qui serait reconnue par les États-Unis comme russe (la seule concession faite par Witkoff ?), et la Russie n’exercerait son «contrôle» que sur les quatre oblasts qu’elle revendique actuellement, mais uniquement jusqu’à la ligne de conflit ; le territoire situé au-delà de cette ligne resterait sous contrôle ukrainien (voir ici la «carte Kellogg»). La centrale nucléaire de Zaporijia serait un territoire neutre détenu et géré par les États-Unis. Il n’est fait aucune mention des villes de Zaporijia et Kherson, qui ont été constitutionnellement intégrées à la Russie, mais se trouvent au-delà de la ligne de contact.

Apparemment, le plan ne prévoit aucune solution politique et laisse à l’Ukraine la liberté de revendiquer tous ses anciens territoires, à l’exception de la Crimée.

Le territoire ukrainien à l’ouest du Dniepr serait toutefois divisé en trois zones de responsabilité : britannique, française et allemande (c’est-à-dire gérées par les forces de l’OTAN). Enfin, aucune garantie de sécurité n’a été offerte par les États-Unis.

Rubio a ensuite transmis les détails du plan au ministre russe des Affaires étrangères Lavrov, qui a calmement déclaré que tout plan de cessez-le-feu devait en premier lieu résoudre les causes profondes du conflit en Ukraine.

Witkoff s’envole cette semaine pour Moscou afin de présenter ce plan «raté» à Poutine et obtenir son accord. Les Européens et les Ukrainiens doivent se réunir mercredi prochain à Londres pour répondre à Trump.

Quelle sera la suite ? De toute évidence, le plan Kellogg ne «passera pas» . La Russie ne l’acceptera pas, et Zelensky probablement non plus (même si les Européens s’efforceront de le persuader, dans l’espoir de «prendre Moscou à contre-pied» en présentant la Russie comme le «trouble-fête» incontournable). Selon certaines informations, Zelensky aurait déjà rejeté la disposition relative à la Crimée.

Pour les Européens, l’absence de garanties de sécurité ou de soutien de la part des États-Unis pourrait s’avérer fatale à leur aspiration à déployer des troupes en Ukraine dans le cadre d’un cessez-le-feu.

Trump va-t-il vraiment se désengager de l’Ukraine ? Cela semble peu probable, étant donné que les dirigeants néoconservateurs américains diront à Trump que cela affaiblirait le discours américain sur «la paix par la force». Trump pourrait adopter une posture de soutien «discret» à l’Ukraine, tout en déclarant que «cette guerre n’a jamais été la sienne», alors qu’il cherche à «gagner» sur le front commercial avec la Russie.

En fin de compte, Kellogg n’a pas bien servi son patron. Les États-Unis ont besoin de relations de travail efficaces avec la Russie. Le contingent Kellogg a contribué à la grave erreur d’appréciation de Trump à l’égard de la Russie. Poutine est un acteur sérieux, qui dit ce qu’il pense et pense ce qu’il dit.

Le colonel Macgregor résume ainsi la situation :

«Trump a tendance à voir le monde à travers le prisme des négociations. [Mettre fin à la guerre en Ukraine] n’est pas une question de négociations. Il s’agit de la vie et de la mort de pays et de peuples. Il n’y a aucun intérêt à conclure un accord à court terme qui élèverait Trump ou son administration à la grandeur. Donald Trump n’aura rien à y gagner personnellement. Cela n’a jamais été le cas».

Alastair Crooke

source : Strategic Culture Foundation