mercredi 31 octobre 2018
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Trading de haute fréquence : La justice ferme les yeux sur des fraudes qui valent des milliards
« Il n’est pas impossible que le trading de haute fréquence soit en train de créer un espace digital sans lois ni régulations effectives. »
30 octobre 2018 - La Relève et La Peste
113 microsecondes. C’est la vitesse estimée à laquelle une opération financière peut être réalisée grâce au trading de haute fréquence. A ce rythme, les opérations peuvent s’enchainer à une cadence effrénée et permettre la manipulation des marchés financiers tout en restant invisible. De peur d’engranger une désertion des acteurs financiers, la justice reste aujourd’hui encore largement aveugle à ces fraudes qui pourraient mettre en péril l’économie réelle.
Pour les acteurs du marché financier, l’adage « le temps c’est de l’argent » est tout sauf une métaphore. L’enjeu de la réduction des délais pour réaliser une transaction est absolument central. Pour repousser les limites de nos capacités humaines, les courtiers et traders disposent désormais d’un ensemble d’outils qu’on nomme le trading de haute fréquence. Chaque seconde, des milliards d’informations sont envoyées par des algorithmes qui évaluent et spéculent sur des intervalles de temps qui avoisinent la vitesse de la lumière.
D’après l’Autorité des marchés financiers (AMF), le trading à haute fréquence représente 30 à 35% des transactions réalisées en Europe selon les estimations de marché, et entre 50 et 60% des transactions réalisées aux Etats-Unis. Après un âge d’or post-crash boursier de 2008, qui a permis au trading haute fréquence de générer au total des bénéfices d’environ 7,2 milliards de dollars (chiffres pour l’année 2009, d’après Le Monde), ces derniers ont chuté ces dernières années (1,8 milliard en 2012) face à la démocratisation du procédé.
Pourtant les transactions à haute fréquence restent largement présentes sur les marchés financiers et ne sont pas sans contenir une part de risque. Ces risques sont la conséquence directe des manipulations du marché permises par cette technologie avancée. Grâce à la vitesse à laquelle ces algorithmes traitent des informations et envoient des ordres d’initiation ou d’exécution, il est possible d’altérer l’information sur l’économie réelle pour en dévier la trajectoire ou l’amplifier.
Ainsi, le « quote stuffing » consiste à envoyer des milliers d’ordres contradictoires ou illogiques pour forcer la concurrence à les analyser et donc leur faire perdre du temps (là où chaque microseconde est importante, ça vaut son pesant d’or). De même, le « spoofing » consiste à faire illusoirement gonfler un marché en envoyant massivement des ordres d’achat d’actions pour attirer d’autres transactions concurrentes, avant de supprimer tous les ordres d’achat…
Avec ce procédé du « spoofing », les algorithmes font gonfler un marché alors même qu’il n’existe aucune réalité économique derrière ; or on connait les conséquences dramatiques qu’ont pu avoir la création de bulles financières.
Et en effet, si l’on peut craindre à raison le trading à haute fréquence, c’est parce qu’il a déjà été responsable de micro-crash boursiers qui sont passés inaperçus. Dans leur ouvrage Krach machine : comment les traders à haute fréquence menacent de faire sauter la Bourse, Frédéric Lelièvre et Françoise Pilet relatent les fiascos de l’introduction en Bourse de la plateforme électronique BATS et de Facebook :
« Après 1,5 seconde de cotation, le cours de cette plateforme électronique tournée en grande partie vers les traders à haute fréquence ne valait que 0,002 cent contre 15,25 dollars 1 500 millisecondes plus tôt, à cause d’un algorithme. L’introduction en Bourse fut finalement annulée. En mai ce fut le tour de Facebook. Au moment où le réseau social cherchait de nouveaux amis actionnaires en entrant en Bourse, la cotation a d’abord été retardée de 30 minutes, puis est devenue erratique après un deuxième black-out de 17 secondes, mettant en cause une averse d’ordres et une infrastructure boursière débordée… »
Plus impressionnant peut-être, le 6 mai 2010 a eu lieu le crash le plus important et le plus rapide de la bourse mondiale. En l’espace de dix minutes seulement, l’indice du Dow Jones a chuté de 9,2 %, entrainant la perte de 1 000 milliards de dollars sur les marchés, avant de remonter à près de 7 %.
