(A chaque fois les américains abandonnent derrière ces traducteurs. note de rené)
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par Eric Lemarchand
Alors que les frappes contre les infrastructures militaires iraniennes affaiblissent progressivement les capacités du régime, de nouveaux signaux émergent dans les cercles militaires américains. Des recrutements ciblés de linguistes, de conseillers culturels et de spécialistes des opérations psychologiques laissent entrevoir la préparation d’une phase beaucoup plus subtile du conflit : une stratégie mêlant forces spéciales, guerre informationnelle et possible soulèvement interne contre le pouvoir iranien.
Les recrutements discrets qui trahissent la préparation d’opérations spéciales
Depuis plusieurs jours, des mouvements inhabituels sont observés autour du commandement des forces spéciales américaines. Des prestataires du Pentagone travaillent activement à recruter des profils très spécifiques, en particulier des linguistes persanophones et des conseillers culturels capables d’opérer dans l’environnement iranien. Selon Intelligence Online ces recrutements sont menés pour le compte de l’US Special Operations Command, installé à la base de MacDill en Floride, qui constitue l’un des centres névralgiques de la planification des opérations spéciales américaines. Des sociétés contractantes comme Peraton, Lukos, Valiant ou Strategic Resilience Group sont actuellement mobilisées pour identifier des profils disposant d’habilitations de sécurité élevées et capables d’intervenir sur des missions sensibles. Ce type de mobilisation rappelle les phases préparatoires des opérations menées en Irak et en Afghanistan, lorsque les forces spéciales avaient besoin d’équipes capables de comprendre les dynamiques sociales, tribales et politiques du terrain afin de faciliter des opérations clandestines. Le recrutement accéléré de ces spécialistes constitue donc un indicateur important : il suggère que Washington envisage la possibilité d’opérations spéciales directes sur le territoire iranien ou, à tout le moins, d’une présence clandestine accrue destinée à préparer la phase suivante du conflit.
La guerre psychologique comme outil central de la stratégie américaine
Au-delà de ces recrutements linguistiques, un autre élément attire particulièrement l’attention : la recherche de spécialistes des Military Information Support Operations, connues sous l’acronyme MISO. Ces unités sont chargées de mener des opérations de guerre informationnelle, autrement dit des campagnes psychologiques visant à influencer les perceptions, les comportements et parfois les décisions des populations ciblées. Dans un contexte comme celui de l’Iran, ces opérations peuvent prendre des formes très diverses : diffusion de messages visant à démoraliser les forces du régime, encouragement des protestations internes, amplification de tensions sociales ou économiques, ou encore soutien discret à des mouvements contestataires. Ces actions sont rarement menées par les seules forces armées. Elles impliquent généralement une coordination étroite avec plusieurs agences américaines, notamment la CIA, le département d’État, mais aussi des structures comme le FBI, le Trésor ou le département du Commerce lorsqu’il s’agit d’exploiter les leviers économiques et informationnels. La CIA dispose notamment d’une unité spécialisée dans ce domaine, le Political Action Group, qui conduit des opérations clandestines d’influence destinées à soutenir des forces politiques ou sociales susceptibles d’affaiblir un régime hostile. L’objectif n’est pas nécessairement de provoquer un renversement immédiat du pouvoir, mais plutôt de créer un environnement politique et social dans lequel le régime devient progressivement plus fragile.
Vers une stratégie combinant affaiblissement militaire et soulèvement interne
Si l’on met bout à bout ces différents indices, une hypothèse stratégique se dessine. Les frappes militaires actuelles semblent viser en priorité les infrastructures des Pasdaran et les capacités de contrôle du régime. Une fois ces structures affaiblies, la seconde phase pourrait consister à exploiter les fragilités internes du pays. Dans ce scénario, les services de renseignement américains et israéliens, notamment la CIA et le Mossad, joueraient un rôle central en soutenant discrètement des groupes d’opposition présents sur le territoire iranien ou dans la diaspora. Des services de renseignement de certains pays du Golfe pourraient également participer à ces opérations en apportant des ressources financières, logistiques ou même des armes à des groupes opposés au régime. L’objectif serait alors de provoquer une dynamique de contestation interne suffisamment forte pour déstabiliser le pouvoir iranien. Dans l’histoire des opérations clandestines, ce type de stratégie a déjà été utilisé à plusieurs reprises : il s’agit de combiner pression militaire extérieure et mobilisation interne afin de provoquer un basculement politique. Dans le cas iranien, une telle stratégie serait particulièrement complexe à mettre en œuvre, car le régime dispose encore d’appareils sécuritaires puissants et d’un contrôle étroit sur une partie de la société. Mais les recrutements actuels dans les milieux des forces spéciales américaines suggèrent que Washington se prépare précisément à ce type de scénario hybride, mêlant opérations clandestines, guerre psychologique et possible insurrection interne.
source : Enderi via France-Irak Actualité

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