jeudi 1 septembre 2016

Le lait est-il un poison ?

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Le lait est-il un poison violent ? Voilà la question posées par deux experts français en nutrition le 15 juin, dans un article publié dans le journal Pratiques en Nutrition.
Le docteur Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille et membre de l’OCHA, que nous connaissons plus que bien dans ces colonnes (et pas qu’en bien), ainsi qu’Elisabeth Millara, médecin nutritionniste, ont dégainé leur plume pour redorer l’image des produits laitiers, du lait surtout.
  1. L’article est long : il fait plus de 3.500 mots.
  2. L’article est référencé : il contient 28 notes citant des articles scientifiques.
  3. L’article est fiable : il a été publié dans un journal scientifique, et de surcroît écrit par deux médecins nutritionnistes. Des pros quoi !
L’article se termine par une déclaration des liens d’intérêts vierge pour nos deux professionnels. Voilà qui nous rassure.
Alors bien sûr, certains groupes Facebook qui « débattent » sur la nutrition ainsi que des diététiciens nutritionnistes se sont emparés de cet article, ventant cette initiative qui « change des niaiseries des journalistes pseudo scientifique spécialisés en tout et compétents en rien », selon l’un des administrateurs (qui se reconnaîtra à n’en point douter).
Alors bien sûr, je ne vais pas revenir sur l’intégralité de l’article qui traite de nombreuses idées reçues sur la consommation de lait : les risques de cancers, d’ostéoporose, de diabète, d’obésité, ou encore d’allergie ou de maladies auto-immunes.
Pourtant. On va revenir sur bien des points de l’article.
  • On va revenir sur la qualité scientifique très faible de l’article en question publié il y a quelques semaines dans un journal scientifique.
  • On va revenir sur l’absence manifeste de référence scientifique, un tort quasiment impardonnable pour deux professionnels.
  • On va revenir sur le choix du journal, dont le classement ne laisse rien présager de bon
  • On va revenir sur les arguments douteux, les approximations et les omissions scientifiques.
  • On va également revenir sur les liens d’intérêts de l’un des deux auteurs, Jean-Michel Lecerf, soit disant inexistant, mais ça c’est dans le monde des Bisounours.
Chers lecteurs, cher Jean-Michel, la suite va être dure à avaler.

Pratiques en nutrition, le choix plutôt pratique du journal

On va commencer ce billet par le support ou le journal qui a publié l’essai de nos deux médecins. Pratiques en nutrition « informe et forme les nombreux professionnels concernés par la santé et l’alimentation : médecins généralistes, nutritionnistes, diététiciens, pharmaciens, enseignants… » selon son site officiel.
Le journal propose des numéros avec des actualités nutritionnelles, des dossiers thématiques, des rubriques pratiques, ou encore des QCMs.
Mais alors pourquoi j’affirme que ce journal a été un « choix pratique » pour nos deux auteurs ? Et bien, Jean-Michel Lecerf, premier auteur de cet article, est également le rédacteur en chef du journal, aux côtés d’Elisa Derrien.
Notre chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille a donc choisi la facilité, on reste à domicile et on « publie » chez soi.
J’utilise des guillemets pour « publier » car on ne parle pas vraiment de publication dans ce cas bien précis. Pratiques en nutrition ne réalise pas une relecture attentive et minutieuse des articles qui sont soumis et in fine publié. Les recommandations faites aux auteurs n’indiquent pas qu’il y ait une relecture par les pairs (ou du peer-review), la base ultime de toute publication scientifique sérieuse.
En gros, et pour être plus clair : nous avons ici un point de vue, qui n’a pas été vérifié, ni tempéré, ni modifié par d’autres professionnels. Méfiance donc.
La méfiance est indéniablement de rigueur quand on jette un coup d’œil au classement international du journal. Selon le site officiel Scimago Journal & Country RankPratiques en nutrition se hisse précisément à la 17.890ème place, ne faisant certainement pas de ce journal une référence, loin de là.
Voilà pour la forme, essentiel à comprendre et à mesurer, mais qu’en est-il du fond ? Pas mieux, vraiment pas mieux…

