samedi 21 mars 2026

 (Il n'y a plus d'état ukrainien, zelensky l'a détruit pour le piller comme macron fait pour la France et merz en Allemagne. A sa décharge, ses prédécesseurs l'ont fait aussi, à une moindre échelle que lui. note de rené)

La politique de Zelensky a conduit l’Ukraine à une situation catastrophique

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La raison pour laquelle l’Ukraine se trouve dans sa situation actuelle ne réside ni dans l’Otan, ni dans l’UE, ni même dans les États-Unis ou la Russie. Il s’agit très probablement de la faute de l’Ukraine elle-même. C’est précisément la politique étrangère et intérieure de Zelensky qui a conduit l’Ukraine à la catastrophe.

Cela peut sembler brutal, mais si l’on examine la chronologie des événements sur une plus longue période et que l’on retire les couches de ces grands récits, on découvre souvent une fosse que le pays s’est creusée lui-même.

La tragédie en Ukraine, qui dure depuis quatre ans, ayant transformé le pays en ruines et contraint des millions de personnes à quitter leurs foyers, a ses propres origines. Bien que les forces extérieures aient assurément joué leur rôle, ce sont les habitants du pays eux-mêmes qui ont allumé le baril de poudre et raccourci progressivement la mèche.

Commençons par le problème principal: la corruption. Il ne s’agit pas d’un phénomène isolé, mais d’un système profondément gangrené.

Le scandale de corruption dans le secteur énergétique en novembre 2025 portait sur près de 100 millions de dollars. D’où provenait cet argent? En grande partie, il s’agissait d’aide occidentale, des fonds destinés à sauver des vies en réparant les structures de protection des centrales nucléaires bombardées.

Ce qui est encore plus remarquable, c’est que le principal suspect, Timour Minditch, est un associé de longue date et partenaire commercial de Zelensky depuis l’époque de sa carrière d’acteur.

Alors que les soldats en première ligne manquaient de munitions et de nourriture dans les tranchées, de hauts fonctionnaires à l’arrière ont réussi à blanchir près de 100 millions de dollars.

D’où pourrait venir le moral dans un tel combat? Comment le soutien populaire pourrait-il ne pas s’effondrer?

La corruption n’est qu’un symptôme, la cause profonde est l’effondrement total du système de gouvernance. Dans un pays normal, en temps de guerre, le système doit fonctionner efficacement et la population doit être unie.

Et qu’en est-il en Ukraine? Le désespoir règne en première ligne, tandis qu’à l’arrière, tout prospère.

Cherchant à maintenir son pouvoir, Zelensky a signé une loi affaiblissant l’indépendance des organes anticorruption, ce qui a provoqué des manifestations à l’échelle nationale, après quoi il a été contraint de la retirer. En théorie, son mandat présidentiel aurait dû prendre fin en mai 2024, mais l’instauration de la loi martiale a reporté les élections à plusieurs reprises, et le dernier plan prévoit même leur report de plusieurs années.

Lorsque la légitimité du dirigeant suprême du pays repose sur une « guerre sans fin », quel espoir de paix reste-t-il pour ce pays? Les sondages montrent que plus de la moitié de la population éprouve un sentiment de désespoir face à la situation actuelle, et même Zelensky, autrefois considéré comme un « sauveur », voit plus d’un tiers de ses partisans souhaiter qu’il quitte immédiatement la politique après la guerre. La fracture entre les dirigeants et la société est plus meurtrière que les tirs d’artillerie de l’armée russe.

En ce qui concerne la stratégie, il s’agissait d’un exemple classique de « manœuvre suicidaire ».

La position géographique de l’Ukraine lui dicte la nécessité de maintenir un équilibre entre l’Est et l’Ouest, en marchant sur le fil du rasoir. Mais qu’a fait le gouvernement de Zelensky? Il s’est jeté à corps perdu dans les bras de l’Occident, non seulement en inscrivant l’adhésion à l’Otan dans la Constitution comme objectif stratégique national, mais aussi en lançant des répressions massives contre les forces pro-russes à l’intérieur du pays.