Plus récemment, le 23 avril 2013, le compte de l’Associated Press avait été piraté et annonçait aux quelques 2 millions d’abonnés twitter que Barack Obama avait été blessé lors d’un attentat. Or, les algorithmes de trading à haute fréquence, réagissant aux mots clefs sur les réseaux sociaux (« explosions », « Obama », « Maison Blanche »), ont immédiatement transféré d’énormes volumes de capitaux, conduisant à une perte de 136 milliards de dollars sur le marché de Wall Street en seulement trois minutes, avant que celui-ci ne se rétablisse.
Si ce « flash crash » ne semble pas avoir eu de conséquences (ou alors elles ont été tues) sur l’économie réelle, on imagine bien qu’avec des algorithmes manipulant par pure spéculation des volumes énormes en des laps de temps minimes, si les algorithmes s’emballent, l’homme ne pourra rien faire pour les arrêter puisqu’il les a justement créés pour dépasser ses propres capacités. Et alors ce sera une nouvelle ère de crise économique sans précédent, dont nous pâtirons, par la faute du jeu dangereux auquel se prêtent les courtiers.
Dans le chapitre consacré au trading de haute fréquence du livre-journal de La Relève et la Peste, Jean-François Gayraud évoque des « crimes parfaits » pour désigner ces opérations intraçables par les organismes de surveillance financière. Selon lui :
« Il n’est pas impossible que le trading de haute fréquence soit en train de créer un espace digital sans lois ni régulations effectives. »
Et en effet, la justice est bien démunie face à ces nouvelles techniques de manipulation frauduleuse des marchés. Déjà Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF estimait « qu’il était quasiment impossible de démontrer d’éventuelles manipulations de cours liées au High Frequency Trading du fait de sa structure opaque et des manques de données durablement exploitables via le carnet d’ordres. »
La solution envisageable pour endiguer ce phénomène serait alors de taxer les transactions réalisées sur ce modèle, pour les prendre, non pas de vitesse, mais de court. Un amendement visant justement à taxer ces transactions avait été voté par le Sénat français en 2011 mais avait rejeté par Valérie Pécresse, alors membre du gouvernement de François Fillon. Au niveau européen, les directives MiFID II et MiFIR, censées encadrer ces pratiques ont repoussé leur date de mise en œuvre à janvier 2018.
Ces directives prévoient notamment d’obliger à ce que les ordres soient valides pendant au moins 500 millisecondes, empêchant ainsi les procédés tels que le spoofing de prendre des dimensions trop importantes. Si le phénomène commence à être reconnu par la justice sur le Vieux Continent, les Etats-Unis à l’inverse – qui sont, rappelons-le le principal foyer de ces ordinateurs boursiers – restent loin de prendre des mesures significatives.
Finissons sur ces mots de Jean-François Gayraud qui dresse le tableau de la réalité qu’implique l’essor du trading à haute fréquence :
« L’impunité pénale assez généralisée de la finance criminelle fait système et se révèle en cohérence avec le nouvel ordre des élites dont elle est à la fois la cause et la conséquence, celui de véritables ploutocraties qui sait organiser son invisibilité judiciaire, plus encore que n’importe quel autre type d’oligarchie. »
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Les États-Unis utilisent-ils la force pour vendre leur GNL au monde ?
Par Robert Berke – Le 7 octobre 2018 – Source oilprice.com via le Saker Francophone
La politique commerciale de l’administration Trump n’est nulle part aussi claire que dans le domaine de l’énergie. Pendant des années, on a pensé que la précédente administration Bush était l’une des plus favorables à l’industrie énergétique de l’histoire. Mais l’administration Trump est allée bien au-delà.
L’embauche de Ray Tillerson, l’ancien PDG d’ExxonMobil, comme secrétaire d’État américain, a envoyé un signal fort à toute l’industrie, même si son mandat s’est avéré temporaire.
