jeudi 30 avril 2020
Coronavirus : avec "9 000 décès oubliés" en plus, "la France est l'un des pays les plus touchés"
source : Midi Libre
Publié le / Mis à jour le S'ABONNER
Le président du syndicat de médecins généralistes MG France, Jacques Battistoni, estime à 9 000 le nombre des décès à domicile depuis le début de l'épidémie. La barre symbolique des 30 000 victimes en France serait alors largement dépassée.
"Nous avons fait une enquête auprès des médecins généralistes. Nous avons eu beaucoup de réponses, 2 339 réponses exactement. Ces médecins, on leur a demandé combien ils avaient vu de patients et on leur a demandé aussi combien, dans leur patientèle, de patients à domicile étaient décédés du Covid-19." Ces propos, rapportés par nos confrères du JJD puis par France Info, sont signés du président du syndicat de médecins généralistes MG France, Jacques Battistoni.
La barre des 30 000 décès
Et le chiffre à retenir de cette enquête fait froid dans le dos : il y aurait eu environ 9 000 décès à domicile entre le 17 mars et le 19 avril. Pour le président de MG France, la principale organisation de généralistes de l'Hexagone, cela "confirme que la France est l'un des pays les plus touchés". Une affirmation exacte si l'on ajoute en effet les 22 856 décès enregistrés dimanche soir. La barre symbolique des 30 000 victimes en France serait alors largement dépassée.
Les décès à domicile ne sont pas dissimulés, mais ne sont simplement "pas mesurés", insiste Jacques Battistoni. "Il faudrait demander à chaque médecin généraliste de faire un recueil et de le renvoyer au ministère de la Santé. Cela n'a pas été organisé", a-t-il encore expliqué sur France Info.
Le nombre de décès a augmenté de 25 %
A défaut d’un décompte précis, il faut se contenter pour l’instant des données de l’Insee, qui mettent clairement en lumière une surmortalité : le nombre de décès toutes causes confondues enregistrés en France entre le 1er mars et le 13 avril a augmenté de 25 % par rapport à 2019.
(Sérieux, ils veulent tous se faire une part du gâteau en nous imposant un vaccin. note de rené)
Coronavirus : Medicago, la filiale biotech de Philip Morris dans la course au vaccin

| Kena Betancur/Getty Images
Le laboratoire de biotech canadien Medicago, dont Mitsubishi Tanabe Pharma et Philip Morris sont les actionnaires, a annoncé au début du mois avoir développé un « candidat-vaccin » contre le coronavirus grâce à des molécules issues de plantes de la famille du tabac. Les premiers essais sur les humains devraient débuter sous peu pour un vaccin potentiellement disponible dès l’automne 2021.
Soutenu par le gouvernement canadien, le laboratoire Medicago a-t-il un temps d’avance pour commercialiser le premier vaccin contre le coronavirus ? S’il est encore trop tôt pour le dire, la start-up québécoise est clairement dans la course. La clé : l’utilisation de particules pseudo-virales (VLP) développées sur des plantes cousines du tabac, qui permettent de gagner du temps par rapport au développement de vaccins traditionnels.
Des particules pseudo-virales qui ont en outre l’avantage d’imiter et non de dupliquer un virus, et donc d’être inactives et de ne présenter aucun danger d’infection, ce qui en fait une des pistes privilégiées pour la mise au point des vaccins du futur… mais aussi ceux d‘aujourd’hui. Medicago travaille notamment sur une plante, Nicotiana Benthamiana, proche cousine du tabac, sur les feuilles desquelles les scientifiques font croître les fameuses VLP.
Dans un communiqué, les équipes de Medicago ont expliqué être parvenues à dupliquer le virus SRAS-CoV-2 (responsable de la pandémie de Covid-19) « en seulement vingt jours » après avoir reçu sa séquence génétique. Le laboratoire s’apprête à lancer des tests précliniques « pour évaluer l’innocuité et l’efficacité » de son vaccin, puis des essais cliniques au début de l’été, avant une potentielle commercialisation à l’automne 2021.
Sur le même sujet : Coronavirus : Selon l’OMS, au moins 70 vaccins seraient déjà en développement
Medicago est soutenue par le gouvernement du Canada, le gouvernement provincial du Québec et les autorités sanitaires locales. Le gouvernement canadien a d’ailleurs accepté que les travaux d’agrandissement des laboratoires de la start-up, qui doivent permettre d’accroître sa capacité de production, reprennent malgré le confinement imposé dans tout le pays.
La pandémie de coronavirus, apparue dans la ville de Wuhan (Chine) en fin d’année dernière, a d’ores et déjà touché plus de 3 millions de personnes, fait plus de 200’000 morts à travers le monde et provoqué un tsunami économique et sanitaire sans précédent avec plus de 4,5 milliards de personnes confinées à l’échelle planétaire. Le monde entier attend le développement et la commercialisation d’un vaccin sûr et efficace pour lutter contre la maladie.
(Intéressant, énergie contre énergie et quand l'effet de surprise désarçonne l'adversaire. Voyons qu'est-ce que je peux trouver comme correspondance sur terre, le serpent qui avale sa proie en plus petit ? Donc, si, la forme change, le phénomène reste le même, seul, l'animal est différent. note de rené)