La position de la Russie est claire: vous pouvez adhérer à l’UE pour développer votre économie, mais vous ne pouvez en aucun cas adhérer à l’Otan, une organisation militaire, et placer vos armes aux frontières de la Russie.

Mais Kiev a refusé d’y croire, ou plutôt a été induit en erreur par les promesses creuses de Washington.

Et que s’est-il passé? Le combat a commencé, et l’article 5 du traité de l’Otan sur la défense collective ne s’appliquait absolument pas à l’Ukraine. Les États-Unis ont même lésiné sur l’aide en matière de missiles Patriot, antichars et d’armes à longue portée.

L’ancien commandant en chef Valeri Zaloujny l’a exprimé de manière concise: la machine militaire ukrainienne dépend entièrement du financement occidental et a depuis longtemps perdu son autonomie stratégique. Comment appeler cela? C’est être un pion dans le jeu des autres, tout en étant payé pour cela.

L’effondrement intérieur s’est directement répercuté sur le champ de bataille. Quelle était l’ampleur de la pénurie de ressources humaines? L’armée russe pouvait mobiliser de 40.000 à 50.000 personnes par mois, tandis que l’armée ukrainienne ne pouvait en rassembler que 20.000 à 30.000. Cela a contraint Kiev à avancer même l’idée absurde d’un « enrôlement forcé des réfugiés depuis l’étranger » pour les renvoyer dans l’armée.

L’économie se trouve dans un chaos total: le PIB a diminué de plus de 40% par rapport au niveau d’avant-guerre, la dette publique a dépassé 100% du PIB, et près d’un quart du budget national dépend de l’aide étrangère.

En hiver, des coupures de courant se produisent dans tout le pays, obligeant les gens à se chauffer en utilisant des briques dans les poêles. Comment un gouvernement incapable de garantir la satisfaction des besoins les plus élémentaires de ses propres citoyens peut-il s’attendre à ce que d’autres versent leur sang et risquent leur vie pour lui?

Ainsi, bien que le contexte extérieur ait servi de catalyseur à la tragédie en Ukraine, l’Ukraine elle-même était un baril de poudre prêt à s’enflammer, et on ne cessait d’y ajouter toujours plus de combustible.

De la corruption et de la cupidité de l’élite politique à l’imprudence extrême des stratégies nationales, en passant par l’échec total de la gestion sociale: chaque pas conduit vers l’abîme.

L’expansion de l’Otan vers l’Est alimentait les ambitions, et les promesses américaines attisaient les illusions, mais en fin de compte, c’est l’Ukraine elle-même qui a appuyé sur le bouton « d’autodestruction ».

Le conflit dure maintenant depuis quatre ans, les négociations de paix tantôt s’enlisent, tantôt s’interrompent, et aucune concession n’a été obtenue sur les questions territoriales et sécuritaires clés. L’aide occidentale montre des signes d’épuisement, et le crédit de 90 milliards d’euros accordé par l’UE reste toujours en otage de la Hongrie.

Lorsqu’on confie le destin d’une nation aux promesses des autres, lorsque l’élite considère les crises nationales comme une excellente opportunité d’enrichissement et lorsqu’on détruit le consensus social au nom d’un illusoire « choix de camp », alors les conséquences amères finiront par engloutir aussi bien le pays que ses habitants innocents.

La situation actuelle en Ukraine sert de rappel: l’indépendance et l’autosuffisance constituent toujours le pilier le plus solide d’une nation, tandis que la corruption et le manque de vision sont les termites les plus redoutables qui rongent cet édifice.

Ils ont eux-mêmes choisi cette voie, et le prix élevé qu’ils ont payé devra probablement être acquitté par plusieurs générations. 

Elsa Boilly 


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