Auparavant, cette administration s’était retirée de l’Accord de Paris sur le climat, une priorité de longue date d’Exxon et de l’ensemble du secteur pétrolier. Par la suite, l’Environmental Protection Agency (EPA) a réduit ou éliminé les règlements limitant le carbone et d’autres polluants.
Depuis plus d’une décennie, Exxon soutient l’attaque maintenant discréditée de la droite politique contre le changement climatique en tant que canular. Bien que l’industrie de l’énergie ait désormais publiquement reconnu le changement climatique comme une menace mondiale, dans la pratique, ce sujet est encore largement ignoré.
En allant plus loin, l’administration Trump a supprimé et réduit les règlements qui entravaient l’expansion de cette industrie, notamment en permettant le forage sur les deux côtes océaniques, tout en assouplissant les règlements de sécurité qui sont entrés en vigueur après la marée noire catastrophique de BP dans le golfe du Mexique, la pire de l’histoire américaine.
Les réserves naturelles protégées par le gouvernement sont ouvertes à l’exploration et au forage pour la première fois depuis des générations. À cela s’ajoutait l’abandon des règlements qui, pendant de nombreuses années, interdisaient l’exportation de pétrole brut américain. Depuis lors, les États-Unis sont devenus un acteur majeur de l’industrie mondiale de l’énergie.
L’Administration prévoit actuellement d’abroger et d’abaisser les normes d’efficacité énergétique pour les automobiles et les camions. Cela est susceptible d’encourager l’achat d’un plus grand nombre de SUV, l’augmentation de la consommation de pétrole et la hausse du prix de l’essence.
La réduction de l’impôt sur les sociétés de cette Administration, l’une des plus importantes de l’histoire des États-Unis, a aussi fortement profité à l’industrie de l’énergie, comme à d’autres industries.
Depuis qu’il s’est porté candidat à la présidence, M. Trump a adopté la nouvelle révolution du schiste argileux aux États-Unis comme l’un des principaux facteurs de la croissance économique et de l’indépendance énergétique du pays.
De plus en plus, Trump est devenu le principal promoteur de l’augmentation des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers les marchés mondiaux. Il a ouvertement menacé d’imposer des sanctions économiques à l’Allemagne si elle concluait l’accord pour le nouveau gazoduc Nordstream 2 avec la Russie, qui doublerait presque l’approvisionnement en gaz naturel de la Russie, le plus grand fournisseur de l’Allemagne.
Comme la plupart des observateurs l’ont fait remarquer, la menace de sanctions américaines s’est accompagnée de l’offre de GNL américain à l’Allemagne et à l’Europe, en remplacement du gaz russe.
Il ne fait aucun doute que les brimades de Trump ont offensé la sensibilité européenne, mais malgré les protestations allemandes concernant l’ingérence extérieure dans ses affaires économiques intérieures et son intention d’achever le gazoduc russe, l’Allemagne construit tranquillement des installations d’importation de GNL, « en guise de geste envers ses amis américains ».
La plupart des experts de l’énergie s’accordent à dire qu’il est inévitable que le GNL américain finisse par devenir une composante des marchés européens, malgré son prix nettement plus élevé que le gaz russe et norvégien, ne serait-ce que pour maintenir la paix avec l’Amérique, le principal allié de l’Europe, et assurer son accès au marché américain.
Cela servira également à apaiser les plaintes des États-Unis au sujet du commerce déloyal. Peu importe que le déficit commercial des États-Unis avec l’Allemagne soit centré sur l’industrie automobile plutôt que sur l’énergie, si la vente du gaz naturel sert à réduire le déficit commercial des États-Unis.
On pourrait en dire autant du déficit commercial entre les États-Unis et la Chine. La Chine, le plus grand consommateur d’énergie, est le seul pays où des solutions au déficit commercial sont clairement à portée de main, ce qui implique une augmentation des importations américaines de GNL. La Chine a déjà conclu un accord à long terme, d’une durée de 20 ans, pour importer du GNL avec la principale société américaine de GNL, Cheniere Energy.
