(blog à finir et à corriger)
Bon, mes chers cinq lecteurs, vous connaissez la chancelière allemande angela merkel, la nouvelle Bismarck allemande. Elle est à la tête de politique austérité dure en Europe. Mesure qui provoque une misère noire dans les pays concernés, Grèce, Espagne, Portugal. Mais, réduit également à portion congrue des marchés captifs de ses entreprises.
Sa politique en faveur de sanctions durs contre la Russie continue à réduire les débouchés de ses entreprises. S'imaginent-elles que sa croissance tant vantée et portant sur un secteur exportation bénéficiaire ne risque pas de s'effondre faisant plonger son économie dans une stagnation de mauvais aloi.
Bon, je vais faire bref sur les attitudes sournoises de la mère merkel.
Concernant la Grèce, elle déclare pour s'immiscer dans la future élection législative grecque.
(source : La voix de la Russie)

(source : les Moutons Enragés)
Ce qui provoque aussitôt :
27 mars 2013 - J'ai réussi à retirer la plupart de mon argent» dit Nikos Drilis, un Grecqui a confié ses économies à une banque chypriote et qui ne cache pas ...
Grèce: les banques chypriotes rouvrent, les déposants retirent leur argent. Par AFP, publié le 27/03/2013 à 13:58 , mis à jour à 13:58 ...
17 mai 2012 - De nombreux grecs se sont récemment rués vers leurs banques pour y retirer tout leur argent de leurs comptes. Redoutant une crise de l'euro ...
17 mai 2012 - La BCE cesse de fournir certaines banques en liquidités, du coup les Grecs, qui redoutent une sortie de l'euro, ont retiré de leurs comptes 1,5 ...
13 juin 2012 - En attendant le scrutin de dimanche, les grecs retirent de leur banqueenviron 800 millions d'euros par jour selon l'Association bancaire ...
9 nov. 2011 - Selon un banquier ayant requis l'anonymat, les Grecs ont retiré ... "De nombreuses personnes ont retiré leur argent des banques jeudi et ...
9 avr. 2010 - La panique des clients fait courrir un risque accru pour l'Etat qui fait appel à leur épargne pour se financer.
Et, sur le même site, une opinion sur la chimiothérapie.
Bon, et en attendant, la Russie protège ses banques privées et les renfloue à perte pour l'état. En nationaliser une ou deux, peut-être, non, oui ?
(source : Tribune de Genève)

Eh, mes chers lecteurs, c'est comme pour nous lors de la dernière crise avec sarkozy, on file le pognon de l'état, le nôtre, aux banques qui l'ont provoqué, elles se rétablissent et recommencent comme en quarante. Sauf que l'état lui ne se rétablit pas avec la dette due aux banques et diverses établissements financiers. Et, la charge de l'intérêt de la dette, une arnaque acceptée et institutionnalisée, oblige les états à se vendre morceau par morceau.
(source : Bastamag)
Et, pourtant, on sait à quoi servent les plans de sauvetage concoctés par le FMI, la Banque Mondiale et l'Europe.
(source : Attac, article de 2013)
Et, une mauvaise nouvelle pour le peuple algérien, le gouvernement veut exploiter le gaz de schiste, on se demande pourquoi.
Bon, mes chers cinq lecteurs, vous connaissez la chancelière allemande angela merkel, la nouvelle Bismarck allemande. Elle est à la tête de politique austérité dure en Europe. Mesure qui provoque une misère noire dans les pays concernés, Grèce, Espagne, Portugal. Mais, réduit également à portion congrue des marchés captifs de ses entreprises.
Sa politique en faveur de sanctions durs contre la Russie continue à réduire les débouchés de ses entreprises. S'imaginent-elles que sa croissance tant vantée et portant sur un secteur exportation bénéficiaire ne risque pas de s'effondre faisant plonger son économie dans une stagnation de mauvais aloi.
Bon, je vais faire bref sur les attitudes sournoises de la mère merkel.
Concernant la Grèce, elle déclare pour s'immiscer dans la future élection législative grecque.
(source : La voix de la Russie)
Merkel s'immisce dans les législatives grecques et suscite la controverse
© Photo: REUTERS/Hannibal Hanschke
Par La Voix de la Russie | La chancelière Angela Merkel suscitait dimanche la controverse en Allemagne, jusqu'au sein de sa majorité politique, après une information selon laquelle elle était prête à laisser sortir la Grèce de la zone euro en cas d'arrivée au pouvoir de la gauche radicale dans ce pays.
"Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l'opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections (législatives du 25 janvier), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays", a écrit samedi soir sur son site internet l'hebdomadaire Der Spiegel, s'appuyant sur "des sources proches du gouvernement allemand".
Pour les médias allemands, la chancelière et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble (tous deux conservateurs CDU) tentent de faire pression sur les électeurs grecs ou sur M. Tsipras lui-même, rapporte l'AFP. Mais la démarche est controversée, y compris au sein de sa coalition gouvernementale, des sociaux-démocrates mais aussi des conservateurs ayant exprimé publiquement leur réprobation.
Un haut responsable de la CDU, Christian Bäumler, a adressé une mise en garde dimanche : "en cas de sortie de l'euro, les dettes (de la Grèce) ne pourraient pas être remboursées, et l'Allemagne porterait une part significative du fardeau".
"Avec ce scénario de menace (...), le gouvernement se mêle indirectement de la campagne (électorale) grecque. C'est extrêmement risqué et c'est une erreur", commentait dimanche le quotidien Die Welt, proche des conservateurs."
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2015_01_04/Merkel-simmisce-dans-les-legislatives-grecques-et-suscite-la-controverse-3191/
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2015_01_04/Merkel-simmisce-dans-les-legislatives-grecques-et-suscite-la-controverse-3191/
Ce qui provoque aussitôt :
- Avec la peur des élections, les épargnants grecs retirent des milliards des banques !! « Avec les dernières déclarations de la chancelière allemande cela devrait être le cas la semaine prochaine, c’est toute la population grecque qui va se précipiter aux distributeurs pour retirer des euros… que les Grecs préféreront détenir plutôt que la future éventuelle monnaie grecque. En effet, les Grecs ont retiré plus de 2,5 milliards d’euros en quelques jours, ce qui est considérable« ."
Alors, on peut se dire, c'est foutu pour Syriza le parti d'opposition en Grèce. Pas forcément parce que les grecs sont habitués de la chose.
(source : trouver sur le net et y'en a des pages)
Les grecs retirent leur argent après la réouverture des ...
lejournaldusiecle.com/.../bank-run-en-grece-apres-la-reouverture-des-ba...
ATHENES : Grèce: les banques chypriotes rouvrent, les ...
lexpansion.lexpress.fr/.../grece-les-banques-chypriotes-rouvrent-les-depo...
Crise grecque : Paniqués, les grecs retirent leur argent des ...
archive.francesoir.fr/.../crise-grecque-paniques-les-grecs-retirent-leur-arg...
Les Grecs retirent massivement leur argent des banques ...
www.metronews.fr/.../les-grecs-retirent...leur-argent...banques/mleq!LDKns...
Les grecs retirent leur argent des banques | euronews, monde
fr.euronews.com › Business › Monde
Les Grecs retirent leurs économies des banques avec la crise
fr.reuters.com › Page d'accueil › Toute L'Info › Économie
Les Grecs retirent massivement leur argent des banques ...
www.20minutes.fr › Economie
Et, pour changer une question que l'on oublie de se poser, "Est-ce que la nourriture de l'agro-alimentaire qui nous empoisonne, n'a t-elle pas le même effet sur les animaux et vos animaux domestiques ?"
(source : Dur-à-avaler)
(source : Dur-à-avaler)
Ce Poison nommé Croquette: L’avis des lecteurs
L’une des nombreuses illustrations présentent dans le livre, où l’on voit très clairement les relations entre les différentes institutions.Une enquête, un livre, un pavé dans la mare
Je me souviens encore de ce commentaire d’un lecteur du blog qui me disait à peu de chose près:
Vous dénoncez beaucoup de choses pour la nutrition humaine, mais allez jeter un coup d’oeil sur les croquettes de nos animaux de compagnie !