Mensonges sur la biodisponibilité du calcium alimentaire

Dans un encart censé rétablir certaines vérités sur le lait, nos deux auteurs martèlent que « contrairement au fer, le calcium d’origine végétale présente, à quelques exceptions près (épinards), la même biodisponibilité que le calcium d’origine animale ». Renchérissant que les produits laitiers seraient « beaucoup plus riches en calcium que tout autre aliment », ce qui n’est pas faux en soi, et que « l’absence de produits laitiers dans l’alimentation ne permet pas d’atteindre les apports journaliers recommandés en calcium ».
La même biodisponibilité ? Tiens donc… Malheureusement pour les docteurs Lecerf et Millara, de nombreux végétaux possèdent une biodisponibilité en calcium supérieur aux produits laitiers. Et oui, la biodisponibilité en calcium des produits laitiers, la partie réellement absorbée, est estimé à 32.1%.
Or, le chou chinois possède une biodisponibilité de 39.6%. La bette chinoise ? 53.8%. Plus commun avec le chou frisé, 49.3%. Le célèbre brocoli rétame les produits laitiers avec une biodisponibilité de l’ordre de 61%, pratiquement deux fois plus que la sainte potion.
Le chou lambda et le chou de Bruxelles affichent 65 et 64% de biodisponibilité du calcium, apportant entre 3,4 et 4 fois plus de calcium par portion qu’un verre de lait de vache !
Alors non, non et non, les végétaux n’ont pas la même biodisponibilité en calcium que les produits laitiers, et certains les surpassent largement. C’est grave pour des professionnels d’énoncer de telles contre-vérités.

Sans lait, nos ancêtres crevaient à 30 ans

Il fallait s’y attendre, et ils ont osé ! L’argument de l’homme préhistorique qui ne consommait pas de produits laitiers mais qui avait une espérance de vie très faible, de l’ordre de 30 ans, refait surface.
Si certains pensaient que d’éminents professionnels n’allaient pas s’empêtrer là-dedans, et bien c’est raté. Nos deux médecins nutritionnistes font donc le terrible, et impardonnable, amalgame entre l’absence de lait à la préhistoire et l’espérance de vie faible de nos ancêtres.
Ils balayent les conditions de vie difficile, les maladies, les conditions d’hygiène, l’absence de médecine, de médicament, de stérilisation avec un modèle alimentaire particulier.
Pour la petite histoire, alors certes l’espérance de vie de nos ancêtres était faible, mais cela ne donne pas d’indication sur l’état de santé de ces derniers. Dans un article écrit il y a quelques temps maintenant, je démontais ce mythe par le biais d’une étude scientifique qui indiquait que nos ancêtres pouvaient atteindre 60, 65 voire 70 ans. [1]
Nous sommes terriblement loin de l’image de nos potos Cro-Magnon crevant d’agonies sans leur verre de lait. L’humanité s’est terriblement bien débrouillée sans le moindre laitage.

Ce lait qui fait maigrir… par magie !

Un paragraphe est dédié à la consommation de produits laitiers et l’évolution du poids. Selon Jean-Michel Lecerf et Elisabeth Millara, aucune étude scientifique ne suggérerait que les produits favoriseraient la prise de poids, rajoutant que « la plupart des études montrent un effet favorable des produits laitiers sur le poids », s’appuyant sur une étude publiée en 2016 [2].
Manifestement, nous n’avons pas dû lire la même étude, ou du moins pas dans le même niveau de détail…
Dans le paragraphe dédié à la gestion du poids dans cette étude, les auteurs sont pourtant clairs : 4 revues de la littérature scientifique, qui analysent un grand nombre d’études, ne démontrent aucun effet bénéfique du calcium ou des produits laitiers sur la perte de poids [3] [4] [5] [6].
A cela s’ajoute deux méta-analyses réalisées sur des essais cliniques randomisés, qui représentent le plus haut niveau de preuve en science, impliquant près de 3.000 personnes, et qui ne démontrent pas d’effet bénéfique des produits laitiers sur le poids [7] [8].
Le plus fun dans cette histoire de très mauvaise lecture d’une étude scientifique, c’est surtout que les méta-analyses citées dans l’article de 2016 prennent principalement en compte des essais cliniques payés par l’industrie laitière.
C’est surtout notre fameux Zemel qui est visé et qui détient même un brevet dans ce domaine. Ses prises de positions ont été largement dénoncées dans les colonnes de mon blog, ses résultats ne sont pas retrouvés dans les études indépendantes.
Pour résumer ce point, nos deux auteurs français citent maladroitement une étude qui ne démontre pas d’effet clair et positif de la consommation de lait ou de calcium sur le poids, mais pire, cette étude est largement discutable ainsi que le journal dans lequel elle a été publiée…
L’article est signé par de nombreux auteurs, des médecins, des chercheurs, mais surtout des personnalités qui entretiennent pratiquement toutes des liens avec l’industrie laitière et pharmaceutique en lien avec des compléments de calcium.
De nombreux auteurs ne devraient pas vous êtes inconnus : Reginster, Bruyère, Rizzoli, ou encore Cooper qui entretiennent des liens étroits, et vivement dénoncés sur mon blog, avec des sociétés pharmaceutiques ou agroalimentaires.
Dieu soit loué, aucun auteur n’est embauché directement par l’industrie laitière… ou presque ! Dans les remerciements de l’article, deux médecins sont expressément cités et remerciés pour leur aide pour « l’écriture de l’article et l’assistance éditoriale ». On apprend dans ce paragraphe que les Dr. Russel et Buttle ont été payé Danone et le Centre National de l’Economie Laitière (CNIEL).
Dans la partie « Contribution des auteurs », nos deux docteurs payés par l’industrie laitière sont remerciés pour « l’aide majeure apportée pour préparer la version finale du manuscrit. »
Pour clore cette partie, déjà bien longue, l’étude minée par les conflits d’intérêts et manifestement commanditée par l’industrie laitière a été publiée dans le journal Calcified Tissue International, classé à la 3.700ème place des journaux internationaux. Ce journal est détenu par une association bien connu, la FIO ou la Fondation Internationale sur l’Ostéoporose, financée par l’industrie proche du lait et de sa commercialisation.
Nous retrouvons sans surprise de nombreux membres du comité éditorial de ce journal dans la liste des auteurs de l’étude. En bref, on reste en famille, avec les mêmes sponsors, les mêmes potes, on est bien dans le monde des Bisounours je vous disais !
Et l’on se rend compte que plus c’est gros, plus ça passe.