La Chine pourrait facilement réduire les importations de gaz provenant de divers autres fournisseurs (Qatar, Australie, Nouvelle-Guinée, Iran, Russie) et les remplacer par des approvisionnements américains. Il s’agirait d’une transaction presque gratuite pour la Chine, qui paie déjà d’autres producteurs pour le gaz naturel et le GNL.
Il faut tenir compte des effets qu’un éventuel accord sur le GNL pourrait avoir sur le différend commercial. En ce qui concerne le déficit actuel, les ventes de la Chine aux États-Unis sont estimées à environ 350 milliards de dollars, tandis que les ventes des États-Unis à la Chine sont estimées à environ 150 milliards de dollars.
En mai dernier, la Chine a signé un accord de 25 milliards de dollars pour l’importation de GNL américain. Si nous supposons que, dans les négociations actuelles, les deux pays pourraient conclure une entente modeste pour 25 milliards de dollars de plus en ventes annuelles de GNL des États-Unis à la Chine, les ventes américaines à la Chine passeraient à 200 milliards de dollars, ce qui ramènerait l’excédent de la Chine à 300 milliards.
Si cela devait se produire, le déficit commercial se réduirait à environ 100 milliards de dollars, et Trump retournerait sans aucun doute en campagne électorale pour se vanter de la première victoire commerciale des États-Unis sur la Chine.
Le risque pour ce scénario est la présomption que toutes les parties concernées veulent vraiment une solution au différend commercial, mais on soupçonne généralement que les droits de douane américains dirigés contre la Chine pourraient être moins axés sur un commerce équilibré et davantage sur la guerre économique pour contenir la croissance de la Chine.
Dans Geopolitical Futures de George Friedman, on pouvait lire récemment que les États-Unis commencent à y voir une occasion stratégique de contenir l’affirmation de la Chine plutôt qu’un jeu pour revigorer l’industrie manufacturière américaine.
Sur divers sites Web asiatiques, il reste un groupe de journalistes, dirigé par Pepe Escobar, qui soutiennent que l’Europe, la Russie, la Chine et l’Iran vont s’unir pour contrecarrer les sanctions américaines contre l’Iran, et que les ventes de pétrole de l’Iran ne seront absolument pas affectées. Ils sont également fermement convaincus que la Chine ne cédera pas aux menaces et à l’ultimatum des États-Unis.
Cela malgré le fait que de grandes compagnies énergétiques, comme Royal Dutch Shell et Total, ont déjà fui l’Iran par crainte des sanctions américaines, alors que de grands pays réduisent fortement leurs importations iraniennes.
Les sanctions à l’encontre de l’Iran réduiront certainement considérablement ses exportations, le pire des cas étant une perte de 1,5 million de barils de pétrole par jour pour les marchés. Cela ouvrira également des débouchés sur des marchés sous-approvisionnés qui seront presque certainement exploités par les États-Unis et d’autres concurrents.
Actuellement, le Japon et l’Inde se sont mis d’accord sur des réductions importantes des importations d’énergie en provenance d’Iran. Selon des informations récentes, Sinopec, le plus grand raffineur de pétrole et de gaz de Chine, a également accepté, sous la menace de sanctions américaines, de réduire considérablement ses importations en provenance d’Iran. Ce n’est un secret pour personne que presque tous les concurrents de l’Iran, ses « partenaires » de l’OPEP, s’attaqueront à ces marchés sous-alimentés, comme le feront les États-Unis.
Certains observateurs estiment qu’une victoire commerciale avec la Chine est extrêmement importante pour la campagne électorale républicaine, car les deux partis politiques américains ont à l’esprit que les prochaines élections sont les plus importantes. Si c’est le cas, selon eux, un accord se traduira par un assouplissement des tarifs douaniers avec la Chine d’ici novembre.
Trump lui-même a récemment déclaré qu’il est prêt à parler commerce avec la Chine, mais continue d’ajouter le qualificatif, « pas maintenant ». De nombreux observateurs de Trump interprètent cela comme signifiant que « se montrer dur avec la Chine » flatte la base électorale de Trump, stimule les perspectives républicaines lors des élections à venir, et par la suite un accord commercial est susceptible d’être conclu.