D’abord intrigué, j’ai commencé à me renseigner sur les forums, les sites spécialisés en français et en anglais mais également au niveau des écoles nationales vétérinaires (ENV) françaises, belges ou américaines.
C’est au fil de mes recherches que j’ai découvert un sujet incroyablement palpitant.
A première vue, tous les ingrédients étaient réuni pour écrire une vraie bombe:
- Des conflits d’intérêts en pagaille, et dans toutes les écoles vétérinaires inspectées;
- une législation incroyablement laxiste rédigée en partie par les producteurs de croquettes eux-même;
- Des cliniques vétérinaires qui bénéficient d’une belle somme tous les mois grâce aux croquettes;
- Aucune étude sérieuse et indépendante pour vérifier la qualité des croquettes sur la santé animale;
- Des scandales alimentaires à répétitions, avec le retour de nombreux produits;
- Des croquettes aux ingrédients hors du commun, aux noms étranges et aux données manquantes, et tout ça légalement!
En bref: j’hallucinais.
Cette enquête était tellement grosse, que mes premiers articles gratuits ont subi de massives attaques de la part des vétérinaires et étudiants vétérinaires des écoles françaises (il y en a 4 en France).
Insulté pour la première fois, et même menacé directement, j’ai du retirer pour la première fois sur le blog mon enquête cinglante sur les 4 ENV françaises.
Certes j’ai fait un pas en arrière en m’auto-censurant, mais dans un but bien précis: frapper encore plus fort.
Avis de naissance: « Ce poison nommé est croquette »
Ce livre est ma première enquête payante, qui m’a valu d’être contacté à pas moins de 4 reprises par les grandes chaînes françaises pour des reportages, compléments d’informations et interviews.
Si les détails de cette enquête vous intéresses, découvrez ici le sommaire et les premiers chapitres en accès libre.
Pour les autres, je vais livrer pour la première fois les quelques retours des lecteurs de mon enquête.
Je dis « quelques », car j’ai supprimer la quasi-totalité des retours des lecteurs, tout simplement à cause de ma boîte mail fournie par mon hébergeur qui ne me permet pas d’archiver mes mails.
J’ai tout de même pu mettre la main sur des messages, des retours positifs, des critiques émises par des propriétaires d’animaux de compagnie, aussi bien des chats ou des chiens, des vétérinaires et autres.
Vos avis sur « Ce poison nommé croquette »
Monsieur ANSO , encore bravo pour votre livre qui m’a ouvert les yeux …. je devrais dire que le monde du petfood me scandalise encore plus. Sandrine.
Cher monsieur, J’ai beaucoup apprécié votre livre. Vous avez fait un travail remarquable. J’ai trouvé les réponses à mes interrogations. Elles sont documentées et donnent à celles des vétérinaires auxquels je les posais, la valeur très relative que vous dénoncez. […] Félicitations pour votre livre, votre ténacité, votre courage et le service que vous avez rendu à nos compagnons. Bien cordialement, D. CHARRIER
Voici maintenant le commentaire de Zoline, une jeune vétérinaire qui a énormément participé à l’écriture de cette enquête et la qualité finale du livre.
Je vous présente quelques-unes de ces remarques:
Gage de qualité : vous appuyez vos dires par des données chiffrées, et si les chiffres ne sont pas donnés, vous donnez les références des textes sources..C’est parfait ! […] Pour l’analyse marque par marque, je la trouve super (je suis fan de vos graph ! – mais bon je suis une « visuelle » donc c’est normal) Rien à redire ! Voilà j’espère que mes remarque pourront vous aider, j’ai fait ça en toute bienveillance et votre étude mérite vraiment d’etre diffusée !! Bravo ! Cordialement, Zoline.
Michèle:
Bonjour Jérémy, Voilà, j’ai (enfin) terminé la lecture de ton livre sur les croquettes ! Ca m’a pris un peu de temps, la lecture n’est pas aussi digeste qu’un roman ;-). Mais pourtant fort intéressante. Bravo pour ce travail minutieux et poussé, j’ai appris beaucoup de choses. Des infos globalement désagréables, hélas, mais me voilà bien informée. Merci pour ce travail, tes explications éclairantes, sur les croquettes et autres sujets, car je suis désormais tes publications via Facebook. Au plaisir de te lire.
…
Bonjour Jérémy. La lecture de votre livre « Ce poison nommé croquette » m’a littéralement subjugué alors que je me trouvais en pleine interrogation sur ce que je donnais à mes poilus (Royal Canin Size mini Sensible) depuis plusieurs années et ce que je pourrais leur donner de mieux… Je me tourne donc naturellement aujourd’hui vers les croquettes sans céréales et à la lecture de divers forums et autres lieux d’échange, deux marques ont retenu mon attention.
Un commentaire de Serge:
Bonjour Jérémy. Je vous ai fait un mail assez long et très détaillé pour vous féliciter de votre exploit concernant vos recherches dans CE POISON NOMME CROQUETTE.
Geneviève:
Le livre est éclatant de vérités, bravo pour ton courage, et ton travail.
Celui François S.:
Bonjour M Anso. Tout d’abord merci pour ce résumé très enrichissant et intéressant sur la qualité des croquettes industrielle. Votre livre m’a permis de vérifier sans effort les nombreuses suspicions et observations que j.ai pu émettre concernant ce type d’alimentation et les différents liens entre les vétos et les sociétés petfood. […] Je compte faire un article concernant votre livre et votre blog sur mon blog si cela est possible. En tout cas merci pour ce beau travail de recherche et de mise en œuvre.
Robert:
J’ai acheté et lu votre ouvrage sur les croquettes: édifiant! Cordialement.
Brigitte:
Merci aussi d’avoir écrit ce livre. Peu de gens osent dirent la vérité et c’est épouvantable de voir à quel point la valeurs de ce monde n’existent plus à cause de l’argent. Les plus faibles en paie le prix, c’est scandaleux.
Un commentaire de Nathalie:
Bonjour Jérémy. J’ai lu votre ebook qui m’a remplie d’effroi concernant la composition des croquettes même de celles dites « vétérinaires » et je vous remercie beaucoup de vous être penché sur la question.
…
Merci pour les informations et bravo pour tout votre travail, […]. Merci encore. Christiane.
…
Bonjour. Merci pour le lien sur le PDF. Je l’ai parcouru rapidement, c’est effectivement édifiant ! Manès
…
Bonjour Jéremy. Merci pour ta réactivité , j’ai parcourue ton livre et c’est une bombe que tu envoi vers tous les fabricants de croquettes , je te recontacte après lecture approfondie. Je continue ma lecture est reviens vers toi si j’ai des questions , merci encore de ton ouvrage précieux. Patrice
Le combat continu
Ces nombreux témoignages me rassurent dans la qualité du travail fournit et de l’impact positif sur le bien-être animal mais également des propriétaires d’animaux de compagnie.
Je ne vais pas m’arrêter de sitôt sur ce sujet ô combien polémique. Des articles arriveront très bientôt pour remuer une nouvelle fois le couteau dans la plaie.
Et là encore, mes articles risqueront d’être bien durs à avaler !
- See more at: http://www.dur-a-avaler.com/poison-nomme-croquette-avis-pdf-lecteurs-pet-food-veterinaires-chiens-chats-barf/#sthash.m0NzNBbw.dpufEt, sur le même site, une opinion sur la chimiothérapie.
Les Pires mensonges du Web sur la Chimiothérapie
De la corruption et des chimios
On continue notre long voyage dans le monde de l’oncologie, de la chimiothérapie et des cancers. Dans le premier article de cette série, j’avais fait le point sur les conflits d’intérêts qui touchent la profession. Mon dada à n’en point douter !
J’avais démontré, preuves scientifiques à l’appui, que l’oncologie était le domaine médical le plus corrompu qui existe. Des études très sexy ont même tenté de dessiner le portrait-robot de l’étude scientifique corrompue par les liens d’intérêts financiers, et cette étude viendrait principalement d’oncologie. Triste.
Si le sujet vous intéresse, je vous conseille fortement de lire le premier article, et de vous rendre compte par vous-même de la mainmise des laboratoires pharmaceutiques sur les recherches biomédicales.
Vous allez découvrir que la très grande majorité des études sur le cancer, publiées dans les plus grands journaux scientifiques, ne sont pas reproductibles.
