jeudi 1 août 2019

La Turquie menace de rallumer la crise migratoire en Europe

  • "Nous sommes confrontés à la plus grande vague de migration de l’histoire. Si nous ouvrons les vannes, aucun gouvernement européen ne pourra survivre plus de six mois. Nous leur conseillons de ne pas abuser de notre patience." - Le ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu. 
  • "La Turquie est pleinement attachée à l’objectif de l’adhésion à l’UE... La finalisation du processus de dialogue sur la libéralisation des visas, qui permettra à nos citoyens de se rendre dans l’espace Schengen sans visa, est notre première priorité." - Déclaration du ministère turc des Affaires étrangères, 9 mai 2019.
  • "Ce n’est pas que j’aie quelque chose contre les Turcs… Mais si nous commençons à expliquer que la Turquie est en Europe, il faudra dire aux écoliers européens que la frontière européenne se trouve en Syrie. Où est le bon sens ? … La Turquie peut-elle être considérée comme un pays européen sur les plans culturel, historique et économique ? Dire cela, c’est vouloir la mort de l’Union européenne." - L’ancien président français Nicolas Sarkozy.
  • Si l’UE approuve l’exemption de visa, des dizaines de millions de Turcs auront un accès immédiat et sans entrave à la zone européenne sans passeport. Les détracteurs de la libéralisation des visas craignent que des millions de ressortissants turcs ne finissent par émigrer en Europe. Le magazine autrichien Wochenblick rapporte que 11 millions de Turcs vivent dans la pauvreté et que "beaucoup d’entre eux rêvent de s’installer en Europe centrale [ndt : Autriche et Allemagne]".
La Turquie a menacé de rouvrir les vannes de la migration massive vers l’Europe si les ressortissants turcs n’obtenaient pas l’exemption de visa pour se rendre dans l’Union européenne. L’UE a accepté la libéralisation des visas dans le cadre d’un accord UE-Turquie de mars 2016 dans lequel Ankara s’est engagée à endiguer le flux des migrants vers l’Europe. La Turquie accueille actuellement environ 3,5 millions de migrants et de réfugiés - principalement des Syriens, des Irakiens et des Afghans. Un grand nombre de ces personnes émigreraient vers l’Europe si on leur en donnait l’occasion.
Les responsables européens soulignent que si la Turquie a réduit les flux migratoires, elle n’a pas encore satisfait à toutes les exigences en matière de libéralisation des visas. En outre, le 15 juillet, les ministres des affaires étrangères de l’UE ont décidé d’interrompre les pourparlers à haut niveau avec Ankara dans le cadre des sanctions concernant le forage pétrolier et gazier turc au large de Chypre.
[…]
Suite en anglais : Gatestone Institute

(Il a toutes les cartes en mains et l'union européenne est obligée de se coucher. note de rené)

Note de notre vie.

Je suis allé à Paris hier, j'ai été étonné du nombre de cyclistes dans mon ancien quartier dans le quatorzième arrondissement au point d'avoir dû être vigilant pour ne pas me faire heurter par l'un d'eux.

rené
Petite réflexion sur les accords de libre échange, mes chers cinq lecteurs.

Ce qui est clair avec les accords de libre échange signés entre le Canada, les pays d'Amérique du sud, l'union européenne, l'Afrique, c'est que comme pour la France, les produits les plus pourris chimiquement du Canada et d'Amérique Latine se retrouveront sur les marchés africains des pays qui ont signé un accord avec l'Europe.

En Europe, beaucoup de produits chimiques très dangereux pour la santé utilisés dans l'élevage et l'agriculture continuent à être utilisés au Canada et en Amérique du Sud, vont se retrouver dans nos assiettes sans contrôle à la frontière ce qui me paraît illégal.

Si, nous prenons l'Inde avant l'introduction de la révolution verte qui n'a été qu'une excuse pour introduire l'agriculture industrielle, il n'y avait pas de cas de cancer, depuis, c'est devenue une maladie inscrite dans le paysage.

