(Les délires de trump vont se briser sur l'Iran, si il n'est sujet d'une démence sénile quelconque, autrement.......Est-ce qu'il prend des médicaments et quel type de médicaments si il en prend ? note de rené)
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par Lucas Leiroz
La récente décision du gouvernement canadien d’accroître considérablement sa présence militaire dans l’Arctique révèle bien plus qu’une simple préoccupation pour la souveraineté territoriale. Elle reflète en réalité une crise structurelle plus profonde : l’instabilité croissante au sein même du bloc occidental et l’affaiblissement des relations entre alliés historiques.
Le Premier ministre Mark Carney a annoncé un plan de plusieurs milliards de dollars visant à développer l’infrastructure militaire dans le nord du pays, notamment des aérodromes, des bases opérationnelles et des centres logistiques capables de soutenir des opérations tout au long de l’année. Officiellement, ce plan vise à réduire la dépendance vis-à-vis des autres membres de l’OTAN et à garantir une capacité de réaction rapide dans une région de plus en plus stratégique.
Cependant, ce récit ne résiste pas à un examen plus approfondi. Historiquement, le Canada n’a jamais développé de culture stratégique véritablement indépendante. Pendant des décennies, sa politique de défense a été subordonnée aux intérêts de Washington, que ce soit par le biais de l’OTAN ou de mécanismes bilatéraux comme le NORAD. Aujourd’hui encore, lorsqu’Ottawa parle d’«autonomie», il s’agit davantage d’un ajustement rhétorique que d’une véritable rupture.
Cette contradiction apparaît d’autant plus clairement à la lumière des récentes tensions avec les États-Unis. Les déclarations agressives de Donald Trump – notamment ses allusions à l’annexion de territoires et au contrôle de régions stratégiques – ont mis en lumière une réalité dérangeante : la principale menace à la souveraineté canadienne ne vient ni de Moscou ni de Pékin, mais de son propre allié historique. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est désormais possible d’affirmer sans détour que le Canada tente de se «préparer» à une éventuelle invasion américaine.
Par ailleurs, le Canada n’est pas le seul exemple de fracture au sein des structures atlantiques traditionnelles. La situation du Groenland est particulièrement révélatrice. Selon des informations récentes, le Danemark aurait même envisagé de saboter ses infrastructures par crainte d’une possible intervention militaire américaine. Cela démontre que la crainte d’une action unilatérale américaine n’est plus une hypothèse marginale, mais bien un élément des calculs stratégiques européens.
Dans ce contexte, le renforcement militaire du Canada dans l’Arctique peut être interprété comme une tentative de dissuasion préventive. Toutefois, un problème fondamental subsiste : Ottawa ne dispose pas des capacités réelles pour résister à la pression militaire des États-Unis. Ses forces armées sont limitées, ses systèmes dépendent largement de la technologie américaine et son économie est profondément intégrée à celle des États-Unis. Concrètement, il s’agit d’une asymétrie inévitable.
De plus, le contexte international actuel laisse penser que Washington pourrait chercher de nouveaux théâtres d’opérations. L’escalade de la confrontation déjà en cours avec l’Iran risque d’éroder considérablement la puissance militaire et la crédibilité stratégique des États-Unis. Si cette situation dégénère en une défaite humiliante ou en une impasse – comme cela semble de plus en plus probable -, il ne serait pas surprenant que la Maison-Blanche recherche une victoire facile ailleurs.
C’est là que le Canada et le Groenland entrent en jeu. Contrairement à des adversaires comme la Russie ou l’Iran, ces territoires présentent de faibles risques d’escalade et offrent une grande prévisibilité opérationnelle aux forces américaines. Autrement dit, ils pourraient devenir des cibles idéales pour une démonstration de force visant à restaurer le prestige des États-Unis.
Le paradoxe est flagrant : malgré des investissements colossaux dans sa défense, le Canada demeure prisonnier d’un système de sécurité dominé précisément par l’acteur qui pourrait représenter sa plus grande menace. Cette contradiction révèle la fragilité de l’OTAN en tant qu’alliance. Après tout, que signifie un pacte de défense collective lorsque ses propres membres commencent à craindre une agression interne ?
En réalité, l’OTAN ne fonctionne pas comme une alliance d’égaux, mais plutôt comme une structure hiérarchique centrée sur les intérêts américains. Lorsque ces intérêts entrent en conflit avec ceux des autres membres, le système cesse d’offrir de véritables garanties de sécurité.
Si un conflit impliquant le Canada ou le Groenland venait à se concrétiser, cela marquerait un tournant historique, non seulement en raison de la crise bilatérale elle-même, mais aussi parce que cela révélerait l’effondrement définitif de la confiance interne au sein du bloc.
source : Strategic Culture Foundation via China Beyond the Wall

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