Ce lait qui nous protège –forcément ! – des fractures et de l’ostéoporose !

Justement, l’ostéoporose tombe à pic. Dans la terrible polémique qui touche les produits laitiers, on ne peut pas éviter le sujet des os solides, du fameux pot de yaourt pour avoir des os costauds, selon la pub.
Mais alors qu’en est-il du risque de fracture et d’ostéoporose avec notre consommation de lait ? Et bien nos deux docteurs nutritionnistes font dans leur essai la démonstration d’une méconnaissance scientifique dramatique du sujet dans le meilleur des cas, ou mensongère dans le pire des cas.
Une seule étude est citée pour justifier la consommation de produits laitiers dans l’objectif de prévenir le risque de facture, qui serait réduit de 24 à 50% avec une supplémentation en calcium et en vitamine D [9].
L’étude date de 2009, ouais, elle est un peu vieille. Elle ne cite que dix études, et a été publiée dans un journal mal classé (6.100ème). Et remarquez bien comment l’étude choisie ne répond absolument pas à la question de la consommation de produits laitiers et du risque de fracture, mais s’intéresse aux supplémentations en calcium et vitamine D, ce qui est autre chose.
En plus de tenter de nous enfumer avec une étude d’une qualité toute relative, M. Lecerf et Mme Millara ne répondent pas à la question princiaple : faut-il consommer des laitages pour avoir des os solides et réduire le risque de fracture ?
La réponse, à la lecture de la littérature scientifique… Je veux dire, en lisant réellement la littérature scientifique, nous dit que NON.
Je recensais déjà dans un précédent billet les nombreuses études publiées depuis 1997 jusqu’aux années 2005 qui démontraient une absence de lien entre produits laitiers et risque de fracture [10] [11] [12] [13].
Mais plus récemment, des médecins de l’université d’Auckland ont publié en 2015 une synthèse des études scientifiques sur ce sujet. Une étude indépendante, publiée dans un journal prestigieux (le British Medical Journal) et qui ne trouve aucune association positive entre la consommation de produits laitiers et le risque de fracture [14].
Les conclusions des auteurs sont limpides :
« Les apports en calcium alimentaire ne sont pas corrélés avec le risque de fracture, et il n’y a aucune évidence clinique qu’augmenter les apports de calcium via l’alimentation prévient le risque de fracture ».
Les auteurs concluent également que les « preuves que les suppléments en calcium préviennent le risque de fracture sont faibles et inconsistantes ».
Peut-on être plus clair ?
Et bien d’autres chercheurs de l’université d’Oslo en Norvège ont également étudié ce lien, et trouvent que l’activité physique est le facteur le plus important pour réduire le risque de fracture des hanches [15].
Egalement important selon eux, réduire la consommation de tabac et d’alcool. En revanche, les auteurs indiquent que le « calcium alimentaire des produits laitiers semble être d’une importance mineure » dans la gestion du risque de fracture.
Un chercheur helvète a également réalisé seul en 2015 une synthèse de la littérature scientifique sur ce sujet [16].
Là encore, les conclusions de l’auteur sont limpides :
« L’effet du calcium alimentaire, principalement des produits laitiers, possède un effet incertain sur l’incidence des fractures, et en ce qui concerne le lait, le laitage le plus étudié, ce lien est encore non prouvé. »
Encore une fois, il est grave selon moi et toutes les personnes avec un minimum de bon sens et d’esprit critique de pouvoir écrire ce genre d’article et de tenir ce genre discours, relayé par les professionnels de la santé et autres citoyens qui pourraient y croire.