Houston… Houston, nous avons un problème.
Maintenant, dans cette 2ème partie on va rentrer dans le vif du sujet, et s’attaquer aux pires idées reçues sur la chimiothérapie et ses dangers que l’on retrouve sur la toile. On va décortiquer le vrai du faux, et comme toujours, il y aura des surprises à chaque paragraphe.
3 médecins sur 4 refuseraient la chimio
… pour eux-mêmes si cancer il y avait. Voilà l’argument n°1, le plus viral que l’on retrouve sur le web, et je dois dire que j’ai fortement été influencé par ce titre tapageur.
Avant de commencer à me pencher sérieusement sur la chimiothérapie et tout ce qu’elle implique, j’avais un avis plutôt négatif, à cause justement de mes pérégrinations sur le net, et de mes lectures en diagonales d’articles incendiaires sur la chimiothérapie.
Est-ce que 3 médecins sur 4 refuseraient vraiment de suivre un traitement chimiothérapeutique aujourd’hui ? D’où vient ce chiffre ? Est-il fiable ?
Quoi qu’il en soit, si vous vous amusez à chercher sur le net des réponses sur ce sujet, vous allez tomber rapidement sur des sites comme Wikistrike, qui publiait en 2012, « 3 médecins sur 4 refusent la chimio pour eux-mêmes ».
Le même contenu, avec le même titre tapageur, est repris par des dizaines et des dizaines de sites sur la toile (un exemple ici, là, encore là, ou là)
D’une manière générale, les articles du web sont fortement anti-chimio et tendent à créer des anti-chimio, moi compris (avant recherche, mais je ne suis pas pour autant un pro-chimio, loin de là), avec des arguments repris en boucle, des copier-coller invérifiables, aux allures de légendes urbaines.
Si je devais vous décrire l’article-type du net sur la chimiothérapie et ses dangers, il aurait pour titre un truc du genre :
« 3 médecins sur 4 refusent… » et bla bla bla.
L’article serait ensuite garni d’une multitude de citations, oui des citations, de grand médecins, d’illustres inconnus, des passages de bouquin, des passages d’études scientifiques, publiées parfois dans les plus grands journaux médicaux comme le Lancet, dans lesquelles la chimiothérapie est dépeinte comme un traitement inefficace, inutile, et dangereux.
Tout ceci serait connu depuis des années par tous les médecins, et bien entendu, une puissante omerta contrôle l’information, et la vérité. Ok. Ca m’intéresse.
J’ai donc décidé de faire mon chemin sur cette voie, et de vérifier un maximum de citations, des références, des auteurs (dans la mesure du possible) afin de tirer au clair le vrai du faux.
Si vous avez déjà lu de tels articles, si vous avez déjà été sensible, tout comme je l’ai été, aux arguments du type « 3 médecins sur 4 refusent la chimio », cet article est fait pour vous. Et pour tous les autres également.
Le Vrai du Faux sur la chimiothérapie
Commençons par le plus impressionnant et le plus répandu sur le net à propos de la chimiothérapie, on va donc vérifier cette histoire des 3 médecins sur 4.
1. Ces médecins qui refuseraient la chimiothérapie
C’est selon moi l’argument le plus fort, du moins celui qui peut créer le plus de sentiments anti-chimio sur la toile.
Il est d’usage de retrouver sur le net un texte (que je simplifie) sous cette forme :
Des scientifiques du centre de Mc Gill ont démontré à la suite d’un questionnaire que sur 79 médecins, 64 refuseraient pour eux-mêmes un traitement chimiothérapeutique à base de cisplatine (un produit commun à l’époque).
La citation est assortie d’un auteur, Philip Day, probablement auteur du livre « Cancer: Why we’re still dying to know the truth” (Credence Publications, 2000).
Pour obtenir ce chiffre de 3 médecins sur 4 qui refuseraient la chimio pour eux-mêmes, l’auteur, Philip Day, se base sur une étude réalisé en 1985, soit 30 ans en arrière, uniquement à propos d’une thérapie particulière à base de cisplatine.
A l’époque, cette thérapie est considéré comme nouvelle, avec de nombreux effets indésirables n’accueillant de fait que très peu l’adhésion du personnel médical.
Donc pour résumer, une énorme masse d’articles anti-chimio avance l’horrible vérité sur notre monde médicale sur la base d’un sondage vieux de 30 ans, réalisé sur 79 médecins, sur un produit récent, peu connu et peu apprécié des spécialistes.
Sauf qu’il existe des sondages plus récents, réalisés globalement selon les mêmes termes et qui nous apportent un tout autre son de cloche. En effet, 6 plus tard, et ça reste encore très vieux, 53 oncologistes ont été questionnés, en leur demandant entre autre s’ils accepteraient des traitements chimiothérapeutique.
L’échantillon est plus faible que dans notre étude de 1985, mais les résultats semblent indiquer tout le contraire : seulement 4% des médecins refuseraient la chimio pour eux-mêmes.
En revanche, près de la moitié des oncologistes refuseraient les thérapies expérimentales, mais seraient plus enclin à les recommander pour leurs épouses et les membres de leur famille (frères ou sœurs).
De nouveau 6 ans plus tard, un sondage est réalisé sur plus de 300 médecins, composé d’une majorité d’oncologistes.
Sur les 126 médecins qui ont répondu, 2/3 étaient favorable à la chimio pour traiter un cancer des poumons, avec une métastase au foie et aux os (avec un indice de performance de 1, c’est-à-dire que vous êtes tout de même en bonne forme) [1].
Ces résultats tempèrent fortement l’acharnement médiatique sur les résultats du sondage de 1985, et vous montre à quel point on peut facilement se laisser convaincre par des informations copier/coller, aux titres accrocheurs.
2. Ces citations étranges, parfois bidons, ou vieilles comme Hérode
Les articles du net anti-chimio sont tous bâtis selon la même structure : une succession de citations de professeurs, de médecins, de cancérologues, d’auteurs de livres, etc., etc.
Si la plupart de ces citations existent réellement, on peut largement se poser des questions sur l’origine de la source, les modifications de l’information (téléphone arabe) et la pertinence de l’information choisie.
Par exemple, une citation revient fréquemment sur ce genre d’article, la voici :
Selon les associations médicales, les effets secondaires notoires et dangereux des médicaments sont devenus la quatrième cause principale de mortalité après l’infarctus, le cancer et l’apoplexie. Journal of The American Medical Association, april 15, 1998.
La source semble sérieuse étant donné que ce serait une étude scientifique publiée dans un grand journal de médecine.
J’ai donc cherché dans les archives du JAMA, à la date du 15 avril 1998, et j’ai trouvé me semble-t-il, notre fameuse étude à l’origine de cette citation.
L’étude est en réalité une méta-analyse qui se propose de recenser tous les accidents sérieux et fatals des patients à cause d’un traitement médicamenteux.
Même si les résultats des auteurs sont particulièrement choquants, et je confirme donc la citation, les auteurs ne font à aucun référence aux médicaments chimiothérapeutiques.
L’étude en question, qui date d’il y a 16 ans tout de même, est ici totalement sortie de son contexte, celui de la chimio, et ne permet de faire la différence entre les médicaments chimio-thérapeutiques des autres.
Pourtant, cette étude doit nous faire comprendre à tous que les médicaments ne sont pas des produits anodins [2].
Une autre citation également déstabilisante nous provident d’un journal américain (non scientifique), The Ecologist, en date de mars-avril 1998.
Dans ce journal, un dénommé Walter Last indiquerait que le Dr Hardin Jones aurait analysé pendant des années les taux de survie au cancer, et il parviendrait à la conclusion que :
« Quand ils ne sont pas traités [par des traitements chimio], les patients ne vont pas plus mal, ils vont même mieux. »
Les conclusions du Dr Jones n’auraient « jamais été réfutées ».
J’ai retrouvé dans les archives du journal le fameux article en question sur la chimiothérapie, qui a bien été écrit par Walter Last, qui est également l’auteur de bestseller sur les méthodes naturelles de traitements contre le cancer.
On retrouve effectivement les passages cités dans les articles français, avec peu ou pas d’erreur de traduction. Malheureusement, les observations du Dr Jones, qui le conduisent à dire que les patients non traités par la chimio vont mieux que les autres, remontent aux années 70, 60 et peut-être même 50.
