samedi 28 mars 2026

 Ni le nucléaire ni le gaz : c’est le solaire qui profite le plus du conflit au Moyen-Orient, et les installateurs croulent sous les demandes

Les tensions au Moyen-Orient bouleversent le marché de l’énergie, mais une transition vers les renouvelables pourrait offrir des solutions durables.

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Ni le nucléaire ni le gaz : c'est le solaire qui profite le plus du conflit au Moyen-Orient, et les installateurs croulent sous les demandes
Ni le nucléaire ni le gaz : c’est le solaire qui profite le plus du conflit au Moyen-Orient, et les installateurs croulent sous les demandes | L'EnerGeek

La situation géopolitique au Moyen-Orient pousse les dirigeants mondiaux à revoir leurs stratégies énergétiques. Les tensions entre l’Iran et les États-Unis se sont intensifiées, avec des frappes visant des infrastructures énergétiques, notamment autour du détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique voit transiter une majorité des cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL). Les répercussions sur les prix de l’énergie et l’approvisionnement mondial posent de sérieuses questions pour l’économie mondiale.

Menaces géopolitiques : ce que fait l’Europe

Face à la montée des tensions, la Commission européenne a décidé d’envoyer un courrier aux États membres, selon l’AFP le 21 mars. Le texte recommande d’abaisser l’objectif de remplissage des stocks de gaz pour l’hiver prochain, de 90 % à 80 %. L’idée est de rassurer les acteurs du marché et d’alléger la pression sur les prix. Le commissaire européen à l’énergie, Dan Jorgensen, affirme que l’Union européenne reste « relativement protégée » des perturbations grâce à sa dépendance limitée aux importations via le détroit d’Ormuz.

L’Agence France-Presse a, après consultation, rapporté que les prix énergétiques en Europe ont nettement augmenté depuis le début du conflit, ce qui rend des mesures de stabilisation nécessaires. Les initiatives de la Commission visent à protéger les consommateurs européens tout en facilitant la transition énergétique, marquée par une adoption plus forte des technologies renouvelables.

Renouvelables et résilience économique

Face à l’instabilité des sources d’énergie traditionnelles, les renouvelables apparaissent comme une solution solide pour la crise énergétique. Comme l’a noté Paul Krugman, la dépendance aux passages stratégiques, comme le détroit d’Ormuz, diminue pour les pays qui investissent localement dans le solaire et l’éolien. Le Pakistan illustre bien cette transition : depuis 2020, il a porté la part du solaire dans son mix énergétique de 2 % à 10,3 % en 2024. Ce développement a permis d’économiser environ 11,04 milliards d’euros en importations d’énergie depuis 2018. Des conditions d’ensoleillement favorables et l’adoption massive de panneaux solaires sur les toits chinois ont contribué à réduire la dépendance aux importations de pétrole et de gaz, renforçant ainsi la capacité de résilience face à la crise énergétique.

Le virage vert en Europe

Sur les marchés européens et américains, l’intérêt pour les technologies vertes progresse. Les fournisseurs de panneaux solaires et de pompes à chaleur constatent une hausse des demandes de devis, signe d’une plus grande curiosité pour des solutions énergétiques durables. En Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé qu’environ 60 % de l’électricité nationale provient des énergies renouvelables, une situation qui a protégé le pays contre les chocs énergétiques. Cette transition s’accompagne d’un plan de réduction de la fiscalité énergétique évalué à 5 milliards d’euros, destiné à préserver le pouvoir d’achat face aux tensions au Moyen-Orient.

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