« Le lait n’est pas miraculeux mais il est indispensable »

Je ne pourrais pas revenir en détail sur toutes les erreurs de cet article, mais on cerne bien ici l’objectif ultime de l’exercice : valoriser à l’extrême les produits laitiers jusqu’à les rendre indispensables selon nos deux médecins.
Indispensables et devant être consommés selon les recommandations officielles du PNNS : entre 3 et 4 produits laitiers par jour.
Ce caractère « indispensable » des produits laitiers, qui doivent être consommés au moins 3 fois, si ce n’est 4 fois par jour, est une position française en décalage avec les évidences scientifiques et évolutionnistes de l’Homme.
L’école de santé publique de Harvard, indépendanterigoureuse et prestigieuse, et qui fait foi dans le domaine de la nutrition se place à l’opposé de nos deux médecins nutritionnistes français. Selon eux, les « humains n’ont aucun besoin nutritionnel pour les laits animaux, un supplément évolutionnaire récent dans notre alimentation ». [17]
Les chercheurs de l’école de santé publique de Harvard précise que « l’Homme moderne a obtenu tous ces besoins nutritionnels durant des millénaires avant la domestication des produits laitiers animaux », rajoutant que « de nombreuses populations à travers la planète ne consomme pas ou très peu de laitages pour diverses raisons ».
La position de M. Lecerf est plus que jamais fantaisiste, et à l’évidence, non fondée sur des preuves scientifiques sérieuses et indépendantes. Mais cela n’est en réalité pas une surprise.

Jean-Michel Lecerf : toujours à côté de la plaque et proche de l’industrie

Et je terminerai là-dessus. Mais M. Lecerf est habitué à produire ce genre d’article orienté, mal référencé pour le seul et unique but de vanter les bienfaits d’un produit alimentaire.
J’ai épinglé le docteur Lecerf de très nombreuses fois sur mon blog pour la très mauvaise utilisation des études scientifiques qu’il en a fait, pour son manque de rigueur et d’honnêteté scientifique et pour sa collusion flagrante et dérangeante avec l’industrie laitière (à lire ICI et LA).
Quand on lit à la fin de l’article qu’aucun auteur n’a de conflits d’intérêts, je rigole doucement. Je rigole doucement car le docteur entretient des liens moraux avec l’industrie laitière depuis au moins 2008 ; il participe à des vidéos de promotion des produits laitiers réalisées par le CERIN, l’organisme « scientifique » de l’industrie laitière ; il donne des conférences dans les colloques organisés par l’industrie laitière pour défendre les produits laitiers ; et participe même à des débats toujours organisé par le CERIN d’une qualité scientifique et médicale honteuse et indigne. M. Lecerf est même décrit dans l’article comme « membre de l’OCHA » qui n’est rien d’autre qu’une énième émanation de l’industrie laitière, certainement pour favoriser de près ou de loin la consommation des produits laitiers.
Autant être clair : M. Lecerf n’a pour moi plus aucune légitimité scientifique ou professionnelle pour donner des conseils sur notre consommation de produits laitiers.
Les sirènes de l’industrie laitière ont dû bien faire leur travail ou bien la rigueur du travail d’investigation scientifique n’est pas une règle d’or chez notre chef du service de nutrition de l’Institut Pasteur.
Un travail d’investigation d’une qualité scientifique faible. Et pour cela il suffit de lire et de relire l’essai du docteur Lecerf. Plusieurs affirmations dans le document ne sont pas justifiées par des références scientifiques.
Quoi qu’il en soit, ce sujet est bien évidemment fortement polémique et pour en revenir à la question principale : non, le lait n’est pas un violent poison. Si vous êtes consciencieux, vous pourrez très bien vous passer des produits laitiers, ou bien en consommer d’une manière raisonnable : 1 par jour, voire 2.