Alors, je dis aux africains, encore une fois trahis par leurs gouvernants, comme nous d'ailleurs, et qui vont voir leurs produits agricoles et d'élevages concurrencés durement par ceux venus des autres pays ce qui ne leur laisse aucune chance, oui, je dis :

BIENVENUE AU CLUB !

rené

« Ils meurent, tout simplement » : un village palestinien asphyxié par les déchets d’une colonie israélienne

« Ils meurent, tout simplement » : un village palestinien asphyxié par les déchets d’une colonie israélienne: Un ruisseau d’eaux usées près de Bruqin, en Cisjordanie occupée, a des effets dévastateurs sur la santé et les moyens de subsistance des Palestiniens

L’extinction invisible des poissons d’eau douce en France
Au total, 39 % des espèces sont même «menacées» ou «quasi menacées de disparition» contre 30 % il y a dix ans lors de la première évaluation de l’état des populations des poissons d’eau douce par l’UICN.

31 juillet 2019 - Sarah Roubato   source : La Relève et la Peste


Tout le monde a pu remarquer les insectes sur le pare-brise quand on part en vacances, c’est fini. Que l’on entend de moins en moins d’oiseaux chanter. Mais qui peut attester, à part les pêcheurs, qu’il y a de moins en moins de poissons dans nos rivières ? La liste des poissons d’eau douce menacées en France est sortie dernièrement, et il y a de quoi alerter. Ce sont 15 des 80 espèces de poissons qui sont menacés. Parmi eux, des variétés de loches, brochets, ou encore chabots.

Bien souvent ces noms ne nous disent rien. Pourtant, ils jouent un rôle essentiel dans la chaîne alimentaire et l’équilibre des écosystèmes. Plus de poissons, plus d’oiseaux, plus de petits mammifères, et déséquilibres des espaces verts. Les poissons migrateurs sont particulièrement touchés : neuf espèces sur treize sont aujourd’hui menacées.


Les zones humides sont indispensables au bon fonctionnement de notre environnement. Depuis 1900 pourtant, c’est 50 % de ces zones qui ont disparu. La fragmentation des cours d’eau naturels empêche les poissons de migrer et de se reproduire. Si ces espaces ne recouvrent que 1 % de la surface de la terre, ils regorgent de plus de 100 000 espèces. Au total, 39 % des espèces sont même « menacées » ou « quasi menacées de disparition » contre 30 % il y a dix ans lors de la première évaluation de l’état des populations des poissons d’eau douce par l’UICN.

En cause en particulier, le dessèchement de zones humides (construction de barrages et de digues), la pollution chimique et le réchauffement climatique. À ce stade, la marge de manoeuvre pour stopper cette tendance semble limitée. Les efforts individuels pour manger moins de produits d’origine animale semblent bien insuffisants. L’arrêt de projets d’aménagement du territoire et la réhabilitation d’espaces naturels est plus que nécessaire, mais ne semble pas à l’ordre du jour, et surtout loin des préoccupations des citoyens.

Nous pouvons toutefois nous interroger sur l’indifférence dans laquelle les poissons disparaissent, comparés aux autres règnes. Si les végétariens mangeant du poisson mais pas de la viande existent, l’inverse n’existe pas. On peut se demander pourquoi. Tout simplement parce que notre instinct nous pousse à préserver ceux qui nous ressemblent. Nous nous sentons plus touchés par la maltraitance d’agneaux ou de veaux que par celle des poissons. 


(Déjà, il ne vaut mieux pas manger les poissons d'eau douce en France, même les poissons d'élevage. note de rené)

(Il faut qu'on se bouge ou nous serons leur joujou et ceux qui ne voudront pas n'auront pas d'eau. note de rené)


L’eau, ce bien commun accaparé par le secteur privé
Cet été, 73 départements sont déjà soumis à des restrictions d’eau et 26 sont placés en crise, entraînant l'interdiction de tous les prélèvements d’eau jugés non prioritaires, même pour l’agriculture.