Nous sommes loin, très loin d’études récentes et vérifiables. La suite du commentaire de ce numéro de The Ecologist nous dit que « 3 études menées par d’autres chercheurs confirment la théorie du Dr Jones ».
Sans surprise, on restera sur notre faim. Aucune référence n’est citée par le journal, le journal doit penser que les lecteurs ne s’y intéressent pas. Dommage.
Une autre citation revient inexorablement en boucle dans tous les articles de ce type. Albert Braverman aurait en 1991, dans le célèbre journal médical Lancet :
« De nombreux oncologues recommandent la chimiothérapie pour presque tous les types de cancer, avec une foi qui n’est même pas ébranlée par des échecs presque constants. »
J’ai retrouvé la source de cette citation dans les archives du Lancet [3]. Le nom de l’auteur est valide, la citation également, avec une traduction ma foi toujours aussi bonne.
Pourtant, plusieurs points tempèrent cette citation :
Bien que ce soit publié dans le Lancet, ce n’est pas une « étude scientifique » dans le sens strict du terme, seulement un point de vue d’un médecin sur le sujet de l’oncologie.
Ensuite, et après avoir lu les deux pages du commentaire, l’auteur n’est en réalité pas contre la chimiothérapie.
L’auteur est plutôt contre l’usage intempestif, systématique et sans conscience des traitements chimio-thérapeutiques sur tout le monde.
Le Dr Braverman dit par exemple à propos des résistances des cellules tumorales aux traitements cytotoxiques :
« Même si les études cliniques visant à déterminer les raisons du blocage du mécanisme d’action des cytotoxiques n’ont pas encore améliorées les taux de réussites, ces études devraient se poursuivre »
Plus tard, l’auteur met en garde le monde médical sur le cancer, et propose de ralentir le rythme des prescriptions de chimiothérapie, et de les prescrire « uniquement quand il y a des chances raisonnables soit de rémission, soit de bénéfices dans la qualité et l’espérance de vie. »
Pour terminer, Albert Braverman, sollicite d’améliorer les connaissances en physiopathologie des cancers au lieu de mener « une course stérile sur les combinaisons de médicaments cytotoxiques ».
Finalement, la date de ce commentaire qui remonte à plus de 20 ans, avec un contexte en réalité moins tranché que l’on veut bien nous faire croire, tempère quelque peu l’impact négatif de cette citation sur les traitements chimio-thérapeutiques.
Toujours dans ce registre de publications et de citations à gogo pour tenter de convaincre, celle du Dr Ulrich Abel ressort fréquemment. Et la voici :
« Le docteur Ulrich Abel, un épidémiologiste allemand de la Clinique des tumeurs de Heidelberg-Mannheim, a étudié et analysé de manière exhaustive les principales études et expérimentations cliniques effectuées sur la chimiothérapie: » … Abel a découvert que le taux global mondial de résultats positifs résultant de la chimiothérapie était effrayant, parce que, simplement, nulle part nous n’avons de preuve scientifique à notre disposition démontrant que la chimiothérapie est capable de « prolonger d’une manière appréciable la vie des patients affectés par les types les plus communs de cancer des organes. » Able met en lumière le fait que rarement la chimiothérapie améliore la qualité de vie, il la décrit comme désolante du point de vue scientifique et maintient qu’au moins 80% des chimiothérapies administrées dans le monde sont sans valeur. Mais, même s’il n’y a pas de preuve scientifique, quelle qu’elle soit, que la chimiothérapie marche, ni les docteurs ni les patients ne sont préparés à l’abandonner. »
Cette citation tirerait son origine du Lancet, encore lui, ce journal prestigieux qui force le respect, au cours de l’année 1991.
Sauf qu’un bloggeur s’est déjà « amusé » à enquêter sur cette fameuse citation et il a trouvé de l’or ! Tout d’abord, elle n’aurait pas été publiée dans le Lancet, mais dans un journal beaucoup moins prestigieux (Biomedicine & Pharmacotherapy) et en 1992 et non pas 1 an plus tôt.
En réalité, son étude n’en est pas une étude mais une review de nombreux articles publiés sur le cancer et la chimiothérapie. Dans cet article, le commentaire du docteur Abel est largement tempéré par le manque de précision sur le type de cancer et l’efficacité de la chimio.
Certains cancers feraient état d’excellent taux de rémission avec les traitements cytotoxiques, comme les leucémies et les lymphomes, et à moindre mesure, les sarcomes et les cancers des testicules.
Dans ces travaux, le docteur Abel exclu donc les situations où la chimiothérapie serait la plus efficace et regarde principalement au niveau des stades avancés de cancers primaires.
La dérive des citations modifiées ou sorties de leur contexte touche également le camp français, avec notamment un célèbre nom du monde médical de l’oncologie français, M. Henri Joyeux.
Ainsi, dans un article écrit à la mémoire de Sylvie Simon, le professeur Henry Joyeux est cité pour renforcer les comportements négatifs envers la chimiothérapie.
M. Joyeux, cancérologue et bien connu pour ces nombreuses conférences sur la santé et l’alimentation aurait dit :
« ce sont des intérêts financiers gigantesques qui permettent d’expliquer que la vérité scientifique soit encore aujourd’hui trop souvent occultée : 85 % des chimiothérapies sont contestables, voire inutiles »
Je trouve la citation étonnamment puissante, curieuse, et comme toujours, je me demande bien où est la vérité.
J’ai donc contacté directement M. Joyeux depuis son site internet dans lequel je lui ai clairement expliqué que je me renseignais sur la chimiothérapie, et je lui ai demandé si il avait effectivement dit la phrase que je vous ai montré plus haut.
Je n’ai jamais eu de réponses, depuis plus de deux mois, et ceci malgré mes 3 demandes, ma foi polie, calme et sans montrer une certaine impatience.
Je n’aurais donc pas le fin mot de l’histoire directement par le premier intéressé et je ne saurais vous dire s’il s’agit d’un chiffre exact, issu de publications scientifiques, de méta-analyses, ou bien d’autre part.
Des citations à prendre avec des pincettes
J’espère avoir réussi à vous démontrer que les citations piochées ici et là sur le net, et mises bout à bout dans un article à rallonge, ne sont pas nécessairement garantes ni de la qualité de l’article, ni de la véracité des propos.
Quand les citations ne sont pas erronées ou mal traduites, elles peuvent être complètement sorties de leur contexte et n’illustrent pas l’idée générale d’un article ou d’un auteur sur la chimiothérapie.
Je vous en ai fait la démonstration avec les papiers publiés dans le Lancet qui n’étaient pas si anti chimio que cela, mais mettaient plutôt en garde contre une utilisation inadaptée des traitements chimio-thérapeutiques.
Je n’ai bien sûr pas traité toutes les citations qui trainent sur la toile. Il existe de nombreuses autres citations émanant de l’auteur Philip Day, d’autres cancérologues français, mais là, ce serait de l’enquête policière pour aller vérifier chacune des sources.
La suite aux prochains épisodes ?
Dans le prochain article nous allons nous attaquer à des sujets, qui je pense, vous intéresseront fortement.
Est-ce qu’il faut forcément arrêter de manger du sucre pour tuer un cancer ? Quels sont les dangers prouvés d’un traitement chimio-thérapeutiques sur la santé ? Pour quels cancers les traitements sont-ils les plus efficaces, ou les moins efficaces ?
Je détaillerais également ma réflexion sur une étude qui fait office de pierre angulaire aux anti-chimio. Cette étude australienne aurait démontré le rôle très mineur des traitements chimio-thérapeutiques pour augmenter l’espérance de vie à 5 ans des patients [4]
Cette étude présente des points forts, des points faibles. On va y revenir longuement.
Sur ce, je vous laisse. Et j’en profite pour vous signaler que je suis de retour en Nouvelle-Calédonie après 3 mois de mission professionnelle pour ma thèse. J’aurais surement l’occasion de revenir dessus, mais la parution des articles est fortement délayé à cause de mon voyage (24h de vol) et j’écris ces lignes à Tokyo ; )
A bientôt.
Notes et références
- Lind, S. E., Good, M. D., Minkovitz, C. S., & Good, B. J. (1991). Oncologists vary in their willingness to undertake anti-cancer therapies. British journal of cancer, 64(2), 391.