Références
[1] Gurven, Michael & Kaplan, Hillard (2007). Longevity Among Hunter- Gatherers: A Cross-Cultural Examination. Population and Development Review. 33; 321-365.
[2] Rozenberg, S., Body, J. J., Bruyère, O., Bergmann, P., Brandi, M. L., Cooper, C., … & Rizzoli, R. (2016). Effects of Dairy Products Consumption on Health: Benefits and Beliefs—A Commentary from the Belgian Bone Club and the European Society for Clinical and Economic Aspects of Osteoporosis, Osteoarthritis and Musculoskeletal Diseases. Calcified tissue international, 98(1), 1-17.
[3] Lanou AJ, Barnard ND (2008) Dairy and weight loss hypothesis: an evaluation of the clinical trials. Nutr Rev 66(5):272–279. doi:10.1111/j.1753-4887.2008.00032.x
[4] Trowman R, Dumville JC, Hahn S, Torgerson DJ (2006) A systematic review of the effects of calcium supplementation on body weight. Br J Nutr 95(6):1033–1038
[5] Huang TT, McCrory MA (2005) Dairy intake, obesity, and metabolic health in children and adolescents: knowledge and gaps. Nutr Rev 63(3):71–80
[6] Winzenberg T, Shaw K, Fryer J, Jones G (2007) Calcium supplements in healthy children do not affect weight gain, height, or body composition. Obesity (Silver Spring, Md) 15(7):1789–1798. doi:10.1038/oby.2007.213
[7] Abargouei AS, Janghorbani M, Salehi-Marzijarani M, Esmaillzadeh A (2012) Effect of dairy consumption on weight and body composition in adults: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled clinical trials. Int J Obes 36(12):1485–1493
[8] Chen M, Pan A, Malik VS, Hu FB (2012) Effects of dairy intake on body weight and fat: a meta-analysis of randomized controlled trials. Am J Clin Nutr 96(4):735–747
[9] Stránský, M., & Rysava, L. (2009). Nutrition as prevention and treatment of osteoporosis. Physiological research58, S7.
[10] Cumming RG, Cummings SR, Nevitt MC, Scott J, Ensrud KE, Vogt TM, Fox K. Calcium intake and fracture risk: results from the study of osteoporotic fractures. Am J Epidemiol. 1997 May 15;145(10):926-34
[11] Kanis JA. The use of calcium in the management of osteoporosis. Bone 1999;24:279–90
[12] Weinsier RL, Krumdieck CL. Dairy foods and bone health: examination of the evidence. Am J Clin Nutr. 2000 Sep;72(3):681-9.
[13] Lanou AJ, Berkow SE, Barnard ND. Calcium, dairy products, and bone health in children and young adults: a reevaluation of the evidence. Pediatrics. 2005 Mar;115(3):736-43
[14] Bolland, M. J., Leung, W., Tai, V., Bastin, S., Gamble, G. D., Grey, A., & Reid, I. R. (2015). Calcium intake and risk of fracture: systematic review.
[15] Pripp, A. H., & Dahl, O. E. (2015). The population attributable risk of nutrition and lifestyle on hip fractures. Hip International25(3).
[16] Burckhardt, P. (2015). Calcium revisited, part III: effect of dietary calcium on BMD and fracture risk. BoneKEy reports4.
[17] Ludwig, D. S., & Willett, W. C. (2013). Three daily servings of reduced-fat milk: an evidence-based recommendation?. JAMA pediatrics167(9), 788-789.
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LES BANQUES CENTRALES COMMENCENT-ELLES À NATIONALISER L’ÉCONOMIE ?


PUBLIÉ PAR PHILIPPE HERLIN | 1 SEPT. 2016 | ARTICLES source : golgbroker
La question pourrait paraître saugrenue, mais pourtant ce mouvement est très concrètement à l’œuvre et il gagne en ampleur : les banques centrales mettent progressivement la main sur des actifs privés, avec une puissance de feu qu’elles seules détiennent. Les grands médias ne l’évoquent pas, la presse économique à peine; il s’agit pourtant d’une évolution majeure. Les politiques monétaires "classiques" (Quantitative easing, taux zéro) ne donnant pas les résultats attendus, loin de se remettre en cause, les banques centrales persistent et étendent leur emprise sur l’économie.
La Banque du Japon (BoJ) deviendra, d’ici à la fin 2017, le premier actionnaire des principales sociétés nippones cotées en Bourse, selon Bloomberg. Comment faut-il appeler cela sinon une nationalisation rampante ? La BoJ achète massivement des actions, à travers des ETF, et elle va doubler ce montant en passant de 28 à 56 milliards de dollars par an. Son gouverneur, Haruhiko Kuroda, a fait valoir que ces achats d’actions contribueront à stimuler l'activité économique et l'inflation. On ne note pourtant aucun progrès sur ces deux indicateurs depuis que l’institution intervient sur la Bourse de Tokyo, et ils constituaient déjà les objectifs annoncés pour les politiques de taux zéro et de rachat d’obligations de l’État… Bref, ça ne marche pas, continuons ! Les effets pervers se révèlent pourtant inquiétants : gonflement artificiel du cours des actions, diminution du "flottant" (les actions qui s’échangent en permanence par opposition à celles détenues par des investisseurs sur le long terme) et, donc, hausse de la volatilité.
L’économie devient ainsi de plus en plus contrôlée par des institutions publiques : "La Banque du Japon va devenir le premier acheteur et le premier détenteur d'actions au Japon. Le marché devient, et c'est regrettable, administré", soulignait le 18 août Romain Boscher, directeur des gestions chez Amundi sur BFM Business.
La Banque centrale européenne (BCE) s’inscrit dans la même logique, avec une nuance, elle n’acquiert pas les actions des grandes entreprises mais leurs obligations. En plus de ses achats de dettes publiques des pays de la zone euro (75 milliards d’euros par mois), la BCE rafle pour 5 milliards d’euros par mois de dettes privées de grands groupes européens. L’objectif consiste à abaisser le coût de financement des entreprises (pour qu’elles investissent plus et relancent la croissance). Cependant, les grandes entreprises n’ont déjà aucun mal à se financer; le problème concerne plutôt les PME. L’action de la BCE sera donc inefficace mais, comme à la BoJ, si ça ne marche pas, continuons !
La planche à billets et la manipulation du taux d’intérêt déstructurent les marchés, l’ensemble des prix sont plus ou moins faussés, de multiples bulles apparaissent, mais les banques centrales veulent aller plus loin et influer directement sur les grandes entreprises. Avec les mêmes conséquences ? En achetant leurs actions et leurs obligations, les banques centrales les déconnectent du marché, et celles qui sont mal dirigées verront de toute façon le cours de leur action progresser et leurs obligations souscrites. Le rôle discriminant du marché s’estompe, c’est toute l’efficacité de l’économie qui en pâtit, et au final la croissance. Derrière des intentions vertueuses, les politiques intrusives des banques centrales détruisent l’économie en profondeur.