22 juillet 2019 - Laurie Debove  source : La Relève et la Peste


Un nouvel épisode caniculaire s’apprête à amplifier la sécheresse qui frappe déjà 67 départements. Il s’agit de la 7e sécheresse la plus grave depuis 1958 selon Météo France. Avec la conclusion des Assises de l’Eau début juillet, la préservation de cette ressource vitale devient un enjeu majeur en France, notamment dans le maintien de son statut de bien commun.
Les économies d’eau principalement portées sur les usages domestiques
Après plusieurs mois d’échange et travaux entre des représentants du monde agricole, des associations de protection de l’environnement, des collectivités locales et des agences de l’eau, les Assises de l’eau se sont clôturées début juillet. Bilan de leur travail : « un pacte de 23 mesures pour faire face au dérèglement climatique qui affecte nos ressources en eau ». 

Et le défi est immense : seules 44 % des masses d’eau ont atteint l’objectif européen du bon état écologique du fait de rivières trop artificialisées, de pollutions agricoles et de prélèvements trop importants.

La crise climatique amène avec elle des épisodes de sécheresse et canicule de plus en plus fréquents et longs, ce qui empêche le renouvellement de nos réserves aquatiques. Avec l’augmentation des températures, la baisse des précipitations en été et la diminution de l’enneigement, les débits moyens des cours d’eau pourraient être réduits de 10 % à 40 % d’ici un demi-siècle selon l’étude Explore2070 et plus encore en période de basses eaux (étiage).

Crédit photo : Levi XU
Cet été, 73 départements sont déjà soumis à des restrictions d’eau et 26 sont placés en crise, entraînant l’interdiction de tous les prélèvements d’eau jugés non prioritaires, même pour l’agriculture. Pour plusieurs associations, la sobriété et la restauration des milieux aquatiques devraient être au cœur de la stratégie gouvernementale. Le pacte de 23 mesures rendu par le gouvernement est jugé trop peu contraignant face aux enjeux actuels.

« L’UFC- Que Choisir ne se reconnaît pas dans ce « pacte », qui est avant tout un catalogue de bonnes intentions, sans ambition… En matière de tarification incitative pour diminuer la consommation d’eau, si le gouvernement s’est enfin décidé à ajouter, au-delà des particuliers, les industriels et les agriculteurs, il n’y a absolument rien d’obligatoire, de contraignant, les agences de bassin étant seulement « invitées » à prendre en compte les incitations aux économies d’eau dans leurs taux de redevances… On est bien loin de la mise en œuvre effective du principe préleveur-pollueur-payeur prévu pourtant par les textes européens et réclamé par la société civile et les Français eux-mêmes ! Faut-il rappeler l’injustice criante aboutissant à ce que le financement de la politique de l’eau soit actuellement payé à 86% via la facture des consommateurs, alors que l’agriculture industrielle est la première consommatrice et pollueuse de l’eau ?! » s’indigne Alain Bazot, Président de l’UFC-Que Choisir

Le coût du traitement d’eau potable dû aux pollutions par les nitrates et les pesticides est ainsi estimé entre 500 millions et 1 milliard d’euros par an. Pourtant, si les Assises ont fixé un objectif de sobriété pour baisser les prélèvements d’eau de 10 % d’ici cinq ans et de 25 % d’ici quinze ans, les mesures de sobriété en eau concernent essentiellement les usages domestiques. Parmi elles : « une tarification saisonnière ou la création d’une catégorie d’usagers « résidences secondaires ».
Le pacte se veut solidaire en envisageant la mise en place d’une tarification sociale de l’eau pour éviter de trop grandes conséquences sur les ménages les plus modestes.
L’eau, un bien commun de plus en plus accaparé par le privé
En France, si la ressource en eau reste encore largement disponible, il y a de plus en plus de problèmes d’approvisionnement selon les départements. Depuis 15 ans, un tiers du pays est régulièrement classé « en zone de répartition d’eau », ce qui veut tout simplement dire qu’il y a moins d’eau disponible que les usages qui en sont faits, la faute à la hausse considérable des prélèvements depuis l’après-guerre, que ce soit pour l’agriculture irriguée, les usages domestiques ou industriels.