- Lazarou, J., Pomeranz, B. H., & Corey, P. N. (1998). Incidence of adverse drug reactions in hospitalized patients: a meta-analysis of prospective studies.Jama, 279(15), 1200-1205.
- Braverman, A. S. (1991). Medical oncology in the 1990s. The Lancet,337(8746), 901-902.
- Morgan, G., Ward, R., & Barton, M. (2004). The contribution of cytotoxic chemotherapy to 5-year survival in adult malignancies. Clinical Oncology, 16(8), 549-560.
Bon, et en attendant, la Russie protège ses banques privées et les renfloue à perte pour l'état. En nationaliser une ou deux, peut-être, non, oui ?
(source : Tribune de Genève)
CRISE EN UKRAINE
La Russie renfloue ses banques fragilisées par les sanctions
Mis à jour le 03.01.2015 9 Commentaires
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Dans les dernières heures d'une année qui aura vu le rouble perdre 41% de sa valeur par rapport au dollar et la Russie s'isoler comme rarement depuis la chute de l'URSS, le gouvernement russe a recapitalisé coup sur coup les numéro deux et trois du secteur bancaire, VTB et Gazprombank.
Ces injections, prévues, précèdent un vaste renflouement du système financier mis sur pied d'urgence pour contrer les effets de la crise monétaire sur les comptes des établissements bancaires.
Le nouveau soutien de l'Etat est prévu pour début 2015 et chiffré à 1000 milliards de roubles (près de 16 milliards de francs). Ses bénéficiaires doivent être connus d'ici à la mi janvier-2015. D'ores et déjà, VTB, s'est vu verser mardi 100 milliards et doit recevoir au premier trimestre 150 milliards de roubles supplémentaires.
Gazprombank, établissement créé par le gazier Gazprom en 1990 pour financer la production d'hydrocarbures devenue une banque généraliste complète avec quatre millions de clients, est de son côté recapitalisée à hauteur de 40 milliards de roubles.
Ces deux groupes bancaires avaient été au cours de l'été ajoutés à la liste noire des entreprises sanctionnées par les Etats-Unis pour l'annexion de la Crimée par la Russie et son rôle dans le conflit dans l'est de l'Ukraine qui a fait plus de 4700 morts.
Accès aux marchés européens
Les mesures de rétorsion annoncées dans la foulée par Bruxelles les privent, comme toutes les grandes banques publiques, de financement à long terme sur les marchés européens. Or, ces banques jouent un rôle essentiel pour financer l'activité économique et le gouvernement avait fait savoir rapidement qu'il était prêt à les soutenir, de même que des grands groupes énergétiques comme le pétrolier Rosneft ou le gazier Novatek.
VTB a promis que l'aide versée servirait à financer des travaux d'infrastructures. L'Etat ne compte pas seulement sur les banques puisqu'il a débloqué mercredi des fonds directement pour plusieurs projets cruciaux: 50 milliards de roubles pour la modernisation des lignes de chemin de fer à travers la Sibérie (Transsibérien et BAM) et 150 milliards pour la production de gaz sur la péninsule de Iamal dans le Grand Nord.
Le soutien du secteur financier s'annonce indispensable pour traverser 2015: les autorités russes ont d'ores et déjà prévenu que le produit intérieur brut pourrait chuter de plus de 4%, après une croissance évaluée pour 2014 à 0,6%, et aucune reprise n'est prévue avant 2017. Les recettes budgétaires sont plombées par la chute des cours du pétrole et le déficit pourrait dépasser 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2015 après plusieurs années d'équilibre.
Renforcer les banques est devenu plus que jamais nécessaire vu le plongeon subi par le rouble à la mi-décembre, d'une violence plus vue depuis le placement de la Russie en défaut de paiement en 1998.
Si la monnaie russe s'est reprise depuis, le prix de cette crise monétaire est lourd pour le secteur, jugé vulnérable avec plus de 800 établissements hérités des années post-soviétiques.
Le taux directeur grimpe
Pour défendre la monnaie, la banque centrale a dû augmenter son taux directeur à 17%, un durcissement monétaire qui renchérit l'accès aux liquidités et risque de rendre intenable tout emprunt pour les ménages et entreprises.
Déjà en manque de carburant, le secteur financier a dû faire face à une hémorragie de la part des déposants lorsque le rouble s'effondrait à vue d'oeil. Les Russes ont converti en masse des roubles en devises étrangères (pour 30 milliards de dollars au total sur l'année selon le ministre de l'économie). Pire: ils se sont mis à retirer leurs roubles pour les conserver en liquide, de peur d'un effondrement du système, comme dans les années 1990.
Signe de la violence du phénomène, la banque centrale a dû mettre sous tutelle d'urgence une grosse banque, Trust, et la renflouer à hauteur de 127 milliards de roubles, ce qui en fait le deuxième plus gros sauvetage bancaire de la Russie.(ats/Newsnet)
Créé: 03.01.2015, 11h10
Eh, mes chers lecteurs, c'est comme pour nous lors de la dernière crise avec sarkozy, on file le pognon de l'état, le nôtre, aux banques qui l'ont provoqué, elles se rétablissent et recommencent comme en quarante. Sauf que l'état lui ne se rétablit pas avec la dette due aux banques et diverses établissements financiers. Et, la charge de l'intérêt de la dette, une arnaque acceptée et institutionnalisée, oblige les états à se vendre morceau par morceau.
(source : Bastamag)
Spéculation : l’Espagne a déjà remboursé trois fois sa dette !
En dix ans, l’Espagne a remboursé 1 020 milliards d’euros de dette, taux d’intérêt compris. Soit trois fois le montant de ce que l’État avait emprunté en 2000. Un énorme transfert des richesses ponctionnées sur la population et les services publics au bénéfice de riches créanciers. Comme en Grèce ou au Portugal…
La dette de l’État espagnol est le point de mire de toute l’Europe, du fait que les marchés financiers (banques d’investissement, fonds vautours et assurances) continuent à spéculer sur cette dette avec un seul objectif : amasser de juteux bénéfices. Et cela provoque l’appauvrissement de la population dans son ensemble, car toute cette spéculation conduit à une augmentation progressive des intérêts à payer, réduisant à leur tour d’autres dépenses de l’État : éducation, prestations de retraite, vieillesse et chômage, justice, santé ou services sociaux. Toutes ces mesures d’austérité, équivalentes aux plans d’ajustement structurel menés au sud de la planète à partir des années 1980, ne font qu’augmenter les inégalités sociales, à travers l’appauvrissement chaque fois plus important des personnes, spécialement des plus vulnérables (femmes, minorités ethniques, jeunes, immigrés, personnes au chômage et à la retraite).
Cependant, et contrairement au discours dominant, ce ne sont pas les dépenses publiques qui ont augmenté la dette de l’État espagnol, mais, bien au contraire, les mesures qui ont provoqué des déficits obligeant à un endettement croissant, et dont le bénéfice pour l’ensemble de la population est plus que douteux. Par exemple, la baisse des impôts sur les successions et donations, sur la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, et la suppression de l’impôt sur le patrimoine ont bénéficié aux plus riches, dont le patrimoine, en réponse à leur cupidité, a par ailleurs été protégé par la fraude fiscale, la baisse des impôts sur les sociétés et les Sicav.
Effet boule de neige
Par conséquent, la logique opérante consiste à faire payer à l’ensemble de la population des avantages économiques obtenus par un petit nombre de personnes qui s’enrichissent grâce à la dette. Mais il n’est pas facile de connaître la proportion exacte du budget dédiée au remboursement. Cela est dû à une volonté politique délibérée de dissimuler ces questions à la population, rendue possible par le caractère particulier de l’endettement des États, très différent de la compréhension générale qu’on peut avoir des prêts aux particuliers ou aux entreprises. Pour ces prêts, l’argent prêté (appelé capital), tout comme les intérêts, se rembourse au fur et à mesure du délai accordé. Dans le cas d’un État, seuls les intérêts des prêts (appelés lettres, bons ou obligations d’État, selon qu’ils soient à court, moyen ou long terme) sont remboursés régulièrement jusqu’à échéance, alors que le capital doit être remboursé dans son intégralité quand le prêt se termine (arrive à échéance).