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PHILIPPE HERLIN CHERCHEUR EN FINANCE / MEMBRE DE L'ÉQUIPE ÉDITORIALE DE GOLDBROKER.COM



    

Syrie : les «rebelles modérés» ne sont qu’un mythe, estime un sénateur américain


© Umit BektasSource: Reuters
L’idée de distinguer les «bons» des «mauvais» rebelles syriens, fermement défendue par la diplomatie américaine, n’est qu’un mythe mal fondé, assure le sénateur américain républicain de Virginie Richard Black.
RT : Douze heures de négociations n’ont pas permis de trouver un accord officiel. Peut-on espérer que les tierces parties pourront trouver à Genève une solution au conflit en Syrie ?             
Richard Black (R. B.) : C’est une tâche assez difficile parce qu’une bataille énorme se déroule maintenant pour Alep. L’armée syrienne, avec l’aide de la Russie et de l’Iran, a réussi à installer un cordon de sécurité vers la poche d’Alep et à piéger Al-Qaïda dans cette poche. Mais ce qui incite vraiment à des négociations de paix, ce sont les préoccupations des Etats-Unis et de la Turquie par rapport au fait qu’Al-Qaïda ait été encerclé et que l’armée syrienne a obtenu des résultats considérables dans la zone de Damas. Je pense que les évènements qui se sont produit sur le champ de bataille ont encouragé le processus diplomatique. La Turquie, qui a été un allié de Daesh, a envahi la ville syrienne de Jerablus, ce qui constitue un acte d’agression d’après les standards de l’ONU. Du coup, pour trouver une solution politique, il faudra que le gouvernement syrien et les Turcs soient impliqués.












Les Etats-Unis assurent qu’il y a des terroristes modérés, alors que la Russie comprend clairement qu’ils n’existent pas, que ce sont les mêmes groupes

RT : Quelles sont, d’après vous, les perspectives du processus de paix, compte tenu du problème des soi-disant «rebelles modérés» ?
R. B. : Le problème est que la diplomatie américaine a toujours défendu l’idée qu’il existe des terroristes modérés et qu’il faut faire la différence entre eux et le Front Al-Nosra. Ils font tous partie d’un groupe nommé l’Armée de la conquête fondé en 2015 par l’Arabie saoudite et la Turquie, qui est sous le commandement général du Front Al-Nosra. Nous avons donc des groupes terroristes très violents comme Jaysh al-Islam, al-Zenko, que nous qualifions de modérés mais en fait, ils sont identiques au Front Al-Nosra. Il est donc extrêmement difficile de voir la différence.
C’est un peu une fantaisie : les Etats-Unis assurent qu’il y a des terroristes modérés, alors que la Russie comprend clairement qu’ils n’existent pas, que ce sont les mêmes groupes et que la seule chose qui change c’est leur nom. Ils font tous partie d’une armée terroriste.

Le secrétaire Kerry croit toujours au mythe selon lequel il y aurait de «bons» et de «mauvais» rebelles

RT : John Kerry et Sergueï Lavrov sont tous les deux d’accord que la solution de ce problème doit être politique et pas militaire. Peut-on s’attendre à un changement de stratégie sur le terrain ?
R. B. : Je pense que plus vite la situation d’Alep sera réglée et mieux ce sera. Les terroristes ont perdu plusieurs offensives récemment. Ils deviennent de plus en plus faibles dans la poche d’Alep. J’espère que, si les résultats de l’élection présidentielle sont bons, nous pourrons nous libérer du terrorisme. Maintenant il faut tenir compte des réalités, alors que le secrétaire Kerry, à mon avis, crois toujours au mythe selon lequel il y aurait de «bons» et de «mauvais» rebelles. L’agence du renseignement de la Défense (DIA) a déclaré que ce n’était pas vrai, que les modérés n’existent pas, qu’ils sont tous terroristes. Il s’agit d’informations classifiées qui ont fuité. Je pense qu’en fin de compte on arrivera à une sorte de solution politique.
(La violence de la réaction est un aveu ! note de rené)