Tout accord commercial avec la Chine pourrait également servir de modèle aux États-Unis pour les accords avec le Japon, l’Inde et la Corée du Sud, qui viennent au deuxième rang des importateurs asiatiques de gaz naturel. Ce n’est pas un hasard si, comme en Europe, ces pays importateurs d’énergie sont menacés par les droits de douane américains pour commerce déloyal.
Cependant, Geopolitical Futures déclare que l’impression générale en Chine semble être que Trump n’est pas réellement intéressé par un accord – certainement pas un accord que la Chine pourrait accepter – et que ce n’est que la première salve majeure dans une guerre froide émergente et que le monde doit se préparer à une nouvelle guerre froide avec la Chine.
Dans un récent discours, Richard Haas, président du groupe de réflexion Council on Foreign Relations, basé à New York, a déclaré que « … l’administration Trump s’est d’abord concentrée uniquement sur le commerce, mais maintenant elle élargit sa réflexion, et il semble presque que l’administration veuille avoir une sorte de guerre froide avec la Chine ».
Qu’en est-il du Venezuela, un pays qui, selon les estimations, possède les plus grandes réserves de pétrole au monde et qui subit également les sanctions américaines ? C’est aussi un pays au sujet duquel l’administration n’a pas caché son projet d’une éventuelle invasion militaire américaine pour renverser le gouvernement Maduro.
Pourquoi rendre cette histoire publique maintenant, à seulement un peu plus d’un mois avant les élections au Congrès américain ?
Il y a de nombreuses rumeurs selon lesquelles cette annonce pourrait être un ballon d’essai, dans le cadre de la préparation d’une invasion visant à renforcer les perspectives des élections républicaines. Jusqu’à présent, il n’y a eu aucun signe d’opposition à ces menaces de la part des démocrates.
Conclusion
Ce n’est pas un hasard si les sanctions visent les plus grands concurrents énergétiques des États-Unis, la Russie et l’Iran, et ce n’est pas un hasard si les plus grands importateurs d’énergie, l’Europe, la Chine, le Japon et la Corée du Sud, sont également sous la menace des tarifs douaniers ou des sanctions des États-Unis.
Cela montre clairement que les États-Unis utilisent la menace d’une guerre économique et d’un conflit militaire possible comme levier pour ouvrir les marchés au plus récent acteur du marché mondial de l’énergie, le GNL américain.
Si les États-Unis réussissent à conclure ces accords, il est probable qu’à l’avenir, ils tenteront parallèlement d’exporter du brut américain vers les mêmes pays importateurs de pétrole, en s’appuyant sur le même plan que pour le GNL.
Robert Berke
Traduit par Hervé pour le Saker Francophone
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L'anesthésie générale peut être donnée pour forcer la vaccination chez les enfants aux besoins spécifiques
Publié par Le Nouveau Paradigme sur 30 Octobre 2018, 16:16pm
Catégories : #Santé
En juin dernier, à l'occasion de la Conférence Nationale sur la Vaccination à Adelaïde, en Australie, Julie Leask, Professeure associée à l'Université de Sidney,a fait une déclaration dérangeante, annonçant que certains enfants "dont le cas est médicalement complexe" pourront nécessiter une sédation ou même une anesthésie générale afin de leur faire un rattrapage des vaccinations. Et, comme si cela n'était pas encore assez choquant, elle a aussi annoncé que les parents qui refuseront seront privés d'allocations familiales.