Pour cette raison, le fonctionnement habituel des États est de s’endetter à nouveau pour payer les échéances d’anciennes dettes, ce qui leur permet de dissimuler ces dépenses, du fait qu’elles s’équilibrent au niveau budgétaire : les dépenses pour paiement des échéances équivalent aux revenus pour émission de nouvelle dette. Cependant, en augmentant la dette par un déficit résultant d’une mauvaise gestion budgétaire, on augmente chaque fois plus le paiement, qui à son tour nécessite chaque fois davantage d’émissions. De plus, cette nouvelle dette peut être émise sous des conditions différentes, par exemple avec des taux d’intérêt plus élevés (ce qui s’est passé dernièrement), ce qui débouche sur le classique effet boule de neige (augmentation de la dette par l’effet conjugué de forts taux d’intérêt et de nouveaux prêts pour payer les anciens).
Nécessité d’un audit de la dette
L’étude minutieuse des budgets généraux de l’État (accessibles sur le site du ministère espagnol de l’Économie et des Finances) permet de vérifier la quantité d’argent dépensée par l’État espagnol au titre du remboursement du capital durant ces dernières années (voir tableau). Par exemple, le remboursement du capital pour l’année 2010 est comparable au budget total de l’État pour cette année. Si nous additionnons intérêts et capital remboursé dernièrement, nous voyons qu’entre 2000 et 2010 l’État espagnol a remboursé plus de 3 fois ce qu’il devait en 2000, et continue à en devoir près du double. Ce tableau permet aussi de voir comment les intérêts et le capital remboursés, tout comme la dette totale, ont poursuivi leur hausse depuis 2000 ; et avec l’actuelle spéculation sur la dette de l’État espagnol, cette tendance n’est pas près de s’inverser.
En conclusion, il paraît totalement injuste d’économiser sur les services publics comme l’éducation et la santé pour rembourser une dette dans le but d’alléger un déficit qui a bénéficié aux plus riches. Sous la pression populaire si nécessaire, l’État doit ouvrir tous les comptes publics de la dette pour que la population, en s’appuyant sur le droit national et international, puisse décider si elle doit rembourser ce qui a déjà été payé plusieurs fois, et annuler une dette frappée d’illégitimité. Ainsi, cet audit de la dette espagnole permettrait d’inverser le transfert de richesses opéré par le service de la dette non pas au bénéfice des riches créanciers, mais bien à destination du bien-être de la population dans son ensemble.
Yves Julien, Jérôme Duval (Patas Arriba, coordination Attac - CADTM) - Valencia
Version espagnole : « España : ¿Cuántas veces tendremos que pagar una deuda que no es nuestra ? » Patas Arriba
Photo : Photo : Dan Simpson
Et, pourtant, on sait à quoi servent les plans de sauvetage concoctés par le FMI, la Banque Mondiale et l'Europe.
(source : Attac, article de 2013)
Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance
vendredi 21 juin 2013
Une étude d’Attac montre que les « plans de sauvetage » mis en œuvre par les institutions de l’Union européenne et les gouvernements européens sauvent les banques, pas la population.
Depuis mars 2010, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont attribué 23 tranches de financement au prétendu « sauvetage de la Grèce », pour un total de 206,9 milliards d’Euros. Ils n’ont cependant fourni presque aucune précision sur l’utilisation exacte de ces énormes sommes, provenant de fonds publics
C’est pourquoi Attac Autriche a entrepris une étude sur cette question : au moins 77% de l’argent du plan de sauvetage ont bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.

Les résultats en détails :
- 58,2 milliards d’Euros (28,13%) ont servi à recapitaliser les banques grecques —au lieu de restructurer ce secteur trop grand et moribond de manière durable et de laisser les propriétaires des banques payer pour leurs pertes.
- 101,331 milliards d’Euros (48,98%) sont allés aux créanciers de l’État grec. Parmi lesquels 55,44 milliards d’Euros ont été utilisés pour rembourser des bons du Trésor arrivés à échéance —au lieu de laisser les créanciers assumer le risque pour lequel ils avaient préalablement perçu des intérêts. 34,6 autres milliards d’Euros ont servi de prime d’incitation pour obtenir l’accord des créanciers sur le prétendu « allègement [1] » en mars 2012. 11,3 milliards d’Euros ont été affectés au rachat de la dette en décembre 2012, lorsque l’État grec a racheté des bons presque sans valeur à ses créanciers.
- 43,7 milliards d’Euros (22,46%) ont alimenté le budget de l’État ou n’ont pu être clairement affectés.
- 0,9 milliard d’Euros (0,43%) ont constitué la contribution de la Grèce au financement du nouveau fonds de sauvetage, le MES.
Sources : http://www.attac.at/uploads/media/b...
« Le but des élites politiques n’est pas de secourir la population grecque mais de sauver le secteur financier » conclut Lisa Mittendrein d’Attac Autriche. « Ils ont utilisé des centaines de milliards d’argent public pour sauver les banques et autres acteurs financiers —en particulier leurs propriétaires— de la crise qu’ils ont provoquée. »
Les élites politiques ont trompé le public en affirmant prendre des « mesures de sauvetage »
Les résultats du rapport d’Attac Autriche réfutent les affirmations publiques des institutions et chefs d’État européens, selon lesquelles c’est la population grecque qui a bénéficié desdits « plans de sauvetage ». C’est plutôt elle qui paie pour sauver les banques et les créanciers en subissant une brutale course à l’austérité, ainsi que les catastrophiques conséquences sociales que l’on sait.
Des milliardaires et des fonds spéculatifs bénéficiaires des « sauvetages »
Parmi ceux qui ont bien été sauvés, on compte le clan multimilliardaire Latsis, l’une des plus riches familles grecques, qui détient en grande partie l’Eurobank Ergasias sauvée par l’État (1). Des spéculateurs en ont aussi profité : lors du rachat de la dette en décembre 2012, le fonds spéculatif Third Point a empoché 500 millions d’Euros grâce aux fonds publics européens (2). « Quand Barroso, le président de la Commission européenne, a qualifié le prétendu plan de sauvetage de la Grèce d’acte de solidarité (3), la question est : solidarité avec qui ? », note Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France et professeur d’économie financière à l’Université Paris 13.
34,6 milliards d’Euros supplémentaires en paiements d’intérêts
43,6 milliards d’Euros tout au plus (22,46%) desdites « enveloppes de sauvetage » ont été affectés au budget de l’État. Il faut cependant comparer ce montant à celui d’autres dépenses de l’État au cours de la même période, qui n’ont pas bénéficié à toute la population : plus de 34,6 milliards d’Euros ont encore été versés aux créanciers en paiement d’intérêts sur des bons du Trésor en attente (du 2e trimestre 2010 au 4etrimestre 2012 (4)). En outre, l’État grec a affecté une autre enveloppe de 10,2 milliards d’Euros au budget de la défense (2010 et 2011 (5)). Selon certains initiés, Berlin et Paris auraient pressé la Grèce de ne pas réduire ses dépenses militaires parce que cela aurait porté préjudice aux fabricants d’armes allemands et français (6).
Ce n’est pas le premier renflouement des banques
« L’étude de nos amis d’Attac Autriche prouve que le prétendu sauvetage de la Grèce s’avère être un autre renflouement des banques et des riches particuliers » affirme Dominique Plihon. Les banques européennes ont déjà reçu 670 milliards d’Euros de soutien direct de la part de l’État (hors garanties) depuis 2008 (7). Pourtant le secteur financier reste instable en Grèce comme dans toute l’Europe. Ce que démontre une fois encore le récent versement de deux tranches supplémentaires destinées aux recapitalisations des banques pour 23,2 milliards d’Euros depuis décembre 2012.
Les élites politiques échouent à mettre en œuvre les régulations nécessaires…
Les coupes de l’État grec ont frappé si fort les banques locales que l’État est contraint à s’endetter à nouveau pour voler à leur secours avec un renflouement d’un milliard d’Euros. « Au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis le krach financier, les politiques européens n’ont pas réussi à réglementer les marchés financiers et à adopter un régime de faillite des banques. Aussi les contribuables sont-ils toujours contraints de venir en aide en cas de pertes, tandis que les propriétaires des banques s’en tirent en toute impunité. Les gouvernements doivent cesser de donner de telles opportunités de chantage au secteur de la finance » critique Dominique Plihon.