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Une étoile échappe à la destruction par un trou noir en se transformant en naine blanche

| NASA/CXC/M. Weiss
Dans la majorité des cas, quand une étoile s’approche trop près d’un trou noir supermassif, elle subit ce que les astrophysiciens appellent un événement de rupture par effet de marée (TDE) ; en d’autres termes, l’étoile est déchirée par les effets de marée gravitationnelle du trou noir. Cependant, certaines étoiles parviennent de justesse à échapper à la destruction totale. C’est le cas d’une géante rouge qui, après s’être approchée un peu trop près d’un trou noir supermassif, est parvenue à éviter le TDE au prix d’une transformation en naine blanche.
Un astrophysicien pense avoir repéré une naine blanche émettant des sursauts lumineux, des signaux de détresse provenant de son orbite chaotiquement proche d’un trou noir. Et alors qu’une telle naine blanche est généralement le résultat d’une étoile ayant épuisé toutes ses réserves de carburant, le chercheur pense que c’est le trou noir lui-même qui a absorbé tout le gaz restant de la géante rouge, entraînant sa mort prématurée.
« Dans mon interprétation des données radiographiques, la naine blanche a survécu, mais elle n’a pas pour autant échappé au trou noir. Elle est maintenant prise dans une orbite elliptique autour du trou noir, l’orbitant environ une fois toutes les neuf heures », explique Andrew King, auteur des nouvelles recherches et astrophysicien à l’Université de Leicester au Royaume-Uni.
Un pic de rayons X galactique cyclique
Les nouvelles recherches de King sont basées sur des observations recueillies par l’observatoire de rayons X Chandra de la NASA et le télescope à rayons X XMM-Newton de l’Agence spatiale européenne. Ce duo s’est concentré sur la situation qui se déroule dans une galaxie appelée GSN 069, située à environ 250 millions d’années-lumière de la Terre.
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Toutes les neuf heures environ, la galaxie connaît un pic d’émissions de rayons X. En analysant ces pics, King a développé sa théorie d’un événement de rupture par effet de marée (TDE) évité de justesse. Quand la géante rouge s’est approchée pour la première fois trop près, le trou noir a arraché tout son hydrogène, ne laissant qu’une naine blanche comme résultat.
Sur le même sujet : Première observation à haute résolution d’un jet astrophysique issu d’un trou noir supermassif
La lente agonie de la naine blanche
Mais le trou noir, qui fait environ 400’000 fois la masse du Soleil — une masse relativement faible pour un trou noir supermassif — n’a pas pu terminer son travail. Au lieu de cela, il a piégé la naine blanche sur une orbite elliptique de neuf heures, et au point le plus proche de chaque orbite, le trou noir aspire à nouveau un peu plus la matière de l’étoile.
« Elle tenta de s’échapper, mais il n’y a pas d’échappatoire. Le trou noir la mangera de plus en plus lentement, mais ne s’arrêtera jamais », déclare King. À l’heure actuelle, a-t-il calculé, l’étoile représente environ un cinquième de la masse de notre soleil. Mais dans environ un milliard de milliards d’années, si la dynamique se poursuit, elle pourrait parvenir à la même masse que Jupiter.
Vidéo expliquant les résultats de l’étude :
Sources : MNRAS
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