Mais gardez à l'esprit que même l'anesthésie générale comporte ses propres risques; en réalité, une étude réalisée en 2015 a lié l'anesthésie générale à "une réduction de QI et à des changements dans la structure du cerveau". [1]
Voici quelques effets secondaires possibles de l'anesthésie générale tels qu'indiqués sur le site du Ministère de la Santé de l'Etat de Victoria [2]:
- Blessure au site d'injection
- Infection
- Troubles respiratoires
- Dommages nerveux à court terme
- Réactions allergiques (ex: crise d'asthme)
- Sensations et douleurs durant l'opération
- Dommages à la bouche, aux dents, aux lèvres et à la langue
- Dommages causés aux cordes vocales ou au larynx
- Lésions pulmonaires
- Attaque cardiaque
- Dommages cérébraux
- Accident vasculaire cérébral
- Insuffisance rénale
- Insuffisance hépatique
- Paraplégie
- Quadriplégie
Maintenant, puisqu'il ne s'agit ici que des risques liés à l'anesthésie générale, pouvez-vous imaginer ce qui pourrait se passer lorsque les vaccins sont administrés en même temps? Cela a-t-il déjà été étudié en termes de sécurité? Et peut-être aussi la question la plus importante de toutes: pourquoi ces enfants complexes sur le plan médical ne bénéficient-ils pas plutôt d'exemptions à la vaccination?
Bien que le Pr Leask n'ait pas expliqué en quoi consiste "un enfant médicalement complexe", il est prudent de supposer qu'il s'agit d'enfants atteints de troubles neurologiques, tels que l'autisme, qui peut d'ailleurs avoir été initialement causé par la vaccination. [3]
Quelle cruelle ironie dès lors! Nos pensées vont aux parents de ces enfants qui pensent ne pas avoir le choix. Nous ne pouvons pas imaginer une telle situation!
Références:
Il ne faut, du reste, pas oublier non plus que l'anesthésie générale comporte, en elle-même, des effets d'immunosuppression (bien connus et préoccupants, notamment en matière de chirurgie oncologique puisqu’on peut notamment liredans des publications médicales à ce sujet, nous citons : « La chirurgie carcinologique est à l’origine d’un chaos immunologique périopératoire, favorable à la prolifération de cellules cancéreuses » ; que « Les agents hypnotiques de l’anesthésie ont un effet sur l’activité des cellules NK. » (NB : les « NK » = « natural killers » = un type de globule blancs particulier) ou encore : « Les opioïdes ont un effet direct et un effet indirect sur la prolifération de cellules cancéreuses, in vitro. L’effet résultant serait en faveur d’une immunosuppression des défenses de l’hôte. ».) ; cela signifie donc qu'à l'instar de divers médicaments très connus (ex: cortisone), l'anesthésie et ses effets sur l'oxygénation du corps constitue un stress particulier pour le système immunitaire, lequel est justement celui mis à contribution au 1er chef avec les vaccinations, qui déjà, constituent un stress très supérieur à ce que serait celui occasionné par une infection naturelle, non seulement parce que l'organisme, dans la nature, ne sera pas exposé à tous ces germes à la fois, mais aussi parce que ces germes entreront par des voies précises, harmonieuses et progressives (en commençant par la barrière cutanéo-muqueuse que la vaccination court-circuite allègrement). Diverses études ont déjà montré que la vaccination induit une immunodépression dans ses suites (inversion du rapport des lymphocytes T4/T8, comme ce que qui se passe en cas de SIDA mais de façon plus temporaire, pendant parfois plusieurs semaines, expliquant de facto pourquoi les sujets vaccinés sont nettement plus vulnérables que les non vaccinés à quantité d'infections opportunistes dans leurs suites, certaines pouvant hélas s'avérer mortelles).
Conclusion: on va solliciter ici un système immunitaire immature, mis en état de stress maximum alors que tant l'anesthésie que les vaccins vont provoquer un effondrement immunitaire relatif, imposant dès lors aux organismes déjà fragilisés des injonctions contradictoires (faire travailler le système immunitaire et le faire taire)... une fois encore, bonjour les dégâts!
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Quand les produits chimiques polluent le sang des bébés : les dangers de l'effet cocktail -- Santé et Bien-être -- Sott.net
Quand les produits chimiques polluent le sang des bébés : les dangers de l'effet cocktail -- Santé et Bien-être -- Sott.net: https://fr.sott.net/article/33092-Quand-les-produits-chimiques-polluent-le-sang-des-bebes-les-dangers-de-l-effet-cocktail
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