… et volent au secours du secteur bancaire grec corrompu
Ce qui est encore pire, c’est que les milliards du plan de sauvetage vont aux banques grecques, même si certaines d’entre elles ont recours à des méthodes douteuses pour remplir les conditions officielles d’éligibilité. En 2012, un rapport de Reuters a révélé les pratiques scandaleuses des banques utilisant un système de Ponzi basé sur des sociétés offshore pour donner un coup de pouce à des prêts non garantis de l’une à l’autre. Elles ont procédé de la sorte pour sembler être encore en mesure d’attirer des capitaux privés et répondre ainsi aux critères de recapitalisation par l’État (8). « Alors que les élites politiques grecques et européennes exigent le sang et les larmes du peuple grec, elles ferment les yeux sur les accords secrets entre les oligarques financiers, qui sont en fait les principaux bénéficiaires de l’argent du sauvetage accordé à la Grèce », confirme l’économiste Marica Frangakis, membre de l’Institut Nicos Poulantzas d’Athènes et membre fondatrice d’Attac Grèce.
La manipulation opaque des fonds publics
« Les résultats de l’étude d’Attac Autriche révèlent que, depuis 2008, le principal objectif de la politique de gestion de la crise de nos gouvernements est de sauver les fortunes des plus riches. Les élites politiques acceptent un énorme taux de chômage, la pauvreté et la misère pour sauver un secteur financier incurable. Le gouvernement autrichien a, lui aussi, participé à cette ligne de conduite inhumaine pendant des années », ajoute Dominique Plihon. Il est d’ailleurs inquiétant de constater que les responsables de la Troïka et du FESF rendent à peine compte de leur gestion des fonds publics. « C’est un scandale que la Commission européenne publie des centaines de pages de rapport mais ne parvienne pas à préciser où l’argent est exactement allé », explique Dominique Plihon. « Nous appelons les responsables à imposer une réelle transparence et à indiquer à qui profitent véritablement les paiements. »
Le changement radical de politique se fait attendre
Un changement de cap radical se fait attendre dans la politique européenne de gestion de la crise. « Nos gouvernements volent au secours des banques européennes et des riches à coups de milliards et de milliards de fonds publics tout en racontant à leurs électeurs que l’argent est versé à la population grecque. Cela doit cesser », revendiquent Dominique Plihon et Marica Frangakis. Les banques « too big to fail [2] » doivent être divisées et remises au service de l’intérêt public plutôt qu’à celui des profits privés. Les créanciers et les riches doivent payer leur part des coûts de la crise, tandis que le secteur financier doit être sévèrement réglementé. « Après les ravages de trois années d’austérité imposée, la Grèce a besoin, plutôt que d’enrichir l’oligarchie financière, de véritables mesures de secours qui profitent réellement à l’ensemble de la population ainsi que des mesures de financement pour le rétablissement de l’économie grecque », conclut Dominique Plihon.
D’autres détails qui interpellent…
En outre, l’enquête menée par Attac a mis en lumière plusieurs points qui interpellent dans le prétendu « plan de sauvetage de la Grèce » :
- À plusieurs reprises, l’UE et le FMI sont revenus sur leurs déclarations et ont suspendu les versements promis pendant des semaines voire des mois pour faire pression sur la démocratie grecque : à l’automne 2011 pour empêcher la tenue d’un referendum sur la politique d’austérité ; en mai-juin 2012 pour augmenter les chances des partis amis de la Troïka lors des élections législatives. En suspendant les fonds promis, la Troïka contraint le gouvernement grec à émettre des obligations à court terme pour éviter la faillite imminente. Ces « bons du Trésor », arrivant à échéance en quelques semaines ou quelques mois, revêtent un taux d’intérêt plus élevé, ce qui augmente de fait la dette publique grecque. Une preuve de plus que la réduction de la dette n’est pas la principale préoccupation de la Troïka mais plutôt un prétexte pour poursuivre la destruction de l’État providence et des droits des travailleurs.
- Une tranche d’1 milliard d’Euros versée en juin 2012 a essentiellement servi à financer la contribution obligatoire de la Grèce au remplaçant du FESF, le MES. Le FESF a ainsi financé son propre successeur —certes pas directement mais en accroissant la dette du gouvernement grec.
- Klaus Regling, directeur général du FESF et du MES, a fait de nombreux allers-retours entre la politique et le monde de la finance au cours de sa carrière. Avant de rejoindre le FESF, il a travaillé tour à tour pour le gouvernement allemand, pour le fonds spéculatif Moore Capital Strategy Group, pour la Commission européenne comme directeur général aux Affaires économiques et financières, ou encore pour le fonds spéculatif Winton Futures Fund Ltd. Regling constitue ainsi un exemple symbolique de l’étroite imbrication des marchés financiers et de la politique, qui explique en partie pourquoi la politique de gestion de la crise de l’UE vise principalement à sauver le secteur de la finance.
- Selon ses comptes annuels, la masse salariale du FESF s’élevait à 3,1 millions d’Euros en 2011 (9). Selon les médias, 12 personnes travaillaient cette année-là au FESF (10), soit une moyenne de 258.000 EUR dépensée par personne. Le directeur général Klaus Regling aurait gagné 324.000 EUR, plus un supplément de salaire par année (11). Ceux qui touchent de telles sommes contrôlent la réduction du salaire minimum brut mensuel grec à 580 EUR (510 EUR pour les jeunes) (12).
Sources
- Tagesschau (2012) : Milliardenhilfen für den Milliardär, 4 juin 2012,http://www.tagesschau.de/wirtschaft/latsis100.html
- Der Spiegel (2012) : Schuldenrückkauf : Hedgefonds verdient halbe Milliarde mit Griechenland, 19 décembre 2012 / http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/hedgefonds-verdient-halbe-milliarde-mit-griechischem-schuldenrueckkauf-a-873758.html
- Commission européenne (2010) : Statement of President Barroso following his meeting with Mr Georgios Papandreou, Prime Minister of Greece, 6 décembre 2010 / http://europa.eu/rapid/press-release_SPEECH-10-730_en.htm
- Eurostat (2013) : Comptes non-financiers trimestriels des administrations publiques, 16 avril 2013 /http://epp.eurostat.ec.europa.eu
- (5) Eurostat (2013) : Dépenses des administrations publiques par fonction (CFAP), 16 avril 2013 /http://epp.eurostat.ec.europa.eu
- Transnational Institute (2013) : Guns, Debt and Corruption. Military Spending and the EU crisis, 14 avril 2013 / http://www.tni.org/briefing/guns-debtcorruption , p. 11f.
- Der Standard (2013) : Bankenrettungen kosteten EU-Staaten 670 Milliarden, 22 avril 2013 /http://derstandard.at/1363708829426/Bankenrettungen-kosteten-EU-670-Milliarden-Euro
- Reuters (2012) : Special Report : Clandestine Loans were used to fortify Greek bank, 16 juillet 2012 /http://www.reuters.com/article/2012/07/16/us-greecebanks-idUSBRE86F0CL20120716
- FESF (2011) : Financial Statements, Management report and Auditor’s report, 31 décembre 2011 /http://www.efsf.europa.eu/about/corporategovernance/annual-accounts/index.htm, p. 37.
- CNBC (2011) : EFSF : CNBC explains, 20 octobre 2011, http://www.cnbc.com/id/44685464
- Die Welt (2012) : Fürstliche Gehälter : ESM-Chef verdient mehr als Bundeskanzlerin, 7 juillet 2012http://www.welt.de/wirtschaft/article108056431/ESM-Chefverdient-mehr-als-die-Bundeskanzlerin.html
- OCDE (2013) : Salaires minimum à prix courant en monnaie nationale, 16 avril 2013 /http://stats.oecd.org/
Traduit de l’anglais par Muriel Carpentier, Coorditrad.
Et, une mauvaise nouvelle pour le peuple algérien, le gouvernement veut exploiter le gaz de schiste, on se demande pourquoi.