Gabon - L'opposant Jean Ping : "Notre siège est attaqué par la garde présidentielle et des mercenaires"

Publié par wikistrike.com sur 1 Septembre 2016, 05:21am
Gabon - L'opposant Jean Ping : "Notre siège est attaqué par la garde présidentielle et des mercenaires"
Gabon - L'opposant Jean Ping : "Notre siège est attaqué par la garde présidentielle et des mercenaires"
pposant gabonais Jean Ping a affirmé jeudi que son QG était pris d'assaut par les forces de sécurité à Libreville, où l'Assemblée nationale a été incendiée, points culminants des violences dans la capitale gabonaise depuis l'annonce de la victoire du sortant Ali Bongo Ondimba à la présidentielle.
"Ils ont attaqué vers 01H00 (locale, 00H00 GMT). C'est la garde républicaine. Ils ont bombardé par hélicoptères puis ils ont attaqué au sol. Il y a 19 blessés dont certains très graves", a déclaré M. Ping à l'AFP, précisant qu'il n'était pas sur les lieux.
Le gouvernement gabonais n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations.
Quelques heures plus tôt, la commission électorale avait annoncé la réélection du président sortant pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages devant son rival Jean Ping (48,23%), 73 ans, ex-cacique du régime du défunt Omar Bongo, le père d'Ali.
Cet écart marginal représente une différence de 5.594 voix, sur un total de 627.805 inscrits, dans ce petit pays pétrolier d'à peine 1,8 million d'habitants.
M. Bongo Ondimba, 57 ans, devrait sa réélection à son score écrasant dans son fief familial, le Haut-Ogooué, où il aurait obtenu 95,46% pour plus de 99% de participation.
Mais l'opposition a réclamé un recomptage des voix dans tous les bureaux de vote et ses partisans sont massivement descendus dans la rue.
Au moins six personnes ont été admises à la polyclinique Chambrier à Libreville pour des blessures par balle, ont constaté des journalistes de l'AFP. Plusieurs d'entre elles ont indiqué avoir été blessées par les forces de l'ordre près de l'Assemblée, incendiée dans l'après-midi.
Un panache se dégageait dans la nuit au-dessus du palais Léon Mba, selon des journalistes de l'AFP qui se trouvaient à distance.
Protégée par des grilles, l'Assemblée nationale se trouve sur le prestigieux boulevard Triomphal, siège de grandes institutions (télévision d'Etat Gabon Télévision, Sénat, Centre culturel français, ministère du Pétrole, ambassades de Chine, de Russie...).
Des tirs étaient toujours entendus dans la soirée, alors que des véhicules transportant des policiers et des militaires sillonnaient la ville.
Dans l'anticipation de violences, les forces de sécurité s'étaient déployées dans la capitale dès mardi, à la veille de la proclamation des résultats du scrutin de samedi.
- Haute tension -
Dès l'annonce de la victoire controversée de M. Bongo, des troubles ont éclaté sur les grandes artères entre les forces de l'ordre et des opposants scandant "Ali doit partir".
"On nous a volé les élections", criaient aussi les manifestants, qui accusent Ali Bongo de poursuivre la dynastie installée par son père, président pendant 41 ans jusqu'à sa mort en 2009, et perpétuée par l'élection de son fils la même année.
"Nous déplorons lors de la manifestation de ce jour trois morts et plusieurs blessés", a accusé sur son compte Twitter Jean Ping. Le gouvernement a démenti qu'il y ait des victimes.
Au moment même des troubles, Ali Bongo s'est félicité d'une élection "exemplaire", "dans la paix et la transparence".
Ex-puissance coloniale, la France a demandé la publication des résultats de tous les bureaux de vote du Gabon (environ 2.500), relayant une demande de l'Union européenne (UE) - et de l'opposition.
"M. Jean Ping réaffirme vigoureusement, en accord avec l'Union européenne et les Etats-Unis, que le recomptage bureau par bureau, devient le seul moyen de garantir désormais la loyauté du scrutin", ont indiqué son chargé de communication au Gabon, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, et son avocat à Paris, Me Eric Moutet. 
La diplomatie américaine a réclamé la publication des résultats par bureau de vote. 
Fait unique dans l'histoire politique du pays, le secrétaire général du Parti démocratique du Gabon (PDG), au pouvoir depuis des décennies, avait aussi pris ses distances avec le président sortant.
Le numéro deux du parti, Faustin Boukoubi, a encouragé la commission "à prendre toutes les dispositions idoines afin de publier des résultats fondamentalement crédibles".
Depuis le vote dans la sérénité samedi, les deux candidats ou leur entourage s'étaient auto-proclamés vainqueurs.
Ex-baron du régime du président Omar Bongo, opposant tardif après l'élection de son fils en 2009, Jean Ping prétend mettre fin au règne de la famille au pouvoir depuis 1967.
La campagne s'était déroulée dans un climat délétère, l'opposition affirmant que M. Bongo est de fait un enfant du Nigeria adopté par son père Omar, et qu'il ne peut exercer à ce titre le pouvoir selon la Constitution.