Crédit photo : Imani
Les conséquences de cette raréfaction se font déjà ressentir. En 2006, la ville de Niort avait failli devoir couper l’eau du robinet des habitants après une sécheresse historique. Pour éviter le pire, restrictions et distributions de bouteilles d’eau avaient été mises en place. L’agglomération niortaise est depuis devenue exemplaire dans sa gestion de l’eau en réussissant à baisser de moitié ses prélèvements en dix ans. Pour la juriste Florence Denier-Pasquier, de France Nature Environnement, cet exemple reste trop rare, surtout face à la recrudescence des conflits publics/privés pour la gestion de l’eau.
« Au lac de Caussade (Lot-et-Garonne), des agriculteurs sont passés en force, contre l’avis de l’État, pour construire leur barrage et refusent de le détruire.On est face à un accaparement d’un bien commun par un acteur privé. C’est typique des conflits autour de l’eau qui pourraient se répéter à l’avenir. Plus la ressource va se raréfier, plus des acteurs économiques vont chercher à la préempter. Les projets de constructions de retenues d’eau à des fins agricoles essaiment dans le Nord, dans le bassin Seine-Normandie, en Bretagne. Ils sont bien souvent portés par une minorité du monde agricole. Les irrigants qui, en moyenne, ne représentent que 15 % de la profession agricole en France. Mais ces barrages ont leur revers de la médaille. Ils entraînent inévitablement une baisse des quantités d’eau pour l’aval, ont des impacts sur la biodiversité. Surtout, ces ouvrages entretiennent un cercle vicieux dans lequel les agriculteurs irrigants continuent à utiliser plus d’eau que le milieu peut naturellement leur livrer. Enfin, rien n’assure que ces retenues d’eau prémunissent du manque d’eau. L’Espagne, qui a beaucoup investi dans la construction de barrages, se retrouve aujourd’hui avec des ouvrages très loin d’être remplis. » explique-t-elle à 20minutes.fr

L’accaparement de ce bien commun par un acteur privé est encore plus significatif à Vittel dans les Vosges. La population locale s’oppose depuis des années à Nestlé Waters qui surexploite la nappe phréatique, en déficit chronique depuis les années 1970, pour vendre de l’eau embouteillée en Allemagne. Alors que la multinationale a le droit de continuer à pomper à la source, les autorités locales prévoient d’aller chercher l’eau nécessaire aux habitants beaucoup plus loin, car la nappe n’est plus suffisante pour fournir en même temps l’activité industrielle et les besoins des habitants. 
Pour France Nature Environnement, il est encore possible d’aboutir à une gestion collective de l’eau efficace qui repose sur une bonne connaissance de l’état de la ressource et un juste partage entre les usages publics et privés, ces derniers ne devant pas être prioritaires sur les premiers. Car si la quantité d’eau disponible est importante, sa qualité l’est tout autant, un travail de préservation qui ne pourra être effectué qu’à travers des mesures contraignantes pour le secteur privé.

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L'Échelle de Jacob: USA : des centaines de villes, croulant sous leurs...: Le réseau de recyclage américain est-il en train de s’effondrer ? A Philadelphie, les déchets recyclables de la moitié des habitants – il...



( Le recyclage, encore un manipulation qui s'écroule une fois que les pays à qui on envoyait nos merdes les refusent. Donc, soyons réaliste, ou nos déchets finissent en Afrique ou ils finissent dans l'océan. note de rené)