Du gaz conventionnel,, il en a dont l'extraction est d'un coût moins élevé. Tout ce qu'il va faire, c'est empoisonner les nappes phréatiques et donc, empoisonner les populations qui en sont dépendantes
Alors, quoi, ils en ont rien à foutre des populations les millionnaires du gouvernement et du système ?
(source : El Watan)
Gaz de schiste, la fracture
le 05.01.15 | 10h00 Réagissez
Les foyers de la contestation sociale se multiplient dans le sud du pays. Après Ghardaïa, secouée par une crise intercommunautaire qui s’est inscrite dans la durée, et Ouargla où le collectif des jeunes chômeurs s’est distingué tout au long de l’année qui vient de s’achever par des actions spectaculaires de protestation pour l’accès à l’emploi, c’est au tour de la localité d’In Salah d’être sous les feux de l’actualité.
Les citoyens de cette région riche en gaz et en eau souterraine sont sortis, ce week-end, dans la rue pour exiger l’arrêt du programme d’exploitation du gaz de schiste, dont le premier forage, mis en service à titre expérimental dans cette partie du grand Sud, a été inauguré la semaine dernière par Youcef Yousfi, ministre de l’Energie.
Pour bien montrer leur détermination à ne pas lâcher prise jusqu’à la satisfaction de leur revendication, les contestataires ont tenu à frapper les esprits par cette initiative lourde de conséquences de bloquer symboliquement, lors de cette journée de protestation, l’accès aux champs gaziers. Les pouvoirs publics ont été surpris par la réaction de la population locale que l’on a sous-estimée et considérée peu encline à se mobiliser autour de préoccupations aussi «doctes» que l’on croyait être le seul apanage des politiques.
Il est dommage que les pouvoirs publics n’aient pas perçu ce signal fort de la population d’In Salah comme un signe de vitalité de la société et une action citoyenne pour leur envoyer, comme de coutume, les forces antiémeute érigées en instrument de dialogue dans le traitement des conflits ! La symbolique de ce mouvement est en effet forte pour n’entrevoir que des tentations velléitaires de quelques mains manipulatrices qui ne voudraient pas que l’Algérie figure, de par ses réserves prouvées en gaz de schiste, dans le gotha des pays producteurs.
Les habitants d’In Salah sont sortis dans la rue non pas pour réclamer des logements, du travail, leur part de la rente pétrolière, mais pour un combat existentiel. Ont-ils raison ? Ont-ils tort ? Leurs craintes quant aux conséquences du recours au procédé technique de la fracturation hydraulique sur l’environnement et les nappes phréatiques qui constituent une source de vie vitale pour ces régions désertiques sont-elles fondées ? Sont-elles exagérées ?
Comment pourrait-on le savoir alors que ce dossier si sensible, qui fait polémique partout dans le monde où le débat est sur la table, est géré chez nous dans le plus grand secret ? On a vu comment en France les partis politiques, la société civile, les écologistes, les experts, les parlementaires, le gouvernement se sont emparés de ce dossier à travers un débat public intense pour enfin trancher de manière consensuelle en faveur du rejet de l’option du gaz de schiste.
Face à la démission de la classe politique, du Parlement, du mouvement associatif que l’on n’a pas beaucoup entendu sur ce dossier, le gouvernement a tenté un passage en force en imposant le fait accompli en dehors de toute concertation avec les forces vives du pays et les experts. Les événements d’In Salah gagneraient à être médités par les décideurs pour ouvrir avec courage, lucidité et responsabilité un débat public sur ce dossier controversé afin de prendre les décisions, les plus appropriées, qui soient conformes aux intérêts stratégiques du pays. Loin de tout dogmatisme.
Omar Berbiche
Et, quand la France part à la chasse au dahu, pardon au daesh en Libye.......toute seule, comme une grande puisque l'Algérie ne veut pas y participer. Et, à mon avis, aucun européen ne voudra s'y coller, ni, même le grand frère américain.
Vu le foutoir que c'est, grâce à sarkozy, il ne faut pas l'oublier !
(source : idem)

vvv
Vu le foutoir que c'est, grâce à sarkozy, il ne faut pas l'oublier !
(source : idem)
La Libye s’enlise dans le chaos
le 02.01.15 | 10h00 14 réactions
Les pompiers s’emploient à éteindre le sinistre et...
Terminal pétrolier en feu, attentat à la voiture piégée, deux parlements qui s’affrontent, allégeance de certaines milices à Daesh, efforts vains de la communauté internationale. Rien ne va plus en Libye.
«Si la communauté internationale laisse la situation se détériorer d’avantage en Libye, nous assisterons à l’éclatement du pays en petits états hostiles à la démocratie, dangereux pour les pays limitrophes et une menace sérieuse pour les Occidentaux» alerte Aboubacari Daou, politologue et universitaire ayant vécu une décennie à Tripoli «Aujourd’hui il n’est pas juste question de sauver une population de son dictateur, mais remettre un état sur pied et faire fonctionner un système à l’arrêt depuis la chute d’El Gueddafi. Sans parler des derniers attaques sur les terminaux pétroliers qui vont coûter cher à la Libye !» pense-t-il.
Le 25 décembre, une roquette tirée par les miliciens sur l’un des 19 réservoirs d’Al-Sedra a provoqué un énorme incendie qui s’est rapidement propagé. La situation est très confuse dans ce pays riche en pétrole, dirigé désormais par deux gouvernements et parlements rivaux - les uns proches de la puissante coalition des milices d’Aube libyenne et les autres reconnus par la communauté internationale - qui se disputent le pouvoir. C’est en août qu’Aube libyenne, formée notamment de milices islamistes, a pris le contrôle de la capitale, Tripoli. Elle tente depuis d’étendre son influence en cherchant à s’emparer des richesses pétrolières du pays.
Selon la compagnie nationale libyenne de pétrole lundi, la production de pétrole est tombée autour de 300.000 b/j (alors qu’elle atteignait 800.000 b/j), mais selon des experts à l’étranger, les combats ne devraient pas se traduire par une nouvelle chute de l’offre mondiale à court terme. Les forces progouvernementales et les milices islamistes s’affrontent également violemment à Misrata, Benghazi et Derna.
A Tobrouk, devant l’hôtel où siège momentanément le Parlement élu, une voiture piégée a explosé, sans faire de blessés. Selon le porte-parole de l’Assemblée à Tobrouk Farradj Hachem, cet attentat a été perpétré par un seul kamikaze qui a fait exploser une voiture piégée dans le parking de l’hôtel qui héberge le Parlement alors que les députés étaient en session dans une salle située non loin de là. La déflagration a blessé trois députés et huit autres personnes.
Sanctuaire
La confusion qui règne en Libye s’approche de plus en plus du chaos le plus total et les menaces de l’ONU de poursuivre les chefs de guerre pour crimes de guerre semblent sans effet. L’émissaire spécial des Nations Unies pour la Libye a annoncé être parvenu à obtenir des différentes factions impliquées dans les combats, un accord de principe pour une reprise des négociations au début du mois prochain. «C’est un accord qui ne tiendra pas !» proteste Aboubacari Daou «il est urgent de désarmer tous les groupes avant d’entamer des pourparlers ou des négociations et d’impliquer la communauté internationale dans toutes les phases des pourparlers inter-libyens.» affirme-il.
D’autre part, le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, a déclaré mercredi 31 décembre au Tchad, qu’il «ne faut pas accepter» le développement d’un «sanctuaire terroriste» en Libye. «Ce serait une erreur profonde pour la communauté internationale de rester passive face au développement d’un tel foyer de terrorisme au cœur de la Méditerranée. Il ne faut pas l’accepter », a-t-il dit tout en rappelant la responsabilité des pays voisins.
En marge des efforts de l’ONU et du G5, l’Algérie s’est engagée à «poursuivre sa mission qui consiste à accompagner les forces vives libyennes ayant marqué leur disponibilité à oeuvrer pour une solution politique à cette crise» selon Abdelkader Messahel, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines. Il a souligné dans un entretien accordé à l’APS que les Libyens «sont les seuls habilités à définir les fondements et les contours de la solution politique, en dehors de toute forme d’ingérence étrangère», rappelant que l’Algérie «a toujours mis en garde contre les conséquences destructrices de la poursuite du cycle de violence sur le devenir du peuple libyen et sur la stabilité de la région».
Faten Hayed
vvv
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