La Lituanie a inauguré mardi une ville factice, terrain d’entraînement militaire où son armée va s’exercer à la guérilla urbaine, alors que toute la région craint la Russie.
La ville factice qui s’étend sur 15 hectares est dotée d’une école, d’un stade, d’un centre commercial, de 26 bâtiments de deux étages, d’une église et d’un commissariat de police.
«Les nouvelles conditions d’entraînement aideront nos troupes à mieux défendre notre pays et à dissuader l’ennemi», a déclaré à la presse le ministre lituanien de la Défense Juozas Olekas.
Sur la route d’accès, un panneau routier indique le nom de la ville - Vilnius, du nom de la capitale de ce pays balte de trois millions d’habitants, membre de l’UE et de l’Otan.
Il s’agit du premier terrain d’entrainement de ce type dans les pays baltes. Il sera également utilisé par les armées alliées à la Lituanie.
Le coût des installations s’élève à cinq millions d’euros.
Plus grand des trois pays baltes --anciennes républiques soviétiques-- la Lituanie augmente considérablement son budget défense depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. L’an prochain, ce budget doit s’élever à 725 millions d’euros, soit 1,79% du PIB.
Inquiète de la guerre qui se poursuit en Ukraine, Vilnius a instauré l’an dernier la conscription partielle.
L’armée de métier de ce pays de trois millions d’habitants compte actuellement 8200 personnes. A cela s’ajoutent 2600 conscrits et 4600 réservistes.
La sécurité de ce pays, ainsi que de ses voisins baltes dépend toutefois de l’Otan.
Lors du sommet de l’Alliance de Varsovie début juillet, l’Otan a décidé le déploiement de quatre bataillons multinationaux dans les pays baltes et en Pologne. Celui en Lituanie sera encadré par l’Allemagne.
Source:
(Il n'y a pas qu'eux, l'armée français, les américains et d'autres. En fait, c'est pour préparer les forces de l'ordre à combattre une révolte populaire. note de rené)

CETA : 125 000 Allemands attaquent en justice l'accord de libre-échange entre le Canada et l'UE


Source: Reuters
C'est la plus grande action collective en justice dans l'Histoire de l'Allemagne. S'inquiétant des conséquences de l'accord de libre-échange avec le Canada, quelque 125 000 plaintes ont été déposées auprès de la Cour constitutionnelle allemande.
Moins connu que son grand frère le TAFTA dont les négociations achoppent, le CETA inquiète tout autant une partie de l'opinion publique européenne, et allemande en particulier. Quelque 70 boites contenant les plaintes et 125 000 signatures ont été livrées par camion au Conseil constitutionnel allemand de Karlsruhe, à l'initiative de trois groupes d'activistes anti-CETA allemands, Campact, Foodwatch et More Democracy.
«Le CETA est un danger pour notre démocratie, nos normes environnementales et sociales, ainsi que pour l'intérêt général», s'inquiète le collectif allemand Campact opposé à la mise en application de l'accord de libre échange. «Nous devons nous assurer que le gouvernement allemand refusera de ratifier cet accord.»
Face à l'opposition que soulèvent les accords de libre-échange, la chancelière allemande avait indiqué qu'elle était favorable à une consultation de la chambre basse du parlement allemand, alors que Jean-Claude Juncker avait appelé les Etats membres à ratifier le CETA sans consulter les parlements.
L'accord économique et commercial global, «CETA» en Anglais, est le pendant du TAFTA entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Les négociations ont été conclues en 2013 et le traité signé en 2014. Toutefois, pour être mis en œuvre, le texte devra encore être approuvé par les parlements de la totalité des provinces que compte le Canada et, réciproquement, par les 28 Etats membres de l'Union européenne. A l'instar du TAFTA, les dispositions du CETA visent à créer un espace de libre-échange entre le Canada et l'Union europénne en supprimant les droits de douane sur presque tous les produits possibles.
Lire aussi : TTIP : la France veut arrêter les négociations, mais pour l'UE, elles «n'ont pas échoué»