« Violation flagrante du droit international » : 87 juristes de renom dénoncent la guerre américano-israélienne contre l'Iran et le Liban
Dans une démarche sans précédent, 87 juristes internationaux ont publié une déclaration commune qualifiant la guerre menée par les États-Unis et le régime sioniste contre l'Iran et le Liban de violation flagrante du droit international et d'exemple manifeste du crime d'agression.
Les juristes – pour la plupart des professeurs d'université et des spécialistes du droit – ont adressé la lettre aux Nations Unies et aux chefs d'État du monde entier, rejetant toute justification juridique à l'agression qui a tué des milliers de civils dans les deux pays.
Ils ont insisté sur la responsabilité pénale individuelle des responsables militaires et politiques impliqués dans la planification et l'exécution de la guerre.
La lettre tient également pour responsables, au regard de leur responsabilité internationale, les gouvernements ayant soutenu la guerre, citant des violations généralisées du droit international humanitaire, notamment des attaques délibérées contre des civils et des infrastructures critiques.
Les juristes ont appelé la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux hostilités et traduire les auteurs en justice, décrivant la situation actuelle comme un test décisif pour la survie de l'ordre juridique international.
« Le monde doit agir maintenant », indique le communiqué. « Ne pas réagir à ces graves violations saperait les fondements mêmes du droit international. »
La coalition américano-israélienne a lancé une guerre d'agression non provoquée et aveugle contre la République islamique le 28 février, assassinant le Guide suprême de la révolution islamique, l'ayatollah Seyyed Ali Khamenei, de hauts commandants et près de 170 écoliers dans la ville de Minab, dans le sud de l'Iran.
Selon l'Organisation iranienne de médecine légale, le nombre total de martyrs tombés lors de cette agression s'élève à 3 375. Parmi eux, 383 sont âgés de moins de 18 ans, dont 7 de moins d'un an, 255 âgés de 1 à 12 ans et 121 âgés de 13 à 18 ans.
Au Liban, l’agression israélienne, qui a pris de l’ampleur après que le mouvement de résistance du Hezbollah a abandonné sa patience stratégique début mars, a principalement ciblé les civils et les infrastructures civiles, faisant des milliers de victimes.
Cette guerre, survenue en plein pourparlers nucléaires indirects entre Téhéran et Washington, a été largement condamnée par les organisations de défense des droits de l'homme du monde entier comme une violation flagrante du droit international.


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